Dimanche dernier, en faisant tomber une généreuse pincée de stigmates de safran sur les légumes que je préparais pour la semaine à venir, je me rappelais comment j’en étais arrivé là.

A l’origine, j’avais lu cet été une étude qui parlait des effets positifs de la consommation de safran sur la santé mentale. Pas nécessairement déprimé, mais pas au top non plus, j’y voyais avant tout un prétexte pour introduire une nouvelle épice dans mon alimentation car c’est simplement quelque chose que je ne consommais pas du tout.

Safran

Dans le commerce physique, si on veut éviter le racket et le suremballage de Monsieur Ducros, ça semble compliqué. Alors je me retrouvais à commander une boîte de Pure Spanish Saffron de chez The Silk Route Spice Company.

Une fois l’objet en main, le nom de l’entreprise m’intrigue, j’en viens à faire quelques recherches sur le sujet et commence alors à écouter Les Routes de la Soie: L’histoire du cœur du monde.

Et à l’écoute de cet ouvrage, je découvre un monde qui m’était alors totalement inconnu. Là encore, je suis piqué par la curiosité et décide d’approfondir un peu plus en lisant Samarcande.

Avec le recul, je trouve amusant de retracer le parcours ayant suivi la lecture d’une étude; qui m’aura amené à apporter un changement à mon alimentation et à découvrir au moins deux livres, simplement via la curiosité.

Aujourd’hui, je glisse régulièrement du safran dans mes repas. Aucune idée de l’influence sur ma santé mentale, mais au moins cela m’aura permis de faire de belles découvertes et d’apporter des réponses à des questions que je me posais depuis des années. C’est déjà ça.

J’en ai également profité pour essayer de me fournir localement via une exploitation à Ennetières-en-Weppes devant laquelle je passe régulièrement à vélo, mais malheureusement la productrice a cessé son activité l’an dernier.

Le titre.