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JDMAI #71

Dune : C’est un grand oui. Au delà de mes espérances. Le genre de blockbuster maîtrisé, qui arrive à construire l’histoire calmement mais avec suffisamment de détails pour que ça soit intéressant. Visuellement c’est magnifique, la bande son est géniale. Le seul point noir c’est Timothée Chalamet et sa tête de sale fils de bourge; mais le reste est suffisamment intense pour réussir à en faire abstraction…

Diamonds Are Forever : Intrigue complètement bordélique qui manque fortement de cohérence. Sean Connery a pris un sacré coup de vieux mais reste toujours aussi beauf. Vraiment pas terrible au final.

Les Routes de la Soie: L’histoire du cœur du monde – Peter Frankopan : Livre lu en audiobook. Extrêmement intéressant. La trame de base qui consiste à suivre l’évolution d’une région au cours de plusieurs millénaires pour expliquer son impact sur l’état du monde fonctionne parfaitement. Dans l’histoire habituelle qu’on nous raconte, à l’école, dans la majorité des livres, films… manquait toujours à mes yeux d’une explication : pourquoi l’Occident a si bien réussi par rapport au reste alors qu’intellectuellement il y a eu mieux, climatiquement il y a mieux, et en terme de ressources naturelles il y a largement mieux ? La réponse donnée : la violence institutionnalisée, peut paraître simple mais permet d’expliquer tellement de choses. Et encore plus aujourd’hui. Les huit mille milliards de dollars dépensés dans les guerres par les USA depuis le 11/09/2001 en sont une parfaite illustration. Plus généralement, comme ce qui est raconté est vraiment différent de d’habitude, on passe d’un point de vue extrêmement favorable à l’Occident à quelque chose de plus réaliste (ou à charge ?); et cela semble déranger logiquement un nombre non négligeable de lecteurs. Probablement que l’auteur a fait des erreurs, probablement qu’il se focalise un peu trop à mettre en avant les travers de l’Occident. Mais pour quiconque a été biberonné aux mêmes fables à trous depuis la naissance et qui a toujours trouvé cela suspect, c’est rafraîchissant et éclairant.

Killjoys (Saison 3) : J’avais oublié à quel point cette série est géniale ! Un délicieux mélange entre SG-1 pour la SF un peu nawak, Battlestar Galactica pour la qualité de l’image, Eureka pour le côté bienveillant, et IASIP pour le côté absurde. Et il me manque un exemple pour la qualité de la bande originale. Top; vivement la suite !

Hullen Soldier: Oh, no, watch out! He has a pepper grinder! What next? You toss our salad?
Turin: I don’t think that means quite what you think it means, ’cause this little baby means, « Kiss your ass goodbye! »
[Killjoys – 3×10]

Live and Let Die : Changement d’acteur pour incarner James, mais il est clairement trop mou le Roger Moore (lol ?). L’intrigue est encore très bordélique même si il y a pas mal de choses intéressantes. Clairement mitigé.

Jimmy O. Yang: Good Deal : Le fait que ça tourne uniquement sur les origines de Jimmy et donc se résume à du stand-up qui représente est le côté négatif du spectacle. En dehors de ça c’est très drôle et c’est plaisant de le voir plus authentique que dans le rôle qui l’a fait connaître.

The Man with the Golden Gun : Toujours un peu de mal avec Roger Moore mais sinon le film en lui même est top. L’intrigue tient la route, les personnages sont intéressants, c’est (vraiment) drôle et tristement vrai puisqu’il est question, en 1974 donc, de l’avenir énergétique du Royaume-Uni face à l’épuisement des réserves de pétrole…

The Spy Who Loved Me : Oui ! L’intrigue, les décors, les personnages, et la relation entre Bond et le Major Anya Amasova; top !

Accused (Saison 1) : Le genre de série dont les anglais ont le secret, ça paraît simple car très réaliste mais ça retourne la tête tant l’intrigue est maîtrisée.

Moonraker : Oh que c’est mauvais ! On prend les mêmes idées que les films précédents mais à la place on va dans l’espace. Incroyable, non ? Visiblement réalisé pour surfer sur une vague de tendance spatiale à l’époque; mais sans aucun talent sur le visuel et les effets spéciaux. Une production beaucoup trop orientée sur l’aspect commercial, avec des placements produits grossiers (7 Up, Marlboro…). Dommage car la scène d’introduction en elle-même est absolument incroyable, surtout pour l’époque.

For Your Eyes Only : Jusqu’à présent on est sur un format d’environ 125mn par film et ici, clairement, ils ont vraiment eu du mal à tenir la longueur. C’est rempli de scènes interminables sans aucun intérêt. Concernant l’histoire, elle est totalement perdue de vue pendant au moins une heure avec des délires qui n’ont rien à voir. Globalement pas terrible. Et puis voir un Roger Moore de 54 ans fricoter avec des jeunes femmes de 23 (Lynn-Holly Johnson) et 24 ans (Carole Bouquet), soit à peine plus vieilles que sa fille de 18 ans à l’époque), c’est clairement malaisant.

Octopussy : Cette fois c’est le contraire de Moonraker, l’intro est mauvaise, mais le reste est plutôt très correct. C’est suffisamment rythmé, ça suit son cours, c’est drôle… Rien d’exceptionnel, simplement correct.

A Young Doctor’s Notebook & Other Stories (Saison 1) : D’un côté, il y a des trucs intéressants, l’ambiance, l’esthétique, l’humour… mais de l’autre il ne se passe quand même pas grand chose et c’est assez compliqué de voir où ils veulent en venir. Cela dit, quatre épisodes de 25mn, ça passe vite.

Plus beau que moi, tu meurs : Regardé suite à une mauvaise recommandation sur Twitter, je… ne comprends simplement pas comment certains peuvent y trouver un quelconque intérêt. C’est parfois amusant et majoritairement affligeant. Symbole d’une autre époque, mais à l’image des comédies françaises qui déboulent à la pelle chaque année aujourd’hui encore.

The Last of the Mohicans : Propre. Le genre de production de qualité typique des années 90. Un vrai plaisir.

Un singe en hiver : D’un côté, la simplicité et l’humanité de l’histoire et des personnages est une réussite. De l’autre, j’ai détesté 90% des interventions de Gabin. Son physique, son jeu et sa diction ne correspondent absolument pas à ses répliques. L’impression de voir un collégien réciter des extraits d’une pièce de théâtre. Son jeu est bon, les répliques excellentes, mais les deux ne s’accordent pas ensemble. Ça sonne horriblement faux.

Master and Commander: The Far Side of the World : Du bien bel ouvrage.

The Imitation Game : Si on met de côté les clichés sur les génies et les autistes, c’est ma foi intéressant et fort bien mis en scène.

Nightcrawler : Propre, net. Les différents thèmes abordés (les médias, l’avidité, le capitalisme, la morale…) le sont avec subtilité, le tout avec une photographie superbe. Difficile de ne pas penser à Drive et sa bande son unique.

The Grand Budapest Hotel : Superbe.

The Shining : Un travail de qualité, sans le moindre doute. Mais ce genre de délire ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

Blade Runner : Esthétiquement et techniquement c’est incroyable, surtout pour l’époque. Probablement ce qui se fait de mieux car sans l’aide d’ordinateurs. Mais l’intrigue n’est quand même pas dingue, que ce soit par l’univers ou simplement ce qu’il se passe. Peut-être parce que depuis on a fait mieux (je pense en particulier à Äkta människor) ? D’autant plus qu’il semblerait que selon la version (originale, director’s cut, final cut…) d’importants changements apparaissent; et même si j’ai vu la dernière, il semblerait que ce que j’en ai compris est en réalité couvert dans la director’s cut… Ce qui m’aura le plus marqué est peut-être le texte d’introduction, qui est non sans rappeler une certaine notion de prélèvement (plutôt que tuer) chère à nos premiers écologistes de France.

Special police squads – BLADE RUNNER UNITS – had orders to shoot to kill […] any trespassing Replicant.
This was not called execution.
It was called retirement.
[Blade Runner Introduction]

Parasite : Totalement conquis, du vrai cinéma de qualité à tous les niveaux. Un petit regret concernant les deux dernières minutes cependant, qui gâchent un peu le tableau.

Limitless : Distrayant !

A Young Doctor’s Notebook & Other Stories (Saison 2) : Une première moitié complètement hilarante, une seconde bien plus sombre.

The Colonel : Oh, you wouldn’t believe what we’ve had to endure. The last two weeks we’ve been to hell and back.
The Feldsher : Well you made it in a remarkably good time!
The Colonel : …
The Feldsher : Oh, right. You didn’t mean the town of Hellenbach in Bavaria?
[A Young Doctor’s Notebook & Other Stories – 2×02]

A View to a Kill : Pas mal. Dommage que le plan machiavélique soit totalement absurde car le reste était plaisant. Et ce vilain interprété par Christopher Walken rappelle horriblement un certain vendeur de voitures électriques et voyages dans l’espace… Mention spéciale à la musique du générique par Duran Duran.

The Living Daylights : Un nouveau Bond, une nouvelle Moneypenny, une Bond Girl au top, une intrigue qui tient la route… Bien, bien, bien.

Licence to Kill : Pas mal mais un peu longuet tout de même…

GoldenEye : Les frissons en retrouvant les lieux et les bruits auxquels j’étais habitué en jouant à GoldenEye 007 sur Nintendo 64. On note rapidement de grosses évolutions sur la trame globale de la série, en particulier avec l’arrivée de Judi Dench en M qui met les pieds dans le plat en qualifiant Bond de vieux croûton machiste, Moneypenny qui parle de harcèlement sexuel… Clairement il est loin le temps de Sean Connery en gros beauf, et c’est tant mieux. Pour autant Brosnan avec ses regards charmeurs stupides, c’est compliqué. Le film en lui même est vraiment pas mal, même si encore une fois, un peu long. C’est dommage de vouloir rester sur les 130 minutes quand visiblement le contenu n’est pas là.

Tomorrow Never Dies : Vraiment pas mal du tout; c’est bien construit, carré, frais et en plus ça tient en 120 minutes, bien ! Et même si ça date de 1997, c’est horriblement d’actualité, surtout en France.

Avatar : J’imagine qu’au moment de sa sortie, quand la 3D faisait son arrivée sur le marché, ça a du être une sacré expérience pour ceux qui l’ont vu dans ces conditions. Mais aujourd’hui, en 2D, c’est vraiment pas terrible. L’histoire est affreusement classique, l’univers est vraiment fade (l’abus de couleurs flashy ne compense pas, au contraire) et c’est finalement beaucoup trop long pour raconter ce qu’on a déjà vu cent fois. Et ça manque un peu de subtilité dans la manière de vouloir faire passer des messages.

Mon oncle d’Amérique : Pas du tout ce à quoi je m’attendais, résultat je n’étais psychologiquement pas prêt à voir ce type de création et suis passé, au bas mot, à côté de 90% de ce qui y est proposé. Malgré tout j’ai pu réaliser son importance. Je vais m’y replonger, bien concentré cette fois, prochainement. C’est une nécessité.

Cheers (Saison 7) : Ça va, ça s’passe.

The World Is Not Enough : L’intrigue est vraiment pas terrible, l’action… passable et les dialogues mauvais voire complètement gênants.

Bond : Always wanted to have Christmas in Turkey.
[…]
Bond : I thought Christmas only comes once a year.
[James Bond, in Turkey, talking to Dr. Christmas Jones – The World Is Not Enough]

Die Another Day : Nous voilà arrivés au 21ème siècle ! Si je l’avais déjà vu, je ne sais plus si c’était au cinéma ou sur plus petit écran. Alors que l’on garde le même acteur, on sent malgré tout un renouveau et des choses qui malheureusement ne changent pas. L’intrigue tient plutôt bien la route (même sur la glace) et tout est bien mieux réalisé que précédemment (sauf quelques effets spéciaux qui pèchent encore un peu).

Casino Royale : Vu à sa sortie au cinéma, je me souviens même avec qui j’y étais allé. A l’époque, il y avait eu des reproches vis à vis du physique de Daniel Craig, bien trop musculeux par rapport à ses prédécesseurs et à l’image passe-partout qu’est censé avoir Bond. Et c’est effectivement assez perturbant, même si à l’image de l’époque des extrêmes. Cela se voit également dans sa façon très particulière de courir. En dehors de ce détail, c’est de loin la meilleure interprétation de 007. Certes il a ce côté séducteur, mais il n’en surjoue pas jusqu’à ressembler à un prédateur sexuel. Il paraît beaucoup plus joyeux et vivant. Le film est très propre, pas de bagarres ridicules ou de cascades mal finies, l’histoire est bien menée, avec de nombreux rebondissements qui ne paraissent pas tirés par les cheveux. Bien bien.

Louie (Saison 1) : Pas mal, pas mal.

Quantum of Solace : Oui ! Moins ça ressemble aux anciens films, plus j’apprécie. Beaucoup moins de délires de gentleman, beaucoup plus d’action réellement physique, c’est oui ! L’intrigue est un peu brouillonne, mais ça passe très bien.

Skyfall : Déjà vu, mais je ne me souvenais pas avoir noté ce caractère intéressant de l’évolution technologique dans l’espionnage, qui est probablement le seul vrai sujet pertinent du film, car à côté l’histoire est complètement absurde. Heureusement que l’image et l’action sauvent les meubles.

Spectre : Que c’est mauvais… L’intrigue est vraiment mauvaise, avec cet espèce de délire de faire le préquel des premiers films, et la faiblesse scénaristique qui est obligée d’utiliser de grosses ficelles pour tenir via le classique : Je ne tue pas directement un ennemi, ne m’assure pas de sa mort alors que j’avais parcouru la planète pour ça et, oh, surprise, il n’était pas mort et réapparait quelques minutes pour tard pour se venger, ça alors ! Et ce qui marchait bien avec Daniel Craig, à savoir les scènes d’action, même là c’est raté car ça a perdu de son élégance, on est dans la surenchère constante façon The Expendables. J’essaie de trouver un point positif mais non, vraiment, rien.

No Time to Die : Au contraire, j’aurai pu mourir cent fois tellement c’est long et mauvais. Interminable, pour la première fois on se retrouve devant un drama plus qu’un film d’action/espionnage et ça sonne faux. Comme sur le chapitre précédent, l’action est décevante. L’histoire est totalement ridicule, dénote complètement de la logique habituelle. L’utilisation à outrance de la technologie de façon absurde… Non, non et non !

Willy Wonka & the Chocolate Factory : Film pour enfants sans aucun doute, c’est moins niais que ce à quoi je m’attendais et il y a quelques notions morales intéressantes qui sont abordées. Dommage que ça reste une énorme pub pour le diabète et l’obésité; et pour les quelques scènes façon comédie musicale qui n’étaient probablement pas nécessaires.

Charlie and the Chocolate Factory : Pour pouvoir comparer plus facilement les deux adaptations, je m’étais dis qu’enchaîner la première et la seconde serait la meilleure façon de procéder. Effectivement, ça fonctionne, et le verdict est sans appel : la version Tim Burton est une énorme déception ! Elle est apparemment plus fidèle au livre mais ça ne suffit pas, au contraire. Les personnages déjà, le Willy Wonka est ici beaucoup trop bizarre, il a plus des airs de méchant qu’autre chose; tandis que les enfants ne sont pas du tout crédibles, tout aussi surjoués que leurs parents; et les Oompa Loompa ont perdu tout leur charme et là encore sont devenus effrayants. Les chansons fonctionnent beaucoup moins bien et de nombreuses scènes, inutiles, en dehors de la chocolaterie viennent rallonger l’ensemble sans raison. Contrairement à la première adaptation qui faisait dans la subtilité, ici la morale est totalement forcément, en insultant presque les mauvais personnages là où leur comportement et leurs actions se suffisaient pour les ridiculiser. Et sur l’ensemble, il y a nettement moins d’humour; les nombreuses subtilités de scènes et de dialogues ont laissé place à quelques répliques grossières. Finalement, cette version est beaucoup trop artificielle, tant par ses personnages, ses décors que par l’utilisation outrancière d’images de synthèse. Alors que la première est authentique ce qui lui procure un charme bien plus important. Je vous ai parlé de ma théorie des stries sur l’armature de la cheminée pour tenter de faire disparaître les câbles ?

Brokeback Mountain : Sans mauvais jeu de mot, je n’ai jamais réussi à rentrer dedans. Les dialogues, les intonations, les mouvements, la narration hachée… Impossible.

Ni juge, ni soumise : Incroyable ! Je suis passé par quasiment toutes les émotions possibles, avec des renversements de situation permanents. Difficile à décrire, même si le sous-titre « It’s not cinema, it’s worse » fait relativement bien le taf. Expérience intéressante après sa visualisation; je suis allé jeter un œil aux critiques et nombre de petits malins ont accusé les réalisateurs de racisme car la majorité (en fait, la totalité) des prévenus (ou un terme dans le genre) sont vraisemblablement issus de l’immigration. Alors que finalement, avoir noté cette particularité commune à ces individus, ça en dit beaucoup sur la personne qui l’a notée. Se prétendre tolérant et bien différencier les individus en fonction de leur origine, n’est-ce pas contradictoire ?

#Playlist

AREA21 – Time Machine : Ça marche plutôt bien. Bien mieux qu’une certaine La Quête sur le même sujet…