Clarkson’s Farm (Saison 5) : Ok.
Bonne nouvelle, ils se concentrent de nouveau sur la ferme, maintenant que le pub tourne presque correctement.
On voit cependant que ça reste un divertissement et que, pour ne pas lasser les spectateurs, plutôt que de capitaliser sur le passé, ils se sentent obligés de chercher la nouveauté, de se renouveler… quitte à créer de toute pièce des catastrophes qui vont à l’encontre de l’objectif de rentabiliser l’activité de la ferme.
Selon cette logique, que ce soit vis à vis de sa fan base qui fait preuve de toujours plus d’incivilité dans son pub, ou pour sa santé, Jeremy semble incapable de la moindre prise de recul.
Ça reste effectivement du bon divertissement, avec des passages particulièrement drôles et d’autres tristes.
How to Get Filthy Rich with Gary Stevenson : Ok.
Le fond, si on connaît l’individu, n’a rien de surprenant.
La forme, où il sort de sa cuisine pour aller interviewer des gens, principalement opposés à ses idées, est intéressante.
Malheureusement, on a l’impression que Gary Stevenson est à l’économie ce que Jean-Marc Jancovici est au climat : sachant, dans le vrai, porteur de solutions, avec lequel les gens aiment se dire être d’accord… mais continuent d’agir à l’opposée.
Arrested Development (Saison 1) : Well…
Dix ans après un échec, je décide de lui redonner sa chance, poussé par la médiocrité actuelle et les recommendations qui continuent d’affluer malgré les années.
Si je me souvenais des premiers épisodes, c’était une totale découverte pour les autres ; preuve que je n’étais pas allé au bout.
Comment dire…
Il y a beaucoup de choses que je n’apprécie pas.
Mais avec le recul, après avoir vu Ozark, avoir plus de références… Je ne peux que reconnaître que l’écriture est bonne.
Cependant, je pense qu’une partie de ce qui fait que je n’ai pas ragequit une nouvelle fois, c’est le côté nostalgique de l’époque où ça a été tourné et de cette période où les comédies résonnaient différemment.
Pluribus (Saison 1) : Mais non, en fait !
Il y avait du potentiel, cependant ça tombe à plat ; la série n’atteignant pas son objectif car… elle n’en a pas.
On pourrait grossièrement résumer à : un mélange entre Breaking Bad et The Walking Dead.
Sauf que les deux premières avaient une vraie identité/direction.
Est-ce que c’est une série apocalyptique ?
Est-ce que c’est une série dramatique ?
Est-ce que c’est une comédie ?
Est-ce que c’est un voyage ?
Est-ce que c’est une réflexion sur l’intérêt de l’individu face au collectif ?
Est-ce que c’est une réflexion sur le deuil ?
Est-ce que c’est une réflexion sur la société moderne ?
Est-ce que…
Ça part dans tous les sens.
C’est insupportable.
À chaque fois que la série semble trouver un rythme, hop, ça part dans une direction diamètralement opposée, sans raison.
C’est bourré, mais alors ras-la-gueule, de clichés.
Beaucoup de scènes ralongées pour simplement remplir des épisodes.
Un usage abusif et très mal maîtrisé des fonds verts.
Une place bien trop grande donnée à l’esthétisme, quitte à créer des incohérences.
D’un côté, on nous explique qu’ils recherchent l’efficacité et l’économie des ressources, de l’autre, ils continuent de pratiquer l’auto-solisme, n’appliquent aucune réflexion sur l’efficacité de leurs moyens de transport, privilégiant les véhicules stylés, et plus globalement leurs déplacements…
En parlant d’esthétisme, je ne sais pas si c’est le fait d’être à Albuquerque, ou c’est le manque de créativité de l’équipe, mais visuellement ça ressemble beaucoup trop à Breaking Bad.
Au final, je suis particulièrement frustré, et la saison se termine d’une manière encore plus décevante que prévu, ce qui me permet au moins d’être certain de ne pas continuer.
Plusieurs personnes me l’avaient recommandée (…) en m’expliquant que je pourrais m’identifier à Carol, d’après la tagline de la série : “The most miserable person on Earth must save the world from happiness”.
Certes.
Sauf que non.
Sa situation, à Carol, elle est totalement self-inflicted ; pire, elle n’hésite pas à activement pourrir la vie des autres ; y compris les télé-spectateurs.
Et c’est là mon point de basculement ; la série arrive à rendre Rhea Seehorn (Carol Sturka/Kim Wexler) aussi détestable qu’Anna Gunn (Skyler White).
Black Mirror (Saison 7) : Plutôt satisfaisant !
J’ai regardé la saison sur plusieurs mois, donc difficile de me souvenir en détails de chaque épisode, mais j’ai globalement apprécié.
Quelques épisodes très meta, particulièrement de la part d’une série issue d’une plateforme.
D’autres, intéressants à leur façon.
Déçu par le dernier, qui cherche à prendre la suite d’un épisode très réussi d’une précédente saison ; cependant je n’ai pas réussi à accrocher, car trop brouillon et, surtout, ça rappelle trop le innie/outie de Severance.
Kaboul Kitchen (Saison 2, Episodes 1 à 3) : Non.
Le jeu à la française insupportable, l’attitude colonialiste, l’absence totale d’intérêt pour l’intrigue, pas la moindre esquisse d’un sourire pour une comédie…
Non ; non.
The Ink Black Heart - Robert Galbraith : Oui ?
Sur la fin, je commençais vraiment à trouver le temps long… et finalement tout a été bouclé en deux paragraphes.
Un petit goût de déception… pour conclure ce qui avait été jusqu’alors une vraie bonne expérience.
Toujours une vraie intrigue, entremêlée du développement réussi des personnages principaux.
Ce livre, c’est surtout, à la fois une plongée réussie dans l’univers des engeances des réseaux sociaux, et également un magnifique tâcle de son auteure à ses détracteurs.
Difficile de ne pas rire en faisant le parallèle entre l’histoire racontée et la réalité.
Platane (Saison 1, Episodes 1 et 2) : Nope.
Décidément, les séries Canal…
Je n’éprouve pas le moindre intérêt pour l’histoire, ce n’est pas drôle, mais plutôt totalement gênant…
Et l’impression qu’Eric Judor est un one-trick pony qui ne sait jouer qu’un unique personage, quelque-soit le contexte.
Next.