Concours de machines

Quand tu participes de façon industrielle à des concours sur Twitter (100 par jour en moyenne pendant 3 mois donc), tu commences à réaliser deux ou trois trucs sur le sujet. Tu vois émerger des patterns, et tu en viens à t’intéresser aux comptes qui organisent ces concours. Et pour bien comprendre pourquoi je commence à penser qu’il se passe un truc vraiment bizarre, il faut analyser ces comptes et la façon dont ils fonctionnent.
[CONCOURS, LIARDS ET ACNÉ : QUAND LE HASARD RÈGLE VOS COMPTES sur Klakinoumi.com]

Article superbement documenté et passionnant.

Posté le 25 avril 2018 par Jacques Danielle

Watch them burn

C’était en mars 2017. J’ai quitté un groupe Facebook secret, un safe space (espace sécurisé) destiné aux femmes racisées et aux femmes autochtones
[…]
Je pensais avoir trouvé une communauté exempte de violence et de discrimination, à l’abri des systèmes oppressifs (racisme, sexisme, etc.) qui alourdissent la vie en société pour bon nombre d’entre nous.

J’ai plutôt découvert un espace où les rapports hiérarchiques avaient été reconduits de manière insidieuse avec pour résultat qu’on idolâtrait les uns et qu’on cassait les autres.

Un groupe secret, gardien de la pensée unique où la loi du « avec nous ou contre nous » était appliquée sans nuances, sans discernement.
[…]
Les profils des membres existants ont commencé à être passés au peigne fin par une petite clique qui faisait la pluie et le beau temps à l’intérieur du safe space.

Une afroféministe particulièrement zélée a encouragé la mise en place d’une culture de délation pour dénoncer celles qui avaient eu des comportements « problématiques » par le passé.

Des exemples ? […] Une autre qui se fait ramasser parce qu’elle a eu des dreads en 2004 (dreads = appropriation culturelle).

Même le groupe de maquillage n’était pas épargné. « Si tu mettais une photo d’un rouge à lèvres associé à une compagnie qui teste sur les animaux ou qui offre pas un range de couleurs inclusif, tu te faisais harceler pendant des jours », explique Élise.
[Profession : social justice warrior sur @Tabloïd]

Ça semblait évident mais c’est rarement en devenant con que l’on peut lutter contre la connerie.

J’ai beaucoup de mal également avec la notion de safe space et Facebook.

Posté le 19 avril 2018 par Jacques Danielle

Métro à grande vitesse

Le TGV […] c’est le métro des CSP +.
[…]
Les géomètres experts qui boivent un café au wagon-bar ne ressemblent pas à des colonisateurs : ils seront de retour par le train du soir et mangeront, avec tous le respect dû aux territoires, du sanglier en bocal avec un Médoc et des cannelés. Des romanciers rempliront leur déclaration AGESSA, la sécurité sociale des auteurs, en face de chorégraphes dispensant aux membres de leur troupe l’enviable statut de l’intermittence. Des architectes peaufineront des projets de médiathèques en région, des cadres des spiritueux ou du tourisme rempliront leur rapport trimestriel.

La nuit tombe autour d’eux sur la France mais la caste qu’ils forment assure collectivement l’agréable étanchéité du pacte social. […] C’est dimanche soir et la France a l’air de revenir éternellement du même mariage heureux dans un château lointain.
[La SNCF sur FranceCulture.fr]

Rarement lu un article décrivant si bien le ressenti que je peux avoir quand je me trouve dans l’une des rames de ce métro.

Posté le 16 avril 2018 par Jacques Danielle

Marks&Spencer et linge de lit

Alors que je désespérais d’enfin trouver un jour un fournisseur de parures de lit qui me plairaient, j’ai découvert par hasard que M&S disposait d’un rayon fort bien fourni.

Malheureusement, marque étrangère et en plus anglaise (dorment-ils à gauche ?) oblige, ils n’utilisent pas les mêmes mesures qu’en France. UK Simple, UK Double… ça ne me disait rien. Et leur guide des tailles n’est d’absolument aucune aide.

Je cherchais à m’équiper pour un lit deux personnes bien standard de 140 sur 190cm. Alors UK Double 137cm ça me semblait s’approcher. 137cm c’est presque 140cm. Pour le drap-housse ça passe. Mais pour la couette ? Pour un matelas 140x190cm, j’ai logiquement une couette de 200x200cm. Et si la couette UK Double 137cm fait 137cm, c’est mal barré.

Dans le doute, et parce que les parures étaient vraiment trop belles, j’ai passé commande. Et bonne nouvelle, c’est parfait !

Mais surtout, sur l’emballage de la parure de lit, les différentes dimensions sont indiquées :

Et même chose sur le drap-housse, qui s’avère d’ailleurs d’une qualité bien supérieure à tout ce que j’avais pu avoir jusqu’à présent :

La seule subtilité réside dans les taies d’oreiller… rectangulaires. J’ai pu y glisser mes oreillers carrés mais ce n’est pas génial. Vais-je les remplacer pour profiter pleinement de mes nouveaux magnifiques draps ? Bonne question.

Dommage que leur site soit aussi peu fourni en informations car ils vendent de très bons produits, à des tarifs plus que corrects.

Posté le 7 avril 2018 par Jacques Danielle

Culture de la gratuitude

[…] pour l’instant la SNCF considère encore que le fait de faire voyager gratuitement des clients est une faute professionnelle. «A chaque tentative […] les sanctions envers les employés ont été assez lourdes, des blames, des grèves refusées. Le règlement de la SNCF l’interdit tout simplement ».

La grève de la pince, qui consiste en fait à ne pas contrôler les billets aurait d’ailleurs déjà provoqué des sanctions dans les rangs. En 1989, la direction de la SNCF avait prévenu les contrôleurs que le mouvement constituait «une véritable remise en cause des obligations même du contrat de travail» des contrôleurs. De quoi refroidir les ambitions.

[…]

La SNCF n’est, de plus, pas pressée de mettre cette grève de la gratuité en marche. […] quand elle transporte des voyageurs, la SNCF est garante de leur sécurité et les assure durant leur voyage. Or la seule preuve dont disposent ces voyageurs assurés est leur titre de transport.
[Rouler gratuit les jours de grève ? Pas si simple sur Liberation.fr]

Article de 2007 mais qui permet de répondre aux pauvres otages des syndicalistes feignants de la SNCF.

Posté le 5 avril 2018 par Jacques Danielle

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