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BBC #4 : Le Lin

Une série dans la série. Au moins trois articles sur des matières sont à prévoir. Celui-ci est le premier. Les paris sont ouverts pour les deux autres.

Initialement ma rencontre avec le lin s’est faite un peu par hasard.

En effet, alors que j’étais à la recherche d’une paire de maniques et que je n’avais pas envie d’acheter un produit de grande production en coton/polyester dans une banale enseigne, je me suis tourné vers Etsy dans l’espoir de trouver quelque chose d’un peu plus unique et artisanal. C’est ainsi que, quelques semaines plus tard, je recevais deux superbes maniques en provenance de Lituanie.

En parallèle, je consommais assez régulièrement des graines et de l’huile issues de cette même plante, bonne source d’Oméga-3 végétaux; mais sans chercher beaucoup plus loin.

Quelques années plus tard, quand j’ai voulu remplacer mes torchons Ikea qui après huit mois d’utilisation présentaient déjà des trous, il est apparu que, là aussi, le lin était présent et faisait figure de matière haut de gamme, bien plus qualitative et durable que le coton. Non seulement cela s’est avéré véridique, mais en plus, pour essuyer de la vaisselle, c’est bien plus efficace !

Puis, quelques mois plus tard, par hasard, je tombe sur des serviettes de bain en lin. Cette fois ça m’intrigue réellement. Le site qui les vend est réputé, non seulement pour la qualité de ses produits, mais surtout pour leur côté pratique et innovant.
En quoi le lin est répond à ces critères ?

Je commence alors à investiguer. Et là, le miracle.

La première chose à savoir sur le lin, c’est qu’il est en majorité cultivé et transformé à proximité. En effet, une fois que l’on sait où regarder, on découvre des champs pas loin de chez soit. Lors de mes sorties à vélo, j’en ai par exemple trouvé à Wambrechies ou Messines.
La seconde c’est que ses besoins en eau, engrais et pesticides sont bien inférieurs à ceux du coton qui lui n’est pas cultivé en Europe.

Mais alors, pourquoi est-ce qu’on est inondés de coton et que le lin est rare ?
Comme souvent quand l’industrie pousse un produit plus néfaste pour l’humain et la planète que des alternatives, la réponse se trouve dans les intérêts économiques d’une minorité. Ce qu’il s’est passé avec le chanvre et DuPont de Nemours semble ainsi de plus en plus accepté. Oui, c’est un lien vers le Figaro. Si même les conservateurs le reconnaissent…

Le lin c’est donc une gentille plante qui pousse chez nous, fournit du textile et de l’alimentaire (même de manière indirecte, avec les œufs de poules nourries aux graines de lin).

Revenons aux serviettes.

Personnellement j’avais lâché les serviettes en coton il y a quelques années quand j’avais découvert les serviettes microfibre, généralement vendues pour le sport. C’est très fin, très léger, ça absorbe bien mieux que les tapis lourds en coton et ça sèche 100 fois plus vite !
Je sais que certains aiment s’enrouler dans une serviette épaisse après leur toilette, et y passer un temps conséquent. Certains poussent même le vice jusqu’à utiliser un peignoir; l’horreur. Ou ont un système pour faire chauffer leur serviette. Quelle hérésie.
Moi c’est tout l’inverse. Plus vite je me sèche en sortant de la douche, mieux je me porte. Résultat la microfibre est bien plus intéressante que le coton.
Me douchant généralement plusieurs fois par jour en fonction de mon activité physique, j’apprécie également de retrouver une serviette sèche à chaque fois, sans avoir besoin d’utiliser un système énergivore de sèche serviette.

Le problème avec la microfibre c’est que c’est du synthétique issu du pétrole. Non seulement son origine et sa fin de vie ne sont pas ouf, mais en plus à chaque lavage ça émet du microplastique dans la nature.
Et quand j’en utilise pour m’essuyer lors des séances d’entraînement sur le vélo, ça a tendance à m’irriter la peau du visage.
Bien mais peut mieux faire.

Avec ces informations en tête, je décidais de tenter l’aventure des serviettes en lin.
A réception, relativement surpris par l’aspect de la chose, qui me rappelais plus un sac de pommes de terre qu’un tissus fait pour s’essuyer.
Puis vient la première sortie de douche. Et là, le miracle (encore un) !

L’impression de ne m’être jamais séché correctement jusqu’à présent. C’est bluffant d’efficacité et la sensation sur la peau est énergisante; exactement ce dont j’ai besoin à ce moment de la journée !
Une fois accrochée pour sécher, c’est encore plus rapide que de la microfibre et il n’y a vraiment pas d’odeur.
Le seul point à noter c’est que comme c’est une matière naturelle traitée au minimum, pendant les premières semaines d’utilisation, des petits bouts de fibre s’échappent, qui peuvent s’accumuler sur le sol ou les meubles de la salle de bain et si en plus c’est de couleur, ça se voit beaucoup. Mais c’est normal, naturel, et une fois que la serviette est rodée, ça ne le fait plus.
Pour avoir du réutiliser des serviettes coton ou microfibre en déplacement depuis, à chaque fois je suis surpris par le côté absolument désagréable de la chose.

Suite à cette expérience plus que réussie, j’ai donc procédé à un remplacement total de mes serviettes. Y compris celles pour le sport.
Non seulement je n’ai plus de soucis d’irritations, mais en plus sur les longues sessions je n’ai plus ce problème de serviette qui finit par être gorgée de sueur et qui ne me permet plus de m’essuyer correctement. Ça sèche tellement rapidement qu’il y a toujours une zone sèche prête à absorber un peu de fluides corporels.

Source photo

Mais je ne pouvais m’arrêter-là. L’étape d’après fut de m’intéresser à la literie.
D’abord les housses de coussins (merci à la personne ayant tâché ceux de mon canapé, m’ayant fourni un parfait prétexte pour les remplacer) et puis les parures de lit. Cette fois malheureusement pas d’excuse, j’étais déjà bien équipé, mais j’étais tellement hypé par cette matière incroyable que je n’ai pas résisté. Et puis j’ai facilement trouvé preneur pour les anciens.
Ceux qui dorment couverts de vêtements n’y verront probablement pas de grand intérêt, même si la régulation de la température et de l’humidité est bien meilleure qu’avec du coton, par contre pour les autres, cette sensation incroyable en se glissant, chaque soir, dans des draps vivants, c’est tout simplement divin.
Quand je dis vivants, c’est par rapport à l’aspect naturellement irrégulier des fibres de lin. Là où un drap en coton sera lisse comme une feuille de papier, un drap en lin va présenter des centaines d’aspérités qui viendront éveiller les capteurs de la peau, tout en facilitant les échanges thermiques et hydriques. Pourquoi se contenter d’un verre d’eau tiède quand on peut, sans conséquence, profiter chaque jour d’une limonade bien fraîche ?

Bref, le lin c’est trop bien ! On peut même en faire dans son jardin.

La suite logique aurait dû être d’essayer les vêtements en lin. Mais, pour des raisons qui seront explicitées dans un prochain article de cet série (relire le début de l’article si nécessaire), je ne l’ai pas fait et ne prévois pas de le faire.

Pourquoi c’est bobo ?

C’est pas mainstream car certainement jugé contraire aux intérêts économiques des grands industriels.

C’est local, tant au niveau de la production que de la transformation.

C’est naturel, durable et avec un impact bien moins élevé sur la planète que les fibres textiles les plus utilisées.


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Extermination de nuisibles

Pour une raison sur laquelle je reviendrai surement dans un prochain article; il y a quelques temps, j’ai regardé pendant quelques semaines de nombreuses vidéos de chasse sur YouTube et à un moment l’algorithme a jugé bon de me suggérer la chaîne OFAC Outback Feral Animal Control où l’on peut suivre, entre autres, des personnes tentant de contrôler les populations de sanglier. Pour ce faire, compte-tenu du terrain et des superficies en jeu, ils ne font pas dans la dentelle et emploient avions, motos et 4×4.
Ainsi, dans cette vidéo on peut voir le conducteur (c’est en Australie, le volant est à droite) qui non seulement dirige le véhicule au mieux pour que son collègue, juché à l’arrière, puisse tirer sur les animaux; mais en plus n’hésite pas à apporter de l’aide avec le fusil qu’il tient dans sa main droite.
Dans cette autre vidéo, on peut voir les collègues, pieds sur les sièges arrière et haut du corps qui passe par le toit ouvrant, qui font leur travail de régulateur de manière très efficace.

Je reconnais qu’en plus de trouver cela très impressionnant, ça m’a semblé distrayant.

Puis plus rien. Je n’ai pas creusé le sujet et YouTube a arrêté de me proposer ce genre de contenu.

Jusqu’à il y a quelques semaines où, pour une raison étrange (pas tout à fait, il m’arrive régulièrement de regarder des vidéos de chasse), j’ai vu cette vidéo sobrement intitulée Rats No19 où l’on peut suivre une personne tuant des rats à l’aide d’une lunette à vision nocturne. Non seulement j’ai trouvé cela plaisant, mais plus étrange encore, apaisant. Probablement le mélange entre les nuances de gris de l’image, le calme de la nuit, le bruit de la carabine et la vraisemblable habilité du tireur ?

Et à partir de là, ça a été l’engrenage (I went down the rabbit hole; héhé) et YouTube m’a proposé plein de contenu similaire.

La chaîne Ultimate Night Vision qui utilise différentes technologies de lunettes (vision nocturne, thermique…) pour se débarrasser de coyotes, de sangliers… Là aussi, c’est apaisant et la particularité c’est qu’ils sont souvent à plusieurs et synchronisent leurs tirs pour abattre plusieurs animaux d’un coup. Difficile de ne pas être admiratif de leur savoir faire.

La chaîne de David Ellis qui se spécialise dans les pièges à sanglier, qu’il pilote depuis n’importe où via son iPad. Là ce qui impressionne c’est le côté technologique de la chose alors qu’il est vraiment dans des coins perdus et l’efficacité. Avec ses pièges il prend parfois plusieurs dizaines d’animaux d’un coup. Chose intéressante c’est qu’il ne montre pas les images où ils abattent les animaux. On les voit dans le piège, puis on les voit morts. Mais pas ce qu’il se passe entre les deux. Probablement par ce que ça doit être une vraie boucherie difficilement supportable. D’ailleurs je ne sais pas si c’est lié mais l’auteur de la chaîne parle comme un gogole avec un langage et un vocabulaire incompréhensibles et s’aime quand même un peu trop. Ça reste intéressant à regarder toutefois.

La chaîne de Zeus Polecat qui lui va déterrer les lapins à l’aide de son furet. La relation entre lui et son compagnon est superbe et les images qu’il arrive à obtenir, dans et à l’extérieur des terriers sont top. Encore une fois c’est très calme, surtout qu’ici aucune arme à feu n’est impliquée. Uniquement le coup de poignet.

Cette fois dans un tout autre registre, car c’est un bordel absolu, mais absolument hilarant : Joseph Carter the Mink Man.
Alors là c’est vraiment incroyable. A la base c’est un individu qui a dressé des visons pour aller s’attaquer à différentes espèces nuisibles de rats. Soit il les tue directement où ils sont, soit il les ramène à son maître une fois morts, soit les rats s’échappent et son accueillis à l’extérieur. Ça c’est le postulat de départ.
Visiblement ça ne devait pas être suffisamment efficace puisqu’il a décidé de s’entourer de chiens de différentes espèces pour l’assister.
Résultat, certains chiens indiquent où sont les rats, il envoie alors le vison dans leur cachette pour les tuer ou les déloger, et à chaque fois que l’un sort, il se fait alors attraper et tuer pour l’un des chiens qui attendent sagement à l’extérieur.
Ça part dans tous les sens, c’est d’une violence inouïe tant le nombre de rats tués à la minute est élevé mais en même temps c’est beau de voir cette collaboration et cette synchronisation entre trois espèces d’animaux dans un but commun. Les chiens qui savent parfaitement différencier le vison des rats; et qui passent immédiatement à autre chose une fois qu’ils ont tué leur proie. Spéciale dédicace à Buttercup, terrifiante d’efficacité.

J’en ai vu pas mal d’autres, parfois tout aussi intéressantes mais pour s’introduire à ce sujet et inciter l’algorithme à proposer du contenu associé, c’est un bon début.

Quand je vois le nombre de vues que font certaines de ces vidéos, il semblerait que cela intéresse beaucoup de monde ! Donc si apprécier ces vidéos font de moi un psychopathe; la bonne nouvelle c’est que je ne suis pas seul !…

Enfin, pour ceux qui trouveraient cela barbare, saurez-vous trouver le point commun entre un élevage de faisans, un élevage de poules, un élevage de vaches et la culture du maïs ?

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Guerre et pellicule

A chaque fois que je tombe sur des photos ou des images de conflits anciens (à commencer par les deux guerres mondiales), au delà d’être impressionné par la qualité et la quantité de ces documents, je m’étonne que l’on n’en ait pas plus sur les conflits plus récents.

Après tout, à l’époque l’équipement était rare et cher; souvent réservé aux reporters ou à des soldats spécialement équipés.
Alors qu’à partir des années 90, l’équipement s’est démocratisé et avec l’avènement du smartphone, chaque individu ou presque est maintenant équipé pour photographier et filmer en haute définition et produire des fichiers qui peuvent être aisément partagés.

Pourquoi donc, malgré cela, les images auxquelles on a accès proviennent de sources officielles ou de reporters; alors qu’au moindre évènement qui se produit chez nous, on a dix témoins numériques qui produisent tout autant de vidéos qui sont alors immédiatement repartagées sur les réseaux sociaux ?

Là je dois avouer une chose : si je me posais cette question, je n’ai jamais activement cherché à accéder à de tels fichiers. Étant déjà exposé, bien malgré moi, à une pluie de vidéos d’évènement sans intérêt, je pensais que si quelqu’un filmait une scène de guerre avec son smartphone, alors j’y serai forcément exposé passivement de la même façon. J’imaginais que de telles images seraient suffisamment impressionnante pour pousser les gens à les repartager, si elles existaient.
Résultat, j’en arrivais à la conclusion que si je n’avais jamais été exposé à ces images, c’est qu’elles n’existaient tout simplement pas. Ce que je trouvais étonnant puisque j’étais tombé, là encore passivement, sur des images de pendaison ou encore de djihadistes décapitant des être humains.

Et puis 2022 est arrivée avec son lot de tragédies, dont la guerre en Ukraine. Et là, tout a changé. Des dizaines de vidéos ont commencé à arriver de partout avec des images parfois très sobres (car la victime est trop loin de l’objectif de la caméra ou dans le véhicule ciblé) et d’autres qui provoquent un terrible malaise.

Les ukrainiens utilisant des drones grand public pour une partie de leur arsenal, ils ont donc tout ce qu’il faut pour filmer et aisément partager des images de leurs activités de défense.

J’imagine que le sentiment de proximité du monde occidental avec les ukrainiens explique en partie que ces images sont beaucoup plus relayées.

Pour ceux qui seraient tentés d’en savoir plus, deux premières pistes sont r/UkraineWarVideoReport et r/CombatFootage. Le second, générique à la base, a pour intérêt de bien montrer que cette guerre possède une couverture bien plus grande que d’autres conflits.

A titre personnel, je suis très partagé à la visualisation de ces images. Parfois elles paraissent tout droit sorties d’un film ou d’un jeux vidéo, et il est difficile de garder à l’esprit que des vies humaines ont été perdues lors de leur tournage. Parfois je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine satisfaction en voyant la réussite des soldats ukrainiens. Résultat je limite fortement ma consommation pour ne pas tourner psychopathe mais dans le même temps je me les impose régulièrement, pour garder à l’esprit que pendant qu’en France on s’inquiète de l’épaisseur de nos pulls pour tenir dans des bâtiments chauffés à 19°C, nos voisins se battent pour leur survie.

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Vendredi Noir, la mer

Alors que nous sommes aujourd’hui le 11/11, aka la Fête des célibataires; concept importé de Chine; et lancement officiel des journées commerciales de fin d’année, et que de nombreux sites ont déjà commencé leurs campagnes depuis au moins une semaine, il est temps de discuter d’une chose sur ces pratiques commerciales et l’une d’elle en particulier.

Que ce soit le Single Day, le Cyber Monday ou… le Black Friday; dans le même temps que leur popularité grandit dans la population générale et dans les entreprises, il devient tout aussi populaire d’affirmer haut et fort que l’on boycotte le Black Friday.

Du point de vue des entreprises, c’est purement une stratégie commerciale : ça leur permet de surfer sur la vague de l’évènement… en s’y opposant. Profitant ainsi de la visibilité offerte par les concurrents qui eux y participent. Ils ont décidé que c’était une mauvaise pratique (avec leurs propres justifications) et incitent les consommateurs à venir dépenser leur argent chez eux plutôt que chez les concurrents participant au Black Friday. Mais la finalité est la même : faire consommer pour augmenter le CA de l’entreprise.
Certaines sont un peu plus honnêtes et participent au Green Friday, qui consiste à ne pas faire de promotions cette journée-là ET de reverser 10% du CA à des associations choisies.
Cependant là encore on reste sur : consomme chez-nous plutôt que chez le voisin.

Mais c’est ça reste des entreprises, donc fondamentalement, difficile de leur reprocher.

Là où c’est plus gênant, c’est quand ce sont les consommateurs eux-même qui revendiquent ce boycott de l’opération commerciale.
Comme toute revendication dont l’affirmation n’est qu’à l’intérêt de son auteur, je ne peux m’empêcher d’y voir un honteux virtue signalling.
Dit autrement, quand quelqu’un explique que le Black Friday incite les individus à sur-consommer ce qui est néfaste pour la planète et la société; ça se comprend et c’est justifié.
A l’inverse, quand quelqu’un dit « moi je boycotte le Black Friday« , super mais pourquoi faut que tu annonces à tout le monde que tu ne vas pas dépenser d’argent un vendredi de novembre ? Tu fais quoi les autres vendredi de l’année ?
Surtout que cela sous-entend que soit cette personne est stupide car elle préfère payer plus cher un produit dont elle a besoin, soit elle sait que face à des promotions elle ne résisterait pas à l’envie d’acheter des produits inutiles et pour se motiver à tenir, elle est obligée d’emmerder le monde en rappelant sa décision à tout va ?

Oui parce-que pardon mais, si l’on a besoin d’un produit et que l’on préfère attendre fin novembre pour espérer le trouver remisé, en quoi est-ce de la sur-consommation ? Si on l’avait acheté avant à plein tarif, c’était ok ? Et si on l’achète après à plein tarif, c’est ok ?

Non, ça semble peu réfléchi de boycotter pour boycotter.

Le problème ce n’est pas le Black Friday ou plus généralement les campagnes commerciales. Le problème c’est d’acheter des choses dont on n’a pas besoin, sous prétexte que c’est pas cher.

Si à la rentrée de septembre tu constates que ton ordinateur est en fin de vie, mais que tu décides d’attendre le Black Friday pour le renouveler en payant moins, quel est le problème ?

Au contraire, payer plein pot en dehors du Black Friday sous prétexte que cette journée est néfaste, ça conduit simplement à augmenter le CA des entreprises commerciales. Alors que fondamentalement, si le Black Friday, concept inventé par des entreprises commerciales, est néfaste, c’est justement ces entreprises qui sont le problème. Alors pour être cohérent, ce sont ces entreprises qu’il faut boycotter, ou tout du moins auxquelles il faut donner le moins d’argent. Refuser d’acheter en promotion, et donc leur donner plus d’argent, avant ou après le BF, c’est tout sauf la solution.

Accessoirement, si vraiment on a des convictions, et que l’on a vraiment besoin d’acheter un produit, alors la meilleure solution est de profiter du Black Friday pour l’acheter le moins cher possible… et reverser la somme économisée à une association de son choix.
Tout le monde y gagne : le consommateur a le produit dont il avait besoin, l’entreprise commerciale fait rentrer moins de CA ce qui réduit sa nocivité, et la différence est employée à améliorer la société. Bingo !

Le titre.

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JDMAI #82

It’s Always Sunny in Philadelphia (Saison 14) : Dans la lignée de la saison précédente, ça devient beaucoup plus sérieux dans les sujets abordés tout en conservant l’esprit fou de la série. Très plaisant.

Looking for Alaska – John Green : Partagé. Ça se lit bien, c’est parfois très drôle et c’est en partie intéressant. Mais je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages tant ils me laissaient indifférent; et le côté prétentieux d’un ouvrage finalement très léger…

You spend your whole life stuck in the labyrinth, thinking about how you’ll escape it one day, and how awesome it will be, and imagining that future keeps you going, but you never do it. You just use the future to escape the present.
[Looking for Alaska – John Green]

Louis C.K.: Sorry (2021) : Avec le titre, j’avais peur qu’il essaie réellement de faire un spectacle dans lequel il cherche à s’excuser. Heureusement ce n’est pas le cas. Certes, il y fait quelques-fois subtilement référence, mais sinon il fait du Louis et c’est tout ce qu’on demandait !

The Thursday Murder Club – Richard Osman : Drôle et passionnant et drôle et passionnant.

Sorry, the ring at the door was a parcel for upstairs and we always sign for each other, so that’s where I’ve been. Sometimes, if I know Joanna is sending me flowers, I pretend not to be in, just so a neighbour picks them up and sees them. Terrible of me, really, but I’m sure people do worse.
[The Thursday Murder Club – Richard Osman]

Louis C.K.: Chewed Up (2008) : Oui ! C’est d’ailleurs intéressant de voir comment il pose ici les fondations de la série qui sortira quelques années plus tard.

Louis C.K.: Hilarious (2010) :
Louis C.K.: Live at the Beacon Theater (2011) :
Louis C.K.: Oh My God (2013) :
Louis C.K.: Live at The Comedy Store (2015) : Revue groupée car c’est difficile de le faire individuellement sans se répéter et l’exercice de les regarder à la suite pour voir l’évolution était pour le moins intéressant.
On distingue clairement un style et un format particulier. Parfois ça sonne creux, mais souvent drôle et de temps en temps c’est du génie.


Sincerely Louis C.K. (2020) : Celui-ci se distingue des autres car il marque un tournant et je n’ai jamais su trop comment me placer en tant que spectateur par rapport à ce qu’il disait. Assez décousu mais plutôt bon.
Pour ceux qui douteraient, j’ai fait l’acquisition du pack de l’ensemble de ses specials sur son site, d’où l’enchaînement de visionnage.

Sneakers (1992) : Probablement très en avance sur son temps vis à vis des idées qui sont véhiculées. Par contre forcément comme ça tourne autour de la technologie ça a très mal vieilli et le côté James Bond est de trop, surtout que ça fait durer inutilement la chose. Mais sinon c’est divertissant.

The Great Gatsby – F. Scott Fitzgerald : Quel ennui ! Ici je pense que l’on est clairement sur une œuvre sans réel intérêt; tant dans le fond que la forme; mais dont sa vision par la société et les gens individuellement en dit plus qu’elle-même. Ainsi, le fait que ce livre soit considéré comme l’un des plus grands de la littérature américaine est très révélateur de… la culture américaine.
Je n’ai même pas surligné un seul passage tant c’est vide.
Pour essayer de comprendre à côté de quoi j’étais passé j’ai lu quelques critiques/analyses et la conclusion à laquelle je suis arrivé c’est que devant le vie absolu qu’est ce livre, les gens se sont automatiquement mis à essayer de donner un sens à chaque chose pour combler le vide. Comment est-il possible d’écrire quelque-chose d’aussi insipide ? Non, c’est qu’il y a un sens caché; au lecteur de l’inventer ! Et à chacun de donner un sens tout à fait personnel à ce vide. Étant souvent l’opposée du sens que donnera une autre personne avec un autre vécu, une autre expérience.
Un peu comme-ci le lecteur se voyait confier une boîte de Lego sans la moindre instruction et devait alors construire de lui-même sa propre histoire.
Pourquoi pas. Mais dans ce cas c’est des simples briques de plastique, c’est pas l’une des plus grandes œuvres de l’histoire.

Black Cat, White Cat (1998) : Pour quelqu’un comme moi qui aime l’ordre; c’était assez compliqué de réussir à rentrer dans ce joyeux bordel qui part dans tous les sens en permanence. Mais on s’y fait et au final, un grand et simple sentiment de bonheur s’installe.
Et c’est toute la force de ce film, réussir à faire passer un sentiment de manière totalement naturelle. Sans les artifices utilisés habituellement et face auxquels on se sent gavés, contraints de ressentir une émotion particulière.
C’est donc ça, l’art ?

High-Rise (2015) : WTAF?! J’ai plutôt bien saisi le premier tiers, même si c’était déjà un peu particulier; mais alors quand ça a commencé à partir en sucette je me suis retrouvé complètement perdu et dans l’impossibilité totale de donner un quelconque sens à ce que je voyais. Comme le titre l’indique indirectement, je pense que non seulement les auteurs étaient sous l’influence de psychotropes relativement puissants quand ils ont réalisé ce film; mais surtout, le spectateur lui-même doit mettre son cerveau dans des conditions particulières pour apprécier les subtilités de la chose.

The Body in the Dales – J.R. Ellis : J’ai conscience que ce n’est pas incroyable tant dans le fond que la forme mais c’est carrément ma came. C’est fluide et suffisamment équilibré pour que ça se déguste tout seul. Bonne nouvelle il existe déjà sept autres tomes dans la série !

I like to create a few of my own acronyms to counter the idiotic ones that come from the morons that spout management speak. At least mine have some practical meaning.
[The Body in the Dales – J.R. Ellis]

The African Desperate (2022) : J’avoue être confus, car j’ai l’impression que ce film est finalement exactement ce qu’il cherche à parodier. Mais peut-être que c’est volontaire ? Honnêtement je n’en sais rien, c’est simplement pas fait pour moi. Heureusement la bande originale est stylée !

Andrew Schulz – INFAMOUS (2022) : Après avoir vu quelques-unes de ses interventions dans d’autres contextes et avoir trouvé ça drôle et relativement différent de ce qu’on peut croiser par ailleurs, j’ai tenté le special. Grosse déception. En dehors de quelques blagues plutôt bien senties, le reste est finalement très convenu et ressemble totalement à ce qu’était le Jamel Comedy Club à ses débuts. Un comble quand on sait que celui-ci était une adaptation du stand-up américain. Il passe énormément de temps à rire de ses propres blagues et alors qu’une partie de son jeu consiste à roast des spectateurs, on sent qu’il a peur des réactions des victimes et est parfois encore plus mal à l’aise qu’elles.

Jules et Jim (1962) : Même si le sujet principal ne m’intéressait pas; la qualité de la production fait que j’ai bien accroché au trois premiers quarts. Mais arrivé dans la dernière partie j’ai complètement décroché tant c’était insupportable et chiant.