JDMAI #58

The Deuce (Saison 3) : Réellement chiant en majorité. C’est beau, très bien fait, mais l’histoire d’une majorité de personnages ne m’intéresse tout simplement pas. Les deux derniers épisodes m’ont un peu plus distrait que le reste. Bon. C’est fini. Ça ressemble plus à de la grosse nostalgie de la part des auteurs que d’un souhait de raconter des histoires marquantes.

Narvalo (Saison 1, Épisode 1) : La nouvelle création de Matthieu Longatte, aka Bonjour tristesse sur YouTube. J’étais fan de son travail, en particulier sur la forme et majoritairement sur le fond. Puis en début d’année, avant que tout ne parte en sucette, j’ai assisté à son spectacle, plein d’enthousiasme. Malheureusement c’était la douche froide car contrairement à ce que j’espérais, dans son spectacle il n’élargit absolument pas son spectre et continue en boucle sur les politiques, les anecdotes de jeunes de banlieue, les injustices fictives ou réelles… le tout en mode Jamel Comedy Club c’est à dire qu’il fait rire pour pas cher, en se basant sur le fait que son public est du même milieu que lui, sans jamais creuser ou prendre de recul. Sur des vidéos de quelques minutes en mode énervé c’est drôle. Sur un spectacle complet c’est navrant. De plus, plusieurs de ses anecdotes tournaient autour d’histoires impliquant des comportements inadaptés au volant d’une automobile (conduite sans permis, en état d’ivresse, sous l’influence de stupéfiants…). C’est peut-être le fait d’avoir été renversé à plusieurs reprises ou d’être régulièrement victime d’automobilistes irresponsables, mais l’insécurité routière ce n’est pas un sujet que je prend à la légère. Alors forcément ça m’a laissé un goût amer supplémentaire. Et puis la semaine dernière j’ai vu qu’il avait liké ce tweet incitant les automobilistes à s’en prendre directement à l’intégrité physique des zouaves que sont les cyclistes. Pour quelqu’un qui prône le respect et la tolérance envers les minorités, cela semble être trop compliqué à comprendre pour lui que ça ne devrait pas se limiter aux noirs et aux arabes. J’ai alors décidé d’attendre avant de regarder Narvalo, pour ne pas y aller avec un apriori négatif. Je m’y suis d’ailleurs tenu pendant tout l’épisode. Mais forcément quand l’histoire racontée est celle d’un délinquant qui circule sans permis, sous l’influence de stupéfiants, en état d’ivresse, qui ment aux forces de l’ordre, est plusieurs fois condamné et continue malgré tout à circuler au volant de sa voiture, sous prétexte que le système est injuste, non. Simplement non. Et même si le sujet avait été autre, tout montre qu’il nous ressort encore une fois ses anecdotes de jeunes de banlieue, sans aucune réflexion. Je ne peux être le public ciblé par ce contenu alors inutile de persister. Mais tout cela confirme qu’il est temps pour moi de m’adonner à la cancel culture à mon niveau et de bannir cet artiste de mon répertoire. Si ça plaît à d’autres, tant mieux. Aucun doute que ça soit le cas. Mais ce n’est pas pour moi.

The Sinner (Saison 2) : J’en gardais un mauvais souvenir malgré une critique très positive. Et la tête du gamin sur l’affiche de la deuxième saison m’effrayait plus qu’autre chose. C’est donc une bonne surprise d’avoir totalement apprécié ces huit épisodes.

Romain Gary – La Promesse de l’aube : Ça a le mérite de se lire facilement. Pour le reste, je suis relativement partagé car si on peut y lire l’histoire d’un amour maternel incroyable et d’une mère et de son fils déterminés à s’en sortir, on peut aussi y lire les aventures de deux individus égocentriques qui n’hésitent pas à faire primer leurs intérêts sur ceux de personnes plus juste et honnêtes et sur l’intérêt général. A côté de cela, l’auteur fait preuve d’une chance inouïe qui permet de nourrir une bonne partie du récit. Partagé.

The Staircase (Saison 1) : Voir critique complète.

La Révolution (Saison 1, Épisode 1) : Dès le début ils annoncent la couleur. Ce n’est pas une série historique, elle n’a pas vocation à être fidèle. C’est donc une pure fiction fantastique se déroulant en France, à l’époque de la révolution de 1789. Ça me va. Le problème c’est tout le reste. Le côté ultra stylisé. L’étrange mélange entre comtesse et femme du peuple. La majorité des acteurs qui donnent aux personnages principaux des traits d’adolescents. L’intrigue. Bref, c’est chiant, pas prenant et pas crédible.

Utopia (AU) (Saison 2) : Toujours un nom de merde. A côté la série s’est améliorée, à tel point qu’il est difficile de respirer tant les situations comiques s’enchaînent avec brio. Vraiment bien.

O Mecanismo (Saison 2, Épisodes 1/2/3/4/5) : C’est devenu trop chiant, j’ai essayé de tenir mais non. Le drama inutile qui prend de plus en plus de place et qui manque de crédibilité vient tout gâcher. Dommage.

Cheers (Saison 4) : Enfin de bonnes évolutions, ça bouge, c’est souvent drôle. Bien ! Par contre Diane est vraiment absolument insupportable. Il n’y a strictement rien à sauver dans ce personnage.

#Playlist

AaRON – ULTRARÊVE : Le clip est ce qu’il est. On aime ou on n’aime pas. Et le rapprochement avec la performance de Christopher Walken pour Weapon of Choice de Fatboy Slim est inévitable. La musique est incroyable. Calme et énergique en même temps.

Posté le 1 novembre 2020 par Jacques Danielle

The Staircase

Commençons par souligner que même si elle concerne une affaire judiciaire américaine, cette série documentaire est française. Réalisée par Jean-Xavier de Lestrade, elle a été produite en majorité par Canal+ avant d’être acquise par Netflix qui finança les trois derniers épisodes. En partie financée par le CNC elle ne sera disponible sur Netflix France qu’en décembre 2022 puisque Canal+ profite de son exclusivité, et de nos impôts, pendant quelques années pour ne la diffuser en France que sur sa propre plateforme. Ce qui explique sa très faible popularité ici.
Nous avons donc des créateurs de qualité, mais nous subissons la bêtise des financiers qui empêche la diffusion large de leurs œuvres au public. Privilège de l’exception culturelle française ? Avec en plus un nom français, Soupçons, absolument catastrophique.

Cette série documentaire donc, suit l’affaire North Carolina v. Michael Peterson depuis les jours suivants la découverte du corps sans vie de Kathleen Peterson le 9 septembre 2001 jusqu’aux derniers évènements marquants de l’affaire en mars 2017, en s’intéressant en majorité au côté de l’accusé puisque seule partie à avoir accepté d’être suivie par l’équipe de tournage.
Concrètement le sujet n’est pas tant l’affaire que le système judiciaire américain.
Rapidement on réalise que la recherche de la vérité n’est la préoccupation de personne. Côté accusation, une théorie a hâtivement été élaborée et tout sera fait pour que le mari soit reconnu coupable du meurtre de sa femme et soit envoyé en prison pour le restant de ses jours. Côté défense, l’objectif est de faire en sorte que leur client ne soit pas reconnu coupable.
Des deux côtés, on ne lésine pas sur les moyens humains et financiers pour arriver au but. Comme le dit très justement Michael Peterson, ce n’est que parce qu’il est riche qu’il a pu s’offrir une véritable équipe d’experts et qu’il peut tenter de se défendre. Sans sa fortune, il aurait été simplement écrasé par la machine judiciaire et expédié en quelques heures en prison avant d’être oublié à jamais.
Mais la vérité n’importe pas. A aucun moment.
Comme une guerre de religion, chacun défend l’opinion qu’il s’est fondée sans se poser la question de savoir si elle est juste ou véridique. Le concept de justice semble totalement dévoyé.
L’accusation indique chercher la justice, en privant Michael Peterson de liberté, pour la famille de la victime. Sa fille et ses sœurs. Car ils ont décidé que le coupable était le mari.
Mais s’ils étaient partis sur une autre théorie, alors ils affirmeraient chercher la justice pour sa famille. Son mari. Ses enfants adoptifs. Sa fille et ses sœurs.
En réalité ce qu’ils cherchent c’est à défendre leurs intérêts personnels et leur carrière.
Et on comprend que le système judiciaire américain n’est finalement qu’une industrie comme une autre, avec des carrières qui se font, des intérêts personnels et financiers, des concurrences, des alliances et des gens prêts à tout par ambition.
Y accorder sa confiance pour connaître la vérité et trouver la véritable justice serait une énorme erreur.

Et l’affaire, alors ?
Si j’avais été juré au procès, j’aurais dit que je conservais un reasonable doubt et que je ne pouvais le considérer comme coupable.
Avec les éléments apparus ensuite, je pense qu’il est innocent.

Généralement pour trouver le coupable d’un crime on va chercher trois éléments : le mobile, le moyen et l’opportunité.

L’opportunité est évidente, ils étaient tous les deux au domicile, seuls.

Le moyen est plus complexe car dans l’unique théorie de l’accusation, ils se basent sur des tâches de sang retrouvées ça et là ainsi qu’un blow poke (j’ai pas trouvé mieux que bouffadou en français) qui appartenait à la victime et a étrangement disparu. On apprendra par la suite que l’analyse des tâches de sang a été réalisée par un charlatan qui a inventé des expériences pour démontrer sa théorie imaginée dès son arrivée sur la scène. Mais surtout que le blow poke introuvable avait en réalité été découvert par l’accusation peu avant le procès mais que cette information avait été omise puisque l’objet ne présentant aucune trace pertinente, n’allait pas dans le sens de leur théorie.

Et le mobile, là ça devient grotesque et pervers (!) puisque même si tout le monde, fille et sœurs de la victime comprises, reconnaissaient l’union heureuse de Michael et Kathleen, l’accusation est allée fouiller l’ordinateur de l’écrivain pour lui découvrir des penchants bisexuels avec des images de pornographie homosexuelle et des échanges d’e-mails avec des escorts homosexuels. Le mobile étant alors que Michael avait décidé d’assassiner sa femme après qu’elle ait découvert ce côté de sa personnalité puisque selon eux, il est impossible d’avoir une union hétérosexuelle stable lorsque l’on est aussi attiré par des individus du même sexe que soit.

En analysant de près l’accusation, on trouve l’équipe du district attorney, les experts, l’enquêteur principal… qui apparaissent tous comme ayant décidé d’une théorie, la culpabilité de Michael dans l’assassinat de sa femme, et vont faire ce qu’il faut pour la démontrer. Sans se poser une seule seconde la question de savoir si c’est la vérité ou s’ils font ce qui est juste pour arriver à leurs fins. De leur côté, le mobile pour choisir ce coupable est tout trouvé puisque l’accusé s’était présenté aux élections municipales deux ans plus tôt et en tant que journaliste il attaquait régulièrement les institutions de la ville. L’opportunité étant cette situation où une femme sans vie est retrouvée chez lui. Le moyen est un système judiciaire tout à fait corrompu. Ne seraient-ce là les coupables d’un crime ?
Pendant le procès, on a également les médias. Avec des journalistes qui après avoir assisté aux séances se présentent face caméra et relatent une vérité tout à fait déformée de ce qui s’est déroulé au tribunal et allant exclusivement dans le sens de l’accusation.
Enfin on a la famille de sang de la victime. Sa fille biologique mais également ses sœurs et en particulier Candace Zamperini, qui dans le documentaire apparaît comme une Nadine Morano chargée de haine. Avec en particulier des propos tenus dans ses dernières déclarations qui ne m’apparaissent absolument pas comme ceux d’un individu cherchant la vérité mais uniquement à obtenir ce qu’elle, personnellement, a décidé qu’elle mérite, à savoir le plus mauvais avenir possible pour celui qu’elle considère comme le meurtrier de sa sœur.

Pour la défense, il y a l’équipe engagée par Michael. Si une majorité semble là pour gagner sa vie, David Rudolf apparaît comme quelqu’un de relativement sympathique et au delà de l’intérêt de son client, semble préoccupé par l’intégrité de la justice.
La famille de Michael, qui reste à ses côtés tout le long, ses fils biologiques, ses filles adoptives, son ex-femme… Cela ressemble à une famille soudée et aimante. Impossible d’exclure un tragique évènement. Mais dur d’y voir l’entourage d’un sociopathe criminel.
Et Michael lui-même. Plutôt repoussant par son attitude d’intellectuel prétentieux au départ, il gagne en sympathie avec le temps. Visiblement très intelligent, il tient des propos d’une clairvoyance déstabilisante, a un discours constant tout du long, et surtout semble perpétuellement à la recherche de la vérité. Il est le seul à régulièrement se soustraire de la bataille pour remettre la victime initiale au centre de ses préoccupations.
Il paie physiquement cette affaire et en particulier les huit années de prisons. Et émotionnellement il apparaît comme plus affecté par la mort de sa femme et ce que ces évènements font à ses proches, plutôt que son propre sort.
S’il est coupable, alors c’est un psychopathe avec des talents d’acteur incroyables.

Finalement, le documentaire étant très orienté en faveur de Michael Peterson, avec des moments de vie habilement sélectionnés, je n’exclue à aucun moment manquer d’objectivité sur l’affaire et qu’en ayant d’autres points de vue j’évoluerai plutôt dans l’autre sens. Mais j’ai du mal à croire que des éléments pourraient me convaincre à 100% de sa culpabilité.

Posté le 17 octobre 2020 par Jacques Danielle

JDMAI #57

Young Wallander (Saison 1) : Ça se veut être un préquel de la série de romans éponymes de Henning Mankell. Mais, surement pour des raisons économiques, l’intrigue se déroule aujourd’hui, c’est à dire en même temps que la série qui est censée avoir lieu vingt-cinq ans plus tard. Ça pourrait ne pas être un problème si une grosse partie de l’intrigue, la montée de l’extrême droite face à l’immigration, ne tient pas la route par rapport à un Kurt Wallander qui aurait la cinquantaine en même temps. Bref. Ensuite le personnage principal, auquel l’acteur tente de donner un air, en le faisant murmurer plus que parle est insupportable. Le fait que tout le monde parle anglais mais que les écrits visibles soient en suédois n’est pas cohérent. On assiste surtout à un beau ramassis de clichés, dans une intrigue intéressante mais trop proprette, avec une fin qui n’en est absolument pas une sans pour autant ouvrir une seconde saison. Et surtout, surtout, ça ressemble essentiellement à un spot de pub pour des voitures. Je sais que c’est un sujet sensible chez moi mais là près d’un plan sur deux se passe dans ou autour d’une ou plusieurs automobiles. Très souvent raison. Je serai particulièrement étonné de découvrir que la série n’a pas été financée en grande partie par des constructeurs comme Volvo, Audi ou Mercedes.

Flowers (Saison 1, Épisodes 1/2/3/4) : Très, très, très particulier. Trop pour moi. Il y a un vrai travail d’écriture et les acteurs font un taff incroyable, mais il y a trop d’absurdité autour des quelques situations auxquelles j’accroche que je préfère arrêter là. Ce n’est pas pour moi. Ou pas en ce moment.

Jordskott (Saison 1, Épisode 1) : Je croyais que c’était une simple série d’enquête mais en fait non, il y a du fantastique. Non merci.

Briarpatch (Saison 1) : Exactement ce à quoi je m’attendais en lançant la série, presque trop académique dans le style. Un casting de qualité, des personnages très riches avec des relations et des intrigues imprévisibles. Propre.

Stateless (Saison 1) : En lisant le synopsis et en voyant le casting je ne m’attendais absolument pas à ça. Comme dirait Stupeflip : Ça t’agrippe ça t’attrape et ça fait pas d’sentiments. Ils arrivent à aborder tellement de sujets en six épisodes, avec une telle réussite que ça en est bluffant. Le travail d’introspection que l’on fait au cours de chaque épisode les rend réellement épuisants. Avant d’être achevé par le dernier. Une incroyable réussite qui malheureusement, de part une partie de son sujet (l’immigration), risque d’être vue pour autre chose que ce qu’elle est. C’est en tout cas l’interprétation que j’en fais.

The Spy (Saison 1) : Histoire totalement inconnue pour moi à la base, elle est évidemment fascinante. La performance de Sacha Baron Cohen est bluffante. L’ambiance est plus que prenante. Très réussi. En plus c’est une série française ! Même si tout le monde parle anglais (et parfois français) au lieu de parler hébreu ou arabe, que le casting est en majorité israélien et anglo-saxon, avec au moins un français, c’est bien une série française. Évidemment puisque l’histoire est racontée du point de vu israélien, certains ne peuvent s’empêcher d’y voir de la propagande sioniste. Ce n’est pas mon ressenti. Oui, l’histoire est très certainement biaisée pour donner le beau rôle aux israéliens; mais c’est le principe quand c’est toi qui raconte l’histoire. On n’entend personne se plaindre de propagande pro-US quand ils nous déversent des tonnes et des tonnes de productions les montrant comme les héros, même, et surtout, lorsqu’ils ne sont que les bourreaux. A ce propos, c’était un plaisir de retrouver, même brièvement, Noah « Stan Beeman » Emmerich et ses tics faciaux.

Big Little Lies (Saison 1, Épisode 1) : Peut-être que c’est réellement intéressant avec une vraie construction derrière, mais voir des millionnaires se chamailler tels des enfants sur des problèmes qu’ils se créent de toute pièce pour remplir leurs existences aussi vides que leurs immenses demeures; non, je ne peux pas. Et c’est chiant à crever en plus.

Criminal : UK (Saison 2) : Probablement un cran encore au dessus de la première saison car si le premier et le quatrième épisode sont classiques dans le sens où ils se limitent à une enquête avec rebondissements sur le coupable, les deux épisodes intermédiaires vont beaucoup plus loin en s’interrogeant sur la justice et ses conséquences sur la vie des personnes que son processus embarque. Toujours ce huis-clos simple et cosy. Très bien.

Monty Python’s Flying Circus (Saison 4) : Je crois que Netflix m’a trollé car je pensais regarder la troisième saison mais visiblement c’était la quatrième et dernière. Pour autant, c’était bien.

Posté le 1 octobre 2020 par Jacques Danielle

JDMAI #56

The Last Man on Earth (Saison 1, Épisodes 1/2/3/4/5/6) : Ça semblait le bon gros délire, mais le personnage principal est un immense connard égocentrique. Je lui ai laissé six épisodes pour s’améliorer, ça ne fait qu’empirer. Le titre qui ne tient même pas jusqu’au bout du pilote… Surtout ce n’est pas drôle en fait. Vraiment. Et cette manie qu’ils ont à se déplacer en permanence en voiture, je ne comprend pas.

Dispatches from Elsewhere (Saison 1) : Honnêtement je n’ai pas compris ce que j’ai vu/j’étais supposé voir. Y’a des trucs intéressants, mais c’est surtout une narration totalement déconstruite, deux personnages principaux insupportables, et un épisode final prévisible qui vient définitivement tout ruiner. Dommage. Mais visiblement Segel avec une idée derrière la tête et il a essayé d’aller au bout. Bravo pour ça.

Au revoir les patients (Intégrale) : Inédit ici, une série sous forme de podcasts qui raconte les dernières semaine d’activité d’un médecin de campagne. Un peu agacé par le ton enfantin de la narratrice, mais les scènes enregistrées sont sincères, vivantes et prenantes. Intéressant.

World’s Most Wanted (Saison 1) : Intéressant, particulièrement bien documenté, narration prenante… Et même si c’est vendu comme du pur Netflix US il y a de nombreux français derrière la caméra. A croire qu’avec les moyens il est possible de faire aussi bien que les américains !

The Young Pope (Saison 1) : Très étrange. Tout laisse à croire que l’on va s’intéresser à l’impact qu’un pape jeune peut avoir sur l’Église Catholique. Le côté rock&roll du personnage, la musique… Puis on commence à s’intéresser au Vatican, son organisation… Avant de partir dans absolument tous les sens, en ne s’intéressant parfois qu’aux jeux de pouvoir, puis à l’histoire d’un orphelin… Un personnage dont le comportement est totalement instable. Non pas imprévisible, au contraire. Mais illogique. Sans aucune cohérence. Détestable l’immense majorité du temps, seuls quelques écrits/dialogues viennent sauver les meubles. L’incompréhension est encore plus totale avec son discours final, qui ne raconte finalement pas grand chose mais qui lui vaudrait des foules en liesse. Malgré tout c’est assez beau, et les histoires annexes des personnages secondaires s’avèrent bien plus intéressantes à suivre. Est-ce finalement cela le message de la série ?

ER (Saison 3) : Visionnage commencé en février puis interrompu plusieurs mois par le confinement car c’est une série que je regarde le midi au travail. Dans ce contexte difficile de se prononcer sur l’ensemble de la saison plutôt que les derniers épisodes. Je retiens que ça évolue correctement et reste intéressant.

Homeland (Saison 8) : Dernière saison, à la hauteur de l’œuvre globale. Intelligent, propre, cohérent et très pertinent. Avec un final excellent. Homeland a souvent été critiquée car après deux saisons quasi-parfaites, la série a totalement changé de fil rouge, ce qui est déjà perturbant, mais en plus en accusant une importante perte de qualité. Avant de se rattraper pour le meilleur. Dans son ensemble c’est une vraie réussite. Et Saul Berenson est un personnage incroyable, l’humain modèle qu’on adorerait fréquenter ou être, tout simplement.

Monty Python’s Flying Circus (Saison 3) : Toujours drôle et pertinent.

Posté le 1 septembre 2020 par Jacques Danielle

L’instinct du chasseur

Jusqu’alors j’avais réussi à les éviter, mais l’épisode caniculaire de la semaine dernière ayant forcé la fermentation des déchets de fruits, ils sont venus s’installer. Je parle évidemment des drosophiles.

Et il faut avouer que c’est agaçant de se prendre un nuage d’insectes dans la figure à chaque fois que l’on ouvre la poubelle.

Personnellement, je n’ai jamais été un adepte de la tapette à mouches. Peut-être parce que je n’ai toujours vu que des personnes d’un certain âge les utiliser. Peut-être parce que c’est trop grossier. Peut-être parce que ça se rapproche d’une raquette et que j’ai toujours été très mauvais avec ce genre d’outil.
Les techniques de piégeage ne m’attirent pas particulièrement non plus. La vue d’un ruban où sont englués des dizaines d’insectes me répugne. Et les pièges maison à base de fruits pourris, vinaigre, bière… peuvent se montrer efficaces mais le piégeur n’a pas grand mérite. Et se retrouver avec un récipient rempli à moitié de liquide et d’insectes morts n’est pas particulièrement attrayant.
Enfin, faire usage de sprays, encens et autres produits destinés à repousser les insectes n’est pas discutable. Je ne vais pas m’empoisonner pour me débarrasser de quelques animaux volants.

Alors j’ai ressorti la technique que j’avais développée dans un précédent logement où j’étais envahi par les drosophiles de juin à septembre.

A la fois simple à mettre en œuvre, terriblement efficace quand maîtrisée, non invasive, ludique et surtout un peu plus équitable vis à vis du gibier puisqu’on est plus proche de la chasse à l’arc que de la battue avec ligne de tir et fusils.

Le principe : prendre un élastique, le tendre, s’approcher délicatement de la cible puis le relâcher en direction de l’objectif.

Illustration (désolé pour la qualité d’image, le mode ralenti sur mon iPhone en basse luminosité n’est pas fou) :

Ici l’élastique est venu s’écraser au retour sur l’animal, erreur de trajectoire liée au fait que je tenais le téléphone dans ma main droite, ce qui explique qu’il s’est simplement décalé sur le côté après avoir été tué.
Habituellement le tir est direct ce qui provoque une explosion de la cible. Il faut donc éviter de pratiquer cela sur des murs blancs ou autre surface que l’on souhaite éviter de salir avec des morceaux de chair… Dans ce cas il suffit de forcer l’insecte à se déplacer en faisant un geste de main au dessus de lui pour qu’il aille se poser à un endroit plus adéquat.
Avec de l’expérience on peut même les abattre en plein vol. La satisfaction n’en est que plus grande.
Cette technique fonctionne évidemment avec tous les insectes volants qui pourraient venir vous ennuyer : mouches, moustiques, guêpes… Ces dernières ayant leur propre moyen de défense, mieux vaut être assuré du succès du tir avant de passer à l’action. Et plus l’animal est gros, plus les dégâts peuvent être importants. Parfois sur plusieurs mètres.

Voilà, pour les urbains ou non qui sentent que l’instinct du chasseur de leurs lointains ancêtres ne les a pas quittés, mais qui n’ont pas envie d’aller mitrailler du sanglier ou des promeneurs le dimanche matin en forêt, un moyen de laisser exprimer ces réflexes enfouis.

Posté le 20 août 2020 par Jacques Danielle

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