JDMAI #34

The Americans (Saison 5) : Très bon. L’évolution des personnes est bonne, avec un fort potentiel pour la suite.

The Americans (Saison 6) : Et c’est le drame. Écrite pour boucler la série, tout part en vrille. Elizabeth devient tout à fait détestable, ce qui explique certainement pourquoi Keri Russel n’a pas été récompensée aux Emmy Awards, contrairement à Matthew Rhys, alors qu’ils méritaient tous les deux. La fin est une vraie fin ouverte. Un peu meilleure que ce à quoi on aurait pu s’attendre compte tenu de la noirceur de la saison. Je retiendrai les cinq précédentes.

The Sinner (Saison 1) : Géniale ! Aucune idée de ce vers quoi je m’aventurais, la surprise n’en était que plus grande. Tout est réussi.

Better Call Saul (Saison 4) : Tout est parfait. J’aurais presque envie de dire que c’est meilleur que Breaking Bad…

Making a Murderer (Saison 2) : Dur de se remettre dans le bain après presque trois années et l’arrivée de nouvelles têtes. Le parti pris est encore plus important puisque la première saison lui a valu énormément de critiques de la part des opposants. Une impression de télé-réalité qui s’y mêle. Beaucoup de choses progressent, l’enquête menée par la nouvelle avocate de Steven Avery est passionnante. Mais les résultats se font attendre…Chacun se fait son avis et ils sont plus opposés que jamais.

Bodyguard (Saison 1) : C’est très bien, aucun doute. Mais il manque une dose d’originalité qui en aurait fait quelque chose de génial. Dommage.

Posté le 1 novembre 2018 par Jacques Danielle

JDMAI #33

Ozark (Saison 2) : Dans la continuité de la première saison. Quelques grosses ficelles et des maladresses qui l’empêchent d’être un chef d’oeuvre, mais elle est très qualitative et vraiment plaisante à suivre.

Jack Ryan (Saison 1, Épisode 1) : Ce que c’est mauvais… Première série « gros budget » Amazon, dommage.

Outlander (Saison 1) : A quelques détails près, c’est exactement ce que j’en attendais, à commencer par ce terrible générique. Seul point noir, Starz ayant adopté la patte HBO d’avant 2010, il y a des scènes de cul et de violence inutiles qui viennent perturber la fluidité de l’ensemble.

Sharp Objects (Intégrale) : C’est vraiment bien fait. Ce qui n’arrive pas à masquer l’inintérêt total de l’histoire. Next.

Gomorrah (Saison 3) : Globalement déçu. Ça tourne en rond.

The Marvelous Mrs. Maisel (Saison 1) : Décidé par le succès rencontré aux Emmy Awards malgré une faible popularité. C’est une bonne série, parfois drôle, souvent moins. Des rôles très réussis. Une histoire… bof. Sans ce côté feelgood et surtout ce féminisme évident; aucun doute que la série n’aurait rien gagné en dehors de cette période d’instabilité du monde de l’audiovisuel américain.

The Affair (Saison 3) : Ce qui est génial dans cette série c’est que chaque saison arrive à être une mini-série que l’on pourrait facilement regarder de manière totalement isolée. En parallèle, reste le fil rouge que l’on suit depuis le départ mais qui ne vient jamais écraser la saison en cours. Et le principe de l’histoire racontée de deux points de vue, avec le soin apporté à y glisser des différences qui retranscrivent l’état d’esprit du narrateur au delà des dialogues. Excellent.

Trial & Error (Saison 1) : Impossible de ne pas faire le lien avec Parks and Rec tant l’esprit est proche. Pour une première saison, c’est au moins aussi bien. Très drôle, très créatif… Vivement la suite !

Maniac (Saison 1, Épisode 1) : Un premier épisode où il ne se passe strictement rien et qui ne donne aucunement envie de voir la suite. Next.

Posté le 1 octobre 2018 par Jacques Danielle

Marche pour le cheeseburger

Imaginons un commerçant qui, en faisant ses comptes, réalise que s’il souhaite maintenir son activité qui lui permet de faire vivre sa famille et celle de ses employés, il doit augmenter son chiffre d’affaire mensuel de X€.

Il consulte alors divers experts qui lui proposent chacun des solutions complexes ou contraignantes : ouvrir le weekend, organiser des événements promotionnels, déménager, réaménager ses rayons, refaire la devanture…  
Individuellement, elles ne permettront que d’atteindre un faible pourcentage de l’objectif.
Pas convaincant.

Puis vient un jour où quelqu’un lui annonce qu’il sait comment faire augmenter son chiffre d’affaire de près de la moitié du montant visé. Avec un seul changement, simple et peu contraignant.

En effet, depuis des années le chef d’entreprise avait pris pour habitude de fumer dans sa boutique. Les mœurs évoluant, des clients avaient cessé de venir, incommodés par la fumée et l’odeur qu’elle laissait dans les rayons et sur les produits qu’ils ramenaient ensuite chez eux.

S’il s’avère sincère dans sa démarche, nul doute qu’il prendra la décision d’aller faire ses pauses nicotines à l’extérieur ?

Pas si sûr, si l’on observe le nombre de personnes qui se disent concernées par l’avenir de la planète, mais qui continuent à se nourrir de cadavres et d’autres dérivés d’animaux. 

Lorsqu’il s’agit de mettre sa bouteille d’Evian dans le bac à déchets recyclables ou pour installer des ampoules LED, il-y-a du monde. Mais pour remplacer le saucisson de l’apéritif par des cacahuètes ou des crudités (soyons fous !), là, le réchauffement climatique est loin. Probablement en Chine où le concept a été inventé, n’est-ce-pas ?

Pourtant les chiffres sont là.

The [greenhouse gas (GHG)] emissions in kilograms of carbon dioxide equivalents per day (kgCO2e/day) were 7.19 for high meat-eaters ( > = 100 g/d) […] 3.81 for vegetarians and 2.89 for vegans.
[Dietary greenhouse gas emissions of meat-eaters, fish-eaters, vegetarians and vegans in the UK sur ncbi.nlm.nih.gov]

Remplacer un régime omnivore moyen par un régime végétarien voir végétalien permet de réduire son empreinte carbone alimentaire d’au moins 47 à 59%.

Et l’impact va même plus loin.

Avoiding meat and dairy products is the single biggest way to reduce your environmental impact on the planet […] without meat and dairy consumption, global farmland use could be reduced by more than 75% […] and still feed the world. Loss of wild areas to agriculture is the leading cause of the current mass extinction of wildlife.

The new analysis shows that while meat and dairy provide just 18% of calories and 37% of protein, it uses the vast majority – 83% – of farmland and produces 60% of agriculture’s greenhouse gas emissions. […] The scientists also found that even the very lowest impact meat and dairy products still cause much more environmental harm than the least sustainable vegetable and cereal growing.
[…]
“A vegan diet is probably the single biggest way to reduce your impact on planet Earth, not just greenhouse gases, but global acidification, eutrophication, land use and water use,” said Joseph Poore […] who led the research. “It is far bigger than cutting down on your flights or buying an electric car,” he said, as these only cut greenhouse gas emissions.
[Avoiding meat and dairy is ‘single biggest way’ to reduce your impact on Earth sur TheGuardian.com]

Alors, on va fumer dehors ou on ferme boutique ?

Posté le 13 septembre 2018 par Jacques Danielle

Panem et circenses

L’avantage de vivre déconnecté, c’est que j’arrive à échapper à beaucoup de choses réellement déprimantes. Ça tombe bien, c’était le but à l’origine.

Parfois, ces éléments ont une portée telle qu’elles arrivent à passer mes filtres.

C’est ainsi que j’ai découvert ce weekend l’arrivée ce jour du Loto du patrimoine.

Inutile de revenir en détails sur qui sont les barbares à l’origine du projet. Que la France est toujours la première destination touristique au monde. Que la Française des Jeux n’a toujours été qu’une branche de la DGFiP destinée à récolter l’impôt le plus injuste qui soit. Que l’État avait déjà dans ses caisses tout l’argent nécessaire à soutenir le patrimoine.

Non, ça avait le goût et l’odeur d’une bonne grosse enfilade En Marche.

Mais il manquait certains détails pour réaliser l’ampleur de la chose :

Le loto du patrimoine […] a désormais ses tickets. Fabriqués dans un site ultrasécurisé à Détroit aux États-Unis, les 12 millions de tickets à gratter seront mis en vente le 3 septembre prochain dans un peu plus de 30.800 points de vente à travers l’Hexagone.
Ils seront vendus au prix de quinze euros, soit le ticket le plus cher de l’histoire du loto français.
[…]
Pour chaque «ticket patrimoine» acheté, 1,52 euro sera reversé à la Fondation du patrimoine.
[…]
Pour imprimer ces tickets, près de 600 km de papiers ont été nécessaires […] Ils traverseront l’Atlantique par bateau avant d’arriver en France trois semaines plus tard, pour être finalement stockés dans le plus grand secret.
[Loto du patrimoine : tout savoir sur les tickets à gratter sur LeFigaro.fr]

Nul doute que d’autres surprises du genre restent encore à découvrir. Et pour le pain, on repassera.

Posté le 3 septembre 2018 par Jacques Danielle

JDMAI #32

Au service de la France (Saison 2) : Humour très particulier mais quand on aime c’est vraiment drôle et extrêmement bien écrit !

Hannah Gadsby: Nanette : Je m’attendais à voir un spectacle comique, j’ai été quelque peu surpris. Je pense qu’il est nécessaire de le voir pour comprendre certains enjeux de la société d’aujourd’hui.

Last Chance U (Saison 3) : J’estimais que ce troisième volet serait inutile, pensant qu’il suivrait encore une fois EMCC. Erreur. Cette année c’est vers le Community College d’Independence que les caméras se sont braquées. Pour autant, on comprend vite qu’il ne se passera rien de nouveau. Les mêmes problèmes, les mêmes résultats. A cela, s’ajoute un choix fait de restreindre un peu plus le temps accordé aux personnages périphériques que sont les matchs, la communauté, les membres du staff… C’est concrètement une déception, même si la qualité est toujours présente. Preuve en est cette Part IV qui revient sur les deux premières années et permet de retrouver une narration propre aux séries. Peut-être est-il temps de s’arrêter là pour Last Chance U et de se consacrer à une autre série documentaire. Ce ne sont pas les sujets qui manquent.

Orphan Black (Saison 1, Épisodes 1 et 2) : C’est grossier. Aucune finesse. Et après deux épisodes, je n’arrive pas à m’intéresser au sujet. Autant arrêter là.

Secret City (Intégrale) : Bonne surprise. Ça tient clairement la route, avec une patte australienne qui se différencie bien des habituelles séries américaines. Complète et bien écrite.

Six (Saison 2) : Bien supérieure à la première. Le côté patriote bourrin est moins présent. On se concentre plus sur le ressenti de chaque personnage et de vrais sujets de fond sont abordés. En parallèle, de nombreuses maladresses empêchent de totalement apprécier l’ensemble. Dommage que ça s’arrête maintenant.

Irresponsable (Saison 1, Episode 1) : Gros malaise.

Homeland (Saison 7) : Inscrite de manière remarquable dans l’actualité tout en étant largement dépassée. Vraiment bien.

Autoportrait en chienne : Lecture aisée qui permet d’en apprendre plus sur la personne derrière Solange te parle et surtout sa chienne, Truite.

Martin Eden : Le livre révélation que j’attendais.

Le jour des morts : Style intéressant, histoire haletante. Bonne transition.

Objet trouvé : Premier roman tant attendu de l’auteur du meilleur blog ever. Avalé d’une traite. Tout est à garder. Vivement le prochain !

NCIS : Los Angeles (Saison 8) : Cette plaie. Non seulement ils mènent la vie dure à mes deux personnages préférés, mais en plus les intrigues sont au ras des pâquerettes et vraiment sans intérêt. Et rien n’est crédible, à commencer par leurs gilets par-balles qui sont en fait de simples gilets lestés pour Crossfit

Killing Eve (Saison 1) : Excellent. C’est bourré d’humour à tel point qu’on oublie que c’est censé être un drama à l’origine. Et c’est animé avec une magnifique BO.

Frank Haleton : We can do a deal. I have a lot of money.
Villanelle : So do I.
Frank Haleton : I have children.
Villanelle : I don’t want your children.
[01×05 – Killing Eve]

Posté le 1 septembre 2018 par Jacques Danielle

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