JDMAI #55

Home Game (Saison 1) : L’idée de départ est bonne, c’est un sujet intéressant de découvrir d’autres cultures par le sport. Par contre non seulement les sports ne sont pas homogènes en terme de singularité, mais en plus leur traitement n’est pas équitable. Commencer par le Calcio florentin est une bonne idée car ça donne envie de voir la suite, mais une mauvaise car tout le reste paraît fade derrière.

Cheers (Saison 3) : Grosse coupure à cause du confinement (c’est la série que je regarde le matin avant de partir travailler), j’ai trouvé ça majoritairement répétitif et chiant. Dernière chance avec la saison 4 ?

Mindhunter (Saison 2) : Très propre, très qualitatif, l’ambiance, les personnages, la photographie… Top. Mais la narration pour le moins bordélique vient tout gâcher. Les deux derniers épisodes sont d’un ennui…

The Plot Against America (Saison 1) : Reconstitution au poil, il n’y a débat. Et on comprend une partie du message. Mais c’est d’une horrible lenteur, avec une mise en place interminable pour finalement survoler le cœur du sujet sur le dernier épisode qui en plus ne se conclue pas réellement. Globalement déçu. Et surtout la forme est trop pompeuse pour que l’avertissement soit reçu.

Metanol (Saison 1) : L’histoire est intéressante, la façon dont c’est raconté tout autant. Une bonne introduction aux productions tchèques. Dommage pour les sous titres pas au niveau (Amazon Prime Video…). Concernant ce qu’il s’est passé, je ne sais pas si c’est ce que je devais en retenir, mais j’ai remarqué la forte ressemblance avec la crise que nous traversons actuellement : les gens savent que de l’alcool frelaté est en libre circulation partout dans le pays mais continuent à s’en procurer par tous les moyens malgré les interdictions mises en place par les autorités pour éviter de nouveaux cas. Et la légère contradiction des personnes qui refusent de payer des taxes sur l’alcool qu’elles consomment, mais réclament leur prise en charge médicale et l’intervention de la police quand les choses tournent mal. Mais c’est sûrement ma vision pro-sobriété qui s’exprime.

L’Institut – Stephen King : Premier livre audio de fiction en français écouté en entier. Et premier Stephen King. Je ne saurai dire si ça vient du narrateur ou de l’histoire, mais j’ai trouvé l’ensemble vaguement intéressant, avec trop de temps passé sur des détails inutiles. Et j’ai globalement du mal avec ce format pour de la fiction.

Baron Noir (Saison 2) : Impressionné ! L’écriture, la réalisation, la majorité des acteurs et surtout l’encrage extrêmement prégnant dans le réel, on s’approche plus du documentaire que de la pure fiction. Faire appel aux vrais médias en dehors du groupe Canal ajoute tellement de réalisme, c’est une excellente idée. Même chose pour les lieux. Vraiment bien. S’il fallait trouver quelques défauts, je dirai qu’à mi-saison l’intrigue patine un peu avant de reprendre la bonne voie. Et en tant que lillois, je n’ai pu m’empêcher de constater que beaucoup de scènes supposées se passer à Paris ont été tournées à Lille. Un détail mais c’est perturbant de voir le personnage dans le métro parisien et deux secondes après dans une chambre à Euralille…

Baron Noir (Saison 3) : Peut-être une erreur d’avoir enchaîné deux saisons. Ici c’est encore plus réaliste qu’avant, sur ce point c’est très propre, bravo. Par contre un sentiment de lassitude s’installe, avec toujours les mêmes guerres qui se reproduisent, avec une fin tellement attendue et des raccourcis trop gros. Et une brève note sur le personnage insupportable de Salomé Rickwaert, non seulement elle n’a qu’une utilité très limitée dans l’histoire, mais en plus son comportement et son absence totale de personnalité la rendent détestable au possible. Heureusement elle n’est pas trop présente ce qui la laisse tout de même derrière Skyler White.

Fear City: New York vs The Mafia (Intégrale) : « Mini-série » ça n’était pas un mensonge car il n’y a que trois épisodes de 50 minutes. Dommage car ça aurait pu durer des heures j’aurai enchaîné sans soucis. L’ambiance dans laquelle on plonge avec les images d’archive est incroyable, impossible de ne pas être happé. Les enregistrements audio d’époque sont saisissants. Avoir le témoignage d’anciens acteurs des deux camps et en particulier des méchants est ce qui porte la série. Reste que ces témoignages sont vraiment très mal filmés et voir des gens pensifs face à une fenêtre tous les 45 secondes ça devient lassant. Visiblement ils manquaient vraiment de contenu ce qui est dommage car c’était un sujet qu’on aimerait beaucoup voir approfondi. Et surtout il serait intéressant de creuser les causes et les conséquences. D’un côté c’est l’ultralibéralisme qui leur a par exemple permis de devenir les rois du ramassage des ordures. De l’autre on voit deux personnes apparaître dans la série : Donald Trump, aujourd’hui président des États-Unis et Rudy Giuliani qui fut élu maire de New-York suite à cette affaire et qui est aujourd’hui conseiller de Trump. Les cartes ont été redistribuées mais il semblerait qu’une mafia soit toujours aux affaires.

Paul Taylor – #Franglais : Artiste et spectacle découverts au hasard des suggestions YouTube. Grosse surprise. Absolument pas prétentieux, honnête, vivant et vraiment drôle. Et derrière il y a une chaîne avec plusieurs années d’archives qui semblent tout aussi intéressantes. A suivre !

Norsemen (Saison 3) : Un peu perdu niveau narration car ça semble se dérouler avant les deux premières saisons. C’est relativement décousu et dur à suivre. L’humour est toujours très présent, à la façon de Norsemen. Par contre ça tourne autour du trou de balle un peu trop à mon goût. Ont-ils choisi la facilité ? C’était un peu plus subtil avant. Six fois trente minutes ça passe vite.

#Playlist

Johan Papaconstantino – Lundi : Pas fan du clip, la musique est incroyable.

Posté le 1 août 2020 par Jacques Danielle

Traîtresse de vieillesse

La semaine dernière, Renaud sortait une nouvelle chanson sobrement (!) intitulée Corona song.

J’ai tout d’abord cru à une blague, puis j’ai ressenti de la consternation avant une grande tristesse.

Pour citer un auteur plus jeune mais tout aussi talentueux Où sont passées les stars de ma jeunesse ? Morts ou devenus des parodies d’eux-mêmes.

Rien que le titre, avez zéro originalité, était déjà annonciateur du désastre. Et le refrain Coronavirus, connard de virus, soit le combo rime/jeu de mot le plus éclaté au sol de cette année vient faire s’envoler tout doute.
Mais ce n’est pas tout.

Si on s’attarde un peu plus sur les paroles, on a :

Pour ce qui est du clip ce n’est guère mieux.
Avec le célèbre bandana rouge utilisé comme masque de protection mais mal porté la majorité du temps puisqu’il ne couvre pas le nez.
Une scène complètement absurde où on le voit brandir un vieux fusil.
Et plus généralement les plans où il est dans les bois avec quelques individus dans son style, entourés de vieux engins agricoles l’ensemble donne vraiment une impression de redneck.
Là encore en contradiction avec ses propos sur Trump puisque ce genre d’individus fait partie de son électorat.

Bref, l’absence d’originalité et le fait que tout ça ne ressemble pas du tout à ce qu’était Renaud est dur à voir quand on a tant d’estime pour son travail passé.

Posté le 18 juillet 2020 par Jacques Danielle

JDMAI #54

The Wire (Saison 2) : Que ça passe vite ! J’avais en mémoire une histoire très complexe mêlant une quantité impressionnante de personnages (c’est le cas) et finalement une fois que toutes les pièces sont en place, c’est déjà l’avant-dernier épisode. Ça aurait pu durer cinquante, cent épisodes, je prenais immédiatement !

Dunkirk (2017) : Visuellement impeccable. Le choix de ne jamais (ou presque) montrer l’ennemi sous forme humaine est bien vu. La narration un peu chaotique est raccord avec l’histoire. Pour autant, il manque un petit quelque-chose pour rendre le film totalement marquant. Et avoir mis de grands noms au casting n’était vraiment pas indispensable.

The Wire (Saison 3) : En cette période particulière, la saison résonne différemment et on réalise un peu plus à quel point l’écriture est d’une incroyable justesse.

Marcella (Saison 3) : Wow ! La première moitié de l’épisode initial est un bordel incompréhensible jusqu’à ce que l’on ait enfin droit à des explications. La suite est un pur plaisir, avec un mélange d’accents tirés au couteau, de cassosseries délicieuses, d’intrigues rocambolesques et de psychoses gênantes. Avant de terminer sur un final grandiose et complètement délirant, d’un niveau supérieur à ce qu’on pouvait attendre. Tout cela avec une fluidité relativement étonnante. C’est vraiment pas fait pour tout le monde, il suffit de voir les critiques, mais si on apprécie le genre c’est top.

The Wire (Saison 4) : De loin la saison qui prend le plus le spectateur par les sentiments. Que ce soit la joie ou la tristesse. Un régal.

Balle Perdue (2020) : Ça casse peut-être quatre murs de béton, mais pas trois pattes à un canard… Écriture très simpliste et bancale. Mais puisque c’est un film d’action, n’y prêtons pas attention. C’est plus un délire entre potes, et le plaisir qu’ils ont pris à tourner le film ressort assez clairement ce qui permet de passer un bon moment.

Brooklyn 99 (Saison 4) : Rigolo.

The Wire (Saison 5) : Et voilà, c’est (déjà) fini. Encore une saison bien différente des précédentes, avec une intrigue incroyable et de grosses évolutions de personnages. Le dernier épisode est un cran au dessus encore. Comme-ci cela était possible. Enchaîner les saisons était nécessaire car cela permet de réaliser à quel point elles réalisent un ensemble tout à fait cohérent, avec les dernières minutes qui rebouclent à la perfection les premières minutes. Une invitation à regarder de nouveau ce chef d’œuvre. Et quelle galerie de personnages. Impossible d’en choisir un.

Zoey’s Extraordinary Playlist (Saison 1, Épisode 1) : Après The Wire, je voulais calmer le jeu en passant à quelque chose de plus léger et ceci semblait tout à fait adapté. Finalement c’était peut-être trop léger. Le surjeu permanent, les dialogues totalement creux, les clichés constants, l’incohérence omniprésente… Et le pire c’est que j’espérais découvrir quelques perles musicales, comme avec High Fidelity, mais non, ce ne sont que des classiques archi-connus. Suivant.

Parlement (Saison 1) : Excellente surprise. Je m’attendais à un truc niais/bien-pensant visant à donner une belle image de l’Europe. La réalité est tout autre. C’est une critique comique documentée, bien écrite et vraiment très drôle de l’institution et de ses membres. En plus c’est disponible en libre accès sur le site de France TV, alors aucune raison de se priver.

Dark (Saison 3) : Deux solutions. Soit la saison est extrêmement pauvre mais les scénaristes se sont employés à complexifier à l’extrême la narration afin de focaliser l’attention du spectateur sur celle-ci, l’empêchant de réaliser la supercherie façon bonneteau, tout en offrant une explication finale sur un plateau d’argent pour flatter son intellect : bravo, tu as réussi à démêler ce sac de nœuds, tu dois être très intelligent ! Soit je ne suis tout simplement pas client de ce genre de production, ou trop con pour comprendre; le problème c’est moi. Dur de choisir… Une chose est sûre, Dark est vendue comme une série de science-fiction mais c’est faux. C’est au mieux une série fantastique. L’embrouille vient peut-être de là. L’histoire n’a rien de rationnelle. Il ne suffit pas de parler de voyage dans le temps et de balancer quelques théories scientifiques pour être de la SF. Non. En s’affranchissant de tout cadre et de toute contrainte au fur et à mesure de ce qui arrange les auteurs, Dark n’est au final qu’une série sentimentale fantastique. C’est à dire une perte de temps pour ceux qui, comme moi, pensaient être devant une pépite SF suite à la première saison. Heureusement c’est terminé.

Curb Your Enthusiasm (Saison 9) : J’avais oublié à quel point c’était si particulier et si drôle. Dévoré les 10 épisodes.

#Playlist

Hoshi – SQY : Right in the feels. Rarement été autant pris par une chanson nostalgique. Boule au ventre à chaque écoute. Le reste de l’album est tout aussi juste.

Posté le 1 juillet 2020 par Jacques Danielle

Citius, Altius, Fortius

La devise olympique est la devise des Jeux olympiques modernes, composée des trois mots latins « Citius, Altius, Fortius » qui signifient « plus vite, plus haut, plus fort ».
[Devise olympique sur Wikipedia.org]

L’exemple emblématique de ces ultra-trails annulées en raison de la pandémie de coronavirus est celui de l’UTMB, l’ultra-trail du Mont-Blanc qui n’aura pas lieu à la fin du mois d’août à Chamonix. Mais cette période compliquée a aussi permis à certains de réfléchir à l’avenir de ce genre de compétitions. C’est le cas du Jurassien Xavier Thévenard qui veut maintenant mettre en pratique son engagement écologique : il ne veut plus prendre l’avion pour aller courir à l’autre bout de la planète.
[Demain, il arrête de prendre l’avion : l’engagement du champion d’ultra-trail Xavier Thévenard sur FranceInter.fr]

Décision courageuse et très appréciable de la part de cet athlète qui n’hésite pas à mettre ses convictions avant sa carrière.

Il faut dire que vivre en accord avec soit même doit être plus simple que de subir en permanence une forte dissonance cognitive lorsque l’on pratique un sport en pleine nature tout en participant activement à sa destruction par son propre mode de vie.

Après avoir lu l’article de France Inter, je suis tombé sur cet autre intitulé Le sport de haut niveau est-il un non sens écologique ? sur le site inconnu jusqu’alors (attention à la valeur du propos) « BonPote.com ».

Et là je suis clairement dubitatif.

Déjà parce que le sport n’a pas vocation à être respectueux de l’environnement.
Certes il semble logique de se préoccuper de l’impact sur l’environnement que la pratique de certains sports peuvent avoir lorsque celle-ci a lieu en pleine nature. La détruire reviendrait alors à mettre en péril ce sport.
Mais quand on voit que les sports les plus populaires se pratiquent en immense majorité dans des lieux artificiels, on se doute que le judoka n’a pas vocation à se pourvoir en défenseur des ours polaires.
J’entends souvent les critiques vis à vis du Tour de France, pendant lequel l’ensemble du convoi incluant l’organisation, la sécurité, les médias, les sponsors, et enfin les équipes, représente un total d’engins motorisés plus important que le nombre de coureurs cyclistes au départ. Et je suis le premier à m’en désoler lorsque j’assiste à ce spectacle sur le bord des routes. Pour autant, ce n’est pas parce que la bicyclette est vue comme un moyen de transport individuel plus vertueux que l’automobile (ou l’hélicoptère) que la pratique du cyclisme sportif professionnel doit être eco-friendly.

Ensuite parce qu’il ne faut pas se tromper sur la nature du sportif de haut-niveau qui n’est autre qu’un simple acteur de divertissement. Parler de devoir d’exemplarité vis à vis de la société est une erreur. Le sportif professionnel tire ses revenus de ses sponsors/partenaires. Il n’a donc d’autre devoir qu’envers ceux-ci. Ce n’est pas un élu qui doit rendre des comptes à ses administrés et qui touche un salaire provenant des finances publiques. Si à titre personnel un sportif est un connard et diffuse des idées de merde à ses fans, c’est son problème et celui de ses sponsors. Si ses fans décident de suivre ses idées de merde, c’est leur problème. Libre à chacun de continuer à admirer ou non un sportif s’il s’avère qu’il ne partage absolument pas ses idées. Ce n’est pas à la société d’imposer à chaque individu ce qu’il doit penser en fonction de son statut dans celle-ci.

Enfin parce que l’activité d’un sport de haut niveau n’est pas que son activité. Quand un sportif traverse la planète en avion pour participer à une compétition, son impact environnemental n’est pas propre à l’individu mais partagé avec les spectateurs puisque c’est pour eux que le déplacement a été réalisé. Et c’est là toute la différence avec le monde amateur, et raison par laquelle c’est plutôt de se côté qu’il faudrait se pencher.
Quand un cycliste amateur charge son vélo dans la soute d’un avion pour aller rouler seul dans un pays lointain, de la même manière qu’il règle seul le coût du billet, le coût environnemental de ce déplacement est propre au cycliste puisque son activité ne sera partagée avec personne (à la limite avec ses pauvres amis qui devront subir la soirée diapositives de rigueur).
A l’inverse, quand une équipe cycliste européenne se rend en Australie pour courir devant des milliers de spectateurs, le coût est partagé entre toutes les personnes qui prennent part ou assistent à l’évènement.

En admettant malgré tout que cela soit vrai, que les sportifs professionnels aient un devoir d’exemplarité écologique à titre individuel, dans ce cas, quelles seraient les solutions ? Se limiter aux compétitions locales ? Quid de l’universalité du sport dans ce cas ? Remplacer les rencontres physiques par des compétitions dans un monde virtuel ? Oui mais l’impact du numérique sur l’environnement alors ?

Il ne fait aucun doute que le sport peut être un excellent vecteur pour changer de paradigme vis à vis de notre impact environnemental individuel. Pour autant je ne pense pas qu’il faille mettre tout cela sur le dos des sportifs professionnels qui ne représentent en rien la réalité du sport tel que pratiqué par la majorité et appartiennent à un monde totalement différent. Mais que cela n’empêche pas ces derniers à prendre des initiatives individuelles en accord avec eux-même, comme l’a fait Xavier Thévenard.

Posté le 16 juin 2020 par Jacques Danielle

JDMAI #53

Better Things (Saison 4, Épisode 1) : Je me souvenais avoir été déçu par la troisième saison sans savoir exactement pourquoi. J’aurai du vérifier. Envie d’exploser ma télé après dix minutes. Insupportable. Sauf un passage rigolo.

Little America (Saison 1) : Partagé. D’un côté on a de belles histoires réconfortantes bien racontées sur un format court de 25 minutes. De l’autre, cette accumulation de bonheur donne presque la nausée car on sait parfaitement que la réalité ce n’est pas ça. Surtout en cette période où la bêtise humaine sous toutes ses formes a pris le pouvoir. A regarder de manière très espacée pour se remonter le moral, oui, ça doit marcher.

Better Call Saul (Saison 5) : Excellent.

Mr. Robot (Saison 4) : C’est dommage car c’est très bien écrit et réalisé, mais quelques détails (double personnalité…) font que c’est le bordel et très dur à suivre, résultat je ne suis pas suffisamment attentif pour tout bien saisir et je manque beaucoup de choses… Malgré cela, les quelques morceaux que j’arrive à m’approprier sont excellents.

Devs (Saison 1) : Le premier épisode, le pilote, est un pur chef d’œuvre. Un régal absolu du début à la fin. Rempli de promesses incroyables. J’ai même hésité à le revoir avant de poursuivre. Malheureusement tout s’écroule ensuite. Non seulement la suite est nettement moins travaillée à tel point qu’on a l’impression de suivre une autre série, mais en plus tout est très banal, déjà vu et revu, avec le fil conducteur qui n’est qu’un mélange entre Fringe et l’épisode (L’Episode !) San Junipero de Black Mirror. Et c’est tellement prétentieux que ça en est affreusement agaçant. Énorme déception.

SEAL Team (Saison 1, Épisodes 1/2/3/4) : J’attendais d’une telle série de la castagne de qualité comme Strike Back (que je n’ai pas terminée, il est temps de corriger le tir…) ou du patriotisme et de la morale à deux sous comme Six. Mais SEAL Team ne propose rien de cela. Niveau action c’est digne d’une banale série policière tandis que la morale se veut trop poussée et intelligente pour être crédible. Un horrible mélange des genres qui doit très certainement plaire à certains mais qui n’a aucun intérêt à mes yeux.

Strike Back (Saison 6) : Voilà ! Ça c’est du divertissement ! Des personnages intéressants avec des relations plaisantes, de la baston de qualité, pas de drama inutile, une histoire qui permet de faire vivre le truc, de l’humour… On laisse le cerveau sur la table baisse et on apprécie le spectacle. De façon assez surprenante, cette saison est peut-être la série la plus féministe que j’aie pu voir. Très loin des comédies bien-pensantes qui dégueulent de niaiseries individualistes fruits de l’esprit malade de quelques écervelées attachiantes.

Lodge 49 (Saison 1) : Malgré un pitch improbable, l’ensemble est plutôt intéressant. Si l’on fait abstraction de Dud, loser pathétique cliché, on découvre au fur et à mesure des épisodes toute une galerie de personnages perdus plus ou moins drôles et attachants. Ça part un peu dans tous les sens, le dernier épisode est problématique mais sinon ça se tient. Annulée après deux saisons, je vais attendre que la suite soit disponible sur Amazon Prime.

The Wire (Saison 1) : Normalement je ne regarde pas une série déjà vue. Mais j’ai eu envie de replonger dans The Wire. J’avais presque tout oublié. Également à quel point c’est un pur régal. Avec quelques années de recul de plus sur la vie je découvre beaucoup de choses qui m’avaient échappées au premier visionnage et l’écrite n’en apparaît que plus juste. Du génie.

Space Force (Saison 1) : Partagé comme rarement. Parfois très drôle (le passage du chimpstronaut c’est du pur génie made in Steve Carell), souvent gênant, globalement à peine distrayant. La partie comique est finalement décevante. La satire de la politique américaine est plus qu’évidente et ne fait malheureusement pas dans la subtilité. Je ne suis pas particulièrement ce qu’il se passe outre-atlantique pourtant quand est arrivée la congresswoman bavarde et dynamique aux traits hispaniques, j’ai immédiatement reconnu Alexandria Ocasio-Cortez. Mais ils se sont sentis obligés de bien expliquer la blague en appelant le personnage Anabela Ysidro-Campos. Embarrassant. Malgré cela j’ai enchaîné les dix épisodes car la partie drama avec les relations entre les personnages est plutôt bonne. Cocasse pour une comédie.

Posté le 1 juin 2020 par Jacques Danielle

Page suivante »