JDMAI #67

Rosehaven (Saison 1) : Simple, drôle, plaisant !

Sophie: A Murder in West Cork (Saison 1) : Totalement étranger à l’affaire, j’ai découvert les éléments au fur et à mesure. S’il n’y avait pas cette ambiance particulière liée à la localisation, j’aurai probablement lâché l’affaire rapidement, malgré seulement trois épisodes de 50mn. D’un côté on a la famille de la victime, des bourgeois pure race, le genre qui romantisent leur existence à l’absurde et qui s’imaginent être des humains élus. De l’autre côté, les voisins irlandais de la victime, des artistes à moitié hippies qui romantisent eux aussi leur existence; ainsi qu’un enquêteur au melon incroyable. Et au milieu de tous ces tarés, un journaliste pervers narcissique. Sacré tableau. Rien à garder. Mais alors rien du tout.
J’ai par contre été très surpris par la ressemblance entre Marie Farrell, témoin douteux de l’affaire, et Murielle Bolle, témoin douteux de l’affaire Grégory.

It’s Always Sunny in Philadelphia (Saison 13) : Une saison très différent de ce que l’on a l’habitude de voir. C’est un peu (beaucoup) plus réfléchi et ça perturbe. Pour autant, cela offre une évolution intéressante des personnages.

Heist (Saison 1) : Bien. Les trois braquages documentés sont intéressants en soit, mais c’est surtout d’avoir la version racontée (surement partiellement) par ceux qui les ont réalisés qui est intéressant. Fondamentalement ils n’apparaissent pas comme des criminels en puissance, mais plutôt des gens simples qui ont fait des erreurs par appât du gain et se sont fait prendre. Et pour paraphraser Bohort : fort heureusement, l’incident n’a fait aucune victime. Ça passe vite et c’est distrayant. Que demander de plus ?

Mercury 13 : Une partie de l’histoire de la conquête spatiale bien trop méconnue et surtout une représentation très franche de la société à cette époque. Les femmes interviewées sont incroyables, toutes encore pleine d’enthousiasmes après tant d’années. C’était d’ailleurs amusant de voir à quel point elles ont servi d’inspiration pour les personnages de For All Mankind.

Killer Ratings (Saison 1) : Soit la série documentaire est totalement en faveur de Wallace Souza, soit il est impossible de le croire coupable en voyant tout cela. Absence totale de preuves, les enquêteurs qui prétendent avoir vu des preuves sans jamais pouvoir les fournir, l’accusation qui ne repose que sur des témoins qui finissent tous par dire qu’ils ont été torturés pour forcer leurs déclarations, les enquêteurs qui perdent des témoins, qui emprisonnent les témoins en faveur de la défense, qui excluent toutes les pistes en faveur de la défense, l’utilisation systématique des médias pour manipuler l’opinion publique… Il est peut-être coupable, mais ce qui est présenté ici démontre tout l’inverse.

Kaamelott : Premier Volet (2021) : Voir critique complète.

#Playlist

Maggy Bolle – Jean-Marc : Pas vraiment besoin d’expliquer pourquoi c’est drôle.

Kaamelott : Premier Volet

Plus de dix ans et une pandémie après le dernier épisode du sixième livre de la série Kaamelott, le premier volet de la trilogie cinématographique sort enfin dans les salles. Environ une semaine après les annonces concernant Passe Sanitaire, qui sera alors obligatoire pour se rendre, entre autres, au cinéma.

Dans le contexte actuel, je n’avais initialement pas prévu d’aller le voir, en tout cas pas dans les premières semaines, pour éviter les foules. Et parce que je n’ai pas mis les pieds dans une salle de cinéma depuis des années et à vrai dire, je ne m’en porte pas plus mal.

Mais à côté de ces arguments « contre », ceux en faveur d’un déplacement à l’UGC s’accumulent : en tant que fan de la série ce serait me trahir que de ne pas y aller, ce serait manquer de respect au travail d’Astier, surtout qu’il a bien insisté sur le fait qu’il a tourné pour le cinéma, avec les nouvelles restrictions, peu de monde se rend au cinéma alors il est important de montrer son soutien… et surtout, une semaine après avoir reçu ma seconde dose mRNA-1273, me voilà titulaire d’un Passe Sanitaire dont l’utilité me concernant risque d’être quasi-nulle; vie d’ermite oblige.

Quand la balance est autant déséquilibrée il faut savoir faire face à la réalité et prendre ses responsabilités.

Me voici donc de retour dans une salle obscure, un samedi matin de juillet; pendant que ça chasse-croise dans les embouteillages.

Avant d’entamer une éventuelle critique/analyse du film, je tiens à noter que je fais partie de ceux qui ont absolument adoré (et adorent encore; je dois regarder l’équivalent d’un livre par mois toute l’année) les quatre premiers livres de la série et qui ont apprécié les deux derniers, voient ce que ça apporte à l’ensemble… mais qui auraient préféré que la ça continue comme avant ou que simplement cela se fasse différemment, dans un autre contexte; un vrai préquel par exemple.

Plus le film s’approchait, et plus j’avais le sentiment que je risquais d’être déçu. Pour éviter cela, j’ai tout naturellement essayé d’imaginer à quoi il pouvait correspondre : un film d’heroic fantasy à la Astier, saupoudré de l’humour Kaamelott.

Et ça a plutôt bien marché puisqu’il s’avère que c’est exactement ça. Je ne suis pas déçu.

Pour autant, forcément, j’espérais au fond de moi me tromper et avoir droit à une vrai belle surprise. Ce ne fut pas le cas.

Comme il l’explique très bien lui-même, Astier a sa propre version de l’heroic fantasy, ce qui fondamentalement n’est pas un problème mais qui ici en est un à mes yeux. Concrètement ça se traduit par un contexte qui est là parce qu’il en fallait un, mais ce qu’il raconte pourrait tout aussi bien se passer à n’importe quelle autre période de l’histoire de l’humanité. Quand c’était la série, avec des épisodes de trois minutes, c’était tout à fait normal de survoler le contexte. Ici, pour un film, on reste clairement sur sa faim. Il n’y a pour ainsi dire aucun nouveau concept d’introduit et tout se base finalement sur l’histoire.

Parlons-en de l’histoire. Sur ce point, j’en viens à demander si je ne me suis pas endormi pendant le film, ou si des parties n’ont pas été coupées à la diffusion car sincèrement, tout cela me semble d’une simplicité déconcertante.
On nous présente une situation, qui vient à se retourner sans qu’on sache pourquoi, puis on déroule une très classique, brève et simplifiée, histoire de vengeance d’un héro sur les méchants. Lorsque l’on comprend que le film est déjà fini et que les dernières minutes sont utilisées pour annoncer le prochain, c’est presque la douche froide. Ça vient tout juste de commencer et c’est pourtant terminé. Il faut dire qu’avec tous les personnages qu’il fallait introduire, on a perdu pas mal de temps.

Les personnages. Pas mal de nouvelles têtes. Certaines prometteuses (oui, prometteuses, rien de concret encore malheureusement), d’autres qui là mais sans plus. A côté, on retrouve évidemment la quasi-intégralité du casting de la série. Et forcément, tout se beau monde a pris dix piges.
Résultat on a cette impression de réunion de famille après plusieurs années d’absence, où l’on réalise que l’oncle qu’on admirait est tombé, merci Mark, dans des délires conspi; que la cousine qui, alerte Christine Boutin, nous faisait questionner la pertinence de la morale, a maintenant trois enfants et donne physiquement l’impression d’en attendre trois autres; et que globalement on voit bien que tout ce beau monde est plus proche de la fin que du début. Ce qui a la fâcheuse tendance à nous rappeler que, nous non plus, on n’a pas rajeuni. Forcément, c’est plutôt désagréable.
Mais surtout, ça ne marche plus. Le couple Perceval et Karadoc qui était si génial dans la série est complètement transparent ici. Toutes leurs répliques semblent forcées, et c’est pareil pour la majorité des passages comiques. Ça ne fait pas naturel, on a vraiment l’impression que ça a été mis là pour rappeler qu’il s’agit toujours bien de Kaamelott, mais c’est tout. On souri de temps en temps; on ri, parfois.

Pour revenir sur l’histoire, toujours fortement focalisée sur Arthur, cette fois on a droit a des flashback encore plus anciens que précédemment. Qui s’avèrent plutôt abstraits mais qui rappellent des situations, en particulier vis à vis d’une femme, déjà abordées. Perturbant cette espèce de redite. Et ça laisse beaucoup d’interrogations. Peut-être trop.

Fort heureusement, il y a quand même du positif dans le film. Ça reste une œuvre de qualité, soigneusement travaillée, avec une très bonne bande-son et qui se regarde facilement. En dehors de celui de Lancelot, mais c’est probablement volontaire, les costumes sont une vrai réussite, et ceux des burgondes sont absolument géniaux. C’est d’ailleurs ce que je vais retenir : les burgondes. Les costumes, la musique, les scènes, génial (oui, je me répète).

Voilà. J’irai très certainement voir les deux autres films. S’ils sortent un jour. Histoire de boucler la boucle.

Mais ce n’est pas le Kaamelott que j’aime. Ce n’est pas le genre de film que j’aime.

Ça ressemble plus à une tentative de cadeau faite aux fans nostalgiques (et aux acteurs) et je n’ai aucun doute que ça plaira à certains. Pas à moi.

En attendant, je vais pouvoir regarder les quatre premier livres des centaines de fois de plus. Je rirai toujours autant.

Je savais que ce que j’allais voir ce n’était pas la même chose alors ça n’aura aucun impact. Tant mieux.

Valeur absolue ou relative

Avertissement : En tant que passionné du Tour de France, il est fort probable que j’émette un avis biaisé sur la question.

Au cours du Tour de France 2021, des captures d’écran des trajectoires des avions relais sont apparues sur les réseaux sociaux et ont relancé le débat sur l’impact écologique de cette course cycliste.

Effectivement, quiconque ayant déjà suivi le Giro ou la Vuelta sait à quel point la retransmission peut devenir très instable, en particulier en montagne, si le dispositif n’est pas à la hauteur. Résultat, pour la plus grande course du monde, les moyens sont mis afin d’assurer une expérience de qualité aux téléspectateurs. Et ça implique un certain nombre de camions, de voitures, de motos, d’hélicoptères et d’avions.

Parce que lorsque utilisé pour se déplacer au quotidien, en remplacement d’une automobile, le vélo est vu comme un moyen de transport vertueux, certains individus semblent avoir décidé qu’il devait en être de même pour la pratique sportive, qui plus est professionnelle, de la petite reine. Et voir un peloton de 200 coureurs entouré de centaines d’engins motorisés leur semble être une incroyable absurdité.

Mais est-ce un raisonnement sensé ? Cela me semble être le signe d’une grande ignorance du sujet. De la même manière qu’un vélo de course route utilisé pour participer au Tour de France n’a strictement rien à voir avec un V’Lille, l’usage qui en est fait est totalement différent.

Et surtout, cela fait-il pour autant du Tour de France un évènement polluant ?

De manière absolue, oui. Selon une étude de 2013, il est question de 341 000 tonnes eqCO2 pour les trois semaine que dure la compétition.

Non négligeable.

Mais le Tour de France, c’est un spectacle, un divertissement. Les coureurs, encadrants, journalistes, pilotes et chauffeurs ne sont pas là pour leur plaisir. Ils bossent.

Si on prend les chiffres de cette année, la course a rassemblé 150 millions de téléspectateurs en Europe.

Ramenons donc le bilan à ces personnes qui ont profité de cet évènement. Ce qui nous amène à 2.3 kg eqCO2 par téléspectateur. Et en faisant cela, on ne prend pas en compte les spectateurs sur le bord de la route, qui sont pourtant inclus dans le bilan de l’étude de 2013. Qui seraient environ 10 millions. Et ça ne prend pas en compte les téléspectateurs dans le reste du monde. Là, on arriverait à 3.5 milliards de paires d’yeux; ou 0.01 kg eqCO2 par téléspectateur.

Autant dire que ça apparaît tout de suite ridicule. La 208, voiture la plus vendue de 2020 en France, émet environ 100g/km de CO2. C’est à dire que le bilan carbone du Tour de France est équivalent à 23 ou… 1km parcourus en 208 par spectateur.

C’est pour cela qu’il m’apparaît que s’arrêter sur la valeur absolue est une erreur. Oui, l’avion ça pollue. Mais ici il ne s’agit pas de faire voler un avion pour emmener un couple faire bronzette quelques jours sur une île tropicale, chose qui ne profite qu’à eux; mais bien de partager du divertissement à des millions d’individus.

Pour autant, ce n’est pas une raison pour laisser les choses en l’état. En particulier concernant la caravane qui balance des tonnes de goodies, gadgets jetables majoritairement sans intérêt et de très faible qualité. Mais le soucis est que le cyclisme, comme la majorité des sports professionnels, n’est qu’une vitrine pour les marques. Les sponsors acceptent de mettre de l’argent car ils peuvent accéder très simplement à des millions de clients potentiels. Sans caravane, il est probable qu’il y aurait beaucoup moins de monde au bord des routes. Et c’est la même chose pour les médias, qui paient des droits de diffusions afin d’attirer des spectateurs pour… leur diffuser de la pub; à la radio, à la télé ou dans les journaux.

Compliqué donc. Mais pour autant je ne pense pas que fondamentalement le Tour soit un réel problème écologique et qu’il devrait montrer l’exemple, sous prétexte que le vélo c’est écolo.

Révélation

En faisant une recherche sur Les Soprano, j’ai découvert que le Docteur Jennifer Melfi est la même personne qu’Angela Rizzoli dans Rizzoli & Isles. Derrière ces deux personnages se cache l’actrice Lorraine Bracco.

Non seulement les personnages sont très différents, mais surtout l’actrice a beaucoup changé entre les deux rôles; sans Wikipédia je n’aurai jamais pu faire le lien !

Dr Jennifer Melfi
Angela Rizzoli

Voilà, c’est tout.

L’occasion quand même de recommander de nouveau The Soprano.

La fin du monde !

Ce matin, alors que je patientais au cours des quinze minutes règlementaires après avoir reçu ma seconde dose de mRNA-1273, j’en profitais pour observer les autres macronistes lobotomisés venus se faire injecter le poison des nazis.

M’étant fait vacciner par la médecine du travail, je savais que les autres patients étaient également des actifs salariés. Selon toute vraisemblance, une grande partie d’entre eux appartenait aux PCS 5 ou 6. C’est à dire les catégories mal vues mais les plus utiles à la société (sans oublier la PCS 1 évidemment). Là où les 3 auxquels j’appartiens sont dispensables, pour ne pas dire inutiles.

Et cela m’a poussé à réfléchir.

Je n’ai pas trouvé d’informations sur les taux de vaccination selon la CSP/PCS, mais concrètement, aujourd’hui plus de la moitié de la population française a reçu au moins une première dose de vaccin. On peut extrapoler rapidement et dire que cette répartition se retrouve dans les actifs (PCS 1 à 6).

L’un des arguments utilisé par certains individus opposés à cette vaccination est que l’on manque de recul, il pourrait être nocif à moyen/long terme; voire, pour les plus extrémistes, qu’il va tuer les vaccinés (et que ce ne sera pas un effet secondaire, mais bien son objectif premier).

Admettons.

Admettons que le vaccin vienne à rendre très malade ou tuer ceux qui l’ont reçu. Qu’est-ce que cela signifie pour la société ?

Que plus de la moitié de la population va devenir une charge et ne pourra plus participer activement à la société, ou va simplement disparaître; même un mort est une charge, en tout cas 57 millions, pas possible de les laisser pourrir sur place.

Et qui se retrouvera à devoir gérer tout ce merdier ? Qui fera tourner la boutique ? Les sceptiques qui auront décidé de ne passer par l’étape vaccination ?

Ce n’est pas pour rien qu’au football se faire exclure après avoir reçu un carton rouge est ennuyeux. Ce n’est pas pour rien qu’au hockey sur glace finir en prison est fâcheux. Dès qu’une équipe se retrouve en infériorité numérique, c’est tout de suite bien plus compliqué.

Alors que va-t-il se passer si on retire plus de la moitié des joueurs présents sur le terrain ?

Je ne suis pas voyant, loin de là, mais je doute qu’ils puissent continuer business as usual. Et il est très probable que la situation se révèle être totalement intenable. Surtout si, par définition, les survivants sont des gens qui ont tendance à ne pas aimer jouer collectif.

Certains hardcore pourraient s’en sortir au prix de très, très lourds efforts. Mais dans quel but ? Rester dans la salle jusqu’à la fin des crédits du film ? Tenter de relancer la machine ?

Pour citer Jack : if we can’t live together, we’re gonna die alone.

Et on retrouve le même raisonnement bancal chez les survivalistes, en particuliers les plus fortunés, qui investissent dans des installations visant à les protéger en cas de catastrophe planétaire.

C’est très bien, mais ce qui a fait le succès (destructeur) d’homo sapiens, c’est sa capacité à s’unir pour progresser en vue d’un but commun.

Retirer la majorité pour ne garder qu’une minorité d’individualistes, ça semble être l’échec assuré.

Alors qu’ils fassent bien ce qu’ils veulent, mais en attendant si j’arrive a peu près à me résigner à devoir vivre sur une planète de moins en moins accueillante, je n’ai aucune envie de partager mon quotidien avec ces gens.
Je préfère y rester en tentant de jouer collectif pour conserver un avenir commun.