It’s a Bird… It’s a Plane…

Trente-deux millions de touristes à Barcelone : vingt fois sa population. Bientôt deux milliards à l’échelle du monde. Les avions vrombissent, la planète suffoque. Il est temps de redonner du sens à l’immobilité.
[…]
Côté transports, les indicateurs affichent une croissance exponentielle, à commencer par l’avion, à l’origine du boom touristique des trente dernières années. Grâce ou à cause des « bonnes affaires » du low cost, ceux qui disposent d’assez de moyens pour être touristes, autrement dit les classes moyennes et supérieures, s’envolent et s’envoleront, de plus en plus souvent, de plus en plus loin, pour des durées plus courtes
[…]
Aujourd’hui, « la libération initiale, devenue la norme, se fait oppressante » […] Elle martyrise nature et sociétés humaines, opprime l’esprit des voyages et transforme l’hospitalité des lieux en prestations, les habitants en prestataires, les paysages en décors. » Car profiter du monde ne revient-il pas à le consommer dans « un frénétique élan de mondophagie » ? Le parcours s’est banalisé et balisé, et le touriste, au passage, a viré vampire plus que bienfaiteur de la diversité.
[…]
Encore ne s’agit-il ici que des « pollutions » visibles. La contribution du tourisme au réchauffement planétaire reste, elle, encore largement taboue. En mai dernier, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change révélait que 8 % des émissions de gaz à effet de serre étaient dus aux flux touristiques
[Tourisme de masse : il est urgent d’arrêter de bouger ! sur Telerama.fr]

Point non abordé dans ce premier article mais tout aussi important, la précarité des salariés des compagnies low-cost.

« À un moment donné, il faut dire stop ! On n’est pas là pour être les esclaves du 21ème siècle », lance Sarkis Simonjan. Ce [steward bruxellois] de Ryanair […] comprend les voyageurs inquiets par la multiplication des grèves. Mais il veut qu’ils réalisent que « lorsqu’on achète un billet à 11 euros, il y a des conséquences économiques et sociales derrière ».
[…]
« Le premier mois, j’ai gagné 900 euros. Le deuxième mois, j’étais à 870 euros et le mois dernier j’ai gagné 1000 euros. »
[…]
« Là, je fais un aller-retour sur Rome. C’est un vol qui dure 1h50. Au total, je serai payé quatre heures. Pourtant, j’aurai travaillé huit ou neuf heures. Je vais rentrer à minuit ». Et si le vol est en retard, il ne sera pas payé davantage.
[…]
Pas de chèques repas, pas de treizième mois, pas d’assurance-vie en cas de crash. Pas même de place de parking gratuite à l’aéroport. La compagnie rogne sur tout.
[Steward chez Ryanair pour 1000€ par mois: le revers des tickets à 11€ sur RTBF.be]

Quel monde merveilleux.

Posté le 8 août 2018 par Jacques Danielle

So what ?

I drive from Capitol Hill to Dupont Circle and back again every day. The traffic is grueling, made worse by all the people trying to stop to let someone out, to pick someone up […] Bike lanes make things safer and smoother. But not all bicyclists obey traffic laws […] don’t run a red light […]
But here’s what happened […] when I broke a traffic rule (a lesser one, in my opinion):
Late to pick up my son, I noticed a fellow parent about to vacate a spot, so I pulled over to wait for him to leave. I pulled over — into a bike lane — so I wouldn’t block traffic on Q Street NW.
[…]
One cyclist waited behind me. When it was finally time for me to pull into the spot, she came around to my window and told me that there’s a law prohibiting obstruction of the bike lane. […] She suggested I should have circled the block rather than create what was, in her view, a safety hazard. I told her that’s not the way the world works. But what I meant was, that’s not the way cities work. She was persistent but respectful and calm.

I, on the other hand, handled it very badly. On the defensive the entire time, I failed to apologize, which is the first thing I should have done […]
I applaud the education efforts of cyclists, particularly this woman’s calm in the face of my really, really obvious frustration. […]
But not every violation is a hazard. […] Better to focus on the violators who are making the roads more dangerous. (I’d start with the cyclists, but that’s just me.) And once we’ve gotten actual dangers under control, we can turn to everyone else.
[I blocked a bike lane. So what? sur WashingtonPost.com]

Je n’ai rarement vu une si belle démonstration d’égocentrisme. Ce qui est rassurant c’est de voir que le problème est bien global, et qu’une partie des automobilistes français est aussi stupide qu’une partie des conducteurs américains.

Posté le 7 août 2018 par Jacques Danielle

10 ans

D’après mes notes, ce blog a atteint ses 10 années d’existence le 25 juin dernier.

Cet article est le 967ème. Dommage, ça aurait été beau d’être à 1000.

A juin 2028 alors.

Posté le 2 août 2018 par Jacques Danielle

JDMAI #31

Elementary (Saison 5) : J’aime bien.

TURN: Washington’s Spies (Saison 3, Saison 4) : Série loin d’être parfaite. Bourrée d’imperfections. Mais ses personnages sont attachants, les intrigues plutôt correctes et la photographie relativement réussie. Ce qui ne suffit pas à rattraper à mes yeux son principal problème : l’aspect historique est trop laissé en retrait pour faire place au drama, avec les histoires sentimentales qui relient de nombreux protagonistes. Dommage.

GLOW (Saison 2) : Ça partait très mal, avec les mêmes niaiseries que lors de la première saison, et puis ça change, ça devient un peu plus barré. Le résultat est amusant.

Aussi noir que le charbon : Si on met de côté l’aspect cliché du policier avec des ÉNORMES COUILLES, un blouson en cuir et des emmerdes à la pelle, le reste est surprenant et finalement intéressant. Le fait que ça se passe dans les Hauts-de-France est forcément un plus qui aide à s’imprégner.

The Leftovers (Saison 3) : Cette fois, je pense avoir compris ce que j’ai vu. Même si la narration sans queue ni tête n’aide pas. Son contenu, très orienté religieux, ne m’a pas plu. Mais c’est joli, et la fin est particulièrement réussie. Série pour connoisseurs qui veulent faire bien dans les discussions  sur des œuvres moins travaillées.

The Handmaid’s Tale (Saison 2) : Passée l’émotion de la première saison, on s’installe dans une quasi-routine néfaste, aidés par des épisodes totalement vides et d’incessantes chamailleries entre June et Serena. Résultat tout est condensé dans le dernier chapitre, pour donner l’envie de regarder la prochaine saison. Globalement déçu.

Married… with Children (Saison 1) : Drôle.

Eat. Race. Win. (Saison 1) : Sortie surprise à quelques jours de la fin du Tour de France 2018, je devais le regarder. Malheureusement le concept est trop bâtard. D’un côté, ce n’est pas une série culinaire car la moitié du temps est consacrée à l’équipe cycliste. De l’autre côté ce n’est pas une série sur le cyclisme puisque la moitié du temps est consacrée à la préparation des repas. J’ai dévoré les six petits épisodes, mais voir Hannah Grant s’extasier devant des fraises ou une carcasse d’agneau sans réellement expliquer en quoi ça servait la performance des athlètes, c’était ennuyeux. Plus de vélo, moins de couteaux.

Posté le 1 août 2018 par Jacques Danielle

JDMAI #30

Peaky Blinders (Saison 4) : Toujours du mal à lui trouver un réel intérêt au niveau du scénario, mais esthétiquement c’est tellement parfait que c’est un véritable régal pour les yeux.

Forks Over Knives : Documentaire intéressant pour amener une réflexion sur la nécessité supposée de consommer des animaux et leurs dérivés pour vivre.

Sustainable : Ou comment la production conventionnelle et industrielle de nourriture n’est qu’une réponse aux problèmes des capitalistes. Là aussi, intéressant.

Le vélo de Ghislain Lambert : Cinématographiquement parlant, ce film n’a que très peu d’intérêt. Mais du point de vue cycliste, c’est une belle réussite, avec une fidèle retranscription du milieu dans son ensemble, de belles images et de lourds sujets abordés avec légèreté (dopage, rôle central des médias…).

Bloodline (Saison 3) : Un peu de mal à me remettre dans le bain après une coupure de deux ans et une réalisation assez décousue qui n’aide pas. Finalement une histoire de famille au sens très large, qui n’est pas dénuée d’intérêt.

Marcella (Saison 1) : Le début n’inspirait pas confiance. Énième série UK avec un policier tourmenté par les accidents de la vie. Mais finalement c’est un simple background pour une histoire relativement complexe où tout est fait pour perdre le spectateur. Le résultat est plaisant.

Beyond Food : Sorte de pause commerciale de 90 minutes où chaque gourou plus ou moins illuminé fait la promotion de sa propre secte. J’ai du mal à voir l’intérêt de ce documentaire, si ce n’est discréditer les personnes interviewées ?

Marcella (Saison 2) : Arrivée quelques jours après avoir terminé la première saison. Encore meilleure. C’est assez génial le travail des scénaristes qui utilisent avec brio des éléments du premier volet pour coudre le second, alors que c’est une enquête totalement différente. Le genre de détail qui ne trompe pas : c’est une série de grande qualité. Et le final est à la hauteur. Non seulement il offre une fin possible à la série, mais il lui permet également de totalement se transforme pour poursuivre sur une troisième saison. Parfait.

Occupied (Saison 2) : Ouais non, en fait c’est nul. Inutile de développer.

Goliath (Saison 2) : Vraiment bien. Une intrigue qui tient la route, de belles images, de l’humour… Et un petit air de Breaking Bad qui lui confère un léger goût de perfection.

Unsolved (Saison 1, Épisodes 1 à 5) : J’ai tenu si longtemps grâce à la bande son soignée. Mais ce cinquième épisode, pas suffisamment mis en musique, m’a fait craquer. La série est d’une lenteur incroyable avec une majorité de séquences inutiles. Et surtout, l’absence quasi-absolue d’archives d’époque enlève tout l’encrage dans la réalité qui faisait le succès des séries documentaires d’investigation Netflix. Dommage.

Three Girls (Intégrale) : Si la série n’avait pas été diffusée par Arte, peu probable que j’aurais pris le risque de la regarder compte-tenu de la joie qu’elle transmet. Force est de reconnaître que c’est très réussi. Malheureusement pour le spectateur qui voulait passer un bon moment devant sa telly.

Grave : Idée de départ vraiment sympa. Mais sujet trop survolé pour s’arrêter sur des détails sans intérêt et bourrés d’incohérences. Dommage.

Petit traité de vélosophie : Génial ! L’auteur présente avec brio la philosophie du cyclopède, le tout avec un style et un humour délicieux.

Endure : Pas ce à quoi je m’attendais, mais certainement bien plus intéressant. Ce n’est pas un livre qui explique « comment », mais qui relate l’état de connaissance actuel du monde scientifique sur le sujet via une compilation impressionnantes de résultats d’études et d’expériences non scientifiques mais ayant eu les mêmes conclusions. Au lecteur ensuite de creuser les points qui l’intéressent.

Les forçats de la route : Style très particulier, drôle mais difficile à suivre, certainement à l’image du spectacle absurde et totalement fou que devait être le Tour de France à cette époque.

Posté le 1 juillet 2018 par Jacques Danielle

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