Peut-être même le champion du monde !

Vendredi était organisé à travers le monde un mouvement de la jeunesse pour le climat (?) avec différentes manifestations.

Dans celle de Paris, se sont invités deux membres du gouvernement, Gabriel Attal Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et Brune Poirson Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire comme en atteste ce tweet de cette dernière :

Ces gens sont formidables. Chaque jour qui passe ils arrivent à repousser l’indécence à un niveau encore jamais atteint.

Je n’ai même pas les mots pour exprimer à quel point ça m’abasourdis de voir ce genre de choses. Incroyable.

Posté le 17 mars 2019 par Jacques Danielle

Et pourtant l’obscurité règne

Il-y-a deux semaines, je lisais cet article dans lequel cinq expertes expliquaient que, non, nous n’avons pas besoin de dormir huit heures par nuit.

Etant en pleine lecture d’un ouvrage sur le sommeil, ces cinq non catégoriques m’ont fortement étonné.

En regardant leurs explications, une chose revient pour quatre des spécialistes : il faut dormir entre sept et neuf heures par nuit.
Alors je n’ai pas de doctorat sur le sujet mais j’ai suivi une scolarité normale jusqu’au Bac, et pour moi « entre sept et neuf« … ça fait huit.
La dernière interviewée indiquant « certaines personnes ont besoin de plus de huit heures et d’autres de moins« ; là encore, on constate que en moyenne, il faut dormir… huit heures.

Et le problème en indiquant que non, nous n’avons pas besoin de dormir huit heures par nuit car c’est une moyenne c’est que les gens ne retiennent pas que c’est une moyenne mais que dormir huit heures par nuit n’est pas nécessaire. Point.

L’humain étant faible par nature, il se dira donc que sept heures à sept heures trente de sommeil représentent la quantité parfaite de sommeil. Ce qui dans les faits se traduira par des nuits de six heures trente à sept heures puisque par définition la perfection n’est pas atteignable.

Résultat très négatif car cela conduira une majorité de personnes à dormir bien moins que leurs besoins réels.

C’est surprenant qu’une marge d’erreur ne soit pas appliquée ici comme on peut le retrouver par exemple avec la fameuse date limite de consommation présente sur certaines denrées périssables.

Quand la date indiquée est le 15/03, cela ne veut pas dire que le produit est consommable jusqu’au 14/03 23h59 et à minuit il devient immédiatement un danger. Non. En réalité dans la plupart des cas le produit peut être consommé sans aucun risque quelques jours après la DLC.
Mais la date choisie l’est après avoir déterminé la durée moyenne de conservation saine d’un produit, à laquelle on rajoute une marge de sécurité qui permet de garantir les qualités du produit jusqu’à cette date voire un peu plus.

Pour le sommeil en indiquant que huit heures minimum sont l’objectif, cela permet d’ajouter une marge et en visant cela les gens s’approcheraient plus de leurs réels besoin qu’ils ne s’en éloigneraient comme cela est le cas quand il est expliqué que sept heures sont admissibles.

L’autre point inquiétant dans les différents paragraphes concerne les fameuses personnes qui n’ont besoin que de six heures de sommeil par nuit, qualifiées de « rares ». La réalité semble être toute autre : extrêmement rare.
Malheureusement là encore l’humain est faible et s’imagine toujours exceptionnel, alors nécessairement il pense faire partie de cette élite du sommeil et a 99.9% de se tromper lourdement.

Ça c’était fin février.

Et hier l’agence Santé Publique France publiait les résultats d’une étude sur le sommeil avec comme observation :

Pour la première fois depuis que le sommeil est observé sur le plan épidémiologique en France, le temps de sommeil moyen nocturne est inférieur à 7 heures, en incluant les jours de repos (6h45 minutes). Le temps de sommeil par 24 heures est aussi inférieur à 7 heures (y compris le temps de sieste) : 6h55 minutes.
[Le temps de sommeil, la dette de sommeil, la restriction de sommeil et l’insomnie chronique des 18-75 ans : résultats du Baromètre de Santé publique France 2017 sur SantePubliqueFrance.fr]

Etonnant.

Le titre.

Posté le 13 mars 2019 par Jacques Danielle

Hello old friend

Moins de trois mois après avoir sauté le pas, je découvre avec joie que mon service favori de réservation et achat de billets de train, Trainline, transmet tous nos échanges à Facebook.

Hi, @trainline_eu It seems that your app is sending data to Facebook. It includes from/to cities, currency, number of passengers, a unique personnal ID assigned by Google or Apple, … Did I miss the text telling me my personnal data will be shared with advertising partner ?
[David Bertho sur Twitter.com]

C’était bien la peine…

D’autant plus déçu par cette nouvelle que j’adorais ce service, je suis un client de la première heure, j’ai eu beaucoup d’échanges avec l’équipe de Captain Train et y ai converti un bon nombre de proches.

Avec l’annonce du rachat en 2016, je craignais surtout de perdre le principe KISS qui était la règle de leur UX; et la proximité des équipes avec les clients

L’arrêt du support des Chèques Vacances annoncé fin 2018 confirmait le second point.

Mais cette découverte récente et la très mauvaise réaction de Trainline derrière m’ont définitivement convaincu de descendre de la rame.

Trente minutes après l’envoi de ma demande, je recevais un e-mail personnalisé me confirmant la suppression de mon compte. On ne pourra pas leur retirer leur réactivé.

EDIT 03/03/2019 :
Trainline a décidé de ne pas assumer et de prendre ses clients pour des idiots. Magnifique.

Bonsoir, Même si les données passent par l’outil d’analyse de Facebook, elles ne sont pas partagées avec Facebook – Trainline contrôle ces données. Le respect des données et la sécurité de nos clients est primordiale et la protection des données est au coeur de notre activité.
[Trainline France sur Twitter.com]

Une capture pour la postérité.

Posté le 2 mars 2019 par Jacques Danielle

JDMAI #38

Frasier (Saison 2) : Après avoir posé les bases lors de la première saison, la série se développe et fait preuve d’une qualité d’écriture rarement vue. Je crois que je suis parti pour enchaîner…

Frasier (Saison 3) : La suite, vite !

Safe Harbour (Saison 1) : sa fé réfléchire C’est certainement l’objectif des auteurs. Mais ce que j’ai surtout ressenti c’est l’impression que les pseudo retournements de situation ont été ajoutés pour tenir sur la durée. Pour autant ce n’est pas que du négatif; mais l’intérêt est limité.

Frasier (Saison 4) : Certains passages sont excellents. Le reste semble tourner un peu en rond…

Posté le 1 mars 2019 par Jacques Danielle

Tempus fugit

Dans la journée d’hier, j’ai été confronté à deux événements qui n’avaient pas grand chose en commun au premier abord.

Le premier c’est d’avoir été contacté par la société chargée de la gestion locative de l’appartement dans lequel j’habite.
On me proposait de devenir propriétaire d’un appartement neuf pour moins cher que [mon] loyer actuel.
Je passe sur les détails, mais on m’informait que cet achat immobilier pouvait se faire via un crédit sur 240 mois.

240 mois.
Une année c’est 12 mois. 24 mois, 2 ans. 240 mois font donc… 20 ans.

En prenant un engagement sur 20 ans, soit plus des 2/3 de mon existence passée, j’aurai le bonheur d’être propriétaire d’un appartement de série, dans la Métropole Lilloise.

Autant être clair, c’est une chose inimaginable pour moi. M’engager aujourd’hui à donner une somme d’argent chaque mois pendant 20 ans; impossible. C’est une durée que je n’arrive pas à concevoir.
Mais dans le même temps, des millions de gens n’ont aucun soucis à le faire.

L’autre événement est la lecture de cet éditorial du Monde : La disparition accélérée d’insectes est aussi inquiétante que celle des grands mammifères.

La disparition des insectes d’ici cent ans ? Ça fait cinq crédits immobilier, autant dire que ce n’est pas demain la veille; aucune raison de s’inquiéter.

Et pourtant.
A l’échelle de la vie sur Terre et de l’existence des insectes, un siècle c’est ridiculement petit, de l’ordre de la seconde, en comparaison des millions d’années depuis lesquels ils vivent sereinement.

Cette fois, les réactions paraissent inversées.
Je panique, avec le sentiment que dès demain l’espèce humaine s’éteindra après avoir causé, entre autres choses, la disparition des insectes.
Et en face, les gens semblent se dire qu’un siècle, c’est plus que l’espérance de vie moyenne d’un être humain, alors c’est totalement abstrait. Il y a plus urgent.

Deux façons différentes d’aborder le temps qui passe.

Posté le 14 février 2019 par Jacques Danielle

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