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Heil Hubert

Hier en réécoutant par hasard la chanson J’suis un vaurien des Fatals Picards, je me suis souvenu d’une question que j’ai toujours eu concernant les paroles mais pour laquelle je n’avais jamais cherché de réponse jusqu’alors.

En effet, le refrain, si on le prend littéralement il dit ceci :

Je suis un vaurien, ce qui n’aide à rien
Je fais des bastons, je suis un punk

En supprimant les élisions et en redonnant le sens original au keupon.

Si je n’avais aucun soucis avec la seconde ligne, c’est la première qui m’interrogeait sur sa vraie écriture et son sens réel.

Avec les élisions on a :

J’suis un vaurien, c’qui n’aide à rien

Logiquement on a un nouveau sens qui saute immédiatement aux yeux : c’qui n’aide devient skinhead. Et ça s’enchaîne bien avec le keupon qui suit. Même si ce sont deux choses bien différentes dont l’association est faite visuellement.

Et justement, parce qu’aujourd’hui le mouvement skinhead est très souvent associé à l’extrême droite, j’allais plus loin dans la compréhension des paroles : à rien devient aryen.

Ce qui donne :

J’suis un vaurien, skinhead aryen

Encore plus drôle, non ?

Raison pour laquelle hier j’ai cherché les paroles mais les textes que l’on trouve sur Internet ne vont pas dans ce sens, ils se limitent à :

Je suis un vaurien Skinead a rien
[J’suis un vaurien – Fatals Picard sur Genius.com]

Avec les différentes fautes…

Et malheureusement, je n’arrive plus à remettre la main sur mon exemplaire physique de l’album Droit de véto car dans le livret ils ont pour habitude de mettre les paroles.

Le titre.

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Nextcloud, contacts, synchronisation iOS et export

Récemment, j’ai voulu me monter une instance Nextcloud pour faire quelques expérimentations, en particulier avec l’application interne de gestion de contacts.

La partie Docker étant bien documentée, et comme mes besoins étaient limités, je savais que j’allais partir sur une BDD SQLite, j’étais donc plutôt confiant sur le temps que ça allait me prendre : quinze minutes max pour avoir quelque-chose qui tourne et accessible depuis Internet.

Évidemment, je me trompais lourdement.

Le lancement du container s’est passé sans aucun problème, en deux minutes j’avais créé mon compte et j’avais lancé l’import de mon fichier vCard.
Et clairement à la première connexion j’ai été agréablement surpris.

Dans mon esprit Nextcloud c’était la même chose que ownCloud que j’avais testé vers 2012, et c’était pour ainsi dire : pas la joie. L’interface donnait envie de crever dans une combo-box, les fonctions étaient très limitées et ce n’était absolument pas réactif.

Là, Nextcloud c’est moderne, ça réagit immédiatement, il y a des dizaines de fonctionnalités de base… Bref ça fait pro !

Maintenant, pour rendre l’instance accessible par Internet, premier obstacle : il faut modifier config/config.php pour ajouter le nom de domaine utilisé dans le tableau trusted_domains.

Clic, clac, boum; c’est fait, ça marche.

Entre temps, j’avais récupéré un certificat SSL et fait la bonne configuration via Nginx Proxy Manager.

La prochaine étape : configurer mon iPhone pour synchroniser mon carnet d’adresses Nextcloud.

Une documentation officielle est fournie mais, évidemment, ça ne fonctionne pas. J’obtiens le message

Connexion impossible avec SSL
Voulez-vous tenter de configurer le compte sans SSL ?

Et si je choisis Continuer alors j’obtiens l’erreur

Compte Contacts
La vérification du compte CardDAV a échoué

Super…

Nextcloud et contacts iOS

En fouillant l’Internet, et après différents tests, je finis par dénicher la solution sur le forum officiel que voici traduite et explicitée :

Sur l’iPhone (l’appareil iOS en réalité, c’est pareil sur un iPad), ouvrir Réglages -> Contacts -> Comptes -> Ajouter un compte -> Autre -> Ajouter un compte CardDAV

Puis saisir les informations suivantes[1] :

Serveur : https://nextcloud.domain.tld:443/remote.php/dav/principals/users/MON_LOGIN_NEXTCLOUD
Nom d’utilisateur : MON_LOGIN_NEXTCLOUD
Mot de passe : Mot de passe du compte MON_LOGIN_NEXTCLOUD
Description : Laisser comme tel ou personnaliser, ça n’a pas d’importance

Valider. Voilà, tout devrait bien se passer.

Pour le calendrier c’est la même chose sauf qu’il faut choisir Ajouter un compte CalDAV au lieu de Ajouter un compte CardDAV.

Les informations à saisir sont exactement les mêmes.

Export contacts Nextcloud

Une fois que j’avais réussi à synchroniser les contacts sur mon iPhone, j’ai voulu tester la fonction d’export des contacts, pour m’assurer que les photos étaient bien inclues dans le fichier vCard.

Mes précédentes louanges vis à vis de la nouvelle interface sont alors tombées à l’eau car je n’ai pas réussi à trouver comment procéder. Et pour cause, un bug graphique masquait le menu permettant de réaliser l’action. En vidant le cache c’est revenu dans l’ordre mais malgré cela, je trouve que ce n’est pas intuitif.

Pour procéder il faut ouvrir l’application Contacts de Nextcloud, cliquer sur Paramètres en bas à gauche puis, à droite du carnet d’adresses que l’on veut exporter, cliquer sur les trois petits points puis Télécharger. On sera alors invité à enregistrer le fichier .vcf correspondant.

Avant cela, j’avais trouvé comment réaliser la même chose en exploitant directement l’API; ce qui peut être intéressant pour automatiser la tâche :

https://nextcloud.domain.tld/remote.php/dav/addressbooks/users/MON_LOGIN_NEXTCLOUD/contacts?export

Bonus FOSS

Mais ce n’est pas fini !

Car lorsque j’essayais de résoudre les problèmes que je rencontrais, je tombais sur deux anomalies évidentes dans l’application.
La première, j’ai pu la corriger et faire une pull request tandis que pour la seconde, trop spécifique aux technologies employées par le projet, je me suis contenté de créer une nouvelle issue.

Résultat, ce qui devait être une formalité s’est transformé en une galère qui m’a pris pas loin de trois heures de ma journée.

Les joies de l’informatique.


[1]: Il est admis ici que l’instance Nextcloud est directement accessible sur le domaine nextcloud.domain.tld. Si l’instance est accessible dans un sous-répertoire, il faudra le spécifier après le port et avant remote.php.

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JDMAI #72

Attention : Entre une immobilisation forcée suite à une mauvaise chute et des RTT à solder, le mois de Décembre 2021 fût chargé ! Pas moins de 1 (audio)livre, 3 séries et… 39 films !

Le Joli Mai (1963) : Sentiments totalement polarisés. C’est à la fois superbe dans ce que ça montre du Paris à cette époque, de ses habitants et de ce qu’ils voyaient pour l’avenir. Mais c’est également attristant quand on compare les espoirs d’alors à la situation de notre société 60 ans plus tard…

Flashdance (1983) : Photographie et la musique aux cordeau, résultat l’ambiance est superbe. Mais ça s’arrête là. Le scénario haché, le montage incohérent, le jeu d’acteur affligeant, l’absence de réel scénario… C’est limite insultant tellement c’est mauvais. Un épisode de la Pat’Patrouille a le mérite d’être plus subtil que ce film. A ce propos, je me demande s’ils n’ont pas fait l’erreur de vouloir transformer en long métrage ce qui aurait pu (et dû !) être un clip. Quand on veut raconter une histoire sur 3/4 minutes, c’est logique de prendre des raccourcis et d’user de grossièretés pour faire passer le message. Pas quand on en a 90.

Gravity (2013) : Techniquement, c’est bluffant. L’idée d’un huis clos dans l’espace est sympa également. Mais le scénario n’est quand même pas dingue, beaucoup de scènes cringe, probablement pas mal de libertés avec la réalité scientifique, et surtout, surtout, un casting catastrophique. Bullock et Clooney c’était difficile de faire pire pour un film catastrophe dans l’espace… Quand on voit ce que peuvent faire Sonya Walger et Joel Kinnaman, on se dit que ça aurait pu être bien mieux.

Das Boot (1981) : 3h30 dont 3h enfermés dans un sous-marin; sacré programme. L’expérience est à la hauteur, avec des images incroyables, une ambiance pesante, une minutie dans les décors, les costumes, les images, les sons… Et finalement un scénario maîtrisé du début à la fin. Pas du cinéma, une tranche de réalité bien humide et glaçante.

Y tu mamá también (2001) : A vouloir aborder trop de sujets différents (la famille, l’amour, l’amitié, le sexe, la politique, la société…) on n’en aborde aucun… Celui qui est le plus creusé (le sexe) est finalement le moins intéressant, tandis que pour le reste c’est malheureusement superficiel. C’est pour autant très bien mis en image et en musique, avec un résultat esthétiquement réussi. Et le plot twist sur lequel semble beaucoup se reposer l’histoire était finalement bien trop prévisible. Dommage.

Anchorman: The Legend of Ron Burgundy (2004) : Regardé initialement pour connaître l’origine du meme, j’ai pu découvrir que d’autres en avaient été extraits. Même s’il présente quelques subtilités intéressantes, ça reste de l’humour très grossier qui n’arrive même pas à me forcer un sourire. Ce n’est pas catastrophique mais ce n’est absolument pas ma tasse de thé. Le plus amusant au final, c’est le personnage interprété par Steve Carrel.

The Affair (Saison 4) : J’avais oublié à quel point cette série est incroyable. L’écriture, la narration, les personnages… Quand on voit la simplicité de l’intrigue initiale et où on en arrive maintenant, c’est fou ! La quantité de problématiques et thèmes abordés, sans même que l’on s’en rende réellement compte… Et ce n’est d’ailleurs que lors du dernier épisode que j’ai réalisé le caractère profondément féministe de la saison (la série ?) alors que contrairement à d’autres séries bien plus mauvaises, elle n’en donne absolument pas l’impression. Tout est dans la subtilité et l’interprétation des situations, des dialogues et des évènements. Superbe !

Manhunt (Saison 2) : Clairement, sans l’intérêt particulier de l’intrigue, j’aurai rapidement laissé tomber. Ça se veut une production de qualité, mais c’est très mal mis en scène, la narration part dans tous les sens, c’est infesté de faux raccords et la majorité du casting manque affreusement de réalisme. Je ne connais pas suffisamment la vraie histoire pour savoir ce qui relève de la réalité et la partie fictive rajoutée, mais ça ne tient pas du tout la route. C’est dommage car il y avait vraiment de quoi faire quelque chose de bien. Et l’incroyable performance de Cameron Britton méritait un entourage à la hauteur. Petit coup de cœur pour Nick Searcy qui tient à merveille le même superbe rôle qu’il tenait dans Justified. Il y a toutefois une partie intéressante et qui n’est pas sans rappeler ce qu’il se passe aujourd’hui, c’est la faculté avec laquelle le terroriste a réussi à rallier toute une communauté à sa cause (échapper aux autorités pour continuer à tuer) simplement en se prétendant anti-système. Aveuglés par leur haine primaire envers la société avec laquelle ils partagent pourtant énormément de similitudes, ils se sont fait manipuler par un unique individu avec lequel ils n’avaient finalement rien en commun.

Planet of the Apes (1968) : Ça a terriblement mal vieilli, entre les décors en papier mâché, les effets spéciaux d’époque, les costumes ridicules, le jeu d’acteur vraiment compliqué, les tonnes d’incohérences et la narration très particulière… Mais si on arrive à faire abstraction de tout cela et se focaliser sur le fond (c’est dur, vraiment), c’est un film clairement intéressant !

Beneath the Planet of the Apes (1970) : Sous couvert de donner des explications au premier film, on a surtout l’impression de surfer sur le succès de celui-ci en rajoutant des éléments totalement absurdes. Rien ne va. Et cette fin totalement catastrophique…

Escape from the Planet of the Apes (1972) : Encore une fois ça semble far fetched à la suite du film précédent, mais l’idée est clairement intéressante. Même si ça apparaît totalement biaisé et irréaliste (le conseiller scientifique plus belliqueux que le chef d’État ?!). L’aspect comique est séduisant, malheureusement parfois un peu trop poussé.

Conquest of the Planet of the Apes (1972) : Thématiques intéressantes même si peut-être un peu trop grossièrement mises en scène. Et un final bien trop long, surtout pour en aboutir à ceci.

Battle for the Planet of the Apes (1973) : Un fond intéressant qui résonne fortement avec ce que l’on peut vivre actuellement en France à l’approche des élections (même si parfois je me demande si je ne vais pas un peu trop loin dans mes interprétations) qui est malheureusement gâché par une forme désastreuse avec toujours cette narration tordue et un jeu d’acteur bancal.

La isla mínima (2014) : L’histoire, la photographie, les personnages, l’ambiance… Tout fonctionne très bien. Et une forte ressemblance avec la première saison de True Detective qui ne peut être qu’un compliment !

Stalker (1979) : Je n’ai aucun mal à imaginer ce que certains peuvent trouver dans ce film, mais me concernant, c’est beaucoup trop perché pour que j’accroche réellement. Cela dit, l’expérience était intéressante. Et réussir à faire ce genre de chose sans que l’on soit tenté de dire qu’il s’agit d’une horreur complète, ça nécessite un certain talent que je n’arrive pas à appréhender. De l’art, quoi.
EDIT : Depuis que je l’ai vu, il ne s’est pas passé un jour sans que j’y repense. Preuve que ça m’a touché bien plus que ce que mes impressions initiales me laissaient croire. Et finalement, mon interprétation de ce film, c’est que comme la zone, chaque spectateur y trouvera le sens qu’il veut lui donner. Une zone dans la zone. Ou plus simplement à la manière du miroir du Riséd dans Harry Potter.

Three Billboards Outside Ebbing, Missouri (2017) : Superbe mélange entre humour noir issu de la diversité et drama intense.

Showgirls (1995) : Well, that was painful. C’est surprenant de voir comment un film si qualitatif techniquement peut être finalement si mauvais globalement. Y’a absolument rien qui va, c’est incroyable !

Bored to Death (Saison 1) : Des personnages tous plus détestables les uns que les autres, et une écriture de qualité qui la chose extrêmement drôle. C’est oui !

Monty Python and the Holy Grail (1975) : Je me souviens qu’au cours de mon parcours scolaire, un professeur d’anglais plus ou moins inspiré nous en avait diffusé des extraits et j’avais trouvé ça complètement à chier. La faute à mon niveau d’anglais ? La faute aux sous-titres en français ? La faute à un manque d’éducation ? Un mélange de tout cela ?
Quoi qu’il en soit, vu en entier quelques années plus tard, j’en ai savouré chaque seconde et ai trouvé cela extrêmement drôle. Fetchez la vache !

Disclosure (1994) : Je ne sais pas trop comment je me suis retrouvé à regarder ce film car au premier abord ça semblait sans intérêt… Mais en réalité il est super ce film ! L’intrigue est vraiment sympa, prenante, le côté technologique est dingue (dire que plus de 25 ans plus tard certains prétendent inventer le metaverse alors que le Corridor faisait déjà tout bien mieux) et la question de relations femmes/hommes dans l’entreprise, et plus globalement en société, est abordée d’une façon incroyablement pertinente et on se demande ce qu’il a bien pu se passer entre ce film et aujourd’hui pour qu’on en soit toujours bloqués au même point. C’est fou !

« Corridor » : The Virtual Reality world by Digicom in Disclosure (1994)

The Prestige (2006) : Le concept de faire un film sur la magie qui (tente) lui-même de relever du tour de magie est séduisant, malheureusement ça use de ficelles bien trop grossières pour monter cela que l’ensemble manque fortement de cohérence et, surtout, si l’on se montre attentif comme le conseille Cutter au départ, de multiples indices viennent révéler les rebondissements bien avant qu’ils ne se produisent. Faisant perdre son Prestige et donc l’effet waouh du tour… Ça reste divertissant.

Star Wars: Episode IV – A New Hope (1977) : L’intrigue est pour le moins chaotique mais esthétiquement totalement c’est bluffant. Dans mes souvenirs Darth Vader était moins bavard et beaucoup plus effrayant… Mais c’est peut-être dans la suite qu’il prend de l’importance ?

Star Wars: Episode V – The Empire Strikes Back (1980) : Techniquement un peu en retrait du précédent, et toujours cette intrigue chaotique… Ça manque de quelque-chose…

Star Wars: Episode VI – Return of the Jedi (1983) : Je n’arrive pas à me convaincre que la trame de fond n’est pas totalement éclatée… Le père, la sœur, le mal, le bien, meh…

Star Wars: Episode I – The Phantom Menace (1999) : J’avais miraculeusement oublié à quel point c’est mauvais… Entre Anakin qui fait n’importe quoi façon Home Alone, Jar Jar Binks qui fait n’importe quoi façon l’Âge de glace, et tous les autres qui suivent une intrigue en bois avec un jeu très moyen, c’est vraiment compliqué de tenir.

Star Wars: Episode II – Attack of the Clones (2002) : Quel supplice ! Si dans le précédent on était sur de la comédie, là on est sur une espèce de tragédie romantique totalement cringe avec un Anakin absolument insupportable et une Padmé aussi charismatique qu’un Doliprane. L’enfer.

Star Wars: Episode III – Revenge of the Sith (2005) : C’est intéressant car on a enfin les explications de l’histoire des trois premiers films, mais plutôt que de nous servir ça sur sept longues heures, ça aurait pu être plié en un seul de 105 minutes.

Star Wars: Episode VII – The Force Awakens (2015) : Plus qu’un sequel ça ressemble finalement à un reboot avec énormément de similitudes (le père, le fils, le bien, le mal, le droïde porteur d’un message, la planète ennemie à détruire grâce à une simple vulnérabilité…) et la présence des anciens pour faire le lien. L’avantage c’est qu’en dehors de ces éléments de l’histoire, tout le reste est très différent de ce que l’on a pu voir et entendre précédemment. On en oublierait presque que c’est du Star Wars. Pour autant ce n’est pas la folie, la musique est clairement en deçà, et Rey qui passe du ramassage de poubelles pour survivre à maître Jedi en une journée, c’est sacrément ridicule. Mais ça se laisse regarder, surtout après le calvaires qu’étaient les II et III.

Star Wars: Episode VIII – The Last Jedi (2017) : Qu’ils partent dans des délires absurdes avec une histoire sans queue ni tête mise en image de façon bancale est une chose; mais qu’ils en profitent au passage pour détruire tout l’héritage de la trilogie originelle, c’est tout simplement criminel. A plusieurs reprises j’étais au bord des larmes tant j’avais le sentiment qu’ils détruisaient mes souvenirs d’enfance avec leurs idées ridicules. Ce n’est pas que le dernier Jedi qu’ils ont tué. Allez; courage, plus qu’un et c’est terminé.

Star Wars: Episode IX – The Rise of Skywalker (2019) : Will this agony ever end ? J’ai envie d’être gentil car enfin le calvaire se termine et que si ce n’était pas un Star Wars, ça serait un divertissement correct. Mais non, c’est une terrible fin à laquelle on ne pouvait que s’attendre. Tristesse.

Au poste ! (2018) : Gros délire absurde avec un Poelvoorde qui ne sait pas ne pas être drôle, c’est pour ça. Au passage, alors que c’est un film français, le titre anglais (Keep an Eye Out) est bien mieux trouvé.

Soylent Green (1973) : J’imagine que toutes les bonnes idées du film sont issues du roman dont il est tiré, car le reste, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi mauvais. Le jeu faux, les scènes d’action ridicules, l’absence de BO, les décors en carton, le montage démonté… Horrible !

Les cowboys (2015) : C’est dommage car pour une fois les acteurs étaient vraiment bons, mais l’histoire et sa mise en scènes sont tellement mauvaises que ça ne suffit pas pour donner un quelconque intérêt à ce film. Les deux premiers tiers ça va même s’il c’est assez poussif et convenu, par contre la dernière partie c’est totalement malsain. Aucune idée du message que ses auteurs voulaient faire passer, mais il est tellement ambigüe que, sans surprise, on trouve deux interprétations diamétralement opposées dans les critiques. Non mais sérieusement, le français qui va au Pakistan, tue le mari d’une locale et décide, par bonté d’âme, de la ramener en France avec lui puis, vraiment parce que c’est un type d’une générosité incroyable, l’épouse et lui fait un enfant; à quel moment personne ne s’est dit que ce genre de délire colonialiste c’était plus possible ?!

Elf (2003) : Pas fan des films de Noël et pas fan de Will Ferrell, ça s’annonçait mal, mais les avis positifs m’ont poussé à tenter et… la surprise est à la hauteur du doute. C’est vraiment plaisant; drôle sans être potache, bienveillant sans être niais.

The Santa Clause (1994) : Original et drôle, avec en bonus ce délicieux parfum nostalgique des années 90.

How the Grinch Stole Christmas (2000) : Après une heure, j’ai lâché l’affaire. Il y a quelques rares bonnes idées mais les costumes ridicules, les dialogues ridicules, les situations ridicules… Non !

Miracle on 34th Street (1947) : Superbe ! C’est bienveillant, les acteurs sont vraiment bons, c’est fluide, drôle et finalement sous couvert d’une banale histoire de Père Noël, des sujets bien plus sérieux, complexes et toujours d’actualité son abordés.

Don’t Look Up (2021) : Quel supplice… C’est quoi exactement ? Un blockbuster catastrophe ? Une satire ? Un documentaire ? Un mockumentaire ? C’est tout et rien à la fois. C’est jamais drôle (sans dans les dix dernières secondes de la première scène bonus). C’est techniquement absurde. C’est aussi subtil qu’un semi-remorque lancé à pleine vitesse dans une foule. Ça dure 2h30 alors que ça pourrait tenir en 20 minutes. C’est terriblement mal joué. Et, surtout, ça manque sa cible. Ou alors ça vise tellement bien que la cible ne réalise même pas ce qu’il lui arrive. En effet, grâce à son absence totale de subtilité, le spectateur comprend facilement que c’est une analogie du dérèglement climatique; mais en ajoutant en plus tout ce qui ne va pas dans notre société, où les comportements individuels, en s’accumulant, provoquent de graves conséquences, même si on se reconnaît (et encore, j’en doute pour certains puisque pour se reconnaître dans une satire ça nécessite de faire preuve d’auto-dérision) dans des situations, on est tenté de rejeter la faute sur les autres car dans toutes les autres on reconnaît son opposé. Ce qui est exactement le problème dans le monde réel. Pourquoi devrais-je agir alors que les autres s’en foutent ?
C’est la même chose avec cette histoire de gradé qui leur fait payer les snacks gratuits de la Maison Blanche. En laissant trainer cette interrogation sur l’ensemble du film, cela a semble-t-il suffit à distraire certains spectateurs de tout le reste.
Dans le doute, j’ai envie de croire que tout ceci est volontaire, que c’est un superbe exercice de manipulation de l’esprit humain, afin de faire ressortir nos paradoxes. Mais quand je prends en compte tout le reste, c’est impossible. C’est beaucoup trop grossier dans l’ensemble pour que ce détail ne soit autre que le fruit du hasard.
Et le choix de l’humour ne risque que d’augmenter les chances que le message ne passe pas. Encore eût-il fallu qu’il y ait réellement un message ?

Harry Potter à l’école des sorciers – J. K. Rowling (Audiobook) : Petit plaisir coupable pour m’accompagner lors du #Festive500. Ça a été très efficace. L’univers créé par l’auteure est vraiment superbement maîtrisé. Par contre dans mes souvenirs il se passait beaucoup plus de choses. Ou alors je mélange avec la suite ? On verra !

Snow Day (2000) : Vraiment pas ouf, le suburban teen movie bien cliché sans rien d’intéressant ou de subtil.

Scrooged (1988) : Mais… c’est nul ! On se coltine quasiment 90mn à suivre les pérégrinations sans queue ni tête d’un mec insupportable entouré de personnages tous plus affreux les uns que les autres, tout ça pour finir par 5mn de morale en carton en jouant à fond sur le pathos pour tenter de faire oublier la séance de torture qu’on vient de subir. Et visiblement ça fonctionne car c’est considéré comme un classique. Les capacités du cerveau humain m’étonneront toujours.

A Christmas Story (1983) : L’histoire est pour le moins faible et les enfants sont tous plus terrifiants les uns que les autres. Nope, nope, nope.

Interstellar (2014) : Quel ennui… Le début est hyper-prometteur, mais rapidement ça part en sucette totale. Avec tantôt des raccourcis incompréhensibles et tantôt des scènes absolument interminables. Beaucoup trop d’action et de drama, absolument pas assez de réflexion. Les images sont belles avec des effets spéciaux réussis, sauf vers les 3/4 où ça frise le ridicule. Concernant l’intrigue, ayant vu Planet of the Apes (1968) quelques semaines plus tôt, il n’y avait aucune surprise; au contraire, j’avais presque l’impression de revoir des scènes similaires. C’est dommage, j’avais vraiment envie que ça me plaise.

#Playlist

Lord Huron – The Night We Met : Redécouverte dans un épisode de The Affair, et à chaque fois elle réussit parfaitement à me retourner les tripes.

Tiers Monde – Toby Or Not Toby : Une prod incroyable, un texte vraiment pas mal.

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Pas de jambon, pas de Gaviscon

A quelques heures près, cela fait cinq ans que je n’ai pas ingéré un morceau de viande et je me suis dit que c’était une bonne opportunité pour passer quelques minutes à réfléchir sur ces +1800 jours qui se sont écoulés sans produits carnés.

Mais avant de commencer, je dois avouer une chose : il m’est arrivé de manger, bien malgré moi, de la viande durant cette période. En effet, le 2 Mai 2019, à l’arrivée de Lille-Hardelot, une volontaire me tendait un sandwich au fromage accompagné d’une bouteille d’eau. Si habituellement je ne fais pas confiance à la nourriture que l’on me donne, en cette rare occasion, après 5h passées sur le vélo, je croquais à pleines dents dans le petit pain et ce n’est qu’après avoir avalé la première bouchée et en dirigeant l’encas vers mon orifice buccal pour en prendre une seconde que je distinguais assez nettement une tranche de jambon sous la mimolette. De rage je jetais le restant de sandwich dans la poubelle la plus proche (merci l’organisation, je n’ai pas eu à chercher loin, il y en avait partout !) et pris de nausées, je me demandais si je devais ou non me faire vomir pour ne pas garder plus longtemps dans mon estomac ces miettes de porc. Finalement, après avoir réalisé la logistique que cela impliquait, je piochais une barre dans mes poches arrières que j’utilisais pour faire passer le goût, avant de tout rincer en avalant un bidon d’eau.
Est-ce que cela a remis à zéro mon compteur ? J’ai par la suite décidé que non puisque ce n’était pas une décision volontaire de manger un morceau de jambon et que je ne suis pas allé plus loin dès que j’ai pris conscience du contenu réel du sandwich.

Voilà pour cette précision.

Une autre maintenant. Mon dernier repas carné officiel, c’était une Tatin de Boudin noir aux Pommes à l’Estaminet Chez La Vieille lors du déjeuner du samedi 31 Décembre 2016. A ce moment-là j’avais déjà décidé qu’en 2017 j’expérimenterai autant que possible de ne plus consommer de viande. Et plutôt que de me lancer le 1er Janvier sur le principe des bonnes résolutions, j’avais convenu que le repas du réveillon se ferait sans viande. Le midi était donc la dernière occasion d’ingérer de la chaire animale.
De manière amusante, ce 31 Décembre 2016, c’est aussi le jour où j’ai reçu mon premier home trainer, le Tacx Bushido Smart. Le lendemain, je créais mon compte Zwift et réalisais ma toute première activité sur Watopia.

Enfin, un dernier détail. Si j’ai choisi de ne plus manger de viande, c’était avant tout dans le but de conduire une expérimentation personnelle; à savoir voir combien de temps je résisterais à l’appel du sang ainsi que si j’allais mourir de multiples carences ou si j’allais pouvoir continuer à mener une vie active normale. Car dans ma démarche permanente de tendre vers un monde meilleur moins pire, je me disais que si quelqu’un comme moi pouvait vivre sans viande, alors je pourrais utiliser mon expérience pour démontrer aux sédentaires dubitatifs que la viande n’est pas nécessaire à la vie, encore moins lorsque l’on ne se déplace pas par soit même. L’un des arguments des pro-viande étant que sans protéines animales, pas de muscles, et donc, impossible d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur, la pédale d’accélérateur du SUV et, pire encore, la disparition des testicules pour tous les mâles alpha.
Mais pourquoi se passer de viande ? Parce que ça tue la planète frère !

Le bilan maintenant.

Est-ce que ça a été dur ? En toute honnêteté, absolument pas. C’était une de mes principales craintes. J’ai globalement mangé de la viande chaque jours ou presque depuis aussi loin que je m’en souvienne et, suite à un changement d’hygiène de vie, je m’étais même mis à en consommer beaucoup plus, parfois matin, midi et soir ! Alors arrêter brutalement, ça risquait d’être compliqué… Mais en fait pas du tout, pour simplifier les choses j’avais fait les courses en avance pour la première semaine, résultat je n’ai pas eu besoin de me poser de questions sur le contenu de mes repas, et j’ai enchaîné sur le même principe la semaine d’après, puis celle d’après… A aucun moment je n’ai eu une quelconque envie ou je me suis dit qu’il me manquait quelque chose dans mon alimentation. Pire encore, la première fois que je me suis retrouvé directement confronté à un plat contenant de la viande, à un repas de famille, je n’ai eu aucun mal à refuser puisque l’idée même de manger cela me donnait la nausée. Oui, par un habile subterfuge, j’avais réussi à me dégoûter de la viande et cela n’a pas changé depuis.

Question santé ? C’est à la fois simple et compliqué de répondre. Le seul effet visible que ce changement d’alimentation a eu sur ma santé, ça concerne mon système digestif. Si avant j’avais très (très) régulièrement des problèmes de transit qui se manifestaient par des brûlures d’estomac et des selles n’étant ni de type 3 ni de type 4, m’obligeant à faire appel à des solutions médicamenteuses, forcément néfastes; depuis, je n’ai plus aucun problème: une à deux fois par jour, je dépose à la piscine de beaux enfants de type 3 ou 4. La seule et unique fois où ça n’a pas été le cas, c’était pendant une gastro, évidemment.
En contrepartie, niveau flatulences, c’est la fête. Cela vient logiquement de la consommation élevée de légumineuses. Mais leur odeur est bien moindre que l’essence de mort qui se dégage d’un individu contenant de la chaire en putréfaction.
Les prises de sang effectuées régulièrement n’ont montré aucun signe inquiétant. Au contraire, mon bilan lipidique s’est amélioré. Pour la vitamine B12, je prends chaque jour mon VEG1 et voilà.
Là où ça se complique, c’est vis à vis du sport. En effet, certains prétendent que la viande est indispensable à tout athlète, tandis que d’autres prétendent que sans viande, un athlète peut mieux performer.
Alors déjà, je ne suis pas un athlète (lol), mais surtout, je n’ai commencé à m’entraîner plus ou moins sérieusement qu’avec Zwift, donc quand j’avais déjà arrêté la viande. J’ai constaté que mes performances se sont améliorées avec l’entraînement, mais rien ne me dit qu’en ayant fait la même chose avec un régime alimentaire carné j’aurai pu faire mieux, moins bien… ou la même chose. Tout ce que je sais c’est que j’ai l’impression de toujours mal récupérer, comme avant.
Par contre, le fait de ne plus avoir de brûlures d’estomac, ça me permet d’être plus à l’aise sur le vélo et de pouvoir pédaler sereinement bien plus souvent qu’avant. Alors, peut-être, cet aspect m’aide. Mais c’est impossible de fournir une conclusion objective à la question.

C’est fade/ça manque de goût, non ? Je n’ai jamais compris à quoi les gens font référence quand ils parlent ainsi. Je consommais majoritairement de la volaille et de la charcuterie. La viande rouge, en dehors d’orgies de côtes de bœuf de 800g à partager (visiblement ça n’existe plus, maintenant c’est 400g maxi) chez Courtepaille que je faisais passer avec diverses sauces, je trouvais ça vraiment pas terrible. Et si on regarde, aucune de ces viandes n’étaient consommées sans assaisonnement. Que ce soit du sel, des épices, une marinade, de la sauce…
Alors oui, du quinoa sauce rien c’est pas fou, mais en réalité, qu’il y ait de la viande ou non dans un plat, on l’assaisonne et voilà, c’est bon, ça a plein de saveurs, plein de textures !
Ce préjugé vient probablement du fait que les produits estampillés VG étaient pendant longtemps infâmes ou alors pas prévus pour être consommés tels quels, contrairement à l’immense majorité des produits carnés vendus dans le commerce. Le tofu Bjorg est très célèbre pour cela. N’en achetez pas. N’en mangez pas. C’est dégueulasse. Par contre, du vrai tofu, préparé correctement (pas plus compliqué que faire des œufs brouillés), c’est un régal. Et l’offre se développe à pas de géants, proposant de plus en plus de produits gustativement intéressants; mais généralement catastrophiques d’un point de vue nutritionnel, vive l’industrie agro-alimentaire et ses poisons préparés.
Maintenant je suis devenu expert dans la confection de mélanges totalement improbables; et même quand ça ne marche pas, un peu de Kikkoman ou de levure de bière et le tour est joué !

Avec les autres ?
Limite c’est le truc le plus chiant.
Être le relou qui refuse d’aller dans tel ou tel restaurant car ils n’ont rien de convenable, ou alors se faire apporter trois haricots verts à l’eau avec le regard méprisant du serveur.
Devoir faire face à l’agressivité de certains quand ils se sentent attaqués à tort : on me demande pourquoi je ne mange plus de viande, j’explique que c’est parce que ça pollue inutilement frère, la personne y voit un reproche envers ses habitudes de consommation et décide de démonter ma démarche en y cherchant des côtés négatifs (voir plus loin). Après quelques mauvaises expériences sur le sujet, quand je ne connais pas suffisamment la personne ou que j’ai simplement la flemme de devoir rentrer dans son délire, je dis que c’est pour des raisons de santé, parce que ça me permet de me sentir mieux sur le vélo, parfois même que c’est mon médecin qui me l’a recommandé… L’avantage c’est que jusqu’à présent, ça a soit permis de clore le sujet immédiatement, soit ça a attisé la curiosité de la personne et j’ai pu élaborer sur le sujet. Alors que l’argument de l’environnement ça s’est systématiquement mal passé. Étonnant.
Devoir faire le dos rond face à l’hypocrisie des gens qui t’expliquent qu’ils sont flexitariens ou alors qu’ils font l’effort de réduire leur consommation pour ne manger que de la viande de qualité achetée chez le boucher, mais qui continuent à acheter des plats carnés sans la moindre idée de leur provenance dès qu’ils mangent à l’extérieur.
Enfin, devoir se justifier de choses avec lesquelles on n’a rien à voir. Oui, Roger le viandard qui, parce que je lui ai dit que je ne voulais pas de sa terrine de sanglier, me confond avec Capucine la vegan antispéciste aux cheveux bleus qui s’amuse à vandaliser des boucheries avec ses potes joueurs de djembé, bah excuse-moi gros mais ces abrutis j’peux pas les encadrer non plus. Donc j’vais t’expliquer quelques concepts, et si après ça tu continues à m’voir comme ces baltringues, va bien niquer ta mère; perso j’irai pas pleurer quand tu t’prendras une balle parce-que vous aviez encore décidé d’aller chasser pour décuver.

Petite pause pour préciser deux/trois détails sur le flexitarisme là. Comme le disait si bien Jean-Pierre Coffe : c’est de la merde ! Déjà parce que ça ne veut rien dire. C’est quoi la différence entre omnivore et flexitarien ? La fréquence à laquelle on mange de la viande ? Mais quelle fréquence exactement ? Visiblement le gens n’y comprennent rien car certains (7% des sondés quand même) se disent flexitariens tout en déclarant consommer de la viande quotidiennement (source : Sondage FranceAgrimer) !
Mais surtout, parce-que le flexitarisme c’est un concept promu par l’industrie de la viande pour inciter les consommateurs à ne rien changer à leurs habitudes, ou en tout cas à réduire le moins possible leur consommation de produits carnés. Pour preuve, le site Naturellement Flexitariens dont le slogan est Aimez la viande, mangez-en mieux. Comme l’indiquent clairement les mentions légales, ce site est édité par l’Interbev c’est à dire l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes.

Et le soja alors, ça tue la forêt amazonienne ! Oui, et en plus si plus personne ne mange de viande, on ne pourra jamais nourrir tout le monde, et les éleveurs vont se retrouver au chômage ! Et puis le végétarisme c’est un complot des islamo-gauchistes qui veulent grand-remplacer les traditions françaises.
Là encore on est sur du bon gros préjugé. Ne pas manger de viande ça ne veut pas dire se gaver de soja. D’ailleurs il y a de grandes chances que j’en consomme moins qu’un omnivore lambda. En effet, comme je cuisine la majorité de mes repas, je ne suis pas très client des tofu, PST, ou tout autre produit à base de soja type lait, yaourt, crèmes… Finalement ma consommation régulière elle vient du Kikkoman. Si le fabriquant n’indique ni la provenance ni les quantités impliquées; à raison d’une bouteille de 150mL par mois, j’ai du mal à imaginer que ma consommation soit supérieure à quelques centaines de grammes par mois.
Et même quand je consomme des produits à base de soja, dans l’immense majorité des cas (incertitude vis à vis du Kikkoman mise à part) c’est du soja français ou européen. Rien à voir avec la forêt amazonienne.
Par contre, le soja sud-américain consommé directement par les humains (en opposition à celui donné au bétail qui sera ensuite abattu puis vendu en barquettes aux chasseurs de bonnes affaires), lui, il l’est sous forme d’huile, de protéines ou de lécithine, que l’on retrouve dans des produits consommés par tout le monde, y compris les omnivores. Un paquet de Prince ? Du soja. Un rôti de chapon farci ? Du soja. Et dans ce genre de cas, zéro information sur la provenance. Donc si le soja pour lequel on a détruit la forêt est consommé par les humains, c’est pas dans le tofu qu’il est caché.
Lorsque l’on arrête de manger de la viande, on libère indirectement des terres cultivées pour nourrir le bétail, qui peuvent être alors utilisées pour produire le supplément nécessaire de végétaux. Oui, il y a des exceptions; dans certains régions du monde les animaux assurent un apport énergétique bien plus régulier et accessible que de cultiver. Mais là on parle de la société moderne, où l’on chasse les saucissons et cueille les poireaux dans un supermarché.
Et pour les traditions, c’est l’argument le plus éclaté qui soit. Perpétrer une pratique sous prétexte de tradition, c’est vraiment le degré zéro de l’évolution. A ce compte là on serait encore à se bouffer les tiques dans des arbres.

Des conseils ? Oui. C’est physiquement logique mais ça ne coûte pas plus cher de manger sans viande. L’industrie de la viande est subventionnée à plein tube, résultat on peut trouver facilement des produits carnés de très mauvaise qualité à des prix ridicules. Tandis que des équivalents à base de végétaux vont coûter plus cher car moins subventionnés et moins développés. Mais si l’on compare à des produits carnés équivalents, on est dans les mêmes tarifs. Et surtout, qu’ils soient carnés ou non, les produits fortement transformés c’est… de la merde ! Si on a l’habitude de manger un steak haché, la logique veut qu’on le remplace par un steak végétal. Sauf que la plupart des steaks végétaux du commerce c’est surtout du gras et du sel. Pas terrible pour remplacer les protéines d’un steak. Et ça embarque au passage diverses substances étranges qui ne sont pas nécessaires à l’alimentation. Mais pour que ça soit attractif, il faut une bonne texture, une bonne tenue à la cuisson…
Le secret, c’est alors de les faire soit même (c’est pas hyper compliqué) ou de simplement s’en passer et de profiter d’un changement de régime alimentaire pour découvrir des milliers de nouvelles choses.
Et comme j’en ai parlé avant, de toute façon, que ce soit carné ou non, les produits très transformés c’est surtout une belle arnaque pour empoisonner le consommateur tout en se faisant un beau profit sur son dos.
Alors autant repartir sur des bases saines en revoyant un peu sa façon de préparer ses repas.
Les plats préparés ça peut servir à aider la transition, ou simplement quand on a la flemme ou qu’on veut manger un truc mauvais, mais au quotidien ce n’est clairement pas viable à mes yeux.
Cela dit, j’apprécie de voir à quelle vitesse ce marché évolue, avec l’arrivée d’acteurs majeurs de la viande qui proposent des produits à la fois bons gustativement et plutôt correct sur la nutrition; signe qu’ils voient dans cette évolution de consommation des profits à réaliser.
Sur le même sujet, certains gloussent en voyant du vin labellisé vegan. Et c’est pareil avec certains fromages qui se disent végétariens. Oui, car même s’ils ne contiennent pas directement de la viande, les fromages réalisés avec de la pressure animale ont nécessité de tuer des veaux pour récolter le liquide.
J’insiste donc, peu importe son régime alimentaire, il faut fortement se méfier des produits transformés car bien souvent ils cachent des choses qu’on n’imagine pas. Et c’est rare que l’on cherche à cacher des choses positives.

Mais alors, végétarien, végétalien, vegan ? C’est une question que l’on me pose très souvent. Et à laquelle je réponds par : je ne mange pas de viande. Oui, on aime bien mettre les gens dans des cases, mais encore faudrait-il comprendre ces cases. Car en dehors de ceux qui s’y intéressent, peu de gens savent ce qui se cache réellement derrière ces trois mots. Surtout que derrière il y en a d’autres.
Sur une semaine normale, je ne mange ni viande (ni poisson), ni œufs, ni produits laitiers. Mais je vais manger du miel. Alors sur la semaine, c’est quoi ?
Et si je mange à l’extérieur et que le seul moyen de se nourrir correctement c’est de prendre un plat qui contient des produits laitiers ou des œufs, je vais pas me laisser mourir. Alors sur l’année, c’est quoi ?
Quand j’ai du renouveler mon portefeuille, j’ai évité le cuir pour prendre une matière végétale. Mais de plus en plus de pièces de ma garde-rode sont constituées de laine mérinos. Clairement pas vegan.
En me mettant derrière une étiquette, je me rattache obligatoirement aux gens qui se revendiquent y appartenir. Et je me refuse d’être associé à ces dictateurs de la bonne conscience.
Alors je ne suis rien de tout ça, simplement, je ne mange pas de viande. C’est tout.

Rendez-vous en 2027 pour le bilan d’une décennie sans viande ?

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Simulateur de puissance pour Zwift

Tutoriel rapide expliquant comment mettre en place un simulateur de capteur ANT+ pour expérimenter (pas pour tricher, évidemment) sur Zwift ou autre plateforme du type (TrainerRoad, Wahoo SYSTM, Bkool, RGT Cycling, Peloton, Rouvy, Fulgaz…).
Cela marche pour simuler un capteur de puissance, un capteur de cadence, un capteur de vitesse, un capteur de fréquence cardiaque… En fait à peu près n’importe quel profil de la norme.
Ici on se concentrera sur la puissance, la cadence et la fréquence cardiaque car c’est ce qui compte pour la partie cyclisme de Zwift.

Ce qu’il faut (en théorie) :

  • Un ordinateur sous Windows (pour la simulation du capteur)
  • Un ordinateur avec une clé USB Ant+ (pour faire tourner Zwift)
  • Deux clés USB ANT+ dont au moins une qui permet d’émettre des données (l’une va servir de récepteur comme on en a l’habitude, l’autre va servir d’émetteur pour simuler un capteur)

La réalité :

Il est tout à fait possible de n’utiliser qu’un seul ordinateur auquel on branche les deux clés USB ANT+ et sur lequel on fait tourner le simulateur et Zwift. C’est le scénario que je vais utiliser ensuite car c’est celui qui pose le plus de problèmes.

Concernant les clés, je n’ai pas encore tout à fait saisi les spécificités, mais sur les deux que j’ai, il n’y en a qu’une qui fonctionne en tant que source de données (simuler un capteur), avec l’autre il ne se passe strictement rien. Ni envoi de données, ni message d’erreur…

D’un côté, j’ai la clé Anself achetée sur Amazon, qui fonctionne en tant qu’émetteur et pour laquelle j’obtiens ces propriétés :

De l’autre, j’ai la clé Cycplus achetée sur AliExpress, qui ne fonctionne pas en tant qu’émetteur et pour laquelle j’obtiens ces propriétés :

La seconde semble être la plus avancée mais dans les faits c’est celle qui ne fonctionne que comme récepteur… L’important c’est d’avoir conscience que ça ne va pas forcément marcher avec n’importe quelle clé. Ça peut éviter de perdre 1h de son temps à essayer de comprendre ce que l’on a mal fait alors que c’est simplement une limitation matérielle (et l’absence d’information claire côté logiciel) qui en est à l’origine.
Alors si ça ne marche pas tout de suite, essayer d’inverser les clés. Si ça ne marche toujours pas, tenter une autre référence.
Si j’ai le temps j’essaierai probablement de creuser la spec ANT+ pour savoir s’il est possible d’identifier à l’avance les clés qui peuvent serveur d’émetteur. Je mettrai alors ce tutoriel à jour.

Allons-y

La première chose à faire est de récupérer le programme SimulANT+ disponible sur cette page du site officiel.

Téléchargement de SimulANT+

Pour y accéder, il faut se créer (gratuitement) un compte développeur. J’aurai bien mis l’archive en téléchargement direct ici mais le fait qu’ils forcent à se créer un compte pour y accéder et que Garmin (à l’origine du protocole) soit du genre assez tatillon, je n’ai pas envie de prendre le risque de recevoir une lettre de leur cabinet d’avocats.
L’avantage en se créant ce compte c’est que l’on a accès à beaucoup d’autres ressources sur le sujet si jamais on souhaite aller plus loin.

Une fois l’archive téléchargée, on l’extrait et on lance SimulANT+ en double-cliquant sur l’exécutable SimulANT+.exe :

Si les clé ANT+ n’étaient pas branchées à l’ordinateur, c’est le moment de le faire. Une fois que c’est fait, cliquer sur Refresh.
Si elles étaient déjà branchées, elles devraient apparaître automatiquement.

SimulANT+ Devices

Là, en ayant les deux clés sur la même machine, se pose la question de trouver la bonne (si seule l’un des deux peut faire émetteur). A part expérimenter, je ne peux pas fournir de réponse claire sur la question. C’est en fonction de l’installation qu’il faudra trouver la réponse.

Dans mon cas, c’est le Dev0 qui m’intéresse comme émetteur. Dev1 n’est que récepteur et sera utilisé par Zwift.

Sous Dev0 je clique sur Add Simulator… pour ajouter un simulateur de capteur, dans la liste je sélectionne Bike Power Sensor (Power-Only) et valide avec OK.

Bike Power Sensor Simulator ANT+

De nouvelles options apparaissent. Pour savoir immédiatement si la clé est fonctionnelle, cliquer sur TurnOn et vérifier que dans l’onglet ANT Messages des données s’affichent :

Bike Power Sensor Test

Si c’est le cas, c’est gagné, la clé sait émettre des données. Si ce n’est pas le cas, c’est perdu, la clé ne sait pas émettre des données, c’est un simple récepteur qui pourra être utilisé par Zwift.

Sur cet écran, les deux champs qui nous intéressent sont Cadence (rpm) et Instantaneous Power (W). Pour ceux qui seraient fâchés avec l’anglais, le premier permet de choisir la cadence (comme en français, Marcel !) et le second la puissance instantanée. En modifiant les valeurs présentes par défaut, on peut choisir la cadence et la puissance à simuler.
Par exemple ici je vais simuler un cycliste qui pédale à 92 tours par minute (rpm = rotation per minute) pour 235W :

Cadence & Instantaneous Power Simulation

Si le simulateur est déjà en route, c’est automatiquement pris en compte dès que l’on modifie la valeur du champ. Sinon il suffit de le mettre en route en cliquant sur TurnOn en bas.

Voilà, notre simulateur de cadence et de puissance est opérationnel. Plus qu’à aller dans Zwift pour recevoir les données et voir notre avatar se déplacer tout seul !

Mais avant, juste une petit chose. Si les deux clés sont branchées sur le même ordinateur, il convient de libérer celle qui va servir de récepteur pour Zwift. En effet, spécificité du protocole ANT+, un device ne peut être utilisé par plusieurs logiciels en même temps.

Pour cela, sur la clé en question, on fait un clic-droit puis Release. Après quelques secondes la clé devrait disparaître de l’interface de SimulANT+, ce qui veut dire qu’elle est bien libérée et prête à être utilisée par Zwift.

Release device on SimulANT+

Si la clé n’est pas libérée, Zwift sera dans l’incapacité de l’utiliser et affichera ceci :

Zwift Pairing Screen ANT+ issue

Alors que quand tout va bien :

Zwift Pairing Screen ANT+ ok

Ensuite on lance une recherche pour le capteur de puissance puis le capteur de cadence et on sélectionne notre simulateur :

Zwift Pairing Screen Simulators

Plus qu’à valider, lancer une activité et… voilà ! L’avatar se déplace sans que l’on ait besoin de pédaler !

Zwift with power simulator

Et en jouant sur la valeur du champ Instantaneous Power (W), on fait varier la puissance :

Zwift power graph (G)

De la même façon que pour le capteur de puissance, on peut ajouter un simulateur de fréquence cardiaque en cliquant sur Add Simulator… puis en choisissant Heart Rate Sensor. Cette fois c’est le champ Heart Rate (bpm) qu’il faudra configurer pour choisir la FC à transmettre.
Ne pas oublier de le démarrer en cliquant sur TurnOn.

Voilà le résultat :

Zwift with power, cadence and HR simulators

Si la simulation d’un seul capteur fonctionne très bien, dès que l’on en ajoute un second, on commence à avoir des problèmes de conflit entre les profils lancés en parallèle :

SimulANT+ channel collisions

En utilisant un ordinateur avec Zwift et une clé ANT+ pour la réception d’un côté et un autre ordinateur avec SimulANT+ et une clé ANT+ pour l’émission, cela n’a semble-t-il pas eu de réelle conséquence.

Par contre en faisant tout tourner sur un même ordinateur, j’ai rapidement été confronté à des Dropouts assez problématiques

Zwift ANT+ Dropouts

A voir en fonction de vos besoins; sachant que je n’arrive pas à penser à un usage légitime d’un double simulateur de puissance et de fréquence cardiaque. D’ailleurs, à ce propos…

Avertissement

Ce tutoriel est là pour expliquer comment facilement mettre en place un simulateur de puissance pour faire des tests, comme par exemple voir quel est l’ensemble vélo/roues qui est le plus rapide sur un parcours donné, en vue de s’équiper au mieux pour réaliser un performance. Pour cela, je vous recommande de le faire en mode déconnecté (lancer Zwift en ayant son ordinateur connecté à Internet, puis déconnecter Internet une fois dans l’activité) afin de ne pas venir perturber des humains faisant des activités légitimes, mais également pour ne pas risquer d’être détecté comme tricheur par Zwift.

Ce tutoriel n’est pas là pour vous expliquer comment tricher sur ces plateformes. Tricher c’est un truc de victime. Si vous n’avez pas le niveau pour atteindre un objectif (gagner une course), soit vous travaillez pour arriver à ce niveau, soit vous revoyez votre objectif à la baisse. Inutile de faire subir aux autres votre égo fragile. Aucun mérite à remporter une course à laquelle on n’a pas participé.