Signe ou non de mon vieillissement, ce que j’ai appris à apprécier le plus de la période de l’année s’étendant de mai à septembre, c’est que c’est la période des salades.

Généralement, quand on parle de salades, les gens s’imaginent une assiette qui pue la tristesse, avec trois grosses feuilles de laitue accompagnées de deux tranches de tomate.

Non, ça, c’est du mépris.

Une salade, c’est un mélange de saveurs et de textures, consommé froid, qui nourrit et hydrate.

Là où c’est génial, c’est que l’on peut faire très simple, comme très compliqué.

On peut s’adapter à tous les régimes, toutes les préférences.

Pour les adeptes du meal prep, il est possible de se faire une base commune pour la semaine, et de varier chaque jour simplement en changeant l’assaisonnement.

Une bonne source pour commencer est cette vidéo.

L’idée pour vraiment apprécier les salades, c’est de profiter de la liberté absolue qu’elles offrent, et d’y mettre absolument tout et n’importe quoi.

D’expérience, il n’y a rien qu’une bonne vinaigrette ne puisse faire passer.

Cependant, il y a deux choses qui rendent la chose encore meilleure.

La première, c’est de préparer à l’avance.
Que les ingrédients aient bien le temps de se mélanger entre eux, que les arômes se transférent…
Et laisser la préparation reposer au moins une nuit au réfrigérateur permet de lui assurer une température homogène.
C’est particulièrement triste de croquer dans une bouchée mi-froide, mi-tempérée.

La deuxième, liée à la première, c’est la gestion de l’humidité.
Rien de pire qu’une salade qui dégouline.
Typique des préparations industrielles vendues en boîte plastique en supermarché.
S’il est très facile d’ajouter de l’humidité, il est beaucoup plus difficile d’en retirer.
Pour cela, commencer par éviter au maximum d’ajouter de l’eau dans le saladier.
Les produits qui rendent de l’eau, comme les tomates ? Les découper en premier puis les laisser s’égoutter dans une passoire pendant qu’on prépare les autres ingrédients.
Éviter la salade de type feuilles : c’est pas bon, c’est nutritionnellement sans grand intérêt, c’est composé à 99% d’eau, ça coûte très cher… Mais si on y tient absolument, alors utiliser l’astuce de Solange.
Les produits issus de conserves ? Pareil, les laisser s’égoutter dans une passoire.
Éviter les sauces/vinaigrettes trop liquides… ou alors ne les ajouter qu’au moment de servir. Même si cela va réduire les échanges de saveurs.
Ensuite, absorber l’humidité restante.
Certains cinglés conseillent de mettre une feuille de sopalin dans la boîte de conservation. Non. C’est débile.
Les deux alliés de choix contre l’humidité des salades, et qui vont en plus l’améliorer nutritionnellement et gustativement, ce sont… les graines et les herbes aromatiques lyophilisées.
Le lin et le chia vont boire énormément de liquide.
Les herbes lyophilisées, c’est l’astuce absolue : ça ne coûte presque rien (surtout comparé aux herbes et salades fraîches), ça se conserve très longtemps et simplement, c’est nutritionnellement aussi intéressant, ça apporte plein de saveurs et, surtout, ça retire de l’humidité plutôt que d’en ajouter !
Il faut être très généreux, ce n’est pas du sel ou du caviar : 2g d’herbes par portion, c’est le minimum. Les petits contenants en verre, c’est pas prévu pour durer, en compter deux minimum pour une semaine de salades.


En réalité, je me souviens parfaitement que, lorsque l’on allait chez Pizza Paï quand j’étais enfant, ce que je préférais, c’était le buffet d’entrées : des salades !