Lonesome Dove - Larry McMurtry : Why yes!
Je ne sais plus ce qui m’a convaincu de me lancer dans sa lecture ; près de 1000 pages de western, ce n’était absolument pas fait pour moi.
Et le premier chapitre n’a fait qu’augmenter mes doutes.
Comment autant de gens avaient pu trouver ce livre aussi génial, si tout ce à quoi on a droit c’est le récit très détaillé de la vie d’un vieux cowboy probablement alcoolique ?
J’ai persisté.
Puis je n’ai plus réussi à m’arrêter.
Au-delà des aventures épiques, qui, grâce à leur encrage sur Terre, les rend bien plus concrêtes que le voyage de Frodon et de ses compagnons, ce qui m’a particulièrement marqué, c’est l’habilité avec laquelle l’auteur arrive à nous faire entrer dans la tête de tous ses personnages, sans que ça devienne ennuyant à un quelconque moment.
Plus globalement, c’est une magnifique exploration de ce qu’est être un homme : à la fois dans sa réalisation, dans ses relations avec les autres hommes, et également du fort impact des femmes sur ceux-ci.
À notre époque où la masculinité est soit considérée comme toxique par l’extrême gauche ; soit utilisée comme vecteur de manipulation par l’extrême droite, cela fait énormément de bien de lire un texte si honnête sur la question.
Ce n’est qu’après que j’ai découvert que McMurtry était aussi le co-auteur de Brokeback Mountain ; et je dois reconnaître que ça ne me surprend pas.
Dans un registre plus léger, les métaphores sexuelles utilisées régulièrement sont particulièrement drôles !
La galerie de personnage est tellement diverse et approfondie que, comme dans le monde réel, il est difficile d’adorer totalement l’un et d’en détester complètement l’autre.
Chaque personnage vient avec ses traits attachants, et ses défauts.
C’est brut, c’est épique, c’est gigantesque, c’est magnifique.
He wondered if all men felt such disappointment when thinking of themselves. He didn’t know. Maybe most men didn’t think of themselves.
[…]
“Where do you reckon Jake will end up?” Call asked. “In a hole in the ground, like you and me,” Augustus said. “I don’t know why I ever ask you a question,” Call said.
[Lonesome Dove - Larry McMurtry]
Abbott Elementary (Saison 1) : Annoying!
Le pilote était vraiment compliqué, mais c’est souvent le cas des comédies.
Ça s’améliore dès le second et après, c’est constant.
Le mauvais : c’est vraiment très simple, les personnages principaux sont tous d’énormes caricatures grotesques, et c’est vraiment très simple. Vraiment.
Le bon : ça donne un aperçu des conditions de travail de très nombreux professeurs des écoles, même dans les pays riches, du dévouement quotidien dont ils font preuve pour continuer, et, certaines répliques sont très bonnes et particulièrement drôles.
Malheureusement ce n’est pas assez pour gommer tous ses défauts (ou ses qualités intrinsèques qui ne sont pas à mon goût) et la série ne peut être vue que comme un simple divertissement qui s’oublie rapidement.
Les similitudes avec The Office sont bien (trop) visibles, et l’aspect mockumentary est totalement râté.
Que ce soit les très nombreux plans d’une même scène, et surtout l’abus des regards caméra pour briser le quatrième mur qui lui fait perdre tout son sens comique.
Je pense continuer… catégorie guilty pleasure.
The Thick of It (Saison 2) : Oui, mais…
Les textes sont encore meilleurs que la première saison, cependant ils sont coûteux.
Aucun personnage n’est attachant, aucune situation en soi n’est intéressante…
On subit pour espérer avoir la récompense des répliques délicieuses.
Et il ne s’agit que de trois épisodes de 30 minutes. Les deux autres saisons sont bien plus longues.
J’ai un doute…
Lilies of the Field : Superbe.
C’est un film tout en nuance et modération, qui raconte une histoire positive, sans jamais aller dans les extrêmes.
À l’inverse de ce dont on a l’habitude, où le drama est forcé pour pousser le spectateur dans une direction ou une autre, ici rien de tout ça.
Il y a du positif, il y a du négatif, mais toujours d’une façon réaliste.
Derrière cette simplicité, le fond que cherchent à exprimer les auteurs apparaît très clairement.
Une expérience véritablement plaisante.
Homer Smith: Gringo? I don’t know if that’s a step-up or a step-down from some other things I’ve been called.
[Lilies of the Field]
The Patient - Tim Sullivan : Solide.
Le développement des personnages est très plaisant, c’est drôle, et l’intrigue tient la route !
He vividly remembered whiling away time on a tedious journey with his father to visit some piece of Brunel engineering somewhere, by making patterns in the seat material. He would do this by brushing the fabric against the pile, making it go darker, then brushing with the pile to make it smooth and light. With a sweep of his hand he could then erase the pattern permanently, leaving no trace of his artistic endeavours.
[The Patient - Tim Sullivan]
Columbo (Saison 2) : Oui !
Tout pareil que pour la première saison, avec en plus le fait que le Lieutenant est de plus en plus appréciable !
Knives Out : J’adore !
Du bon divertissement, drôle et plaisant !
Vice Principals (Saison 1, Episode 1) : Nope.
Le personnage de Danny McBride, probablement interprété à merveille, est absolument insupportable.
Impossible d’aller plus loin que la première moitié de l’épisode…
Les gens qui rêvent - Guillaume Martin-Guyonnet : Non.
L’idée de départ est plutôt bonne, et le livre contient quelques passages très bien sentis.
Mais concrètement, c’est un mélange incohérent d’anecdotes historiques, d’observations personnelles et d’inspirations philosophiques, dans un style assez peu digeste.
À tel point que, parfois, j’avais l’impression de lire un article que j’aurais pu écrire ici, avec mon niveau de rédaction d’un collégien de 4ᵉ.
16€ pour un ebook, clairement, on apprécie l’escroquerie des maisons d’édition françaises.
Pour finir sur une note positive, l’auteur offre quelques recommandations culturelles (livres et musique) bien senties !
En résumé, je coche toutes les cases des privilégiés. Pourtant, je ressens une sorte d’insatisfaction permanente, l’impression de ne pas en avoir assez, ou d’avoir trop – je ne sais pas ; je crois que j’ai surtout peur de tomber de la position à laquelle je me suis hissé par hasard.
[Les gens qui rêvent - Guillaume Martin-Guyonnet]
Bill Burr: Drop Dead Years : Meh.
J’avais malheureusement déjà vu les meilleurs morceaux via des extraits sur YouTube.
L’idée de départ est intéressante, mais la mise en œuvre est clairement râtée.
Ça part dans tous les sens, on a surtout l’impression de regarder une compilation de shorts.
Je le trouve plus percutant dans ses interventions médiatiques, quand il improvise.