Abbott Elementary (Saison 2) : Et merde !
Une fois qu’on accepte que ce n’est que du divertissement, c’est vraiment difficile de ne pas prendre du plaisir.
Les intrigues sont simples, mais bien menées et très rarement prévisibles, avec parfois de vraies grosses surprises.
Les personnages principaux ont tous droits à des développements réfléchis, et les running gags propres à chacun sont non seulement drôles, mais surtout, ils arrivent à rendre le spectateur complice de cette bande de collègues, ce qui fait que l’on s’attache encore plus à eux.
J’ai à l’esprit celui autour de Barbara qui confond systématiquement les noms d’acteurs/célébrités, et à chaque fois que cela arrive, même de manière très succincte dans un épisode, un autre personnage va soit faire une remarque à mi-voix, soit regarder directement la caméra ; provoquant chez le spectateur une réaction “oui, moi aussi, j’ai vu qu’elle s’est trompée, mais j’ai trouvé de qui elle voulait vraiment parler !”.
Ou encore Jacob qui rencontre son counterpart féminin lors d’une soirée et qui découvrent qu’ils étaient dans la même promotion à l’université et ne comprennent pas comment ils ne se sont pas rencontrés avant… jusqu’à ce qu’ils réalisent que leur volonté permanente de toujours éviter l’homogénéité les a conduits à s’éviter… puisqu’ils sont identiques.
Cependant, le fait le plus marquant de cette saison, et de la série plus globalement, c’est qu’ils ont réussi à faire du pire personnage, celui qui a, de loin, ma préférence.
Je veux évidemment parler d’Ava : certes, elle a toujours (plus !) ce côté individualiste et hustler qui la rend toxique, mais à côté c’est elle qui envoie les plus grosses punchlines, et qui, à sa façon, va aider les autres bien plus que Janine ne le fera jamais.
Là ça devient très difficile pour moi de ne pas refaire une comparaison avec The Office.
Parce que c’est une série sur une bande de collègues.
Et parce que l’évolution d’Ava rappelle forcément celle de Michael Scott ; absolument imbuvable dans la première saison, et qui devient supportable par la suite, avec quelques (trop) rares moments de génie.
Sauf que Michael n’a jamais été mon personnage favori, alors qu’Ava, c’est clairement la queen de la série.
Tandis que Janine, ce serait Andy… alors qu’elle aurait dû être Jim (et Gregory, Pam).
Et Mr. Johnson un mélange entre Dwight et Creed.
Je m’arrête là, ça n’a aucun sens.
Maintenant, je vais faire un très gros effort pour ne pas regarder les deux saisons suivantes, déjà disponibles.
Guilty pleasure -> Wholesome pleasure.

Lonesome Dove (Saison 1, Episode 1) : Non.
Beaucoup semblaient s’accorder à dire que l’adaptation était à la hauteur du livre.
Je ne suis pas du tout d’accord.
Certes, c’est plutôt fidèle, tant sur les scènes que les dialogues.
Cependant, les personnages ne correspondent pas à ceux que je m’imaginais à la lecture, principalement à cause d’incohérences dans le physique et/ou l’âge des acteurs choisis pour interprêter les personnages.
De plus, probablement par manque de budget, l’échelle des choses a été très réduite : les bâtiments sont bien plus petits, et les animaux sont bien moins nombreux.
Quand ils décrivent une horde de 100 chevaux et qu’à l’image, on voit qu’il n’y en a pas la moitié…
Enfin, et c’est ça qui a fini par me convaincre d’abandonner, ce sont les personnages féminins totalement râtés.
Les femmes sont peu nombreuses dans l’histoire et ont une place relativement réduite, mais dans le livre, on sent que leur présence impacte fortement le monde qui les entoure ; tandis qu’ici, elles sont d’une fadeur complètement décevante.
Le sentiment global que je ressens est qu’ils ont trop cherché à Hollywoodiser l’histoire, lui faisant perdre toute son humanité.
Dommage.

L’amour c’est surcoté : Malheureusement… c’est non.
J’avais absolument adoré le livre de Mourad, et je savais que tenter de l’adapter au cinéma était un gros risque.
J’ai zappé toutes les critiques, et j’ai tenté, encouragé par la présence de Benjamin Tranié au casting.
Rapidement, j’ai compris que je ne pourrais pas aller au bout.
Anis, à la fois personnage principal et narrateur, est totalement râté.
Son attitude inconsistante, son accent incompréhensible et inaudible…
L’intérêt du livre ne réside pas dans son histoire, mais dans son écriture avec des blagues à plusieurs niveaux.
Et clairement, ça ne passe pas du tout.
Certaines scènes restent amusantes, mais on est très loin des punchlines de génie du livre, qui nécessitent de stopper la lecture pour retrouver son calme.
Peu importe ce que décide Mourad Winter pour la suite, j’espère qu’il continuera à écrire, car il est particulièrement doué.

The Wench is Wicked - Carter Brown : Non.
L’écriture est très basique.
L’intrigue également.
C’est particulièrement daté, ça en devient vite inconfortable.
C’est l’équivalent littéraire d’un téléfilm random.
Je ne sais même plus pourquoi j’ai tenté ?

It was getting to be such a small world, I wondered why Columbus ever bothered.
[The Wench is Wicked - Carter Brown]

Homicide: Life on the Street (Saison 4) : Oui !
Surtout, j’ai découvert qu’il existait enfin une version ten eighty p, que je me suis pressé de récupérer.
L’expérience, par rapport au DVDRip 4:3 tout pixelisé, n’en est que meilleure !
Seul problème, c’est qu’aucune release ne semble suivre l’ordre correct des épisodes, ce qui parfois apporte un peu de confusion.

ER (Saison 5) : Exactement comme avec la saison précédente, je me suis arrêté en cours de route sans savoir pourquoi, et ce n’est que quatre ans plus tard que je reprends.
Et : “Immédiatement remis dans le bain et happé. Ça marche vraiment très bien !”

Gianmarco Soresi: Thief of Joy : Oui !
Habitué à des extraits sur sa chaîne YouTube, c’est son premier special que je regarde.
C’est à l’image du reste : beaucoup d’autodérision, et une maîtrise du politiquement correct, tout en sachant être drôle.
C’est donc : drôle.

ER (Saison 6) : Mouais…
Je pense que j’ai fait une erreur en la regardant à un rythme relativement soutenu d’au moins trois épisodes par jour.
Cela m’a permis de voir des choses qui peuvent paraître moins évidentes si l’on se contente d’un rythme hebdomadaire :

  • les situations d’urgence médicale étant nécessairement similaires, les auteurs doivent être créatifs pour ne pas rendre les scènes prévisibles, et créent donc du drama artificiellement
  • l’absence régulière de fil rouge entre les épisodes, avec des personnages qui apparaîssent et disparaissent sans prévenir ; ou des histoires secondaires qui ne sont pas suivies
  • le recours trop récurrent aux relations entre membres du personnel
  • le drama permanent créé de toute pièce par les comportements absurdes des personnages principaux et qui les rend tous détestables
  • la destruction volontaire des deux derniers personnages attachants

Vue à ce rythme, la série semble mettre totalement de côté l’aspect médical pour se concentrer sur les relations entre collègues.
Cependant, puisque c’est une série dramatique, et que les auteurs insistent majoritairement sur les aspects négatifs de ces relations, ça devient très pesant.
Surtout lorsqu’il devient impossible de s’identifier ou même de s’attacher à un personnage en particulier.
Un point positif est que de nombreux sujets de société sont abordés au travers des histoires des patients… malheureusement quand on voit l’état de cette même société un quart de siècle plus tard, on se dit que ça n’a pas servi à grand-chose…

Slow Horses (Saison 2) : Yes!
J’avais été quelque peu déçu par la première saison, car l’humour était bien moins présent que dans le livre.
Cette fois, ils ont corrigé le tir et la comédie est au moins aussi importante que l’espionnage.
À tel point que j’ai parfois été contraint de mettre en pause pour reprendre mon souffle.
Là encore, l’adaptation me semble très fidèle, même si, de mémoire, ils ont totalement homis des passages complets du livre, mais dont l’absence ne se fait pas ressentir.
Mes seuls regrets concernent la qualité très faible de certains effets visuels, et la relation entre Kelly et River, bien moins développée que dans le texte original.

Louisa Guy: I need to check that!
Arkady Pashkin: It contains sensitive documents.
Louisa Guy: And I’ve no intention of hurting their feelings.
[Slow Horses]

Les Jardins de lumière - Amin Maalouf : Partagé.
C’est du Maalouf donc c’est agréable à lire, bien rythmé et plutôt rapide.
Cependant, c’est beaucoup trop tourné autour des questions de religion et de spiritualité pour m’intéresser.
Vraiment ; c’est totalement incompréhensible pour moi.

Celui qui s’impose des privations afin de recueillir des éloges ne mérite aucun éloge, car il est plus vaniteux que le pire des débauchés. Le sage ne jeûne que pour être plus proche de lui-même, lui seul est juge, lui seul est témoin. Si tu te prives, ne le fais pas pour te conformer aux exigences d’une communauté, ni par peur du châtiment, ni même dans l’espoir d’amasser des mérites à faire valoir dans un autre monde. Ces comptes-là sont à mes yeux sordides.
[Les Jardins de lumière - Amin Maalouf]

#Playlist

Joshua Idehen - Mum Does The Washing : Superbe.