Scott & Bailey (Saison 1) : Pas vraiment ce à quoi je m’attendais.
Et j’ai cru que ça allait réellement me plaire.
Malheureusement, c’est trop bordélique pour que j’apprécie.
C’est dommage, car il y avait une galerie de personnages très prometteurs ; mais entre les multiples décisions absurdes et les éléments trop prévisibles, ça ne tient pas.

Rosehaven (Saison 5) : Voilà, c’est fini.
Très partagé.
D’un côté, ils sont vraiment agaçants dans leur comportement et leur absence totale de progrès pendant cinq saisons.
De l’autre, l’ambiance fait qu’on apprécie.
Finalement soulagé que ça se termine, pour ne plus à avoir à me demander si j’apprécie ou non.

Slow Horses (Saison 1) : Surprenant !
Visuellement, c’est la première fois que je regarde une adaptation de livre qui est aussi proche de ce que je m’étais imaginé en le lisant.
Là où ça devient inquiétant, c’est que si on m’avait demandé de choisir une actrice pour jouer Diana Taverner, j’aurais immédiatement annoncé Kristin Scott Thomas.
Est-ce parce que l’auteur avait cette actrice à l’esprit quand il a écrit ce personnage et que tous les détails qu’il a donnés menaient forcément à elle ?
Est-ce une grosse coïncidence ?
Qui sait !
C’est ainsi très fidèle au livre, bien réalisé, bien rythmé.
Impossible de ne pas apprécier.
Seul regret (ou pas ?), c’est que c’est nettement moins drôle que le livre.
Il y a quelques répliques/scènes bien senties, mais globalement ça reste une série d’espionnage ; là où le texte de Mick Herron est une comédie sur fond d’espionnage.

Parable of the Sower - Octavia E. Butler : Superbe.
L’écriture est d’une fluidité déconcertante, l’intrigue est très bien menée, et le texte est terrifiant tant, trente ans plus tôt, son auteur avait réussi à anticiper ce vers quoi on allait.
À plusieurs reprises, je me suis arrêté pour relire des passages tellement je n’arrivais pas à croire que ça ait pu être écrit au début des années 90, alors que ça relatait exactement la réalité d’aujourd’hui.
Dans la seconde partie, il est extrêmement difficile de ne pas faire un parallèle avec la série The Walking Dead, même si l’ouvrage illustre que l’humain n’a pas besoin de zombies pour se livrer aux pires atrocités.

They never miss a chance to relive the good old days or to tell kids how great it’s going to be when the country gets back on its feet and good times come back.
[…]
“Bread and circuses,” my father says when there’s space news on the radio. “Politicians and big corporations get the bread, and we get the circuses.”
[…]
I’ve changed my mind. I used to wait for the explosion, the big crash, the sudden chaos that would destroy the neighborhood. Instead, things are unraveling, disintegrating bit by bit.
[…]
People are setting fires because they’re frustrated, angry, hopeless. They have no power to improve their lives, but they have the power to make others even more miserable. And the only way to prove to yourself that you have power is to use it.
[Parable of the Sower - Octavia E. Butler]

Unforgotten (Saison 1) : Brut…
Le concept est bien maîtrisé et en dehors d’une fin un peu weak, c’est plutôt une vraie réussite.
Cependant, je ne continuerai pas plus loin, car la série est trop brute : les acteurs, les plans, l’ambiance…
Tout est fait pour donner l’impression que l’on regarde, même pas un documentaire, mais simplement de vraies images issues de la vie réelle.
Le résultat fait que le malaise est constant, ça laisse un goût très amer à chaque épisode et ça tourne en nausée.
Techniquement, c’est un énorme compliment, car c’est probablement la première fois que je ressens ça ; mais ça marche tellement bien que je préfère sincèrement m’en passer.
Vraiment étrange.

Hell on Wheels (Saison 1, Episode 1) : Nope.
Je n’ai même pas réussi à terminer le premier épisode.
Visuellement, c’est affreux. Les couleurs sont horribles.
Le jeu des acteurs est mauvais.
Les dialogues sont ridicules.
Les scènes sans intérêt.
Bref.

JDMAI #108

Quatre garçons pleins d’avenir : On m’a conseillé ce film en me garantissant qu’il était bien plus qualitatif que la majorité des comédies françaises.
Certes.
C’est moins pire que le contenu affligeant qu’on nous sert par conteneurs chaque année.
Pour autant, ça n’a pas grand intérêt.
Je n’ai esquissé qu’un simple sourire, lors d’une scène que j’ai déjà oubliée.
Pour une comédie, ça reste très faible.
Probablement, car les blagues sont terriblement prévisibles, en plus d’être très simples.
Et les œuvres sur les bandes de losers, je n’en comprends pas l’intérêt, d’autant plus que le comportement des personnages m’agace fortement.
La bande originale est par contre une très grande réussite, à commencer par le générique signé Billy Ze Kick.

Columbo (Saison 1) : Just one more thing…
Pour de multiples raisons, je me suis senti obligé d’abandonner mes préjugés et de laisser une chance au célèbre lieutenant.
Probablement la faute au doublage à la truelle, aux chaînes qui la diffusent et aux horaires de diffusion, mais, pour moi, Columbo c’était une série ringarde et complètement stupide.
C’est peut-être le cas, et c’est simplement moi qui suis devenu ringard et sénile ?
Quoi qu’il en soit, j’ai totalement accroché !
Le format particulier d’enquête, où le but n’est pas de trouver le coupable, mais de voir comment un personnage fort sympathique va parvenir à faire reconnaître sa culpabilité à l’auteur du crime.
L’esthétique, lié à l’époque et à l’endroit où ça a été tourné.
La qualité d’écriture et l’imagination mise en image.
Plus globalement, le côté moral : certes, ce sont des enquêtes criminelles liées à des meurtres, mais on n’est pas dans la surenchère de violence, d’effusions de sang, de cris, de larmes… comme c’est le cas dans les séries policières modernes ; et le côté respectueux du coupable, qui, une fois démasqué, ne cherche jamais à s’enfuir, mais reconnaît l’habilité de l’enquêteur et se laisse emmener en prison.
Oui, c’est un peu naïf, mais en tant que spectateur, c’est plaisant : tout ceci n’est qu’un jeu entre le criminel et Columbo, et chacun respecte les règles.
On croirait entendre un boomer s’exprimer.
Je suis foutu.

Spy Game : Sympa.
Je m’attendais vraiment à pire.
C’est très daté et ça pue le ‘MERICA, FUCK YEAH!!§§§!, mais ça se laisse regarder.
Cependant, je préfère de loin Claire Danes et Mandy Patinkin à Brad Pitt et Robert Redford.

Parable of the Talents - Octavia E. Butler : Obligé d’enchaîner avec le premier volet.
Je suis convaincu qu’une trilogie aurait été préférable : ici, on aurait suivi l’histoire d’Acorn et dans un dernier livre, on aurait pu suivre l’après Acorn.
Là, le développement d’Acorn se retrouve un peu raccourci, mais, surtout, l’après paraît bâclé comparé à tout le reste du travail développé précédemment.
C’est le seul regret.
Le reste est une grande réussite, avec toujours cette terrifiante clairvoyance sur ce qu’allait devenir notre réalité, et ces situations abominables, mais écrites avec suffisamment de maîtrise pour que l’on poursuive la lecture, plutôt que de s’arrêter, dégoûtés par ce que les mots nous forcent à mettre en image dans notre esprit.
Encore une fois, je fais le parallèle avec The Walking Dead, où, comme de nombreux autres spectateurs, j’avais trouvé qu’ils y allaient trop fort sur la violence gratuite.
Avec le recul, c’était gentil par rapport à ce que contient ce livre.
Je pense qu’il me faudra encore quelques semaines pour bien digérer tout ça, tant c’était riche et dense.

I couldn’t help wondering, though, whether these people, with their crosses, had some connection with my current least favorite presidential candidate, Texas Senator Andrew Steele Jarret. It sounds like the sort of thing his people might do—a revival of something nasty out of the past. […] Jarret insists on being a throwback to some earlier, “simpler” time. Now does not suit him. Religious tolerance does not suit him. The current state of the country does not suit him. He wants to take us all back to some magical time when everyone believed in the same God, worshipped him in the same way, and understood that their safety in the universe depended on completing the same religious rituals and stomping anyone who was different There was never such a time in this country. But these days when more than half the people in the country can’t read at all, history is just one more vast unknown to them.
[…]
Interesting that they fear Edward Jay Smith’s supposed incompetence more than they fear Jarret’s obvious tyranny.
[…]
He believes—the whole family believes—it’s our patriotic duty, everyone’s duty, to support Jarret in his “heroic” effort to revive and reunify the country. They don’t believe Jarret’s a fascist.
[…]
President Jarret and his followers in Christian America believed that one of the things that had gone wrong with the country was the intrusion of women into “men’s business.” I’ve seen recordings of him saying this and large audiences of both men and women cheering and applauding wildly.
[…]
Yet Andrew Steele Jarret was able to scare, divide, and bully people, first into electing him President, then into letting him fix the country for them. He didn’t get to do everything he wanted to do. He was capable of much greater fascism. So were his most avid followers.
[Parable of the Talents - Octavia E. Butler]

Utopia (AU) (Saison 4) : Félicitations !
Je reprochais à la saison 3 d’être difficile à regarder tant les situations étaient réalistes.
Cette fois, ils se sont rattrapés et ont su caricaturer tout en étant suffisamment drôle pour que l’on y prenne plaisir.
Non seulement ils s’attaquent à des dizaines de sujets de société que peu osent aborder aujourd’hui, mais en plus, ils le font avec une subtilité et une justesse qui rend le tout délicieux.
Impeccable !
J’ai enfin pu voir, dans le dernier épisode, le sketch sur le trafic induit, dont l’extrait m’avait fait découvrir la série.

It’s a Wonderful Life : Meh.
On s’ennuie sévèrement pendant près de deux heures, à suivre des personnages absolument pas attachants, tout ça pour arriver à la conclusion très attendue, mais qui a convaincu des millions de spectateurs, que c’est un des plus grands films de l’Histoire.
Une partie de ma réaction s’explique par le fait que, même si je m’attendais à ce final, il est suffisamment bien fait pour que je ressente exactement ce que je devais ressentir ; et avec un peu de recul ça m’énerve, surtout en comparaison de tout le reste qui n’est vraiment pas fou.
Quel est le message ?
Car il semblerait que le pays qui a produit ce film et qui en est si fan n’a retenu aucune leçon : chaque année des centaines de milliers de personnes dépendent de collectes GoFundMe pour éviter de se jeter dans le canal et ils viennent de donner les clés du gouvernement à une bande de Henry Potter.

#Playlist

Seb Lowe - Terms and Conditions : Un mélange des genres délicieux avec un texte particulièrement juste.