Arrival : Mouais.
D’un côté, c’est techniquement superbe.
De l’autre…
L’idée de la communication avec une forme de vie extra-terrestre, et comment c’est traîté : oui.
Par contre, le cliché du couple de scientifiques, les gros bourrins de l’armée, les gentils américains contre les méchants chinois et russes…
Et cette histoire de futur/passé/présent…
Non.
Trois fois non !

The Pitt (Saison 1) : Quel dommage !
Les premiers épisodes sont complètement dingues.
L’impression de découvrir un univers totalement nouveau, mélangeant E.R. pour les urgences, 24 pour le quasi-temps réel, la SF pour l’aspect vaisseau spacial et… la réalité pour la galerie de personnages.
Les images, le son… C’est techniquement parfait.
Les personnages et leurs relations/interractions sont obsédants.
Je me demandais si j’hallucinais ou si je venais enfin de commencer LA série de la décennie.
Malheureusement ça se gâte.
Les dramas forcés, les incohérences scénaristiques, les ficelles, les évidences, la multiplication des intrigues…
À tel point que je ne suis allé au bout que par espoir de retrouver le plaisir du départ.
À chaud, il est peu probable que je décide de poursuivre, à froid, ma mémoire pourrait décider de se focaliser sur les débuts prometteurs et me donner l’envie de reprendre.
Suspens.
La façon dont la série joue avec sa grande sœur E.R. est perturbante ; déjà avec Noah Wyle qui avait fait plus qu’un bref passage à l’époque et qui est ici le personnage principal ; mais aussi avec les très nombreuses références, comme les problèmes rencontrés par Langdon qui rappellent très (très) fortement ceux de Carter.
L’autre élément frustrant de la série est qu’elle cherche à faire passer de trop nombreux messages, qui soit ne seront pas compris par ceux à qui ils sont destinés, soit ils ne seront pas vus, car ces personnes auront arrêté le visionnage bien avant, comme l’illustrent très bien les commentaires des snowflakes.
Résultat, on est plus sur un exercise de fan-service qu’autre chose.
Alors plutôt que brasser du vent pour convaincre des convaincus, autant essayer de faire dans l’original ?
Tous les épisodes consacrés à la fusillade me semblent plus être un net négatif qu’autre chose.
Les abrutis de gunfuckers ne changeront pas d’opinion en voyant ça.
Par contre, pour les humains, c’est assurément traumatisant.

Drive Your Plow Over the Bones of the Dead - Olga Tokarczuk : Compliqué.
D’un côté, c’est totalement incompréhensible, ça n’a ni queue ni tête (pun intended), les multiples passages interminables sur l’astrologie sont épuisants…
De l’autre, l’univers créé est prenant, la vie simple et incroyable de la narratrice est passionate, et le texte est rempli de fulgurances qui donnent l’impression que l’auteur a regardé à l’intérieur de nous-même.
Je ne sais vraiment pas quoi en penser.

Boros’s presence reminded me what it’s like to live with someone. And how very awkward it is. How much it diverts you from your own thoughts and distracts you. How another Person starts to irritate you without actually doing anything annoying, but simply by being there. Each morning when he went off to the forest, I blessed my glorious solitude. How do people manage to spend decades living together in a small space? I wondered. How can they possibly sleep in the same bed together, breathing on and jostling each other accidentally in their sleep?
[Drive Your Plow Over the Bones of the Dead - Olga Tokarczuk]

Shen hai : Non.
Le côté cringe trop enfantin, les visuels, les couleurs…
Impossible d’accrocher, abandon après 30mn.

Foyle’s War (Saison 2) : Oui.
Un recours un peu trop régulier à de grosses ficelles, mais encore une fois, l’ambiance et les personnages font que ça marche très bien.

South Park (Saison 27) : Wow !
Ils se lâchent complètement, abordent une quantité impressionnante de sujets d’actualité/société, sans filtre, tout en faisant passer leurs habituels messages.
Mais ce qui est presque plus drôle encore, c’est la réaction de ceux qui sont la cible.

Hard Target : Non.
Je n’en attendais pas grand-chose, et j’avais bien mis mon cerveau de côté, mais c’est vraiment too much.
L’impression de regarder une parodie.
Ça m’apprendra à écouter les conseils de mes collègues.