Arrested Development (Saison 4, Episodes 1, 2 et 3) : Non.
Trop de temps écoulé pour ce reboot, les acteurs ont bien trop changé physiquement, ils n’y sont plus, ce n’est pas crédible, le focus fait sur les parties les moins intéressantes… J’ai essayé de me forcer, mais non, ça ne passe pas.
The Victim (Intégrale) : Fucking hell!
La victime au final, c’est le spectateur…
On se fait balader pendant trois épisodes avant de se prendre une énorme droite dans le ventre.
J’ai rarement été aussi mal à l’aise devant ma télé, et j’ai même été contraint de faire une pause pendant le final.
C’est superbe, mais peut-être un peu trop.
On n’est pas dans le divertissement.
Spooks (Saison 1) : Yep !
C’est très (très) daté.
Tout respire le début des années 2000 : la DA, la bande son, les décors, les vêtements…
C’est relativement simple, ça va très vite, avec une intrigue complète par épisode, mais ça marche plutôt bien.
Un gros côté cheap qui, finalement, lui donne presque du charme.
De manière surprenante, certains sujets abordés sont non seulement toujours trop d’actualité, mais certains paraissent presque clairvoyants, plus de vingt ans plus tard…
J’aime bien !
Double Cross: The True Story of the D-Day Spies - Ben Macintyre : Mitigé.
L’histoire est folle et mérite d’être racontée et connue.
Cependant, en partie à cause d’un style différent de ses autres livres, et en partie à cause de l’alternance régulière entre nom réel, nom d’espion allemand et nom d’espion anglais ; pour désigner une même personne dans une galerie d’une vingtaine d’individus, rend la chose très compliquée à suivre.
Puisque c’est de l’historique, je ne peux juger les faits, je me focalise uniquement sur le travail d’écriture et… c’est décevant par rapport aux autres ouvrages du même auteur.
Endeavour (Saison 2) : Oui.
C’est pas dingue, mais ça marche plutôt bien.
Careless People: A Cautionary Tale of Power, Greed, and Lost Idealism - Sarah Wynn-Williams : Mouais.
Si avoir un regard intérieur qui confirme ce qu’on supposait/savait déjà est toujours intéressant, au global, j’ai du mal à saisir le réel intérêt de l’ouvrage.
Le fait que ça commence par la grosse anecdote de son enfance, et que tout du long, l’auteur continue d’asséner les récits d’évènements personnels donne clairement l’impression qu’elle recherche à obtenir la sympathie.
Pourtant, les faits sont là : comme de très nombreuses personnes avant et après elle, alors qu’elle prétendait intégrer le système pour le changer de l’intérieur, elle n’a fait, au mieux, que le supporter, au pire, lui permettre de se développer tout en en tirant profit elle-même.
Elle parle d’idéalisme, certains parlent de naïveté…
Le fait qu’elle soit resté chez Facebook si longtemps, après être passée par tant de situations qui auraient dû la faire fuir, qu’elle a multiplié les excuses pour retarder son départ et qu’au final, c’est son licenciement qui a signé la fin de l’aventure ne trompent pas.
Je ne pense pas que ce livre est une forme de vengeance, et j’imagine qu’il peut sans nul doute servir de cautionary tale à certains, mais j’ai absolument zéro compassion pour son auteur.
Pire, elle semble décidée à réitérer avec l’IA. Ce besoin constant d’être in the thick of it.
C’en est d’ailleurs lassant toutes ces personnes qui prétendent s’être faites avoir par le système alors qu’elles avaient décidé de le changer.
À chaque fois, c’est la même histoire : l’intérêt personnel prévaut sur l’intérêt collectif.
Les Achéens n’ont pas passé plusieurs années à travailler au service de Troie, ils ont attaqué dès la nuit tombée.
Surveillant ! (Saison 1) : Humph.
Le premier épisode est une pure torture.
Ensuite ça s’améliore suffisamment pour me convaincre d’aller au bout des huit épisodes.
Il faut être honnête : on est dans de la pure comédie française comme on en voit trop depuis vingt ans, ça n’a rien d’original, ça a la subtilité d’un porte-avions dans un port de plaisance, ça enchaîne clichés sur clichés sur clichés, c’est horriblement prévisible…
L’aspect mockumentary est non seulement mal exploité (les regards caméra ça marche quand c’est utilisé avec parcimonie, pas quand on y a droit toutes les deux scènes), mais en plus, il est parfois totalement oublié pour reprendre une mise en scène très classique.
J’adore Benjamin Tranié, mais son interprétation sonne faux, alors que son personnage avait un gros potentiel.
Un élement qui ne m’a pas simplifié l’expérience : le personnage de Stéphanie Moreno, que je ne peux qualifier que de repoussant pour être correct ; immonde pour être sincère, et dont chaque apparition à l’écran était une souffrance physique. Comme son style semble être tendance, je n’arrive pas à savoir si c’était volontaire ou non ?
En réalité, en dehors de Corinne Maillard, même si trop prévisible, ce sont les personnages de second voir troisième plan qui sont le mieux réussis (Michel, la psychologue, le médecin…).
Heureusement, il y a quelques sketchs très drôles qui sauvent un peu la baraque.
Voilà.
C’est beaucoup trop faible en l’état pour laisser une trace, mais ça tient son rôle de divertissement no-brain.
The Politician - Tim Sullivan : Oui.
Juste ce qu’il faut d’humour, d’intrigue principale et de développement de personnages récurrents.
Bosch (Saison 5) : Toujours un réel plaisir.
I May Destroy You (Saison 1, Episode 1) : Non.
Ca aurait pu marcher à l’époque de sa sortie, aujourd’hui… non.
L’intrigue, les personnages…
Pas pour moi.
PEN15 (Saison 1, Episodes 1 & 2) : Non.
C’est une expérience très étrange, car d’un côté, j’ai l’impression que je devrais adorer ce que je vois, mais de l’autre, je n’ai même pas esquissé un sourire des deux épisodes et surtout, j’ai été mal à l’aise à chaque seconde.
Une partie du problème vient très certainement du décalage, pourtant volontaire, d’âge entre les créatrices et actrices principales, qui ont 30 ans et jouent des adolescentes de 13 ; qui est d’autant plus renforcé que les autres acteurs ont, eux, l’âge de leur personnage.
Non seulement ça ne marche pas visuellement, mais on sent aussi que ça ne fonctionne entre les acteurs, et donc, les personnages.
Niveau humour, malheureusement, je cherche encore.
Dernier point qui me pose problème : c’est clairement destiné aux Millenials, avec l’aspect nostalgique volontaire ; mais, pareil, ça me repousse plus qu’autre chose.