Life After Cars: Freeing Ourselves from the Tyranny of the Automobile : ?
À titre personnel, je n’ai rien appris à la lecture de ce livre, puisque je suis déjà très (trop) informé sur la question.
À la fois, évidemment, en tant qu’auditeur de TWOC depuis plusieurs années, mais aussi et surtout, parce qu’en tant qu’observateur de mon milieu et victime de la suprématie de l’automobile, j’ai acquis ma propre expérience sur le terrain ou en me renseignant par ailleurs.
Cependant, pour quelqu’un de dévoué à la cause automobile, ou bien quelqu’un qui commence à exprimer des doutes concernant ce dogme, c’est, je pense, une très bonne introduction.
Pour autant, le titre n’est à mon avis pas du tout en accord avec le contenu du livre.
On y expose avant tout les très nombreux aspects sur lesquels l’automobile apporte son lot d’effets néfastes.
Les solutions pour tenter de sortir de cette situation ne sont que brièvement abordées, contrairement à ce que laisse penser le titre.
Aider nos concitoyens à ouvrir les yeux sur l’état de notre société et à s’engager ensemble à l’améliorer pourrait permettre d’atteindre cette Life After Cars ; mais le livre ne fournit aucun plan sur son atteinte.
Mitigé.

Homicide: Life on the Street (Saison 6) : What?!
C’est incompréhensible.
On alterne entre des épisodes sans le moindre intérêt, d’autres particulièrement ridicules et… des chefs d’œuvre absolus.
Un épisode comme The Subway est tout simplement inoubliable.
Mais avant, et après, on subit des comportements totalement absurdes, des intrigues inintéressantes…
Cependant, on a également droit à des deux épisodes très profonds.
Et ce casting qui évolue en permanence, avec des personnages qui apparaissent puis disparaissent en permanence, sans réelle raison.
J’imagine que tout ça est le fruit d’une production très compliquée, et ça donne à la série un caractère unique.
Ça n’empêche de ressentir une impression de gâchis.

Foyle’s War (Saison 1) : Oui.
L’aspect mystère de ce qui est censé être une série policière est pour le moins totalement secondaire.
Ce qui fait l’intérêt de cette série, c’est qu’elle est très difficile à décrire, tant elle ne ressemble à rien d’autre.
Je vais pourtant essayer.
Le contexte : la série est placée à Hastings, ville côtière du sud-est de l’Angleterre pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Bien que non actifs directement dans les combats, ils vivent constamment sous la pression de la guerre, tant ils sont proches des côtes françaises, avec de rares avions allemands qui viennent lâcher des bombes de temps à autre, et parce qu’ils ont des proches qui sont partis au front.
Pour autant, la série présente une sorte de bulle de sécurité : les décors, les images, les couleurs, la musique, le rythme…
Tout présente un ilôt de paix, qui est parfois brisée par des homicides, ou par des bombes allemandes.
Et DCS Foyle est la version humaine de cette paix : face à tous les gens qui perdent leurs principes moraux et leur raison, il reste droit, faisant preuve à la fois de bienveillance et d’inflexibilité.
Le contraste entre ces deux mondes ; la tranquilité d’une petite ville anglaise face à l’horreur d’un conflit mondial ; est perturbant.
Tout comme DCS Foyle, qui physiquement donne l’image d’un boomer, mais qui dans les faits est tout ce que les boomers ne sont pas, mais qu’ils s’imaginent être.
Illustré particulièrement au travers de sa relation transgénérationnelle avec son assistante, qui rappelle Drive My Car (écrit douze ans plus tard).
En tant que spectateur, c’est là qu’est l’intérêt de la série : elle offre une bulle de bienveillance dans laquelle s’isoler du monde extérieur, avec DCS Foyle la figure paternelle protectrice.
Vraiment étrange comme expérience.
Techniquement, chaque épisode fait la durée d’un film standard et, si j’ai commencé avec un vieux RIP 480p que je traînais depuis une dizaine d’années, j’ai rapidement compris qu’elle méritait un passage au 1080p que j’ai réussi à dénicher après quelques recherches.
No regrets.

Telling Tales - Ann Cleeves : Oui !
Ça se lit à merveille, l’intrigue marche bien, le contexte est parfaitement développé…
Cependant, je ne sais pas, la façon dont l’enquête est introduite, un peu par hasard ; et le développement quelque peu incohérent de Vera Stanhope, ça m’a perturbé.
Certainement pas une raison pour ne pas lire les autres volumes !