Fin 2018 ou début 2019, je ne sais plus trop, je découvrais par hasard l’existence du Brevet Cyclotouriste de la Montagne de Reims (BCMR pour les intimes) organisé depuis plus d’un demi-siècle par le Cyclo Club Remois.
Les récents mouvements familiaux aidant, je décidais de m’inscrire pour participer à l’édition 2019.
Malheureusement, à quelques jours de l’échéance, une connasse décidait que son appel était plus important que mes projets.
En 2020, le brevet n’a pas lieu, à cause de la COVID.
En 2021, même chose.
En 2022, je suis plus proche que jamais d’y participer ; j’ai fait le déplacement, tout est prêt ! Mais lorsque mon réveil sonne à 4h30, j’entends le déluge qui tombe du ciel à l’extérieur et décide de me rendormir.
Aucun intérêt de me forcer à me coltiner plus de 5h de selle dans de telles conditions.
En 2023, je suis dans la forme de ma vie, tous les signaux sont au vert. Jusqu’à trois jours de l’évènement, où une bronchite en décide autrement.
En 2024, les circonstances professionnelles font que je n’ai même pas envisagé d’y participer.
En 2025, loin du niveau de 2023, j’ai pu me préparer correctement, et aucun élément extérieur ne vient se mettre en travers de mon chemin.
Enfin, je prends le départ du BCMR !
Si l’expérience fut globalement plaisante : un superbe parcours qui change de mes routes belges, une organisation solide, des participants nombreux et variés ; elle garde toutefois un petit air de déception.
Déjà parce que vu les conditions caniculaires, j’ai été contraint de maintenir un effort inférieur aux capacités que je pouvais développer, pour éviter tout risque de surchauffe.
Surtout parce qu’après six ans d’attente, je craignais tellement qu’un évènement vienne m’empêcher de ralier l’arrivée que j’ai non seulement fait preuve d’une prudence excessive, mais ça m’a également empêché d’en profiter pleinement, trop occupé à tenter d’identifier les dangers.
En mangeant ma part de flan, la seule satisfaction que j’éprouvais était d’avoir enfin vaincu le mauvais sort.
L’aspect plaisir et performance physique étaient totalement absents.
La logique aurait voulu que j’y retourne cette année, avec pour seul objectif de faire (bien) mieux que l’année d’avant.
Dès janvier, j’ai cependant rapidement compris que ma santé ne me le permettrait pas et que 2026 serait une année blanche d’un point de vue vélo.
Alors que les participants sont, à l’heure actuelle, hard at work ; je leur souhaite de prendre du plaisir et leur donne, peut-être, rendez-vous en 2027 !