Un an d’UGC

Il y a un an de cela, je remettais les pieds dans un cinéma pour aller voir le premier épisode de l’adaptation cinématographique de Millénium par David FINCHER.

Avant ça, je n’y étais pas allé depuis le 17 Janvier 2009 où j’avais assisté à une projection du premier volet de la saga Twilight. Chacun en fera l’interprétation qu’il souhaite.

Quoi qu’il en soit, pour ce grand retour dans les salles obscures, je fus bluffé par l’incroyable générique. Moins par le film. Mais à peine rentré, je passais commande d’une carte UGC illimité via le C.E. de mon travail.

Plus tôt, j’avais fait les calculs. Au tarif normal, la carte UGC coûte 20.08€ par mois, auxquels s’ajoutent 30€ de frais de dossier. Pour une année, nous étions donc à 270.69€.

A l’UGC Ciné Cité de Lille, la place au tarif normal est vendue un peu plus de 10€. Pour être rentable, il faut donc aller au moins 27 fois au cinéma dans l’année.

Via le C.E., j’ai pu avoir cette carte pour 195€. Environ 75€ d’économies, ou 7 places à plein tarif. Cette fois, la rentabilité nécessitait d’aller 20 fois au cinéma.

Aujourd’hui, ma carte arrive bientôt à expiration, et malheureusement, l’offre de mon C.E. n’existe plus. Si je souhaite continuer à avoir une carte UGC illimité, il va falloir que je souscrive à un abonnement normal. Un peu plus cher, mais toujours très avantageux.

J’ai finalement décidé de ne rien faire, et de laisser ma carte expirer.

La raison ? Certainement pas une question de coût, même si je devais souscrire l’abonnement normal. A ce jour, je suis allé 58 fois au cinéma. Rapportés aux 195€ que j’ai déboursés pour avoir la carte, cela fait la séance à 3.4€. Un peu plus du tiers du tarif normal. Excellente affaire.

Non, si j’ai décidé de ne pas réitérer l’aventure, c’est parce que le modèle cinéma m’a dégoûté.

Le cinéma, aussi appelé septième art, est par définition un art; ce qu’il produit sont des oeuvres. Et je suis persuadé que pour saisir toutes les subtilités d’une oeuvre il faut, au delà du temps, prendre le recul nécessaire. Ce que le modèle cinéma ne permet pas.

Un film sort, il faut le voir, on en parle rapidement à plusieurs reprises, un nouveau film sort, et voilà. Adieu.

Pour certains, on commence à en parler quelques semaines, voir mois pour les plus importants, à l’avance. Mais deux semaines après leur sortie, avec un rythme effréné d’environ quinze nouveautés chaque mercredi, il est oublié et disparaît sous l’attrait de ses remplaçants.

Ils ne sont pas nombreux les films à propos desquels je tenais à discuter, mais quand même, j’y tenais, et je n’ai pas pu. En tout cas pas autant que je le souhaitais.

J’avais décidé de retourner au cinéma pour deux raisons. La première, et la plus évidente, me remettre à l’heure. Ainsi, je verrai les films en même temps que tout le monde, et pourrai échanger avec des souvenirs frais  La seconde, c’était pour me remettre dans la légalité.

Or, il est évident pour moi que même si j’ai pu me synchroniser avec mes prochains, j’ai finalement réalisé que ça n’avait pas d’intérêt puisque je ne pouvais pas réellement partager plus sur les films.

Concernant le second point, tant pis. Entre temps, j’ai trouvé une solution beaucoup plus convenable pour la musique. J’espère pouvoir faire de même concernant les films et les séries télévisées en 2013.

Je ne regrette absolument pas cette expérience, et j’ai même envie de dire que la carte illimité, que ce soit chez UGC ou ailleurs, c’est vraiment une excellente offre. Là n’a jamais été la question me concernant.

Je retourne donc regarder des films sortis depuis plus de six mois, et je continuerai, comme avant, à en discuter avec des âmes perdues comme moi, dans les tréfonds des interwebs.

Posté le 19 janvier 2013 par Jacques Danielle