Alors que je viens de terminer un nouveau visionnage de l’intégrale de The Office, et que je sais que d’autres suivront, je me suis dit qu’il serait intéressant de faire un pseudo JDMAI, pour faire de même les prochaines fois, et comparer les changements.

Par exemple, je sais qu’aujourd’hui, j’ai beaucoup plus reproché de choses à Jim, tout en étant régulièrement d’accord avec Dwight.
Alors que la toute première fois, j’étais 100% Team Jim et Dwight me semblait être un psychopathe (c’est toujours le cas).

Meilleure intro : Asian Jim. Tout est maîtrisé à la perfection, avec les détails de plus en plus élaborés et les réactions de Dwight qui vont avec. Superbe.
Pour ceux qui voudraient toutes les voir d’un coup, il existe une compilation de 4h30 qui a déjà plus d’un million de vues.
Forcément, on n’oublie pas le lip dub ; mais comme c’est une production pro, la qualité était attendue.

Meilleur personnage : Robert California. Du pur génie.

Pire personnage : Andy Bernard. Rien que son nom, ça ne va pas. Il est insupportable. Avec ses pulls horribles dont j’arrive à sentir l’odeur chimique de lessive depuis mon canapé. Avec ses tenues originales qui renvoient un gros manque de confiance en soi. Cette attitude de fratbro toxique et qui s’identifie uniquement par l’université dans laquelle il a fait ses études. Son incapacité à réussir quoi que ce soit. Son mépris permanent pour les autres. Son égocentrisme… Et tout le monde qui accepte, qui lui pardonne… Mais faites le disparaître !
Le plus injuste dans tout ça, c’est que c’est lui qui a droit à la réplique la plus percutante du dernier épisode : I wish there was a way to know you’re in the good old days before you’ve actually left them.

Pourquoi The Office ?
Je sais que certains n’aiment pas, mais d’autres (dont moi, un peu), y vouent un culte très fort.
Personnellement, avec The Wire, c’est la seule série que j’aie regardée plus d’une fois, en intégralité.
Et je sais que je recommencerai.

Une chose qui marche dans The Office, c’est la nostalgie.
La réplique d’Andy citée plus haut le montre.
Et les derniers épisodes de la série sont grandement focalisés sur ça, avec des flashbacks, des retours de personnages…
La neuvième saison est particulièrement agaçante à suivre, jusqu’aux trois derniers épisodes (tous des doubles), qui font ressurgir tous les bons souvenirs que l’on a des saisons précédentes.
Résultat, on termine non seulement en larmes, mais aussi avec une forte envie de reprendre tout depuis le début, maintenant qu’on nous a rappelé certains éléments positifs du passé et que l’on comprend que, contrairement à Andy, on peut retourner dans les good old days d’un simple mouvement de doigts sur la télécommande.

Une autre chose qui marche, contrairement à d’autres séries qui, pourtant, sur le papier, sont proches ; c’est le côté réaliste.
Si je prends Seinfeld, Friends ou encore How I Met Your Mother, au-delà de leur fort côté générationnel et du fait qu’ils ont tous un train de vie de millionaires, leur problème, c’est qu’elles se concentrent en majorité sur le temps libre des personnages.
Tandis que The Office, de par sa nature, se concentre sur le temps de travail des personnages.
Entre les aventures d’un jeune actif qui passe ses journées à déconner avec ses potes dans son appartement immense en plein centre de New-York, et un jeune actif qui passe ses journées à survivre entre ses collègues de bureau, dans une ville banale de province ; lequel parle le plus au téléspectateur lambda ?
The Office a aussi son côté générationnel, avec les technologies liées à l’époque et certaines références (voir plus bas), mais l’équipe étant elle-même multi-générationnelle (Creed/Michael/Jim/Pete), même quand ma génération sera le Creed du bureau, ça en laisse trois autres qui pourront comprendre la série.
Plus généralement, tant que des gens travailleront dans un bureau, j’imagine que ça restera parlant ; là où les autres s’appuyent beaucoup trop sur des éléments de leur époque.

Enfin, le mélange des deux.
Il y a une chose en particulier qui m’a marqué, c’est quand Dwight s’enthousiasme après avoir vu la première saison de Game of Thrones.
Dans mon esprit The Office était déjà terminé à cette époque.
Alors l’entendre parler de ce phénomène particulièrement marquant des années 2010, c’est surprenant.
Savoir que, lui aussi, il avait le sentiment d’avoir vu la meilleure création audio-visuelle de l’histoire, et se faisait une joie de découvrir la suite.
Mais c’est aussi très dur, car on sait comment ça a fini… et on sait également qu’on ne partagera pas la déception de Dwight, nos chemins devant se séparer avant.
L’autre mindfuck que j’ai eu, toujours à propos d’une autre série, c’est quand Dwight parle de Homeland avec son ami Ralf, interprété par James Urbaniak, qui a aussi joué dans… Homeland !

C’est tout pour cette fois ; la suite au prochain visionnage de l’intégrale !

En attendant, je continue à lancer un épisode au hasard sur Plex ou à regarder les compilations de la chaîne YouTube officielle.

Et pendant que je termine d’écrire cet article, j’apprends la disparition de David Lynch et, en hommage, FIP diffuse la BO de Twin Peaks.
J’imagine que je sais ce que je vais (re-)regarder ensuite…