À force de fine-tuning, il est possible d’arriver à faire que l’algorithme de YouTube fournisse des suggestions de qualité.
C’est ce qui m’est arrivé hier, avec une vidéo intitulée : LISTERS: A Glimpse Into Extreme Birdwatching.
Intrigué, j’ai lancé la lecture et j’ai rapidement hésité à abandonner, car ça semblait être une énième production sans autre intérêt que de combler l’ennui de ses producteurs.
Cependant, la curiosité l’a emporté, puis la qualité de l’œuvre a fait le reste.
Artistiquement, c’est une réussite, avec un beau mélange des genres :
- le documentaire true crime
- le road movie
- le found footage
- le documentaire animalier
Le plus intéressant cependant, c’est l’aspect documentaire.
Pas sur les oiseaux en tant que tels, même s’il contient de superbes images de dizaines d’espèces.
Sur les extreme birdwatchers.
Je vais éviter de spoiler le sujet, mais on y découvre une communauté avec ses pratiques, ses codes, ses drames, ses héros, ses méchants…
Et c’est fascinant !
Forcément, en tant que cycliste, ça m’a rappelé le tile hunting qui, là-aussi, rend certains pratiquants complètement fous, leur faisant perdre de vue l’intérêt initial de faire du vélo.
Ce qui m’a définitivement convaincu, c’est la variété des témoignages recueillis et le fait qu’ils abordent la question de l’impact de cette pratique.
Voir des gens faire des milliers de kilomètres en voiture ou en avion, uniquement pour observer un oiseau pendant quelques secondes, avant de faire le trajet inverse ; ça me semble totalement contraire à l’idée que je me fais de la pratique de l’ornithologie.
J’étais donc rassuré de voir que les auteurs, ainsi que certains membres de la communauté, se posent les mêmes questions.
Si celui-ci pourra certainement faire naître des passions, j’espère cependant qu’il ne va pas créer une mode qui sera assurément dévastatrice pour les oiseaux et leur environnement, comme sait si bien le faire homo instagramus.