JDMAI #50

L’Effondrement (Saison 1) : Techniquement c’est une dinguerie puisque chaque épisode est tourné en simili-plan-séquence. Niveau acteurs comme niveau narratif, c’est très déséquilibré. Le plus problématique concerne surtout le réalisme des scénarios proposés et de l’histoire au global. L’épisode à la centrale nucléaire en particulier, on est limite dans de la pure science fiction. Comme le dernier, qui accumule les clichés et sonne très faux, en essayant d’être critique et source d’optimisme à la fois. Et cette même manie de ne limiter les personnages qu’à deux moyens de transport : la voiture ou la marche. C’est pratique, ça offre un épisode complet dans une station service (avec deux ados qui passent à vélo), mais pour les autres ça donne des situations absurdes où les protagonistes marchent des heures sur les routes avec une capacité d’emport très réduite dans leurs sacs. La fin du monde arrivera certainement avant que je trouve un œuvre correcte sur le sujet.

Silicon Valley (Saison 5) : Enfin; ça redevient intéressant, pertinent et drôle. En route pour la sixième et dernière saison !

Cheers (Saison 1) : Si on regarde le spin-off d’une série avant la série, peut-on dire que la série originelle devient le prequel du spin-off ? Tout cela pour dire que trois mois après avoir terminé Frasier, j’ai décidé d’entamer Cheers. Pour l’instant il n’existe absolument aucun lien entre les deux séries. C’est léger, ça correspond exactement à ce à quoi je m’attendais; alors continuons.

Strike (Saison 1) : Propre.

Silicon Valley (Saison 6) : Nice ! Après quelques saisons laborieuses, on retrouve une série de qualité avec de l’humour bien senti. Et un double épisode final grandiose arrosé de la meilleure blague possible sur la série.
Réduite à trois ou quatre saisons, ça aurait été parfait. Silicon Valley est exactement la série de geeks que j’attendais. Contrairement à The Big Bang Theory qui n’est qu’un ramassis de clichés grotesques jetés dans des situations ridicules, ici l’écriture est beaucoup plus fine et l’humour subtil et construit, avec une véritable histoire. Évidemment, ce n’est pas la meilleur qui connaît le plus grand succès.

ER (Saison 2) : J’aime bien.

Narcos : Mexico (Saison 2) : Pas fou, mais ça se laisse regarder. C’est vraiment propre et la BO est top.

Ragnarok (Saison 1) : Très étrange. Ça commence comme un teen movie américain avant de vite devenir un mélange entre True Blood et Smallville. Seulement six épisodes c’est bien trop peu, obligeant à prendre de trop nombreux raccourcis, bâcler des intrigues intéressantes et se focaliser sur le superficiel. Certaines choses sont bien senties, d’autres beaucoup moins. Certains acteurs sont excellents, d’autres beaucoup moins. Le partenariat Spar/Volvo est bien trop visible qu’on se demande si ce n’est pas une grande publicité. La musique est extrêmement mal utilisée et pas du tout adaptée. L’ambiance particulière d’un village Norvégien dans un fjord est totalement survolée; en dehors de quelques plans, ça pourrait se passer dans n’importe quel pays occidental. De trop nombreux sujets sont abordés sans être creusés, laissant un sentiment de contrariété permanent. Je suis persuadé qu’il était possible de faire quelque chose de vraiment bien avec. Malheureusement tout est superficiel. Dommage.

Cheers (Saison 2) : Still no Frasier. Bilan mitigé. Certains personnages sont attachants et drôles (Sam, Carla, Coach…) et d’autres sont des connards finis vraiment insupportables (Diane et Norm). Beaucoup trop de drama.

For All Mankind (Saison 1) : On frôle la perfection ! Première série Apple TV+ et ça commence très fort. J’avais été globalement déçu par The First car la série s’attardait sur des choses inutiles, ici c’est tout l’inverse. On est presque face à un docu-fiction extrêmement prenant, les scènes dans l’espace sont bluffantes de réalisme, je n’avait jamais ressenti de telles sensations jusqu’à présent. Ce qui se passe sur Terre est tout aussi pertinent. La série arrive à raconter tellement de choses à la foi, tout en restant accessible. Pas de temps perdu à introduire de la violence ou de la romance sans intérêt. Tout est calculé, maîtrisé, dilué comme il faut. Et le casting est impeccable, personne ne dénote. Tout simplement géniale.
En voyant les notes (basses à mon goût) après, j’ai jeté un œil aux critiques et c’est très triste car les avis négatifs proviennent de personnes (des hommes) qui se sentent blessées dans leur fragile patriotisme ou masculinité. Ou comment passer totalement à côté d’un chef d’œuvre à cause d’un esprit fermé.

Posté le 1 mars 2020 par Jacques Danielle