JDMAI #45

Years and Years (Saison 1) : Très partagé. D’un côté c’est la première fois que je vois une oeuvre audiovisuelle aller aussi loin dans l’analyse des dérives de notre civilisation. Avec une justesse qui se vérifie déjà depuis sa diffusion. Les responsables sont bien identifiés (scène incroyable de la grand-mère attablée), le mécanisme de l’érosion progressive de la qualité de vie et des libertés de chacun face à l’inconscience collective, l’accumulation des catastrophes (politiques, climatiques, sanitaires…); tout ou presque y est. Malheureusement certains aspects ne sont pas suffisamment développés pour s’attarder sur du drama trop classique et sans réel intérêt pour le message que semble vouloir faire passer la série. Et surtout, la seconde moitié du dernier épisode vient absolument tout détruire, avec sa conclusion totalement absurde : la technologie va nous sauver. Au secours. Ce qui était un documentaire d’anticipation se transforme en une banale série dramatique avec une morale niaiseuse comme 99% de ce qui est produit. Pourquoi ? Quelle énorme déception. Après 5h30 d’angoisses, nous voilà rassurés dans notre canapé : il suffit de faire le dos rond quelques années puis tout rentrera dans l’ordre. La blague.

Frasier (Saison 9) : Beaucoup de mou mais des derniers épisodes qui fournissent une belle évolution à la série.

Merckx: Half Man, Half Bike – William Fotheringham : Décidé à progressivement développer mes connaissances de l’histoire du cyclisme, il était logique de commencer par celle du plus grand sportif. J’avais déjà tenté de jeter un œil dans des ouvrages sur le cyclisme mais à chaque fois je regrettais de lyrisme employé par les auteurs. Ce que je veux c’est savoir ce qu’il s’est passé, pas ce que l’auteur a ressenti. Et l’avantage de ce livre c’est que c’est ça : des faits, des faits et des faits. Forcément c’est pas très fluide et il faut prendre son temps, mais cela m’aura permis d’en apprendre énormément sur Merckx et de réaliser à quel point ce qu’il a fait est prodigieux et ne pourra jamais être égalé. Savoir ce qu’il s’est passé permet également de prendre du recul sur le cyclisme moderne, car si les vélos et les stratégies ont changé, les spectateurs pas du tout. Un ouvrage d’histoire parfaitement documenté.

The Deuce (Saison 2) : Magnifique. Superbe.

The Boys (Saison 1) : Forcément une série qui critique l’univers des super-héros, ça m’a intrigué. Le résultat est supérieur à mes attentes puisque ça va bien au delà du pitch : c’est drôle, bien écrit avec un univers qui tient la route, bien réalisé, prenant et avec un casting de qualité. Excellente surprise.

Baron Noir (Saison 1) : Une première partie de saison passionnante, avec ce qui semble être une bonne représentation du monde politico-médiatique français. La suite ça part en sucette complet et perd de son intérêt.

GLOW (Saison 3) : Se laisse regarder mais passe beaucoup trop vite, la plupart des intrigues sont jouées en accéléré pour tout faire rentrer dans un épisode ou la saison. Un peu de mal avec ce format très court.

Criminal : France (Saison 1); Criminal : UK (Saison 1); Criminal : Spain (Saison 1); Criminal : Germany (Saison 1) : Voir article complet.

Glitch (Saison 3) : Une saison pour conclure la série. C’est ce qu’on va retenir car c’est nettement en dessous des deux précédentes et au final toutes les pistes qui avaient été ouvertes se referment brutalement, sans grande explications. Dommage. Ça reste tout à fait regardable; surtout si l’on a apprécié le début.

Posté le 1 octobre 2019 par Jacques Danielle