MobLand (Saison 1) : Enough of this shit!
Pourquoi ai-je même considéré l’idée de regarder cette série ?
Le cliché vu et revu des clans (avec un d’Europe de l’Ouest, un d’Europe de l’Est, et un arabe) qui se rencontrent dans les cuisines d’un restaurant dès le départ.
Puis ça ne fait qu’empirer, avec des personnages absolument pas crédibles, interprétés par des acteurs qui sont eux-mêmes trop bourgeois pour réussir à être crédibles en tant que cas social se la jouant noble.
J’ai tenu dix minutes maximum.

The No. 1 Ladies’ Detective Agency - Alexander McCall Smith : Dommage.
Clairement un gros potentiel, tant par le côté très attachant du personnage de Precious Ramotswe, et l’exotisme culturel du Botswana.
Malheureusement, les enquêtes sont d’une simplicité navrante, il n’y a pour ainsi dire aucune complexité dans la résolution des intrigues ; l’impression de jouer à un jeu en mode très facile ; et l’écriture est tellement gentille qu’elle en devient niaise.

It was curious how some people had a highly developed sense of guilt, she thought, while others had none. Some people would agonise over minor slips or mistakes on their part, while others would feel quite unmoved by their own gross acts of betrayal or dishonesty.
[The No. 1 Ladies’ Detective Agency - Alexander McCall Smith]

Tour de France: Unchained (Saison 3) : Finito !
Il n’y aura pas de nouvelle saison… et ce n’est pas plus mal.
J’ai dû me forcer à terminer chaque épisode, à aucun moment je n’avais un réel intérêt pour ce qui m’était proposé, et il me faudrait des heures pour lister tout ce qui n’allait pas.
À l’heure où j’écris ces lignes, je m’apprête à rejoindre la Citadelle de Lille pour assister au départ du Tour 2025 ; ça devrait être bien plus intéressant.

American Manhunt: Osama bin Laden (Saison 1) : Non.
Ça ne partait plutôt pas trop mal, avec des images d’archives intéressantes.
Puis rapidement ça s’est focalisé sur les témoignages de personnes impliquées dans la recherche d’OSB et là, c’est devenu beaucoup trop.
L’individu qui explique qu’il a promis à Bush de trouver et tuer OSB en six semaines, et qui témoigne tout fanfaron ; alors qu’il a complètement échoué.
Et les autres qui bombent le torse, alors qu’ils expliquent comment, eux aussi, ont échoué.
Non.

Dept. Q (Saison 1) : Que c’est nul !
Absolument tous les personnages sont détestables.
Le policier aigri qui en veut à la terre entière et se comporte comme un connard ? Check.
La chef qui manipule tout son mode ? Check.
La jeune avocate qui vit seule dans un manoir avec son frère dérangé ? Check.
Le réfugié serviable ? Check.
Y’a rien d’intéressant, tout est mis sur la forme, c’est forcé à l’extrême ; mais c’est vide tout ça.
Les jeunes branleurs du commissariat qui semblent sortis d’un film des années 70 ? Pourquoi ?
C’est incompréhensible.
On cherche à mettre trop de background à trop de personnages en même temps.
Et malheureusement même la psychologue, interprétée par Kelly Macdonald, ne vaut rien ; comme c’est original la psychologue femme qui décide de complètement se désintéresser de son patient, un homme policier qui vient de subir un gros traumatisme, pour le pousser à se confier !
Non, c’est zéro.
Du grand Netflix.

JDMAI 115

Querer (Intégrale) : Oui !
Si je me doutais que ça ne serait pas particulièrement drôle à regarder, j’avais peur qu’ils tombent dans le pathos facile pour surfer sur une tendance, plus qu’autre chose.
La bonne nouvelle, c’est que malgré des débuts un peu difficiles, la suite est une vraie réussite.
C’est construit d’une telle manière que le visionnage amène une réflexion personnelle, tout en permettant d’analyser son propre positionnement, avant et, voir s’il a changé, après.
Les acteurs sont tous très bons, et l’évolution des personnages, tant psychologiquement que physiquement, est bien maîtrisée.
En jouant en permanence de subtilités, les auteurs arrivent à délivrer clairement leur message, ce qui ne peut être qu’applaudi.

Dune: Prophecy (Saison 1) : Dommage.
Ça partait très bien, et contrairement à certains avis qui comparaient la série à Game of Thrones, j’y voyais plutôt une version SF de House of Cards.
Malheureusement, au fil des épisodes, je n’ai pu que leur donner raison.
Trop d’intrigues tuent l’intrigue.
Trop d’individualités tuent le collectif.
Je me suis fait violence pour terminer, avec un espoir… mais non.
Dans les détails frustrants, on retrouve un univers sonore cent fois en deçà de ce que proposent les films de Villeneuve, une sur-utilisation de La Voix, ce qui lui retire son caractère d’exception ; et le choix de Travis Fimmel pour interpréter Desmond Hart… fondamentalement, c’est un excellent choix, mais avec sa dégaine de toxico, il avait fini par me faire abandonner Vikings, alors là ça m’a refroidi.
Pour finir, sur le positif, c’est visuellement particulièrement convaincant et ça reste fidèle aux films, permettant de faciliter la transition.

The Thick of It (Saison 1) : Oui !
L’impression de regarder The Office (UK) après avoir vu The Office (US), ce qui est logique puisque c’est la grande sœur de Veep.
La différence, c’est que j’accroche bien plus.
Le contexte me parle, le visuel me parle… et la qualité des insultes qu’ils s’envoient, avec leurs différents accents british, c’est un régal !