Conclave - Robert Harris : Unputdownable.
C’est ce qui est écrit sur la couverture de l’ebook, et je dois avouer que si je n’avais pas eu de contraintes extérieures, j’aurais tout lu en une fois.
Je n’ai que peu d’intérêt vis à vis du sujet, mais la façon dont la narration est maîtrisée fait que l’on est absorbé par l’univers et que l’on veut savoir ce qu’il se passe ensuite.
Un vrai divertissement plaisant !

Sister Agnes was reputed to be the only person of whom the late Holy Father had been afraid, and perhaps for that reason he had often sought out her company. ‘Agnes,’ he used to say, ‘will always tell me the truth.’
[Conclave - Robert Harris]

Homicide: Life on the Street (Saison 3) : Très inégal.
Certains épisodes laissent vraiment à désirer et semblent être là pour remplir plus qu’autre chose ; même si bien supérieurs à 99% de la production globale.
À côté, des épisodes qui sont une œuvre unique à eux seuls.
The Gas Man, avec son Victor Helms qui est, avec près de trois décénies d’avance, la parfaite illustration du MAGAisme que l’on ne connaît que trop bien aujourd’hui.
Colors, dont la construction qui sort totalement de l’arc narratif des autres épisodes de la série, est un superbe exercice de réflexion et de manipulation du spectateur.
Every Mother’s Son, qui illustre à merveille les drames créés par la violence et l’impact qu’elle a sur la famille de ceux qui en sont victimes.
Plus globalement, la série est souvent frustrante, car elle dénonçait déjà des problèmes bien ancrés dans la société, que nombre de personnes prétendent découvrir et dénoncer aujourd’hui.
Preuve en est, une fois de plus, que personne n’écoute et que personne ne prend les décisions pour tenter de corriger les chose.

Les Aventures du brave soldat Švejk - Jaroslav Hašek : Je vous déclare avec obéissance que j’ai apprécié.
Ça se lit facilement, c’est très drôle et le message passe bien.

Sérieusement, je ne comprendrai jamais pourquoi les fous se fâchent d’être si bien placés. C’est une maison où on peut se promener tout nu, hurler comme un chacal, être furieux à discrétion et mordre autant qu’on veut et tout ce qu’on veut. Si on osait se conduire comme ça dans la rue, tout le monde serait affolé, mais, là-bas, rien de plus naturel. Il y a là-dedans une telle liberté que les socialistes n’ont jamais osé rêver rien d’aussi beau. On peut s’y faire passer pour le Bon Dieu, pour la Sainte-Vierge, pour le pape ou pour le roi d’Angleterre, ou bien pour un empereur quelconque, ou encore pour saint Venceslas.
[…]
C’est toujours au nom d’une divinité bienfaisante, sortie de l’imagination des hommes, que se prépare le massacre de la pauvre humanité.
[Les Aventures du brave soldat Švejk - Jaroslav Hašek]

Clarkson’s Farm (Saison 4) : Du plus et du moins.
Tout ce qui concerne la ferme est encore meilleur que les saisons précédentes.
J’étais inquiet à l’arrivée d’Harriet… puis j’étais mille fois plus déçu de la voir partir si rapidement.
Sa relation avec Jeremy, différente de celle avec Kaleb, marche tout aussi bien.
Cependant, trop de temps, en particulier sur les deux derniers épisodes, est accordé au projet de pub qui semble incompréhensible à l’origine et qui se révèle, sans surprise, être le projet le plus négatif pour toutes les personnes impactées, eu égard aux contraintes folles.
Ça laisse clairement un goût amer, car on se demande pourquoi avoir fait subir tout cela à tant de personnes ?
D’autant plus qu’en parallèle, les résultats de la ferme, en grande partie à cause de la météo, ont été catastrophiques.
Heureusement, ça se termine sur une note un peu plus positive.
En espérant que la saison prochaine soit plus centrée sur la ferme ; même si ça pourrait devenir lassant pour une partie de l’auditoire, la série s’appelle Clarkson’s Farm et pas Shop ou Pub.
Et qu’Harriet devienne régulière.
Plus personnellement, j’ai été surpris de voir que lors de son test de huit tracteurs, j’ai été en mesure d’identifier la marque de sept d’entre eux alors qu’ils arrivaient à l’écran.
Le signe, peut-être, que je passe trop de temps sur YouTube.