Severance (Saison 2) : La chute !
Après la grosse surprise de la première saison, je m’étais réservé une journée complète pour pouvoir binge la seconde en toute décontraction.
À la fin de cette journée, j’avais difficilement réussi à regarder six des dix épisodes.
Je me suis forcé pour le septième, et je n’ai pu terminer le huitième.
Il-y-a un an, j’exprimais mes craintes pour la suite, et malheureusement, elles se sont révélées justifiées.
Là où l’on s’attendait à avancer, on recule.
Les questions en suspens à la fin de la première saison ne progressent pas.
On nous crée de nouveaux mystères pour chercher à nous garder captivés.
Ce qui était un ovni technico-visuel est devenu un banal drama sentimental sans intérêt.
Finalement, j’en viens à me demander si, initialement, ça tenait vraiment la route, et si ce n’est pas le côté novateur qui m’a aveuglé ?
Bref, une série de moins à suivre.
Cheers (Saison 11) : Voilà, c’est fini.
Une dernière saison sans miracle, qui résume bien l’esprit global de la série et qui me fait me questioner sur pourquoi je ne m’étais pas arrêté plus tôt.
Avec le recul, It’s Always Sunny in Philadelphia est le remake honnête de Cheers puisque la série exprime clairement le fait de mettre en scène des gens détestables ; là où Cheers prétend mettre en scène de bonnes personnes alors qu’ils sont tous plus détestables et imbus d’eux-mêmes, ne prenant plaisir qu’en se moquant ou en faisant souffrir les autres.
Pas étonnant, d’ailleurs, que l’élection à la mairie de la ville du plus idiot de la bande apparaisse ainsi comme une prémonition de l’état du pays, deux décénies plus tard.
Et ce dernier épisode illustre tout ça à merveille, en proposant une heure de scènes très pénibles à supporter, quitte à faire revenir le pire personnage pour l’occasion.
Les Frères Karamazov - Fiodor Dostoïevski : Toujours pas.
J’avais déjà eu beaucoup de mal avec Crime et Châtiment, mais face aux très nombreux avis positifs, j’ai décidé de redonner sa chance à Fiodor.
Mal m’en a pris.
C’est extrêmement lent, ça se répète, et, fondamentalement, il ne se passe pas grand-chose.
Pourtant, ça occupe près de 1000 pages !
Quand je lis les retours d’autres lecteurs, j’ai l’impression que l’on a lu un livre totalement différent, tant je n’ai pas du tout constaté les mêmes choses.
Cependant, les citations et les détails sont les mêmes.
Le fait que seulement 11% estiment que les personnages ne sont pas attachants (en dehors de Kolia Krassotkine, je les ai tous trouvés détestables) me force à conclure que, vraiment, Dostoïevski ce n’est pas pour moi.
Anecdote amusante, je suis tombé sur l’avis d’une personne qui, comme moi, est tombée sous le charme d’Anna Karenine et s’est retrouvée fort désappointée devant la famille Karamazov.
Le prochain voyage littéraire en Russie sera avec mon gars sûr Tolstoï !
On assure que le monde, en abrégeant les distances, en transmettant la pensée dans les airs, s’unira toujours davantage, que la fraternité régnera.
Hélas ! ne croyez pas à cette union des hommes.
Concevant la liberté comme l’accroissement des besoins et leur prompte satisfaction, ils altèrent leur nature, car ils font naître en eux une foule de désirs insensés, d’habitudes et d’imaginations absurdes. Ils ne vivent que pour s’envier mutuellement, pour la sensualité et l’ostentation.
Donner des dîners, voyager, posséder des équipages, des grades, des valets, passe pour une nécessité à laquelle on sacrifie jusqu’à sa vie, son honneur et l’amour de l’humanité, on se tuera même, faute de pouvoir la satisfaire.
Il en est de même chez ceux qui ne sont pas riches ; quant aux pauvres, l’inassouvissement des besoins et l’envie sont pour le moment noyés dans l’ivresse.
[Les Frères Karamazov - Fiodor Dostoïevski]
Parlement (Saison 4) : Triste de savoir que c’était la dernière.
Je ne sais pas si c’est le sujet ou la façon dont elle est diffusée qui font qu’elle n’est pas plus populaire, mais c’est vraiment dommage.
L’écriture, la réalisation, la mise en scène, les acteurs, l’humour… tout est particulièrement maîtrisé.
C’est une véritable réussite qui mériterait d’être vue par beaucoup plus de gens.
Non seulement pour ses qualités, mais aussi pour ce qu’elle permet d’apprendre sur l’Union Européenne.
Pour ne pas rester trop dans le négatif : c’était génial !
Les personnages sont attachants, c’est rythmé, c’est drôle…
Un vrai plaisir à suivre pendant quatre saisons qui ont su à la fois garder un fil rouge tout en se renouvelant avec succès !
The Vicar of Dibley (Saison 1) : Retour dans la patrie historique des comédies.
C’est remarquable la façon dont ils arrivent, en seulement quelques épisodes de 20 minutes, à créer ce qui a tout pour être une série culte.
La galerie de personnages est délicieuses, c’est simple, drôle, et plaisant à regarder.
Les acteurs offrent tous une performance brillante.
Et les blagues d’après générique ne font que renforcer l’expérience.
The Vicar of Dibley (Saison 2) : Peak british comedy des 90’s !
The Last Devil to Die - Richard Osman : Oui !
Toujours aussi plaisant de retrouver la bande, avec une intrigue de qualité, énormément d’humour et, cette fois, quelques passages qui prennent aux tripes.
J’ai vu qu’une adaptation cinématographique était dans les tuyaux ; je ne me fais pas trop d’illusions, mais ce sera à tenter.
Stephen told him the plan. Elizabeth had already told him, but Bogdan was pleased he heard it from Stephen too. Heard the certainty. Stephen had no interest in fading out, in spinning away into space. He wanted to be in control, and Bogdan would not have denied him that right.
[The Last Devil to Die - Richard Osman]
The Vicar of Dibley (Saison 3) : Terminé !
Une saison avec des épisodes plus longs, qui permettent de développer les histoires et les personnages.
Des passages particulièrement drôles, et une constance et cohérence tout le long de la série, qui la rendent vraiment appréciable.
Ces jours qui disparaissent - Timothé Le Boucher : L’idée est bonne, relativement bien développée et on a droit à un twist bienvenu, qui a même réussi à me surprendre, car ce n’est pas celui que j’attendais.
Bons points.
Cependant, le reste est tellement forcé que ça devient compliqué de se concentrer sur le fond.
Le drama forcé pour tirer des larmes, les noms plus rocambolesques les uns que les autres des personnages, le casting qui rempli au moins trois grilles de bingo, les propos sans aucune subtilité du second psychiatre…
À cela, s’ajoute quantité de légères incohérences qui viennent vraiment gâcher l’expérience.
Heureusement que c’était court, car j’aurais abandonné au moment où la sœur annonce sa nouvelle situation sentimentale.
#Playlist
ONIMXRU & STRAWANGLE - PSYCHO CRUISE : C’est brut, c’est sale, ça crache, j’aime.
Antes & Madzes - Je vous emmerde : La régalade !