Les Misérables (L’idylle rue Plumet et l’épopée rue Saint-Denis) - Victor Hugo : Beaucoup trop axé historique/social pour que j’accroche.
Ce que j’appréciais jusqu’à présent, c’était l’aspect fiction à caractère historique, avec des personnages particulièrement développés.
Dans cette partie, on se concentre avant tout sur les évènements historiques et, non seulement ça ne m’intéresse pas vraiment, mais en plus, je trouve que l’auteur s’en sort moins bien que sur les parties fictives.
En espérant que la prochaine, et dernière, retrouve ce qui faisait la force de l’œuvre, pour ne pas totalement en gâcher mon impression.

Regardez la vie de près. Elle est ainsi faite qu’on y sent partout de la punition. Êtes-vous ce qu’on appelle un heureux ? Eh bien, vous êtes triste tous les jours. Chaque jour a son grand chagrin ou son petit souci. Hier, vous trembliez pour une santé qui vous est chère, aujourd’hui vous craignez pour la vôtre ; demain ce sera une inquiétude d’argent, après-demain la diatribe d’un calomniateur, l’autre après-demain le malheur d’un ami ; puis le temps qu’il fait, puis quelque chose de cassé ou de perdu, puis un plaisir que la conscience et la colonne vertébrale vous reprochent ; une autre fois, la marche des affaires publiques. Sans compter les peines de cœur. Et ainsi de suite. Un nuage se dissipe, un autre se reforme. A peine un jour sur cent de pleine joie et de plein soleil.
[…]
L’avenir arrivera-t-il ? il semble qu’on peut presque se faire cette question quand on voit tant d’ombre terrible. Sombre face-à-face des égoïstes et des misérables. Chez les égoïstes, les préjugés, les ténèbres de l’éducation riche, l’appétit croissant par l’enivrement, un étourdissement de prospérité qui assourdit, la crainte de souffrir qui, dans quelques-uns, va jusqu’à l’aversion des souffrants, une satisfaction implacable, le moi si enflé qu’il ferme l’âme ; – chez les misérables, la convoitise, l’envie, la haine de voir les autres jouir, les profondes secousses de la bête humaine vers les assouvissements, les cœurs pleins de brume, la tristesse, le besoin, la fatalité, l’ignorance impure et simple.
[…]
Il se mit à marcher dans les rues, ressource de ceux qui souffrent.
[…]
Vous devriez vendre tous vos cheveux cent francs la pièce. Cela vous ferait cinq cents francs.
[Les Misérables (Marius) - Victor Hugo]

Elementary (Saison 6) : Voilà une série guilty pleasure qui tient ses promesses !
Le duo fonctionne à merveille, chacun des personnages évolue à son rythme, les procedurals marchent bien et le fil rouge tient la route.
Ce qui est intéressant, c’est la façon dont ils arrivent à aborder des sujets de société de fond en utilisant les crimes à résoudre comme prétexte.
Rafraîchissant !

Sherlock Holmes in Paris

Léon l’Africain - Amin Maalouf : Je cherchais une lecture d’été sans pour autant partir sur de la chick lit ; objectif totalement atteint !
L’écriture de Maalouf est un régal.
Les évènements sont lointains, mais tellement proches.
Les péripéties du personnage principal sont incroyables !
Et c’est d’ailleurs le petit goût amer que me laisse ce roman.
Officiellement, c’est une biographie romancée d’un individu ayant réellement existé ; cependant quand on voit ce qu’il vit et la façon dont les choses se déroulent, c’est difficile de croire que tout cela est bien réel, et qu’on n’est pas devant une pure fiction ayant librement emprunté des éléments historiques.
La vie de Léon l’Africain, c’est celles de Frodon Sacquet, Harry Potter et Tyrion Lannister combinées !

Oui, mes frères, remercions Dieu de nous avoir donné en cadeau la mort, pour que la vie ait un sens ; la nuit, pour que le jour ait un sens ; le silence, pour que la parole ait un sens ; la maladie, pour que la santé ait un sens ; la guerre, pour que la paix ait un sens. Remercions-Le de nous avoir donné la fatigue et les peines, pour que le repos et les joies aient un sens.
[…]
La vertu devient morbide si elle n’est adoucie par quelques écarts, et la foi devient aisément cruelle si elle n’est atténuée par quelques doutes.
[Léon l’Africain - Amin Maalouf]