Année noire pour le secteur de l’immobilier neuf. Les ventes au détail des promoteurs ont chuté de 28 %, à 73 700 logements, en 2012, après une baisse de 10 % en 2011, a indiqué, jeudi 14 février, la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI).
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Aujourd’hui, si les ventes ne décollent pas, les nouveaux programmes ne sortent pas de terre. “On commence même à voir des abandons d’opérations”, constate M. Payelle.
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Le logement social pourrait servir de planche de salut. A Lyon, par exemple, c’est le pari du maire (PS), Gérard Collomb : “Comme en 2008, où cela nous avait permis de surmonter la crise, nous allons soutenir la promotion immobilière en achetant des appartements en VEFA pour du logement social, de manière à faire sortir de terre les projets, explique-t-il. Car si les entreprises du BTP débauchent, lorsque le cycle se retourne, il faut ensuite au moins deux à trois ans pour reconstituer les équipes. Cela peut arrêter une ville.” Or le maire a de nombreux chantiers en cours.

Pour l’instant, en France, les conséquences sur le secteur du BTP sont restées limitées : la baisse d’activité a été de 1,2 % en volume en 2012, alors qu’un repli de 1,9 % était anticipé, selon la Fédération française du bâtiment (FFB). Mais cela pourrait s’aggraver si les mises en chantier continuent de s’effondrer au cours de l’année 2013 : seulement 341 000 logements ont été mis en construction en 2012, contre 421 000 en 2011, selon la FFB. Et selon les calculs de Didier Ridoret, le président de la fédération, le secteur pourrait perdre 40 000 emplois cette année, dont 15 000 en intérim.
[La construction de logements neufs s’effondre en France, affectant l’emploi dans le BTP sur LeMonde.fr]

Il serait intéressant de voir les chiffres de manière plus localisée, car dans un périmètre de 500m autour de mon appartement, ce ne sont pas moins de cinq immeubles qui sont en construction. Et ce n’est visiblement pas du logement social, malgré le classement du quartier en ZSP.