Ca y est, c’est officiel, vous pouvez rendre votre carte Fnac et vous désinscrire d’Amazon.com, le projet de loi sur l’Hadopi est adopté.

Plus qu’une question de jours donc, avant de recevoir un petit mail sur l’adresse fournie par votre F.A.I. (c’est quoi la mienne déjà?) vous indiquant que si vous continuez à télécharger de la musique comme ça, vous serez seul responsable de la mort de La Star Académie, et des incroyables artistes qu’elle nous a fait découvrir.

Bien sûr, très prochainement des milliers de tutoriels vont arriver pour vous montrer comment “niquer le système”, donc si vous êtes vraiment accroc au téléchargement, pas d’inquiétudes.

Mais le vrai problème n’est pas là, puisque l’Hadopi devrait se faire taper sur les doigts par le Parlement Européen qui a récemment interdit toute coupure de la connexion à l’Internet, le vrai problème c’est le fameux mouchard qu’ils veulent nous forcer à installer, qui va clairement remettre en question le problème de la liberté des Internautes sur l’Internet.

Bon, et puis comme, à la base, l’Hadopi est censée défendre les pauvres artistes qui souffrent du téléchargement illégal, je me permet de partager avec vous ces quelques lignes, qui vous renforceront dans l’idée que “Hadopi, saybien!” (joke inside).

Qui est le principal perdant dans la baisse des ventes de disques ?

Les maisons de disques : Universal (25 % du marché), Sony BMG (21 %), EMI (13 %) et Warner (11 %). Ce sont elles qui encaissent l’essentiel du produit des ventes. Sur les 15 ou 20 euros que coûte un CD, en effet, 19,6 % va à l’État, sous forme de TVA, 21 % au distributeur, 50 % à la maison de disques. L’artiste principal, les auteurs et les compositeurs se partagent environ 9 % du prix de vente. Officiellement ! Car en réalité, les maisons de disques soustraient parfois de ces royalties le coût d’enregistrement de l’album, de la promotion et de la réalisation des vidéoclips.

[Quelle crise? sur QueChoisir.org]