JDMAI #59

Bernard Werber – Demain les chats : Nouvelle tentative de fiction en livre audio français. Nouvel échec. Mais clairement ici c’est l’histoire. J’avais adoré Les Fourmis. J’adore les chats. Alors ça me semblait parfait ? Hélas non. Je n’arrive absolument pas à comprendre les choix faits concernant le vocabulaire du chat. S’il connaît « drapeau« , « poisson rouge » et « carpe« , il ne sait pas ce qu’est un fusil « bâton qui fait de la lumière au bout » et un écran de télévision « monolithe lumineux« . Résultat les dialogues sont dignes d’une histoire pour enfant. C’est tout à fait ennuyant. Et j’ai complètement lâché l’affaire lorsque la narratrice, une chatte donc, demande à un jeune mâle de la saillir « pour passer le temps » avant de décrire avec précisions ce qu’elle ressent lorsqu’il la pénètre. What the fuck am I reading ?

Engrenages (Saison 8) : La fin d’une longue histoire. Huit saisons. Quinze années écoulées… La série a su évoluer au fil du temps, s’adapter à l’actualité pour rester pertinente tout en conservant son identité. Cette dernière saison commence plutôt mal avec une intrigue très brouillonne et un choix de présenter le pire de Paris. Puis ça s’améliore grandement, épisode après épisode. Avec un final moitié génial, moitié chiant. Avant de conclure proprement. Merci pour cette aventure Laure et Gillou !

The Queen’s Gambit (Saison 1, Épisode 1) : L’orpheline enfant prodige blablabla… Nope.

Unsolved Mysteries (Saison 1) : Bien que très inégale d’un épisode à l’autre, majoritairement captivante. Le principe est simple mais la mise en œuvre fait qu’on se prend au jeu d’essayer de se trouver des théories pour expliquer ce qu’il s’est passé. Et certaines affaires sont vraiment dingues.
Il-y-a même un épisode consacré à l’affaire Dupont de Ligonnès qui m’a appris pas mal de choses car je ne m’y étais tout simplement pas intéressé jusqu’à présent. Par contre étrangement le montage des interviews est plus que mauvais car les discours semblent hachés en permanence, difficiles à suivre.
A côté de ça, deux épisodes qui n’ont pour moi strictement rien à faire là. L’un sur un UFO ayant été vu par plusieurs témoins avec enlèvement et compagnie. L’autre sur des fantômes vus par les survivants du tsunami de mars 2011 au Japon. Je suis allé au bout de premier car je pensais qu’il y aurait un twist (spoiler : non) et j’ai rapidement arrêté le second puisqu’il suffit de voir les images du tsunami en début d’épisode pour comprendre que des gens ayant vécu un tel traumatisme peuvent perdre contact avec la réalité et imaginer des choses surnaturelles.
Étrange ce choix de les inclure.
Et en écrivant ces lignes j’ai découvert qu’en plus c’est un reboot Netflix d’une série de 1987 avec… 16 saisons; quelle joie !

Ted Lasso (Saison 1) : Tout indiquait que c’était un feel-good show un peu niais combiné à l’esprit très puritain d’Apple. Mais quelques personnes de bon conseil me l’ont recommandé alors j’ai tenté.
Est-ce le contexte de 2020 qui fait que j’avais besoin de ça ? Est-ce simplement une production de qualité ? Trop de sentiments pour trancher. Mais je n’ai pas réussi à m’arrêter et ai enchaîné les dix épisodes d’une traite. Excellente surprise.
Jusqu’à présent je dois avouer que le contenu Apple TV+ s’avère bien moins propret que ce que je craignais. Bonne nouvelle.

Upload (Saison 1) : Le pitch, basé sur le meilleur épisode de Black Mirror c’est à dire San Junipero, est attirant car je voulais voir l’idée développée. A ça on ajoute une ambiance façon The Good Place ? Pourquoi pas… Mais attention, ça semble un peu trop bien-pensant et niais votre histoire…
Quoi ?! C’est déjà fini ?!
Alors oui, il-y-a plein de petits détails qui rendent la série imparfaite. Certes. Mais ça ne la rend que meilleure, ne pas trop se prendre au sérieux, car pour le reste c’est tout simplement génial. On s’attache fortement aux personnages principaux, c’est truffé de références comiques, technologiques ou non, sans en avoir l’air ça amène une réflexion profonde sur la société, notre lien à la technologie et les relations entre humains, le réel et notre planète, c’est fluide, bien construit, je pourrais regarder vingt-cinq saisons comme celle-ci sans m’arrêter et ce final incroyable qui ouvre la porte d’une infinité de possibilités pour la suite.
VITE ! ENCORE ! ENCORE !!!!!

Le Bureau des Légendes (Saison 5) : Une nouvelle série Canal+ de qualité qui se termine. Excellente saison encore une fois. Les intrigues nombreuses, les personnages creusés multiples, tout semble posé et réfléchi. Vraiment très bien. Dommage quand même pour la fin trop prévisible que l’on voit venir dès l’avant-dernier épisode.

Veep (Saison 4) : Partagé. D’un côté c’est très drôle et bien senti. De l’autre j’ai du mal à enchaîner plusieurs épisodes malgré le format court. Et malheureusement beaucoup du comique réside dans l’enchaînement des gags sur les épisodes. Et en laissant s’écouler plusieurs/jours semaine entre deux épisodes, je rate une bonne partie du contenu. Le contexte politique américain ayant également bien changé, ça semble dépassé. A voir comment ils ont réussi à évoluer pour s’encrer dans le réel par la suite.

Ricky Gervais : Humanity : Excellent, du Gervais, rien à dire. Si ce n’est que j’en avais tellement vu d’extraits que je connaissais au moins la moitié du spectacle qui m’a paru bien court forcément. Dommage.

The Good Place (Saison 3) : Drôle, simple, joyeux. Ça évolue pas trop mal. C’est oui.

The Crown (Saison 4) : C’est toujours un travail d’une grande qualité, avec des performances incroyables de la part des principaux acteurs. La saison nous livre son lot d’anecdotes et d’histoires si particulières et creuse avec la même rigueur les sentiments de la famille. Et c’est peut-être en s’attardant un peu trop sur le Prince Charles et son attitude insupportable que la série devient lassante au cours de certains épisodes. J’ai par ailleurs été étonné de réaliser que j’étais parfaitement au courant de certains faits. Pourquoi ? Comment ? Bonne question ! J’ai cependant hâte de voir la cinquième saison puisqu’elle s’attaquera aux années 90, une période à laquelle je pourrais plus facilement me rattacher que précédemment.

Posté le 1 décembre 2020 par Jacques Danielle