Vu cette semaine sur le réseau des gogoles :

Neorural LinkedIn

J’illustre l’article avec ce post, mais j’ai observé exactement la même chose ailleurs, et souvent dans des conversations orales.

L’idée générale est la suivante : des personnes ont fait des choix de vie qui divergent de la norme de leurs pairs, et passent une partie non négligeable de leur temps à expliquer à tout le monde comment ces choix les rendent heureux et comment la vie des autres leur semble non-attirante.

Personnellement, ça me fait tout l’effet inverse.

Ce que j’en comprends, c’est plutôt :

  • mes choix de vie ont pour conséquence que ma carrière ne progresse pas comme celle d’autres personnes, mais plutôt que de l’admettre, j’affirme que je fais passer mon équilibre avant ma carrière
  • mes choix de vie ont des conséquences lourdes sur mon quotidien, mais plutôt que de l’admettre, je me concentre sur les contreparties positives qu’elles m’offrent
  • et parce que ce n’est pas assez, je me dois de dénigrer la vie des autres, qui n’ont pas fait ces choix

C’est fascinant.

J’entends souvent des gens me dire qu’ils ne pourraient pas vivre dans un minuscule appartement en ville, exposés au bruit et à la foule.
J’entends aussi ces personne se plaindre des embouteillages, du prix du carburant…

Mais quand tu passes ton temps à justifier tes choix de vie, ça donne plutôt l’impression que la personne se fait un gros shoot de copium sur la place publique.

À l’inverse, ceux qui ont fait des choix tout aussi contraignants, mais qui en conséquence vivent leur meilleure vie, ils n’en parlent jamais. Bien trop occupés à profiter de leur bonheur.

Every accusation is a confession.


Troisième post en deux jours à propos de LinkedIn.
Je déraille complet.
Terrible début d’année pour le blog.
Je m’étais retenu jusqu’à présent.
Maintenant stop.