Bilan Séries mi-2015

Après avoir réalisé le bilan des séries vues en 2014, je me fixais officieusement l’objectif de voir 1000 épisodes en 2015. Six mois se sont maintenant écoulés et ce sont 877 épisodes que j’ai vu entre le 1er Janvier 00h00 et le 30 Juin 23h59. Autant dire que sauf accident, je ne devrai avoir aucun mal à atteindre les 999 + 1.

Compte-tenu du volume que cela représente et pour ne pas me baser sur des souvenirs trop anciens, je me suis dit qu’il serait de bon ton de passer en revue les séries m’ayant occupé cette première moitié d’année.

Accused (UK) (C) : Vu qu’un seul épisode pour le moment. Le principe est intéressant. Mais comme chaque épisode est totalement indépendant des autres, le terme série n’est presque pas adapté.

Battlestar Galactica (T) : J’avais commencé la première saison en 2010 avant de la mettre complètement de côté sans me souvenir pourquoi. Enfin partiellement. Je me souvenais de l’agacement que je ressentais envers Gaius Baltar et aussi que la série proposait une complexité tant sur le fond que sur la forme. Elle nécessitait de s’y consacrer vraiment ou non. J’attendais donc le moment pour m’y remettre pleinement. C’est ainsi que je me suis retrouvé rapidement à la fin des quatre saisons. L’univers, le scénario, les effets spéciaux, les personnages… Tout tient bien la route.

Better Call Saul (C) : Après une fin réussie pour Breaking Bad, son spin-off prequel était attendu. Et j’ai été agréablement surpris. Ma plus grande peur était que le gap avec la série originale soit trop grand ou que la copie soit trop grossière. Bonne surprise, ce n’est pas le cas ! Le choix de partir sur une comédie plutôt qu’un drama en est probablement la principale raison. Au final, une solide comédie qui tient parfaitement le niveau de sa grande sœur. Et les fans apprécieront les nombreuses références cachées à cette dernière.

Body of Proof (I) : En commençant Body of Proof je cherchais une série policière gentille avec des enquêtes banales se déroulant autour de la vie des personnages récurrents. Et c’est exactement ce qu’est cette série. Moins ringard qu’un CSI et plus simple qu’un Mentalist, de quoi se faire plaisir sans se prendre la tête, le tout agrémenté d’une multitude de guests que l’on retrouve dans d’autres séries : Jonathan Banks (Breaking Bad), Joelle Carter (Justified), Jessica Tuck (True Blood), Jay Karnes (The Shield), Ray Wise (24, Twin Peaks)…

Bron/Broen (C) : J’ai un peu de mal à parler de cette série donc j’ai apprécié les deux premières saisons, plus pour leur univers que leur scénario/intrigue.

Burn Notice (C) : Dans cette série, je m’attendais à trouver plus ou moins ce que j’ai trouvé dans Body of Proof. Après deux épisodes, force est de constater que l’on est plus dans le ringard de CSI. J’essaierai peut-être de m’y remettre un jour sans.

Chefs (C) : Voir critique complète.

Community (R) : Toujours le même plaisir pris à regarder ce petit moment de WTF.

Cougar Town (R) : Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai commencé à la regarder et je ne sais encore moins pourquoi je continue.

Engrenages (R) : Cinq saisons et un intérêt profond à chaque fois pour ce qui est très certainement la meilleure série policière française. Commencée fin Décembre 2014 et terminée en Janvier 2015, j’aurai réalisé le passage avec celle-ci.

Fargo (C) : Un univers particulier qui plonge le spectateur dans une bulle pour suivre une histoire abracadabrante mais based on actual facts.

Firefly (I) : Les séries cultes ont tendance à m’effrayer, de peur de ne pas accrocher et de me demander ensuite si j’appartiens par conséquent bien à la même espèce animale. Elle ne m’aura certainement pas marqué comme d’autres, mais cette petite série propose un bon moment à passer en compagnie Nathan Fillion en dehors des jupes de Kate Beckett.

Game of Thrones (R) : Aïe aïe aïe… La saison 4 avait représenté une vraie chute d’intérêt et levé beaucoup d’inquiétudes. Cette cinquième ne fait que confirmer : la magie n’est plus. Des intrigues dont on ne comprend pas le but si ce n’est combler les 50 minutes d’épisode, des longueurs à n’en plus finir (suivre Daenerys c’est comme regarder l’éclosion d’une chrysalide filmée à 1000 images/seconde et ralentie 10000 fois) et les personnages attachants qui présentent la caractéristique commune de rejoindre le royaume des morts saison après saison… Je regarderai avec certitude la saison 6, mais le plaisir des débuts est bien loin maintenant.

Gomorra (C) : Ma première série italienne. Un The Sopranos aux racines avec un budget d’une chaîne privée normale. Et une bonne surprise.

Hero Corp (R) : Le concept change à chaque saison ou presque, mais le plaisir de retrouver John, Klaus, leur bande et leur humour de merde est toujours intact. Elle mérite tout le soutient qu’on peut lui apporter.

Homeland (R) : La série aurait pu (et dû ?) s’arrêter à la fin de la saison 3. Ce n’est pas le cas. Cette nouvelle saison n’est pas dégueulasse pour autant, mais pour moi elle n’a pas sa place dans Homeland. Un spin-off aurait été plus adapté.

House of Cards (R) : Quand une série politique se transforme en tragédie romantique.

Human Target (T) : Commencée en 2011, j’ai regardé la seconde saison histoire de pouvoir classer cette série.

Justified (T) : Après 6 années ensemble, il était temps de dire adieu à Raylan Givens et Art Mullen. Une vraie réussite tout le long avec une fin tout à fait digne du reste. Vraiment plaisant.

Le Bureau des Légendes (C) : La bonne surprise Canal+ de ce début d’année. Pour faire (très) simple, un mélange entre 24 et Homeland mais à la sauce française où rien n’est surréaliste, tout est crédible (mais pas pour autant réaliste).

Les Invincibles (T) : Commencée en 2010, la saison 2 trainait depuis un bon moment dans un coin de mon NAS. A chaque fois que je passais dessus dans Kodi, je voyais leur sale tête de c*ns et je me rappelais à quel point ils m’avaient énervé, ce qui m’empêchais de lancer un épisode. J’ai donc dû me forcer la main. Et la seconde saison ne faisait que confirmer mes souvenirs. Pour les acteurs, c’est une sacré performance d’avoir réussi à se rendre aussi détestables, mais pour le spectateur c’est vraiment irritant. Il est de fait impossible de s’attacher et/ou de s’identifier à l’un des personnages. Ajouter à cela des intrigues qui font partir la série dans tous les sens sans que l’on en comprenne le but, et une fin tellement prévisible… Bref, voilà, terminée. Salut.

Lilyhammer (R) : C’est avec plaisir que l’on retrouve Silvio Dante au pays du saut à ski.

Mad Men (C) : A l’époque de sa diffusion, j’avais regardé les deux premiers épisodes sans accrocher. Probablement car je n’avais pas la même vision des séries. Cette fois-ci j’ai rapidement adhéré. Une fois que l’on a compris que le sujet n’est pas le monde de la publicité à New-York dans les années 60 mais tout simplement la vie, elle prend une autre dimension et devient exceptionnelle.

Mildred Pierce (I) : Une mini-série qui propose une plongée dans le passé réussie.

Morden i Sandhamn (C) : Un petit policier suédois qui permet de sortir avec succès de la routine US.

Outcasts (I) : Une bonne idée de départ pas très bien exploitée et bouclée à la va-vite.

Oz (I) : Comment parler de Oz sans parler de HBO ou The Wire ? Difficile. Allez, simplicité : un chef d’œuvre représentant un morceau de l’histoire des séries télé.

Peaky Blinders (C) : Une bonne petite surprise.

Profit (I) : Je ne sais plus trop comment je suis tombé dessus. Comme Twin Peaks, cette série était une pionnière en son temps et a inspiré de nombreux succès modernes dont Dexter.

Psych (C) : Après Body of Proof, il me fallait une autre série policière gentille. On descend d’un niveau dans le policier pour monter dans le côté affectif. Ça commençait plutôt mal avec un niveau vraiment au ras des pâquerettes et finalement plutôt amusante une fois qu’on est rentré dedans.

Romanzo Criminale (I) : Seconde série italienne après Gomorra, mais historique cette fois. Très bien réalisée, elle présente toutefois quelques longueurs qui empêchent de l’apprécier pleinement.

Rome (I) : L’ancêtre télévisuel de Game of Thrones, sans les effets spéciaux par millions. Et pas d’essoufflement sur la durée puisque seulement deux saisons. Malheureusement, la fin annoncée se fait ressentir et sent un peu le bouclage à la hâte. Pour le reste, j’ai eu du mal avec le choix pris de faire parler les personnages dans un anglais moderne.

Sherlock (C) : Après avoir vu une adaptation cinématographique moderne de l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle, je n’étais pas confiant. Mais c’était oublier que la BBC n’est pas un vulgaire studio hollywoodien. Un remake moderne parfaitement réussi auquel s’ajoute le plaisir de revoir la bouille de Bilbon Sacquet (Martin Freeman).

Silicon Valley (C) : Mon véritable coup de cœur de 2015 pour l’instant. Malgré le pitch, si elle n’avait pas été une série HBO, je ne l’aurai très certainement jamais regardée, ou je ne serai pas allé plus loin que les premières minutes. The I.T. Crowd était jusqu’à présent considérée comme LA série culte des (vrais) geeks. Personnellement, je n’avais pas tant accroché. Avec Silicon Valley par contre on change de niveau et on sent que chaque chose a été travaillée dans le détail avec des spécialistes et passionnés. On ne tombe pas dans la vulgaire simplicité de The Big Bang Theory. Vraiment exceptionnelle !

Sons of Anarchy (I) : Ça commence pas trop mal, ça tire en longueur et ça se termine pathétiquement. Pas besoin de plus.

The Affair (C) : Regardée initialement à cause de Jimmy McNulty (Dominic West) j’ai finalement bien accroché.

The Big Bang Theory (R) : Je continue à regarder par habitude et parce qu’elle m’arrache quelques sourires, parfois.

The Closer (C) : Également à la suite de Body of Proof, et compte tenu du caractère léger de Psych je cherchais une série policière gentille. Je n’ai vu que la première saison et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est compliqué de s’attacher à tous ces personnages repoussants.

The Code (2014) (I) : Mini-série que je qualifierai d’américaine de seconde zone (elle est australienne). On n’y retrouve pas une patte qui la permet de se différencier. Dommage.

The Leftovers (C) : J’aurai du écrire dessus juste après l’avoir vu car aujourd’hui il me manque des détails pour approfondir mais je ne peux qu’affirmer que derrière sa réalisation d’excellente facture se cache une profondeur rarement proposée aujourd’hui et que j’ai hâte de parcourir pendant les prochaines saisons.

The Mentalist (T) : Une dernière saison digne de cette série plaisir coupable. Pas bâclée et qui se termine bien pour aller bosser avec le moral le lendemain. Au-revoir Jane !

The Shield (T) : Je n’ai pas trace exacte de la date à laquelle j’ai commencé à la regarder (un précédent article dit que c’est en 2008) mais je savais que je m’étais arrêté à la fin de la sixième saison. Difficile de se remettre dans le bain après tant de temps surtout en voyant Boyd Crowder un peu partout. A l’époque j’étais totalement fan (quel enthousiasme !), les deux dernières saisons ont plus été une sorte de nostalgie qu’autre chose.

The Tudors (I) : Très bonne surprise. D’une part car cette série est une vraie réussite, mais surtout car pour la première fois de ma vie j’ai porté un réel intérêt à une période de l’Histoire assez éloignée. A chaque épisode ou presque j’allais comparer ce que je venais de voir à ce qu’en disaient les historiens. Elle m’a également amené à franchir les portes du Musée du Luxembourg pour y voir l’exposition dédiée à cette dynastie et faire la visite à ma mère grâce aux connaissances que j’avais acquises. Pas de doutes, si chaque époque étudiée en cours d’Histoire avait une série digne de celle-ci, j’aurai nettement moins perdu mon temps au collège et au lycée.

The West Wing (T) : Commencée en 2010, mise en pause en 2011, reprise brièvement en 2014 avant de regarder les trois dernières saisons cette année. Ces hésitations n’étaient dues qu’au fait que je ne voulais pas aller trop vite pour en profiter pleinement. Elle mériterait le label HBO sans la moindre hésitation.

The Wrong Mans (C) : Un peu d’humour bien british pour changer. C’est particulier. Pas mémorable.

Tjockare an vatten (I) : L’héritage empoisonné pour la version française. Gros décalage entre les titres mais pour le contenu cette série pourrait très bien se dérouler sur une petite île bretonne ce qui facilite l’identification et la rend un peu plus plaisante.

Virage Nord (I) : Mini-série pipo qui mise tout sur le foot et le Nord pour finalement livrer un polar moyen moins.

Warehouse 13 (T) : Autre série plaisir coupable que j’appréciais beaucoup à l’origine mais qui a fini par devenir plus coupable que plaisir.

Lexique :
C > Commencée
R > Reprise
I > Intégrale
T > Terminée

Pour la suite je vais tenter de m’engager à une chose : après chaque saison terminée je rédigerai quelques notes pour pouvoir fournir un avis à chaud. Notes qui seront mises en concurrence avec mes souvenirs lors de la réalisation du bilan final.