Wall.E

Comme ça fait quelques jours que je l’ai vu, et que j’en ai pas encore parlé, ça conforte mon point de vue sur ce film.

Non pas qu’il est nul, car sinon, je me serais senti obligé de vous en faire part, mais simplement, un peu comme Cloverfield, je ne comprends pas l’engouement qu’il suscite.

Du coup, je vais pas faire un long discours, mais je vais laisser parler les critiques de Télérama qui, oh joie, sont les seuls – en tout cas sur AlloCiné – à avoir osé dire que c’était de la daube.

Voilà, Wall-E est un film qui confond poésie et mièvrerie, et pour qui l’écologie n’est qu’un prétexte saisi dans l’air du temps pour dérouler mollement une histoire tire-larmes. […] Mais les robots amoureux, les machines nostalgiques de l’humanité qui couinent un discours écolo à deux balles, permettez-nous de ne plus être dupe. On ne devrait pas toucher aux robots sans avoir relu les lois de la robotique d’Isaac Asimov, lesquelles auraient certainement conduit Wall-E, l’automate compacteur d’ordures, à s’auto-médicamenter pour soigner sa dépression et, surtout, à ne plus regarder en boucle une scène de Hello, Dolly !, au mépris de tout sens cinéphile.

La seconde partie du film, dans le vaisseau où mutent des humains obèses (comme les spectateurs de Wall-E outre-Atlantique ?), est un sommet de laideur et de bêtise. Elle veut nous faire accepter avec le sourire un discours que nos grands-parents, en pleine guerre froide, prenaient au premier degré : l’homme est à deux doigts de détruire la planète, mais une prise de conscience radicale sauvera peut-être le monde… Faites vos dons à Greenpeace ? Mais non, aux ­actionnaires de Disney, qui sous leurs ­oripeaux pixellisés d’écolo-poètes comptabilisent les tickets vendus, le pop-corn ­englouti et les jouets en précommande.

[Aurélien Ferenczi à propos de Wall.E sur Télérama.fr]

Les différents arguments que l’on peut entendre pour, hormis la qualité de l’image – désolé, mon screener était un peu laid – c’est que l’histoire est belle. Wahou! Un Archos (private joke inside) amoureux qui fait les yeux doux à un iPod, ça c’est de l’histoire trop balaise.

L’autre argument, c’est que le film « délivre un message aux enfants pour leur faire comprendre que notre planète, et nous même, sommes en danger si nous continuons ainsi« . Désolé mais quand on sait qu’après Némo, les ventes d’aquariums ont explosées, on peut pas dire que le fait d’avoir montré les poissons en galère dans l’aquarium du dentiste ait servi à grand chose…

Dans tous les cas, si de voir un robot se taper un mur – de l’anglais wall – par malhadresse ne vous fait pas marrer, alors attendez la sortie du DVD – ou du Blu-Ray pour les plus fortunnés d’entre vous – de Bienvenue chez les Ch’tis, au moins vous serez certains de vous marrer.

Posté le 17 août 2008 par Jacques Danielle