Spoiled children

Hier, je tombe sur cet article de Korben : […] « Spotify – Contourner la limite des 5 écoutes » qui date d’avril 2012.
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Sucer le travail d’une boite qui propose une super offre légale, faut déjà être un blaireau level 99. Mais avoir le culot de mettre un pop-in aussi intrusif sur le billet en question pour se faire du blé, c’est de la haute voltige.
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Les enfants pourris-gâtés du web2 râlent : « ouinn ouinn, les méchants majors de l’industrie du disque, ils font que nous empêcher d’écouter de la musique et d’accéder à la cultureeeeeuhh ». Ce sont les mêmes qui pillent Spotify comme des voleurs quand Alibaba ouvre la porte.
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Quand une offre légale nous tend la main, on ne lui bouffe pas le bras.
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La dématérialisation du contenu et le modèle « free with ads » ont transformé les gens en porcs cybernétiques, qui se goinfrent sans respecter les créateurs. Tout doit être livré sur un plateau, gratuitement, selon leur convenance. Quand une pub apparaît, on cherche immédiatement un moyen de la faire disparaître. Quand il faut payer, on cherche à contourner.
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Pourtant, j’ai cru comprendre que les mecs dans son genre aimaient bien se branler sur le web libre, open, l’accès à la culture et l’anti-hadopisme primaire et blablabla.
[…]
Je me fais tracker, mais j’accepte ça quand je connais les avantages qui en découlent. J’accepte la prison dorée, dirons certains. Si je refuse de me faire tracker, je quitte le service.
Je suis ad-aware et c’est avec plaisir.
[Rendez-moi mes pop-up porno, je ne veux pas de votre web gratuit sur MangeTaMain.fr]

J’ai longtemps fait partie de ces enfants gâtés, avant de changer de point de vue et de comportement. Cela faisait un moment que je souhaitais écrire quelque chose à ce propos, sans arriver à un résultat probant. Alors lire des propos êxtrement proches de ceux que j’aurai pu avoir fait plaisir.

Posté le 21 novembre 2012 par Jacques Danielle