Safety first

Un peu plus tôt dans la journée, arrêté à un feu; la vue d’une caméra de circulation au milieu du carrefour me plongea dans une réflexion à propos d’une célèbre citation que l’on accorde à Benjamin FRANKLIN :

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

L’association entre celle-ci et la caméra venait du fait qu’elle est fortement appréciée des anti systèmes de vidéosurveillance/protection.

Sur cette question, j’ai toujours été mitigé. Et cette citation m’a toujours semblé fort à propos.

Mais comme souvent, c’est une question de contexte.

Là, sur mon vélo, un pied au sol, pourquoi étais-je à l’arrêt plutôt que de continuer à pédaler jusqu’à chez moi ? Étais-je fatigué ? Avais-je besoin de reprendre mon souffle ?

Non, rien de cela ! J’avais stoppé ma progression car le feu était au rouge, et que le Code de la Route est clair sur ce point; il faut s’arrêter quand le feu est dans cet état.

Et ce Code; pourquoi donc a-t-il était rédigé ? Pourquoi forcer certains utilisateurs de la route à s’arrêter ? Pourquoi ne pas laisser tout le monde rouler comme il le souhaite ?

La sécurité.

Et devoir arrêter sa progression parce que le Code de la Route dit qu’au feu rouge on ne doit pas passer, n’est-ce pas se priver de sa liberté de rouler comme bon on l’entend pour réaliser son trajet ?

M. FRANKLIN considère donc que les usagers de la route ne méritent ni la liberté de circuler, ni l’assurance de réaliser leurs trajets en toute sécurité ?  Et cela parce qu’ils ont décidé de respecter le Code de la Route ?

Posté le 1 mars 2014 par Jacques Danielle