Panem et circenses

L’avantage de vivre déconnecté, c’est que j’arrive à échapper à beaucoup de choses réellement déprimantes. Ça tombe bien, c’était le but à l’origine.

Parfois, ces éléments ont une portée telle qu’elles arrivent à passer mes filtres.

C’est ainsi que j’ai découvert ce weekend l’arrivée ce jour du Loto du patrimoine.

Inutile de revenir en détails sur qui sont les barbares à l’origine du projet. Que la France est toujours la première destination touristique au monde. Que la Française des Jeux n’a toujours été qu’une branche de la DGFiP destinée à récolter l’impôt le plus injuste qui soit. Que l’État avait déjà dans ses caisses tout l’argent nécessaire à soutenir le patrimoine.

Non, ça avait le goût et l’odeur d’une bonne grosse enfilade En Marche.

Mais il manquait certains détails pour réaliser l’ampleur de la chose :

Le loto du patrimoine […] a désormais ses tickets. Fabriqués dans un site ultrasécurisé à Détroit aux États-Unis, les 12 millions de tickets à gratter seront mis en vente le 3 septembre prochain dans un peu plus de 30.800 points de vente à travers l’Hexagone.
Ils seront vendus au prix de quinze euros, soit le ticket le plus cher de l’histoire du loto français.
[…]
Pour chaque «ticket patrimoine» acheté, 1,52 euro sera reversé à la Fondation du patrimoine.
[…]
Pour imprimer ces tickets, près de 600 km de papiers ont été nécessaires […] Ils traverseront l’Atlantique par bateau avant d’arriver en France trois semaines plus tard, pour être finalement stockés dans le plus grand secret.
[Loto du patrimoine : tout savoir sur les tickets à gratter sur LeFigaro.fr]

Nul doute que d’autres surprises du genre restent encore à découvrir. Et pour le pain, on repassera.

Posté le 3 septembre 2018 par Jacques Danielle