JDMAI #69

Mr. Robot (Saison 4) : Voilà, c’est fini. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est fidèle au reste de la série. D’un côté, on a droit a de superbes réflexions sur la société, le capitalisme, les relations humaines… enrobé dans une réalisation, parfois, excellente, qui n’est pas sans rappeler Breaking Bad. Mais à côté de ça, on est noyé de clichés et fan service pour pseudo-nerds (l’exemple le plus flagrant est le nommage des épisodes, avec l’emploi des codes d’erreur client HTTP pour cette quatrième saison), des intrigues et des scènes complètes, sans intérêt, viennent meubler, pour être abandonnées dès qu’elles ont trouvé des remplaçantes; et, surtout, ce qui se pressentait depuis le départ s’avère être tout simplement vrai. Les déceptions sont multiples. Ça aurait pu être l’une des plus grandes séries de ces dernières années (malheureusement le côté technique l’empêcherait d’être intemporelle) mais finalement ça ressemble plus à un délire de geek qu’autre chose. Dommage; vraiment. Je retiendrait quand même le positif, même s’il faut vraiment s’accrocher pour le garder à l’esprit. Ah, et même si on a droit à une vraie fin, utiliser Outro de M83 ça devrait être interdit. J’adore ce morceau, vraiment, mais c’est du vu, revu et archi-revu. Encore plus claqué qu’une danse des canards lors d’une soirée dans une salle des fêtes de la campagne française. Pitié, faites preuve d’originalité.

Trois couleurs: Bleu : Le summum de la pornographie pseudo-intellectuelle bourgeoise. Techniquement c’est superbe; les plans, le montage, la musique… Mais à côté de ça, le scénario est totalement risible, digne d’un enfant de 6 ans. Et surtout, les dialogues sont d’un vide abyssal. Les acteurs sont français, parlent français, mais on a le sentiment d’entendre un doublage fait par des personnes venant d’apprendre la langue. C’est catastrophique. C’en est presque insultant tellement c’est creux. Et les acteurs sont au mieux très moyens, ou pire, comme Juliette Binoche, affreusement gênants d’inauthenticité. Le pire dans tout cela est que si le film ne contenait aucun dialogue, son intérêt en serait immédiatement décuplé, tant la communication non verbale est maîtrisée. J’espère vraiment que les deux autres films sont différents.

Trois couleurs: Blanc : Tout n’est pas perdu ! Même si ça conserve quelques relents de pornographie pseudo-intellectuelle bourgeoise (oui, je me répète), c’est tout de suite bien plus intéressant. Est-ce le côté comique omniprésent ? Est-ce les dialogues majoritairement en polonais ou en français non maîtrisé par des polonais ? Je ne saurai dire. Mais ce film m’a bien plus parlé et (presque) tous les personnages sont réussis, crédibles et attachants. Bien que parfois simple et usant de raccourcis, c’est une réussite. Et c’est drôle, vraiment !

Trois couleurs: Rouge : Et allez… Le retour de la pornographie pseudo-intellectuelle bourgeoise (oui oui, je je me me répète répète). Le scénario général en soit est intéressant, tout comme le final qui sert de final à la trilogie (mais alerte grosse orgie bourgeoise), mais dans le détail c’est vraiment risible et outrageusement grossier. Et ces dialogues absolument consternants (voir citation ci-dessous), totalement creux, avec toujours cette intonation de collégien qui récite une pièce de théâtre apprise quelques minutes plus tôt dans le couloir… S’il y a quelques éléments techniques intéressants, c’est également bourré d’erreurs, avec par exemple une voiture stationnée qui change totalement de sens ou du mobilier qui se déplace pendant une scène… D’ailleurs question automobile, avec deux accidents et de nombreuses infractions, il semblerait que la relation du réalisateur avec ce moyen de transport s’avère assez nocive. S’il fallait classer les trois films, ce serait simple : Blanc très au dessus, Rouge passable et Bleu horrible.

Le juge : Je ne veux rien.
Valentine : Vous n’avez qu’à arrêter de respirer.
Le juge : C’est une bonne idée.
[Trois couleurs: Rouge]

Neon Genesis Evangelion (Saison 1, Épisodes 1 à 6) : Après divers échecs par le passé, j’ai voulu de nouveau tenter de regarder un manga/anime. Cette fois je suis parti sur ce que beaucoup considèrent comme l’œuvre majeure du genre. Et j’avais vraiment envie de l’apprécier tant je suis fan de l’esthétisme et que cette culture semble avoir énormément à offrir. Mais six épisodes et trois heures dedans, force est de constater que ça ne prend toujours pas sur moi. Le rythme global déjà. Sur un épisode de 25 minutes, si on retire les deux génériques, l’aperçu du prochain épisode, les titres et autres transitions, on doit à peine atteindre les 15 minutes de contenu réel. A cela s’ajoutent les scènes de transition dans lesquelles il ne se passe pour ainsi dire rien; et on arrive à un résultat où tout est bâclé, les sujets et personnages sont survolés et… tout se répète en boucle.
A côté de cela, l’univers semble intéressant mais là encore, il n’est pas suffisamment approfondi pour que l’on puisse s’y accrocher.
Enfin les personnages et leurs relations, bien trop simplistes, très dans l’esprit shōnen avec un adolescent qui se cherche et qui ne sait ni qui il est, ni ce qu’il ressent, ni comment le décrire. Et cette espèce de morale moisie qu’on essaye d’instiguer pour dire que la vie est dure mais qu’il faut être fort et se battre. Pour soit et pour ceux qu’on aime. C’est vraiment gênant et grossier.
Peut-être est-ce la même raison pour laquelle je déteste le genre super-héro ? Car le but des créateurs c’est de prendre leurs personnages pour des modèles ? Alors que si j’apprécie le fait de m’identifier à des personnages de fictions, c’est uniquement pour expérimenter autre chose le temps que je consomme l’œuvre, et non pour qu’ils viennent influencer qui je suis dans la vraie vie. C’est peut-être un tort, mais c’est quelque chose pour lequel je n’ai jamais ressenti le besoin et surtout dont l’idée même me dérange.
Bref, je retenterai peut-être l’aventure mange/anime dans le futur, mais en faisant attention à bien prendre quelque-chose orienté adultes type seinen/seijin ?

Three Days of the Condor : L’histoire, assez simpliste finalement par rapport à ce que l’on a pu voir depuis, fait l’affaire, mais tout l’intérêt du film réside dans le caractère si particulier de l’époque. Pas d’effets spéciaux, pas d’explosions dans tous les sens… ce qui permet d’obtenir un résultat finalement bien plus crédible, même si les quelques scènes de combat manquent un peu de fluidité. Et technologiquement c’est génial car 45 ans plus tard ça ne semble si périmé que l’on pourrait le croire. L’écran qui affiche une carte type IGN en live pour localiser un appel, c’est génial ! Enfin, la morale du film est plus d’actualité que jamais, très juste.
Et comme une coïncidence, alors que je regardais le film dans la nuit du 10 au 11 septembre, beaucoup de plans se concentrent sur les deux tours du World Trade Center.

Peepoodo (Saison 2) : Wow ! Toujours plus drôle et plus trash, mais à côté ils arrivent à développer une véritable histoire avec tout un univers bourré de références et bien construit. Et niveau technique ça a fait un bond en avant impressionnant, passant de la simple série d’animation à une super-production. Vraiment top.
Encore une coïncidence, mais parmi les références il est à un moment question d’un « A.T. Shield » qui rappelle logiquement les « A.T. Field » de… Neon Genesis Evangelion !

The Sixth Sense : Le genre de film tellement ancré dans la culture populaire que je n’arrivais plus à savoir si je l’avais déjà vu ou non. Je peux maintenant affirmer que c’est bien la première fois que je le voyais. Et certainement la dernière. Oui, il y a quelques éléments intéressants dans l’intrigue. Oui, le twist est parfaitement amené. Mais en dehors de ça, on s’emmerde quand même pas mal…

The Help : Vu le sujet et le casting, je m’attendais vraiment à quelque chose de gnangnan et destiné à suffisamment révolter le spectateur pour qu’il se déclare ému, tout en le rassurant suffisamment sur la nature humaine pour ne pas qu’il décide de mettre sur le dos du film ce qu’il ne supporte pas d’admettre concernant cette même nature humaine. Bref, un truc pour bobo bienpensant. Le titre français, La Couleur des sentiments (aled) est probablement ce que l’on peut fait de pire. Et clairement, on est en plein dedans… Mais ! Mais les acteurs font suffisamment bien leur job pour que ça ne dégueule pas, que ça reste crédible et intéressant. En digressant parfois et surtout en allant régulièrement vers l’humour. C’est pas incroyable, très prévisible, mais globalement, ça passe.

Le scaphandre et le papillon : J’espérais que malgré une histoire et un casting français, le réalisateur américain allait éviter de sombrer dans les clichés du drama bourgeois à la française. Malheureusement ce n’est pas le cas. C’est majoritairement très chiant, très sur-et-mal-joué, et se repose beaucoup trop sur le caractère inspiré de faits réels pour convaincre le spectateur. Fort heureusement il y a malgré tout beaucoup de positif ce qui permet de tenir jusqu’au bout, sans quoi le calvaire aurait été total. Le fait que ça se passe à Berck et qu’il y ait pas mal d’humour disséminé tout le long font que je ne vais pas dire que c’était mauvais, mais plutôt dispensable.

Prisoners : Très bon. L’histoire est intéressante, le jeu d’acteurs de qualité et le montage très intéressant. Une morale peut-être un peu trop subtile. Un poil long mais ça passe.

Fa yeung nin wah (In the Mood for Love) : Une merveille.

Roman Holiday : Superbe.

Festen/The Celebration : D’accord… Je suis assez déçu car c’est à la fois trop et pas assez. Trop le bordel pour avoir une histoire qui tient la route et qui permet d’amener de la réflexion. Pas assez trash pour que l’on soit réellement bousculé devant l’écran. Résultat ça ressemble plus à de la provocation de la part d’un artiste cherchant à se faire voir, qu’une réelle création allant au bout des pensées les plus dérangées de l’artiste. Vraiment dommage.
Au moins maintenant je peux mieux comprendre les paroles des Fatals Picards.

Même la fin de Festen, c’était plus bucolique
[Les Fatals Picards – Au mariage de Kevin et ma sœur]

The Big Sleep : Clairement l’intérêt du film ne réside pas dans son intrigue qui se perd rapidement pour devenir totalement incompréhensible; mais plutôt dans les performances de Humphrey Bogart et surtout Lauren Bacall, magnifique !

Barry Lyndon : Le synopsis, l’époque, les thématiques abordées et surtout les 3h annonçaient une vraie purge. Certes il y a quelques longueurs, mais c’est un film d’une richesse impressionnante. En 2021 l’intrigue semble être du déjà-vu, ce qui n’empêche pas d’apprécier tout le reste. A commencer par la photographie. Avec en tête cette scène incroyable où Barry & Lady Lyndon se trouvent en voiture, image souvent utilisée pour illustrer le film mais qui ne présente sa réelle intensité qu’en mouvement. Bluffant !

Infernal Affairs : Très correct mais rien d’incroyable non plus.

Underground : Un beau bordel ! Un film d’une grande qualité technique, d’une immense créativité artistique et très riche puisqu’il doit contenir l’équivalent de dix films normaux. Rien que le travail avec les animaux est fou. Et tout le long, je n’arrêtais pas de me dire que le voir au cinéma doit rendre l’expérience encore plus magique !

Ip Man : Plutôt convenu et prévisible.

Elite Squad: The Enemy Within : J’ai eu énormément à rentrer dedans à cause de Wagner Pablo Escobar Moura qui était incroyable dans Narcos. Mais sinon c’est un bon film.

: J’apprécie la qualité technique, la créativité et le caractère certainement très avant-gardiste pour l’époque, mais clairement ce genre de délire meta ce n’est pas pour moi.

Incendies : Jusqu’à présent j’avais ressenti des émotions; ici c’est probablement la première fois qu’une œuvre audiovisuelle provoque des sensations en moi, et clairement pas des sensations agréables. Entre la nausée et la désorientation. Sacrément perturbant ! Tout repose majoritairement sur le scénario, la mise en image est correcte mais empêche de qualifier le film en tant que tel de chef d’œuvre.

In the Name of The Father : L’histoire (inspirée de faits réels) est intéressante, mais ce qui fait le charme de ce film c’est l’ambiance de l’époque. Un régal.

The Sum of All Fears : Sympa. Étrangement il y a une scène que je suis persuadé d’avoir déjà vue, mais le reste me semblait totalement inédit.

#Playlist

RFL – Les Kassos : Son issu de l’épisode 73 de la série, la parodie de PNL était tellement réussie, et bien supérieure à l’original, que de nombreux fans ont réclamé sa mise à disposition en tant que morceau. Ce qui a été fait cette semaine (13-19/09) puisqu’on peut maintenant l’écouter, en boucle évidemment, sur toutes les plateformes de streaming légales.

Booba – Variant : Bon, il-y-a quelques trucs borderline dans le texte, ou tout du moins suffisamment obscurs pour que des interprétations diamétralement opposées puissent en être faites, mais entendre de nouveau Booba faire du vrai rap, sans faire le caïd et en exprimant des idées intéressantes, le tout sur une bonne musique, ça fait plaisir !

I.N.C.H Beats feat Hugo TSR – Voisin d’en haut : On est devant une véritable histoire magnifiquement illustrée et qui rend totalement inutile la réalisation d’un clip. Au contraire, ça gâcherait le plaisir que l’on éprouve en s’imaginant les scènes à l’écoute des paroles.

My mind is made up!

En France, on connaît Guillaume Meurice et son Moment Meurice pour accéder aux pensées non-conventionnelles* de nos concitoyens.

Mais le format choisit fait que ça paraît un peu facile : il répond de plus en plus à ses interlocuteurs de manière désynchronisée, une fois qu’il présente son montage à l’antenne. Son temps de parole devient presque majoritaire, alors qu’à la base l’intérêt ce sont les propos tenus par les interviewés. Et c’est sans compter le ton bien-pensant de l’émission dans laquelle il intervient qui est clairement agaçant à force.

De l’autre côté de l’Atlantique, ils ont Jordan Klepper et son Fingers The Pulse.

Son dernier reportage sur les antivax et anti-passeport vaccinal est une excellente introduction à son travail.

Cependant, pour bien apprécier ce qu’il fait, rien ne vaut cette compilation d’interviews de supporters de Trump, réalisées depuis la campagne de 2016 jusqu’aux manifestations ayant suivi les résultats de 2020.

C’est à la fois particulièrement drôle de constater la bêtise de certains, la facilité avec laquelle il les ridiculise tout en leur faisant croire qu’il les soutient; et c’est aussi totalement terrifiant de voir que ce sont des adultes ayant le droit de vote qui tiennent ces propos et qu’ils sont suffisamment nombreux pour pouvoir amener au pouvoir un individu qui, le pensent-ils, défend leurs intérêts.

L’intégralité du travail de Jordan Klepper est disponible via #jordanklepper.

* Malheureusement c’est bien souvent tout sauf non-conventionnel, simplement que ces des propos qui sont peut relayés.

Riding down memory lane

Si j’avais annoncé la couleur en mai dernier, mon plan a été plus compliqué à mettre en œuvre que prévu.

Idéalement je voulais m’y prendre un vendredi pour profiter des trains plus nombreux, mais surtout, il fallait que la météo sois non-seulement agréable le jour J, mais surtout qu’il ne pleuve pas les jours précédents. Car si l’idée de départ de faire une sortie VTT sur un Brompton pouvait paraître étrange, elle devenait tout simplement ridicule en cas de conditions boueuses. Rien que de l’herbe mouillée c’est une vraie patinoire, alors des chemins agricoles, c’est non. Et le fabricant ne s’y trompe pas avec un 2/6 sur en « Off-Road Grip ».

En juin et juillet, entre les conditions météo défavorables et les deux injections de mRNA-1273, ça s’est avéré impossible.
En août, seul le vendredi 13 était éligible. Mais superstition ou non, j’ai été pris eu dépourvu. Non seulement je n’avais pas réellement planifié la chose, mais en plus ma carte TER Hauts-de-France avait expiré quelques jours plus tôt…
Qu’à cela ne tienne, je profite de la soirée pour corriger mes erreurs : je me crée un itinéraire complet au départ et à l’arrivée de la gare d’Amiens, en incluant évidemment la fameuse trace, et je procède au renouvellement de ma carte TER.

Cette semaine, je constate qu’un temps très correct (presque superbe pour 2021…) est prévu sur l’ensemble de la semaine, avec un weekend de trois jours encore plus favorable. Le moment est-il enfin arrivé ?
Mais au fait, elle est où ma carte TER ? Ils annoncé une réception sous 15 jours mais toujours rien dans ma boîte aux lettres, et aucun email d’expédition… Vérification faite, je n’avais pas reçu d’email l’année dernière non plus. Soit.

Alors que les jours avancent, les conditions météo se confirment, et je m’inquiète de plus en plus sur l’absence de carte dans le courrier. 10€ la carte (contre 30€ en temps normal, merci la promotion d’été) qui permet d’économiser 22.2€ sur l’A/R Lille-Amiens (ou 12.2€ une fois le tarif de la carte déduit), c’est compliqué de passer à côté.

Finalement, mercredi soir, elle est là ! Et la météo annonce toujours le même programme ! Ma première action après m’être connecté au PC pro le jeudi matin consiste donc à poser la journée du vendredi, avant d’aller acheter les billets.

Comme un symbole, le train au départ de Lille-Flandres à 8h53 arrive à Amiens à… 10h10. Banco !

Dans la soirée, une petite révision du vélo pour éviter toute mauvaise surprise, préparations des affaires (ne pas oublier les masques) et au dodo.

Le départ du train est à 8h53, Google annonce 15mn de trajet à vélo, mais à 8h35 je suis encore dans la salle-de-bain à m’appliquer de la crème solaire. Envie de prendre des risques ? 8h40 en bas de l’immeuble, il est 8h51 lorsque je m’engage en trottinant sur le quai. Les feux ont été favorables, autrement ça aurait été totalement impossible malgré les raccourcis. Le temps de replier le vélo et de m’installer, le train démarre. Quel plaisir de démontrer l’efficacité du vélo en ville.

Arrivé à Amiens, le temps d’installer le Garmin sur le vélo, démarrer la trace et c’est parti !

Pour rejoindre le départ de la trace, j’avais décidé de passer par des endroits ayant eu une certaine importance dans mon passé. Alors c’est naturellement que les premiers coups de pédale me font passer derrière le cinéma Gaumont avant de… remonter la rue Vulfran Warmé. Ça attaque dur !

Au bout de cette rue, j’ai découvert, en préparant la trace, l’existence du Petit Chemin de Saint-Fuscien, accessible aux seuls piétons et cyclistes, qui permet de déboucher sur le Boulevard de Bapaume à quelques mètres du célèbre Mario’s Pizza. J’ai comme l’impression que ce chemin m’aurait fait économiser quelques paires de chaussures lorsque j’empruntais la Rue de Cottenchy pour aller ou revenir de la gare.

Entrée du Petit Chemin de Saint-Fuscien

Ensuite on descend la Rue Saint-Fuscien pour rejoindre la Rue Alexandre Dumas et découvrir avec un grand plaisir que le trottoir a totalement été réaménagé pour accueillir une belle piste cyclable. Sur cet itinéraire, emprunté certainement des centaines de fois, principalement sur un BMX, j’ai fini au moins deux fois au sol après avoir été percuté par un automobilistes, et j’ai évité de très nombreuses situations similaires. Alors savoir que les moi d’aujourd’hui peuvent se déplacer de manière bien plus sereine et sécurisée, ça ne peut que me réjouir.

On débranche vers la Clinique Victor Pauchet pour rejoindre la Vallée des Vignes. Cette fois c’est une mauvaise surprise qui m’y attend. A l’époque, c’était un espace sécurisé (comprendre sans circulation automobile) qui mélangeait verdure et mobilier urbain, parfait pour passer le temps à ne rien faire ou s’amuser avec un BMX ou un skateboard. Aujourd’hui, la végétation est toujours là, trop même, puisque le passage est parfois bloqué par celle-ci. Manque flagrant d’entretien. Mais surtout, l’artificiel a très mal vieilli. Les bancs sont couverts de mousse/saleté, les trottoirs sont emplis de trous, les murets fissurés/cassés… Ce qui était un lieu de vie accueillant est devenu une zone à l’abandon. Vraiment très étonnant. Surtout que j’y croise des agents d’entretien qui plutôt que de faire quelque-chose de vraiment utile, viennent assombrir le tableau en faisant vrombir le moteur de leur souffleur de feuilles qui ne fait que soulever de la poussière.

Arrivé en haut, c’est le moment de tourner à gauche pour rejoindre le départ de la trace.

C’est officiellement la fin de la ville et on attaque directement avec une montée en graviers/cailloux. Rappel immédiat de pourquoi je faisais cela avec un VTT. Pas grand monde là-haut. Des épandages récents font que l’atmosphère est tout sauf agréable. Passage du pont au dessus de l’A29, puis retour d’un revêtement un peu plus lisse avant d’arriver sur l’intersection séparant l’aller et le retour.

A gauche, descente vers Saint-Fuscien; en face, retour depuis Hébécourt

Certains passages, je les avais totalement oubliés, aucun doute. Et dès la première descente, j’en viens à me questionner sur mon choix de monture. Avec un VTT j’aurai pu descendre sans toucher aux freins, en allant presque tout droit. Là je suis contraint de rouler au ralenti, pour pouvoir négocier les meilleures trajectoires entre les racines, rochers, ornières… car le vélo ne pardonne rien. Fort logiquement les douleurs aux mains apparaissent rapidement. L’impression de rouler sur des secteurs pavés, les pavés en moins…
Malgré tout je progresse à un bon rythme.
Plusieurs passages sont couverts de végétation et fatalement moyeux, axe du pédalier et surtout pignons se trouvent couverts; m’obligeant à m’arrêter à plusieurs reprises pour faire du nettoyage sans quoi la chaîne se met à sauter et les roues refusent simplement de tourner. Problématique.
Le chemin secret à Rumigny, la zone à déchets verts, la montée en épingle à Saint-Sauflieu… Les souvenirs sont bien présents. Jusqu’à arriver au cimetière à Hébécourt, passer par un bout de forêt dont le sol est jonché de vilaines racines, traverser la D1001 avant de tirer quasiment tout droit pour rejoindre le départ.

La vraie surprise se sera présentée sous la forme d’un quasi-mur, entre Saint-Sauflieu et Hébécourt, aka Côte de la Chaussée Brunehaut que l’on peut apercevoir ici. Le segment de 500m annonce 6.7% de moyenne mais c’est parce qu’il inclus le pied en négatif et le replat au sommet. Il ne faut pas mettre de côté une bonne partie à ~14% constituée de silex et racines entre lesquelles l’eau a creusé en s’écoulant. Là encore, il est important de trouver la bonne trajectoire sinon c’est arrêt immédiat et pousser le vélo jusqu’en haut. Ça se passe mieux que prévu mais je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi je n’avais aucun souvenir de cette montée.

Finalement grâce au terrain sec le vélo est passé partout et je n’ai pas eu besoin de marcher/le pousser ce qui est une vraie source de satisfaction. Le parcours a tenu ses promesses et j’étais content de pouvoir jouer avec ma mémoire en même temps que mes jambes.

Concernant les 40km annoncés, ce sont finalement 25.2km et 200m de D+ que j’aurai parcourus en 1h14. Une belle marge de… 15km !

La plaine/clairière entre Saint-Fuscien et Rumigny, dont j’ai toujours gardé un souvenir très fort
La fontaine du cimetière à Hébécourt

La boucle terminée, retour vers la gare d’Amiens en commençant par un classique avec la descente de la passerelle de la Vallée des Vignes pour rejoindre la ZAC.

La passerelle piétonne reliant la Vallée des Vignes à la ZAC de la Vallée des Vignes

Si faire ça un jour de semaine pour profiter des horaires des trains était une bonne idée, revenir en ville vers midi, en particulier le premier vendredi de septembre, ensoleillé qui plus est, c’était moins bien senti. La circulation automobile est intense, les piétons sont nombreux, à commencer par les collégiens (qui sont nés approximativement quand je quittais Amiens pour Lille #ImOld) qui apprécient les voies de bus et autres aménagements cyclables pour se déplacer à pieds. C’est un peu plus compliqué qu’à l’aller, mais pas de stress, j’ai tout mon temps !

De retour à la gare, je jette un œil à Internet pour trouver où manger puis me dirige, en passant par la Rue Cormont, vers le Break pour repartir avec un chili (bof) et une part de leur gâteau chocolat/pistache (très bon, mais il m’aura fallu une bonne heure pour en venir à bout) avant de me diriger vers le Parc Saint-Pierre pour déjeuner au Soleil sur un banc, devant quelques foulques macroule bagarreuses et des enfants s’amusant à sauter sur les pontons flottants (les souvenirs et les émotions surgissant alors plus nombreuses que les vagues créées en réaction sur l’étang).

Le gâteau chocolat/pistache du Break

L’expérience est une réussite totale. La météo, le déplacement, le parcours à vélo, la voyage dans les souvenirs… Et surtout l’agréable sensation de voir que la ville semble avoir évolué dans le bon sens.

De par mon vécu, je m’attendais à arpenter un circuit automobile géant et force est de constater que ce n’était pas le cas. Les aménagements cyclables ont fleuri plus nombreux que les immeubles, les vélos de la ville, que ce soit ceux en libre service ou les VAE loués par la Buscyclette, et la cohabitation avec les automobilistes semble bonne. Coïncidence ou non, je n’ai eu aucun problème sur place, alors qu’il ne m’aura fallu parcourir que 300m depuis Lille-Flandres pour me faire couper la route par un automobiliste et éviter le choc de quelques centimètres alors que je circulais dans une voie réservée. Bon retour !

Bref, Amiens c’est aussi le tien.

JDMAI #68

La Línea: Shadow of Narco (Saison 1) : Avec un tel titre, je m’attendais à tomber sur un truc un peu bourrin se déroulant en Amérique du Sud. Grosse erreur. C’est au final un petit documentaire européen très intéressant car il ne cherche pas à aller dans le sensationnel et s’intéresse en réalité à l’impact des trafics sur la communauté, plus qu’aux trafics en eux-même. Le dernier épisode a également l’avantage d’être plein d’espoir. Bien.

Rizzoli & Isles (Saison 7) : Lors de ma révélation de juillet concernant Lorraine Bracco, je réalisais dans le même temps que je n’avais pas terminé la série dans laquelle elle joue la mère d’un des personnages principaux. Alors je m’y suis mis. Comme d’habitude, les enquêtes sont sans grand intérêt, si on regarde c’est pour le fil rouge entre les personnages. Là où Bones va surtout se concentrer sur les relations d’amitié entre les personnages, R&I va plus loin et adresse la notion de famille, même sans lien de sang. Et si c’est parfois (souvent) grossier, c’est très réel et prenant. Cette dernière saison a le mérite d’être construite pour conclure la série, alors on voit progressivement les personnages prendre des décisions ou réaliser des choses qui vont amener sur un dernier épisode plein d’émotion. Sans compter que l’empreinte de Lee « Barry Frost » Thompson Young reste très marquée. Satisfait.

The Last Dance (Saison 1) : La quantité d’archives, et en particulier toutes celles numérisées en HD, est incroyable. Ça paraît irréel tant ce qui s’est passé globalement avant 2010 est associé à une résolution type 480/576p. Les nombreuses réflexions sur ce que ça coûte d’être la personne la plus célèbre sur Terre, le sportif le plus accompli de son époque, la construction et la maintenance d’une équipe… en mélangeant archives et interviews de personnes impliquées à différents niveaux sont pertinentes et très intéressantes. Et la façon dont ils arrivent à mettre en avant le meilleur du sport entertainment est top.
Mais à côté de ça, la narration globale est catastrophique et rend l’ensemble interminable. On n’arrête pas de faire des aller-retours dans le temps, les thématiques sont mélangées entre les épisodes, certains sujets sont totalement survolés quand d’autres ont droit à des répétitions totalement imméritées… Résultat à chaque fin d’épisode on est épuisé, et plutôt que d’enchaîner, on préfère passer à autre chose pour récupérer.
Plutôt déçu au final. Et je ne regrette pas d’avoir attendu pour la regarder, plutôt que de risquer de me faire prendre par la hype qu’elle avait soulevée à sa sortie. Malgré tout, beaucoup d’émotions tout au long des épisodes; là dessus c’est une grande réussite.

Cocaine Cowboys: The Kings of Miami (Saison 1, Épisode 1) : La forme de l’introduction et du générique laissaient présager quelque-chose d’incroyable. Malheureusement ça n’aura pas duré. Je ne sais pas si ceux qui ont fait la série prenaient eux-même de la cocaïne ou si c’est moi qui suis un peu lent, mais c’est absolument incompréhensible. Ça va à toute allure, dans tous les sens. A la fin je n’avais toujours pas compris qui est qui, qui fait quoi… A un moment untel vends des pâtisseries dans la boutique familiale, trois secondes plus tard il brasse cinq millions par semaine. Puis retour en arrière, puis en avant. Il n’y a aucun suspens, tout défile à une vitesse insensée. Impossible de s’intéresser au moindre personnages tant ils défilent les uns derrière les autres. Infernal.

Catch 22 – Joseph Heller : A la base j’ai commencé à le lire en anglais mais j’avais l’impression d’être retourné en sixième, à ne rien comprendre à cette langue tant ça n’avait aucun sens. Suite au passage en français, il s’avère que non, je comprenais tout à fait ce que je lisais; simplement, c’était tout à fait absurde. La forme donc. C’est horrible. A répéter toujours la même chose, encore, et encore, et encore, et encore… Avec des dialogues interminables, qui se répètent, et se répètent, et se répètent… Sur le fond, c’est très propre et probablement très en avance sur son temps pour l’époque, mais là encore, la forme pêche. C’est tout sauf subtil tant on insiste et on insiste encore pour bien faire comprendre que c’est absurde, c’est problématique… L’un des derniers chapitres, destiné en totalité à décrire les atrocités de la guerre en dehors du front est dans la même veine : on avait compris. Inutile de dire ça maintenant. Soit il fallait en parler explicitement tout le long, soit considérer que le reste se suffisait. A la base j’avais voulu le lire pour mieux comprendre le sens et l’origine de l’expression catch-22. Autant dire que maintenant c’est tout à fait clair et je ne risque pas de l’oublier de si tôt !

The Innocent Man (Saison 1) : Yep yep yep. Encore un sacré travail d’investigation superbement mis en images. Beaucoup de négatif dans ces deux affaires, forcément, avec un système et des individus totalement corrompus. Mais aussi du très positif, avec les inconnus qui se démènent pour faire libérer des innocents, et surtout la famille de la première victime, Debbie Carter qui face à tout cela font preuve d’une humanité incroyable. Difficile de ne pas faire de parallèle avec Making a Murderer, même si ici ça a l’avantage d’être beaucoup plus clair et concis. Pour finalement arriver peu ou prou à la même situation.

Afghanistan, pays meurtri par la guerre : Suite aux récents évènements, j’ai rapidement constaté que beaucoup avaient un avis tranché (comme c’est surprenant !) sur la question tandis que de mon côté je devais reconnaître mon ignorance quasi-absolue. Alors cette série documentaire en quatre épisodes était la bienvenue. Comme d’habitude il faut faire preuve de sens critique, tant sur ce qui est présenté que sur le contenu des témoignages eux-même. Là encore, les histoires divergent. Mais globalement, ce que j’en retiens c’est que la réalité est beaucoup plus complexe que ce que de nombreux experts tentent de présenter et que la culture occidentale (films, séries…) sur le sujet est très, très biaisée. Volontairement ou non. A voir donc, pour quiconque souhaite obtenir d’autres points de vue que ceux qu’on a l’habitude de nous servir.

Kaboul Kitchen (Saison 1) : Toutes ces histoires d’Afghanistan m’ont rappelé que j’avais cette série sur ma watchlist depuis un certain temps… Passée la difficulté à s’adapter au jeu à la française et au personnage de Benjamin « Axel » Bellecour qui joue à merveille le loser égocentrique (et qui m’avait rendu absolument fou dans Les Invincibles); je dois reconnaître que c’est plutôt une réussite. Elle a une vraie personnalité, un style bien à elle, à commencer par son générique (désolé, pas trouvé les images) et sa musique de fin. C’est drôle, il y a une vraie harmonie entre les personnages, avec des seconds rôles excellents; en particulier Fayçal « Habib » Azizi qui propose de loin la meilleure performance de la saison, tant par son jeu que par ses répliques. Et l’arrogance des expats occidentaux, parfaitement illustrée, est très savoureuse. Le seul reproche que je pourrai faire c’est d’avoir choisi la facilité en faisant des locaux de très bons francophones et d’avoir fait appel à des acteurs maghrébins pour les interpréter. Résultat ça manque d’authenticité et frôlerait presque le racisme en pensant qu’il suffit de mettre des têtes d’arabes pour faire le job.

Je serai vigilant comme la tourterelle !
[Habib – Kaboul Kitchen]

Cheers (Saison 5) : Dans la lignée de la saison précédente, les personnages évoluent, le côté famille de potes se fait bien ressentir et c’est souvent drôle. Diane est plus insupportable que jamais mais le dernier épisode laisse présager de bonnes choses !
Au passage, c’est amusant comme la façon dont ils ont vieilli les acteurs à l’époque ne correspond absolument pas à ce qu’ils sont devenus réellement.

Ted « Michael » Danson (~2017)
Ted « Sam Malone » Danson (1986)

Veep (Saison 5) : Série totalement renouvelée, les personnages s’améliorent tous, les situations sont superbes et les dialogues frisent le génie. Punchline sur punchline. Et cette capacité à monter des gags progressivement sur plusieurs épisodes, dont un ultime sur toute la saison, magnifique !

Jonah: You gotta come get me.
Richard: Okay, just drop a pin in Apple Maps and…
Jonah: I don’t know how to drop a f**king pin.
Richard: Well, it’s a really intuitive feature. Do you have iOS 9.2.3?
[Veep – S05E09]

American Beauty : Propre, net et (presque) sans bavure.

ER (Saison 4) : Arrêtée en cours de route suite au confinement d’octobre 2020, je ne sais pas pourquoi je n’avais pas repris (comme le travail en présentiel…) plus tôt. Immédiatement remis dans le bain et happé. Ça marche vraiment très bien !

His Girl Friday : Incité par un article de The Gist (Plex) à découvrir le film derrière un Gif très célèbre; la découverte est excellente. Vraiment le genre de film que j’apprécie. Un scénario simple, des scènes et décors limités, un casting qui fonctionne et des dialogues délicieusement percutants. Ça défile à 200 à l’heure, c’est drôle, (toujours) pertinent et bien plus profond que ça en a l’air; en lisant des critiques après le visionnage, je découvre que j’ai manqué la majorité des subtilités des textes, c’est dire si c’est riche ! Et maintenant, je sais ce qu’il se passe avant mais surtout après cet extrait, ce qui ne me rend celui-ci que plus appréciable.

Le repos des braves : Simple, vrai, plaisant.

The Hunt : On comprend rapidement ce qu’il va se passer mais malgré tout on se laisse surprendre et ça prend aux tripes. Pour autant, le sujet semble survolé, tout arrive trop vite à chaque fois et surtout se termine beaucoup trop simplement. La fin est catastrophique. Le twist ne fait que le confirmer. Peut-être parce que le sujet a été abordé depuis de manière plus profonde, mais au final je suis assez déçu. Trop de facilités et un sentiment de déjà-vu quasi permanent. Dommage.

Nous le peuple – Collectif : A force d’entendre certains individus se référer à la Constitution des États-Unis et faire référence à des amendements alors qu’ils n’avaient, comme tout bons bigots, probablement jamais lu ces textes (comme tout bon bigot); je me suis dit qu’il était temps que je m’y intéresse de plus près. Ce n’est ni une déception, ni une révélation, mais c’est intéressant de voir ce que cela a pu engendrer par la suite, tant dans le positif que le négatif et comment cela a évolué (racisme, esclavagisme…). Résultat, même si ça reste majoritairement superficiel, ça tombe parfois sur des propos bien trop restreints pour être pertinents (et durer), comme c’est le cas du Dix-huitième amendement.

A Separation : Certes un peu long et un peu brouillon sur certains points, le reste est naturel, prenant et vivant. Et finalement bien plus subtils que le bruit et les cris, omniprésents, ne laissent paraitre.

#Playlist

C’est l’été (enfin d’après le calendrier, la météo ne semble pas du même avis) alors je me plonge plus volontiers dans les « tops ». Va pas falloir flancher.

DRIKS – TT Feat. Jahyanai King : A la base c’est le refrain français avec ses rimes un peu ridicules qui m’a amusé, puis finalement en réécoutant la musique dans son ensemble m’a plu.

DJ Sucré & Mauvais Djo Speak – PD PD : Les paroles complètement débiles, la musique entraînante… Simple.

DaPoule – Le sanglier : L’intro aux cors de chasse qui rappellera à certains de drôles de souvenirs de nuits passées devant TF1. Et l’idée de remixer tout ça dans un morceau électro simpliste, j’adhère !