JDMAI #52

Ozark (Saison 3) : De mieux en mieux. Les intrigues s’accumulent, de nombreux personnages, des évolutions pertinentes, c’est vraiment très bien.

Unorthodox (Saison 1) : Sujet intéressant, réalisation soignée.

The Valhalla Murders (Saison 1, Épisodes 1 à 5) : Ce que j’aime dans les séries type « polar scandinave » ce sont les personnages, les intrigues et le dépaysement qui les rendent totalement différentes de ce que l’on peut voir par ailleurs. En soit la série est pile dans la cible. Mais justement, elle l’est beaucoup trop ce qui fait qu’elle n’a au final strictement rien d’original. Tout est déjà vu, revu et archi revu. J’ai réussi à me forcer mais la fin du cinquième épisode a été la goute d’eau. Et quel dommage d’aller faire une série en Islande pour passer son temps dans des voitures ou des maisons luxueuses. Super. On a ça chez nous aussi. Grosse déception.

Tiger King: Murder, Mayhem and Madness (Saison 1) : Dans un contexte différent, j’aurai peut-être trouvé cela divertissant. Avec ce qu’il s’y passe actuellement, la série documentaire est assez représentative du pouvoir pris par les idiots aux USA, et sûrement trop annonciatrice des changements à venir partout ailleurs. Dire qu’à la base j’avais lancé le premier épisode pour rigoler devant des rednecks qui s’insultaient.

NCIS (Saison 14) : Plaisir coupable.

After Life (Saison 2) : Nettement moins drôle que la première saison mais beaucoup plus triste. Toujours géniale.

Posté le 1 mai 2020 par Jacques Danielle

Inutile donc indispensable

Le tribunal judiciaire de Nanterre a ordonné mardi 14 avril à Amazon France […] de restreindre […] son activité aux seuls produits essentiels. Cette restriction s’applique « dans les 24 heures » et pour un mois.

La juridiction […] l’enjoint de restreindre son activité « aux seules activités de réception des marchandises, de préparation et d’expédition des commandes de produits alimentaires, d’hygiène et médicaux, sous astreinte d’un million d’euros par jour de retard et par infraction constatée ».
[Coronavirus : Amazon obligé de limiter son activité aux produits essentiels et d’évaluer les risques pour les salariés sur FranceTVInfo.fr]

Quelle drôle de posture à adopter que de croire que l’on peut décider, sans recul, de ce qui est essentiel ou non.

D’après les critères fournis, un masque de plongée n’est pas essentiel. Du matériel de couture n’est pas essentiel. Et que dire du filament ABS pour imprimantes 3D, complètement inutile !

Cela ressemble plus à une demi-mesure afin de faire mal au méchant Amazon tout en essayant de passer pour les gentils puisque les produits essentiels seront toujours livrables.

Malheureusement chez Amazon, jouer au plus malin c’est une pratique quotidienne :

C’est une première : Amazon va fermer l’ensemble de ses entrepôts français pendant 5 jours
[…]
L’arrêt des entrepôts aura lieu jeudi 16 avril après la matinée de travail, une fois les commandes restantes honorées, et jusqu’au lundi 20 avril inclus. Pour les salariés, cet arrêt de l’activité se fera sans pertes de salaire ni congés payés forcés. Pour compenser cette situation, Amazon envisage de demander à l’État à bénéficier du dispositif national de chômage partiel, à savoir le remboursement de 70% des rémunérations versées.
[Amazon va fermer ses entrepôts français pendant 5 jours sur Capital.fr]

On se dirige tout droit vers une belle réussite avec des clients privés de biens jugés non essentiels et le salaire des employés d’Amazon partiellement payé par les impôts.

Heureusement à la place on pourra aller se régaler d’un bon Menu Maxi Best Of, essentiel à notre survie à n’en pas douter.

Posté le 15 avril 2020 par Jacques Danielle

JDMAI #51

The Honourable Woman (Saison 1) : La partie géopolitique/espionnage est d’un niveau rarement vu. C’est très subtil, les relations entre les personnages complexes, humaines et pertinentes. La narration, bien que parfois trop simpliste, vient ajouter de l’intérêt. Malheureusement cela est masqué pour le personnage principal, Nessa Stein, complètement instable, qui alterne en permanence entre sang-froid, neutralité et hystérie. Lassant et dérangeant puisque n’apporte ses frasques n’apportent finalement rien de concret à l’ensemble.

High Fidelity (Saison 1) : La bande originale est vraiment cool. Heureusement vu le titre (à double sens). Le reste est correct mais très convenu, sans aucune originalité et finalement rarement drôle.

The Crown (Saison 3) : Changement de casting pour suivre le vieillissement des personnages. C’était risqué et c’est une grande réussite. La série se concentre plus que jamais sur l’humain et passé les titres et les courbettes, tout le monde peut se retrouver dans les personnages. Et c’est probablement tout l’intérêt : plutôt que de faire un énième drama sur des gens ordinaires, montrer l’envers du décor des gens extraordinaires permet de relativiser sur la vision que l’on a généralement de la chose et surtout de voir que l’humain est humain. Une belle réussite.

The least expected day: Inside the Movistar Team 2019 (Saison 1) : En cette période compliquée avec aucune course à suivre à la télé, on se contente de ce qu’on a. Et cette série documentaire, très superficielle, fait l’affaire. J’en attendais beaucoup plus, surtout de la part de Netflix. Dommage. On y découvre quand même quelques explications sur le fonctionnement si particulier de cette équipe et du coureur incroyable qu’est Alejandro Valverde. Et on a quand même droit à des belles images de cyclisme.

Twin Peaks (Saison 3) : Magnifique. Du pur génie. La photographie est sublime. Les personnages sont tous plus incroyables les uns que les autres. A la base je pensais que c’était un énième reboot comme c’est la mode depuis quelques années. Rien du tout. Ça a été construit depuis le départ pour avoir ce troisième volet 25 (27) ans plus tard. Malheureusement période oblige je n’étais pas à fond dedans et j’ai compris environ 1% de ce que j’ai vu. Sans compter que depuis que j’avais vu les deux premières saisons, j’avais évidemment tout oublié. Alors c’est décidé, je vais tout recommencer à zéro, film compris. Cette œuvre magistrale le mérite amplement.

Posté le 1 avril 2020 par Jacques Danielle

JDMAI #50

L’Effondrement (Saison 1) : Techniquement c’est une dinguerie puisque chaque épisode est tourné en simili-plan-séquence. Niveau acteurs comme niveau narratif, c’est très déséquilibré. Le plus problématique concerne surtout le réalisme des scénarios proposés et de l’histoire au global. L’épisode à la centrale nucléaire en particulier, on est limite dans de la pure science fiction. Comme le dernier, qui accumule les clichés et sonne très faux, en essayant d’être critique et source d’optimisme à la fois. Et cette même manie de ne limiter les personnages qu’à deux moyens de transport : la voiture ou la marche. C’est pratique, ça offre un épisode complet dans une station service (avec deux ados qui passent à vélo), mais pour les autres ça donne des situations absurdes où les protagonistes marchent des heures sur les routes avec une capacité d’emport très réduite dans leurs sacs. La fin du monde arrivera certainement avant que je trouve un œuvre correcte sur le sujet.

Silicon Valley (Saison 5) : Enfin; ça redevient intéressant, pertinent et drôle. En route pour la sixième et dernière saison !

Cheers (Saison 1) : Si on regarde le spin-off d’une série avant la série, peut-on dire que la série originelle devient le prequel du spin-off ? Tout cela pour dire que trois mois après avoir terminé Frasier, j’ai décidé d’entamer Cheers. Pour l’instant il n’existe absolument aucun lien entre les deux séries. C’est léger, ça correspond exactement à ce à quoi je m’attendais; alors continuons.

Strike (Saison 1) : Propre.

Silicon Valley (Saison 6) : Nice ! Après quelques saisons laborieuses, on retrouve une série de qualité avec de l’humour bien senti. Et un double épisode final grandiose arrosé de la meilleure blague possible sur la série.
Réduite à trois ou quatre saisons, ça aurait été parfait. Silicon Valley est exactement la série de geeks que j’attendais. Contrairement à The Big Bang Theory qui n’est qu’un ramassis de clichés grotesques jetés dans des situations ridicules, ici l’écriture est beaucoup plus fine et l’humour subtil et construit, avec une véritable histoire. Évidemment, ce n’est pas la meilleur qui connaît le plus grand succès.

ER (Saison 2) : J’aime bien.

Narcos : Mexico (Saison 2) : Pas fou, mais ça se laisse regarder. C’est vraiment propre et la BO est top.

Ragnarok (Saison 1) : Très étrange. Ça commence comme un teen movie américain avant de vite devenir un mélange entre True Blood et Smallville. Seulement six épisodes c’est bien trop peu, obligeant à prendre de trop nombreux raccourcis, bâcler des intrigues intéressantes et se focaliser sur le superficiel. Certaines choses sont bien senties, d’autres beaucoup moins. Certains acteurs sont excellents, d’autres beaucoup moins. Le partenariat Spar/Volvo est bien trop visible qu’on se demande si ce n’est pas une grande publicité. La musique est extrêmement mal utilisée et pas du tout adaptée. L’ambiance particulière d’un village Norvégien dans un fjord est totalement survolée; en dehors de quelques plans, ça pourrait se passer dans n’importe quel pays occidental. De trop nombreux sujets sont abordés sans être creusés, laissant un sentiment de contrariété permanent. Je suis persuadé qu’il était possible de faire quelque chose de vraiment bien avec. Malheureusement tout est superficiel. Dommage.

Cheers (Saison 2) : Still no Frasier. Bilan mitigé. Certains personnages sont attachants et drôles (Sam, Carla, Coach…) et d’autres sont des connards finis vraiment insupportables (Diane et Norm). Beaucoup trop de drama.

For All Mankind (Saison 1) : On frôle la perfection ! Première série Apple TV+ et ça commence très fort. J’avais été globalement déçu par The First car la série s’attardait sur des choses inutiles, ici c’est tout l’inverse. On est presque face à un docu-fiction extrêmement prenant, les scènes dans l’espace sont bluffantes de réalisme, je n’avait jamais ressenti de telles sensations jusqu’à présent. Ce qui se passe sur Terre est tout aussi pertinent. La série arrive à raconter tellement de choses à la foi, tout en restant accessible. Pas de temps perdu à introduire de la violence ou de la romance sans intérêt. Tout est calculé, maîtrisé, dilué comme il faut. Et le casting est impeccable, personne ne dénote. Tout simplement géniale.
En voyant les notes (basses à mon goût) après, j’ai jeté un œil aux critiques et c’est très triste car les avis négatifs proviennent de personnes (des hommes) qui se sentent blessées dans leur fragile patriotisme ou masculinité. Ou comment passer totalement à côté d’un chef d’œuvre à cause d’un esprit fermé.

Posté le 1 mars 2020 par Jacques Danielle

Est-ce que ce monde est sérieux ?

En réécoutant la chanson de Cabrel (interprétée par Tryo), je me rappelais l’opinion que j’avais à une certaine époque sur la corrida et également le fait que j’avais abordé ici la question de la consommation de viande par les humains.

Une petite recherche et je retrouvais cet article de mars 2016 intitulé Veganisme et anatomie dans lequel j’exprimais mon désaccord avec l’argumentaire anatomique pour expliquer pourquoi il ne fallait pas manger de viande.

Je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus virulent car je sais qu’à une période j’étais limite dans l’extrême opposée du véganisme. Convaincu que la clé de la bonne santé était d’avaler autant de viande que possible. Mais aussi et surtout en gros manque de confiance en moi et en ma virilité. La consommation de produits carnés étant alors un moyen de me rassurer sur ma place dans le règne animal et la société.

Quelques années plus tard, tout cela a heureusement bien changé et l’affirmation de ma nature d’Homme (Homo sapiens) est devenue une plus grande préoccupation que celle de ma nature d’homme (avec un pénis entre les jambes). Aidé en cela que concernant la santé et la virilité, j’ai parfaitement conscience que mon moi de 30 ans est une bien meilleure version physique que mon moi de 20 ans.

Pour en revenir à l’article de mars 2016, ce qui est amusant c’est de savoir que huit mois plus tard, après avoir regardé Cowspiracy: The Sustainability Secret et avoir subit une énorme prise de conscience devant une illustration très parlante, je mangeais de la viande pour la dernière fois.

Représentation du besoin en terres cultivables pour un individu en fonction de son régime alimentaire :

Pour autant, je ne changeais pas d’avis sur la corrida et plus globalement sur la question de la cruauté envers les animaux. Ce n’est que plus tard que la réflexion s’est approfondie et pourquoi aujourd’hui la chanson de Cabrel me parle.

Toujours dans l’article de mars 2016, j’évoquais trois raisons de renoncer à la consommation de viande :

– le respect envers les animaux
– une vie en meilleure santé
– l’homme n’est pas un omnivore mais un herbivore par nature
[Veganisme et anatomie sur elauhel.fr]

La question écologique, celle qui m’a fait basculer, y est étrangement absente.
Le premier point, je le justifiais par le fait que puisqu’il était nécessaire de manger des animaux pour être en bonne santé, ce qu’il advenait des individus destinés à nourrir l’Homme était un mal nécessaire.
Le second point, je le balayais d’un revers de la main puisque non seulement j’étais convaincu de la nécessité de manger des animaux pour être en bonne santé (oui, je me répète) mais je n’étais pas persuadé qu’un régime végétalien voire végétarien soit viable.
Le dernier point est l’objet même de l’article en question.

Convaincu à 0/3.

Il fallait donc un autre argument, bien plus encré dans mes convictions, pour me faire changer d’avis et introduire d’autres transitions.

Sur la santé tout d’abord. J’ai constaté des changements indéniables qui m’ont démontré qu’à titre personnel, je n’ai pas besoin de viande pour être en bonne santé. A contraire. Pour autant, je ne considère pas qu’il existe un régime alimentaire supérieur à tous les autres. Mais il est certain qu’ils en existe des moins bons que d’autres.
Sur l’anatomie, je suis d’accord avec le moi de 2016. C’est un faux argument non pertinent.
Reste la question de la souffrance animale.

Comment, en sachant qu’il n’est pas nécessaire de consommer de la chair animale pour être en bonne santé, justifier l’abattage quotidien de centaines de milliers d’animaux, qu’il soit industriel, rituel ou spectaculaire ?

Je n’ai pas la réponse. Pour l’industrie, je me questionne toujours. Pour la corrida par contre, aucun doute; absolument rien ne justifie cette cruauté.

Et je ne suis pas le seul à partager cet avis sur ce point, d’où le succès de la chanson de Cabrel et sa reprise récente.

Mais alors dans ce cas, comment expliquer que des gens qui sont convaincus de la nature abominable de ces pratiques continuent à consommer de la viande ?

Dans un domaine différent, en cherchant dans les archives du blog je suis également tombé sur cet article où j’aborde le sujet des AMAP. Étrangement prémonitoire sur la date de distribution hebdomadaire. Mais faux sur la quantité de pommes de terre, puisque je n’en ai jamais eu plus d’1.5kg dans un panier.

Posté le 22 février 2020 par Jacques Danielle

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