JDMAI #27

TURN : Washington’s Spies (Saison 2) : Bien plus intéressante que la première ! Multiplication des intrigues, personnages principaux qui gagnent tous en profondeur… Très plaisant.

The Big Bang Theory (Saison 10) : Je ne me souviens pas la dernière fois que j’avais réellement ri devant cette série. L’avais-je jamais fait ? On s’éloigne de la sitcom gaga remplie de clichés pour s’intéresser beaucoup plus aux sentiments des personnages.

Tell Me You Love Me (Intégrale) : Propre. Du grand HBO.

Borderliner (Saison 1) : Je voulais vraiment aimer cette série, et elle propose quelques bonnes idées. Mais c’est trop brouillon (le SMS reçu qui est en fait un SMS envoyé…) et surtout totalement incompréhensible. Ça semble se passer en Norvège, dans une petit ville (Tistedal ?) à la frontière avec la Suède. Les personnages principaux sont tous norvégiens et parlent tous cette langue. Sauf quand ils croisent des suédois avec lesquels ils parleraient suédois. Mais quand on ne parle aucune des deux langues et que les sous-titres ne nous en informent pas, impossible de savoir quelle langue est parlée. Et les fonctions de chacun. Nikkolai, policier à Oslo qui débarque, appelle « la crim' » , Anniken fait alors son apparition, mais c’est le premier qui semble mener l’enquête, même si finalement chacun fonctionne un peu dans son coin, la hiérarchie est mal établie, chacun semble avoir des fonctions dont l’autre dépend. Et je pourrai continuer longtemps… Non.

The Crown (Saison 2) : Une plus grande importance est donnée à d’autres personnages, peut-être trop ? Cela reste magnifiquement réalisé et propre. Claire Foy est toujours plus incroyable. Le choix de s’intéresser aux sentiments des principaux protagonistes plutôt que de faire un compte de princesse est une réussite. A voir ce que donnera la suite avec Olivia Colman pour prendre la relève.

Seven Seconds (Saison 1) : J’étais à deux doigts de m’arrêter après les premières minutes. Un automobiliste qui renverse un cycliste puis se barre, c’est un sujet sensible chez moi. Bien m’en a pris de poursuivre. Si la série est loin d’être parfaite et en fait parfois trop (la raison de la présence de Brenton dans le parc), ce qui est développé est intéressant. Il y a plus que la simple thématique de la valeur de la vie d’un noir dans l’Amérique de Trump, c’est la Justice au sens très large du terme dont il est question. La photographie est bonne et le duo KJ/Fish génial. Dommage que la fin laisse la place à une seconde saison. Le traitement en un volet aurait été largement suffisant.

National Treasure (Intégrale) : Je ne sais pas. Il y a du bel ouvrage, c’est évident. Mais peut-être à cause du personnage qui représente tant de choses qui me dégoûtent, je n’ai pas réussi à accrocher. Heureusement ça ne durait que 3h.

Collateral (Intégrale) : Si on met de côté l’aspect bien-pensance omniprésent, le reste est fluide, divertissant et intéressant. De la part de Netflix, je préfère ce format de mini-série définitive, écrite du début à la fin, plutôt que produire une saison et dire on verra, pour éventuellement abandonner une excellente narration, avec les frustrations que cela implique pour le spectateur.

Rotten (Saison 1) : Série documentaire à voir car il est peu probable de ne pas en tirer quelques apprentissages. Totalement américano-centrée, de nombreux aspects ne s’appliquent pas au consommateur français mais le message principal L’argent pourrit les gens est universel.

Lazy Company (Saison 1) : C’est rigolo mais pas fou. Un épisode à la fois, au delà c’est relativement agaçant.

The Good Wife (Saison 6, Saison 7) : J’avais oublié à quel point j’aime cette série. C’est toujours simple, intéressant, et surtout hilarant dans certaines interactions entre les personnages.  Les trois derniers épisodes ne sont pas terribles mais ils permettent une fin correcte. Ça aurait pu continuer encore dix saisons, j’aurais totalement accroché.

Flint Town (Saison 1) : Déçu par la réalisation qui est trop biaisée avec une stylisation beaucoup trop poussée. A côté de la C.A.T.T., la Strike Team de The Shield peut aller se rhabiller. Et qui manque de ce fait son objectif de montrer à quel point la situation des policiers de Flint est désespérée. On voit qu’ils rencontrent des difficultés mais semblent moins au bout du rouleau que l’équipe du Capitaine Berthaud d’Engrenages. Concernant les autres éléments présentés, il est intéressant de voir cette série documentaire pour prendre un peu plus conscience de l’aberration que sont les Etats-Unis.

Better Things (Saison 2) : Propre. Rien à redire.

Posté le 1 avril 2018 par Jacques Danielle

Changement d’heure

Sujet d’actualité avec le changement d’heure prévu demain.

Switching over to daylight saving time, and losing one hour of sleep, raised the risk of having a heart attack the following Monday by 25 percent, compared to other Mondays during the year, according to a new U.S. study released on Saturday.

By contrast, heart attack risk fell 21 percent later in the year, on the Tuesday after the clock was returned to standard time, and people got an extra hour’s sleep.
[Daylight saving time linked to heart attacks: study sur Reuters.com]

Une heure de sommeil, c’est important.

Posté le 24 mars 2018 par Jacques Danielle

Pay gap

Cette semaine, l’information qui a retourné le monde des séries TV était la suivante :

Netflix producers have admitted that The Crown’s Claire Foy was paid less than co-star Matt Smith.

In the TV drama, Foy played the lead role as Queen Elizabeth and Smith portrayed her husband, Prince Philip.
[Claire Foy paid less than Matt Smith for The Crown, admits Netflix sur Independent.co.uk]

Oui, c’est cocasse, la Reine qui gagne moins que le Prince. Surtout que la série porte sur celle-ci. Chacun y trouvera les explications qu’il veut.

Mais ce qui m’a le plus surpris dans ces articles, c’est d’apprendre son salaire :

It has been revealed that Foy earned $40,000 (£28,500) per episode
[Claire Foy paid less than Matt Smith for The Crown, admits Netflix sur Independent.co.uk]

Avec dix épisodes d’environ une heure, cela fait $400,000 par saison.

Alors que dans le même temps, des acteurs qui se produisent pendant une moins d’une demi-heure à raison de vingt-quatre épisodes, empochent 24 millions de dollars par saison !

The stars of The Big Bang Theory and Modern Family dominate our list […]
As a member of the top-paid cast on television, and the top-rated show, Parsons makes $1 million per episode, as do fellow listees Johnny Galecki […], Simon Helberg […] and Kunal Nayyar […].
[The World’s Highest-Paid TV Actors: Jim Parsons Leads With $27.5 Million sur Forbes.com]

Et je n’ose même pas aborder la qualité des séries en question. D’un côté un véritable chef-d’œuvre dramatique, de l’autre une sitcom gentillette sans le moindre fond. La différence d’audience expliquant bien évidemment les écarts de salaire. Mais dans ce cas, certains arguments de personnes s’émouvant de l’information concernant The Crown ne sont pas recevables.

Reste à noter que dans The Big Bang Theory et Modern Family, les acteurs et actrices principales touchent le même salaire.

Qu’en conclure ? Probablement que l’incroyable performance de Claire Foy lui a ouvert les portes de nombreux rôles très importants et que bientôt elle aura une plus belle carrière que Matt Smith.

Posté le 18 mars 2018 par Jacques Danielle

Miss Wagner, I love u

Après avoir été subjugué par la première saison, je craignais que ça ne retombe comme un soufflé. C’est pour cela que j’ai mis six mois à me décider à lancer cette deuxième saison.

Rapidement on comprend que ça va être différent. Car des joueurs sont partis ? Non. Car le monde entier a vu Last Chance U avant le début du tournage de la suite. C’est à dire également les protagonistes du début. Et leurs proches. Tout cela provoquant chez eux diverses réactions, dont certaines sont retranscrites devant la caméra. Et les nouveaux protagonistes aussi l’ont vu. Ils ont alors conscience que tout ce qu’ils font pourra être vu sur Netflix. Là où dans le premier volet l’ignorance et la naïveté étaient partagées par tous.
Plus fort encore, certains sont devenus de véritables stars et leur vie a été impactée par leurs fans.

Adieu la télé-réalité ringarde scénarisée où l’on regarde de mauvais acteurs faire des singeries dans un espace clos et où la seule interaction du public se limite à envoyer des SMS surtaxés pour décider qui reste et qui part.
Avec Last Chance U, on peut échanger gratuitement sur les réseaux sociaux avec des personnes qui vivent leur vie devant nos yeux. On peut même leur offrir des objets qui apparaîtront ensuite dans un épisode !

Différent, oui, mais pas tant que ça. Les objectifs sont différents, la trajectoire très proche. L’issue similaire… peut-être. Je peux donc aborder les deux saisons sans distinction.

Si Last Chance U suit une équipe de football américain universitaire, ce n’est pas une raison pour qu’elle soit réservée aux passionnés de ce sport. Bien au contraire.

Quoi de mieux que de choisir l’un des sports préférés d’un pays pour raconter la vie de ses citoyens ?

Last Chance U c’est l’Amérique rurale, celle qui a élu 45.

Last Chance U c’est l’Amérique et son tiers de la population obèse, les trois quarts en surpoids. Celle qu’on ne voit pour ainsi dire jamais dans la propagande culturelle.

Last Chance U c’est l’Amérique et ses contradictions. Où une ville de conservateurs blancs supporte une équipe de repris de justice noirs. Où tout le monde se dit Chrétien mais n’a pas vu l’intérieur d’une église depuis son baptême.

Last Chance U c’est l’Amérique du business. Où une équipe de football américain universitaire dispose de moyens supérieurs à ceux d’une équipe de Ligue 2.

Last Chance U c’est l’Amérique du spectacle. Où seul le résultat sportif importe. Tant pis si cela ruine la santé des joueurs dont la carrière s’arrête avant même de n’avoir commencé.

Last Chance U c’est l’Amérique fan de son sport. Où quand la planète se passionne pour la Coupe du monde de football, ils mettent des Doritos dans leur caddie en attendant le Superbowl.

A côté c’est un documentaire où la réalité dépasse la fiction. Les personnes ayant vu Friday Night Lights verront immédiatement de quoi je parle. Buddy Garrity la copie de Buddy Stephens. Tami Taylor la copie de Brittany Wagner. C’en est hallucinant.

C’est un documentaire où la réalisation est d’une telle qualité qu’il est difficile de croire que c’est la réalité, en particulier les matchs qui donnent l’impression de sortir tout droit d’un blockbuster.

Bien entendu, une prise de recul est nécessaire. Tout ceci est fortement retravaillé en post-production pour choisir minutieusement les images et les sons à diffuser. Tout comme certaines réactions sont nécessairement forcées par la présence de l’équipe. Ce ne sont pas des images brutes qui sont proposées, telles qu’on pourrait les voir si l’on était une mouche se baladant à EMCC.

Last Chance U est le fruit d’un énorme travail de la part de toutes ses équipes et le résultat est exceptionnel.

Une troisième saison est en cours de tournage. Mais pour autant, je ne crois pas qu’elle soit nécessaire. Ces deux saisons se complètent à merveille et se suffisent. J’ai peur qu’une suite ne vienne tout gâcher.

Photo.

Posté le 2 mars 2018 par Jacques Danielle

JDMAI #26

Narcos (Saison 3) : Un premier épisode magnifique, puis ça se tasse. Tout semble expédié trop rapidement; et si ça reste de qualité, c’est forcément moins bon qu’avant…

La Casa de Papel (Saison 1) : Génial, génial, génial ! Le scénario, la réalisation, la musique, les acteurs… Superbe !

The Deuce (Saison 1) : HBO… Il ne se passe vraiment pas grand chose pendant ces huit premiers épisodes. Mais c’est beau et ça s’enchaîne à merveille alors on est happé. Un peu de mal avec les jumeaux joués par James Franco, même si je commence à comprendre la raison de ce choix. La surprise c’est surtout de voir David Charlie Krumholtz de Numb3rs avec un paquet de kilos en plus, devenu sosie de Ron Jeremy pour interpréter un producteur de films porno.

Halt and Catch Fire (Saison 3, Saison 4) : Pourquoi ?! Je regardais la série car ça parlait informatique, et c’était intéressant d’assister à la naissance de l’informatique personnelle, puis d’Internet et du Web. Je regrettais le fait qu’il y ait un peu trop de drama, mais cette deuxième moitié d’ultime saison, centrée en totalité sur le drama et à un niveau jamais vu depuis les dernières minutes de Six Feet Under, c’est horrible. Plusieurs jours après je me sens encore beaucoup trop mal. Et c’était tellement gratuit de la part des scénaristes que non, je ne peux pas dire que c’est une série à voir. Ils l’ont achevée sans honneur, après l’avoir doucement vidée de son âme.

Norsemen (Saison 1) : Humour très particulier mais hilarant pour ceux qui aiment. Et la série est d’excellente facture. Génial.

TURN : Washington’s Spies (Saison 1) : Pas fou mais c’est plutôt bien fait et ça s’enchaîne bien.

Last Chance U (Saison 2) : Voir critique complète.

Wanted (Saison 1, Saison 2) : Rafraîchissant. Un mélange mi-drama, mi-comédie encore jamais vu qui sait ne pas trop se prendre au sérieux. Les accents changent. Les paysages aussi. Ces deux premières saisons peuvent se suffirent mais j’ai quand même hâte de voir la suite.

Posté le 1 mars 2018 par Jacques Danielle

« Page précédentePage suivante »