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Un drame en deux actes

Hier, le 10 décembre en début d’après-midi, le compte @JLMelenchon de Jean-Luc Mélenchon réalisait une belle sortie de route digne des pires vroomers et autres birbes adeptes de #SaccageParis :

Évidemment cela lui a valu un certain nombre de critiques de la part de personnes conscientes de la réalité et des implications. Mais le plus intéressant vient des soutiens que ce tweet lui a apporté :

S’il y avait encore le moindre doute sur le côté dépassé et totalement contradictoire de cet individu détestable (je ne parle pas de Laurence Parisot), au moins ceci a le mérite de mettre les choses au clair.

Par chance, la bio du compte porte la mention JLM ne tweete pas en personne pour se couvrir et pouvoir se rétracter en cas de réception mitigée d’une idée; mais dans le cas présent je doute qu’il en use. Ces propos semblent totalement inscrits dans son idéologie passéiste.

Ce post me servira de référence par la suite, à chaque fois qu’on me demandera mon avis sur Jean-Luc Mélenchon, son programme et le parti qui continue de le soutenir malgré leur incompatibilité flagrante.

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Shaken, not stirred

Pour des raisons que je développerai certainement plus tard, j’ai décidé en cette fin 2021 de laisser un peu de côté les séries pour donne un peu plus de place aux films. Ce qui s’est logiquement vu depuis septembre.

Mais évidemment, je ne pouvais pas simplement regarder des films. Alors j’ai profité de l’actualité et la sortie de No Time to Die (2021) pour me lancer un défi : regarder tous les James Bond dans leur ordre de sortie en salle, en commençant donc par Dr. No (1962).

Cela représente donc 25 films puisque je me suis focalisé sur les films EON. Mes retours détaillés sont disponibles dans JDMAI #70 (octobre 2021) et JDMAI #71 (novembre 2021).

L’objectif étant atteint, c’est l’heure d’un petit bilan.

Jusqu’alors, James Bond, ça me faisait penser à deux choses :

  • La première ce sont les vacances d’été que je passais, enfant, dans la Sud de la France chez ma tante; car son mari possédait l’intégralité des films (en VHS à l’époque) et donc non seulement on en regardait plusieurs chaque année, mais aussi, avec mon cousin, on se mettait naturellement à jouer aux espions en s’inventant différents gadgets.
  • La seconde c’est GoldenEye 007, le jeu sur Nintendo 64 auquel je jouais lorsque j’allais (très régulièrement) dans la salle de jeu d’un ami qui était équipé et avec lequel on se faisait des 1v1.

Si j’ai reconnu certains personnages, certains décors, certaines scènes, ça restait malgré tout flou dans ma mémoire. Et surtout, j’y ai vu des choses bien différentes de ce que j’ai pu voir initialement.

Les premiers films avec Sean Connery c’est limite insoutenable tellement le personnage est un incroyable beauf à chaque seconde, à chaque geste, à chaque regard… Jean Dujardin dans OSS 117 qui cherche à parodier cela est presque trop sobre au final.

Avec les changements d’acteurs et d’époque, cela s’améliore, petit à petit, même s’il faut attendre les années 2000 et Daniel Craig pour qu’on arrive à quelque chose de correct. On Her Majesty’s Secret Service fait figure d’exception mais j’y reviendrai.

Dans mes souvenirs, l’un des points forts de la franchise c’était la présence de nombreux gadgets, fournis par Q; que ce soit via des petits objets ou l’équipement du véhicule de service. Si c’est bien le cas, ça sonne malheureusement faux car les gadgets sont fournis au début et ensuite les actions de Bond font qu’il va, grand hasard, avoir besoin de ces gadgets pour se sortir de situations périlleuses. Un peu comme-ci Q venait du futur et fournissait à Bond les gadgets adaptés en sachant les épreuves qu’il aurait à traverser. Ou alors comme Franck Lepage qui improvise un discours en fonction des éléments de langage qui lui sont fournis… Et pour la voiture, si tout le monde pense Aston Martin quand on dit James Bond, logique puisque marque anglaise, on voit finalement apparaître la forte influence du placement de produit avec l’arrivée de BMW (hérésie, une marque allemande !) pour équiper l’espion dans plusieurs films (essentiellement ceux avec Pierce Brosnan si je ne m’abuse) ce qui semble absurde vis à vis de l’image so british que la franchise semble vouloir donner au personnage principal. Mais bon, après tout, il porte bien une Rolex dans la plupart des films (sauf quelque-fois une Omega).

A ce propos, le plus gros problème que j’ai avec ces films, c’est qu’en plus de ne pas avoir de morale; ici il n’est pas question du bien vs le mal, mais de nous (le MI6) voir moi (James Bond) vs eux; les valeurs qui sont promues sont vraiment pas terribles : le mâle quarantenaire qui porte des costumes de luxe, des montres de luxe, roule en voiture de luxe, boit des cocktails (cf titre) dans des hôtels de luxe et passe son temps à coucher avec des filles d’une vingtaine d’année. Un mode de vie individualiste qui sert surtout des intérêts commerciaux et… c’est tout.

Si cela se ressent moins dans les films les plus récents, les premiers semblent également avoir été réalisés pour promouvoir l’industrie touristique avec l’accent mis sur les destinations paradisiaques que fréquente l’agent secret. Et finalement, la franchise illustre parfaitement le romantisme décrit par Harari et on en vient à se demander si tous ces films ne sont pas que des publicités pour des industries très intéressés.



Romanticism tells us that in order to make the most of our human potential we must have as many different experiences as we can. We must open ourselves to a wide spectrum of emotions; we must sample various kinds of relationships; we must try different cuisines; we must learn to appreciate different styles of music. One of the best ways to do all that is to break free from our daily routine, leave behind our familiar setting, and go travelling in distant lands, where we can ‘experience’ the culture, the smells, the tastes and the norms of other people. We hear again and again the romantic myths about ‘how a new experience opened my eyes and changed my life’. Consumerism tells us that in order to be happy we must consume as many products and services as possible. If we feel that something is missing or not quite right, then we probably need to buy a product (a car, new clothes, organic food) or a service (housekeeping, relationship therapy, yoga classes). Every television commercial is another little legend about how consuming some product or service will make life better. Romanticism, which encourages variety, meshes perfectly with consumerism. Their marriage has given birth to the infinite ‘market of experiences’, on which the modern tourism industry is founded.
[Yuval Noah Harari – Sapiens: A Brief History of Humankind]

Un autre fait marquant de la franchise, est la ressemblance flagrante entre les méchants (villain) de chaque film et un personnage très (trop) populaire aujourd’hui. Il doit une partie de sa fortune aux diamants, comme Blofeld dans Diamonds are Forever ou encore le Colonel Moon dans Die Another Day. Il a fait fortune dans les technologies et cherche à conquérir l’espace, comme Hugo Drax dans Moonraker. Il cherche à réinventer le monorail que l’on croise dans toutes les bases secrètes des méchants… Et je pourrai continuer longtemps mais ce serait lui donner une importance que je ne souhaite pas.

Une des particularité de ces films, c’est aussi le gros travail effectué sur le générique. Qui lui vaut généralement d’avoir une chanson écrite spécifiquement, et dont la sélection de l’interprète est à chaque fois un évènement, au même titre que celle de la Bond Girl. Et visuellement c’est très recherché également. Mais je n’ai jamais réussi à accrocher. Que ce soit les anciens où l’accent était mis sur les corps quasi-dénudés de femmes, ou les plus récents où l’on s’amuse avec la forme des objets associés à l’intrigue et qui fournit des indices. Ouais, non, c’est chiant en fait.

Dans les points positifs, je retiendrai l’attachement du personnage au train. Si dans les premiers films ça pouvait sembler logique de le voir voyager en train couchette à travers l’Europe, aujourd’hui c’est plus compliqué. Et pourtant, on le voit régulièrement prendre le train, toujours en Europe mais également parfois en Asie ou en Afrique. Car dans quel autre moyen de transport peut-on dîner à une table, dormir dans un lit et… se battre avec une certaine aisance ?

Petite anecdote personnelle à propos des films, qui commencent tous par la gun barrel sequence. Ce n’est que très tardivement, avec Casino Royale où l’on voit l’effet de rotation des stries, que j’ai compris de quoi il s’agissait réellement. Car jusqu’alors j’y avais toujours vu une sorte de tête de créature étrange dont je ne comprenais absolument pas le sens.

L’image originale
Ce que je voyais

Pour finir, je dirai que c’était une expérience intéressante qui m’a permis de me rafraîchir la mémoire et de pouvoir me faire un réel avis sur une franchise très populaire chez toutes les générations. Non seulement j’ai pu voir que finalement c’était vraiment pas si terrible, mais surtout qu’après avoir beaucoup progressé, elle repart dans le mauvais sens; en particulier avec le dernier, No Time to Die, qui s’avère être une véritable catastrophe tant il se détache de l’esprit de la série et qu’il est mauvais en tant que simple film.

Je ne vais pas me lancer dans un classement, tâche trop complexe et sans intérêt, mais si je devais n’en retenir qu’un (en fait trois), ce serait (dans l’ordre de sortie) :

  • On Her Majesty’s Secret Service (1969) : Seul film avec George Lazenby, le plus réaliste et humain, avec en bonus cet aspect amateur dans les cascades et les effets spéciaux qui s’avère plaisant.
  • The Living Daylights (1987) : L’esprit Bond le plus abouti avec l’intrigue, les personnages, l’ambiance…
  • Quantum of Solace (2008) : Le Bond moderne le plus réussi, une bonne intrigue, de l’action au top appuyée sur des effets spéciaux maîtrisés, un vrai divertissement plaisant.

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JDMAI #71

Dune : C’est un grand oui. Au delà de mes espérances. Le genre de blockbuster maîtrisé, qui arrive à construire l’histoire calmement mais avec suffisamment de détails pour que ça soit intéressant. Visuellement c’est magnifique, la bande son est géniale. Le seul point noir c’est Timothée Chalamet et sa tête de sale fils de bourge; mais le reste est suffisamment intense pour réussir à en faire abstraction…

Diamonds Are Forever : Intrigue complètement bordélique qui manque fortement de cohérence. Sean Connery a pris un sacré coup de vieux mais reste toujours aussi beauf. Vraiment pas terrible au final.

Les Routes de la Soie: L’histoire du cœur du monde – Peter Frankopan : Livre lu en audiobook. Extrêmement intéressant. La trame de base qui consiste à suivre l’évolution d’une région au cours de plusieurs millénaires pour expliquer son impact sur l’état du monde fonctionne parfaitement. Dans l’histoire habituelle qu’on nous raconte, à l’école, dans la majorité des livres, films… manquait toujours à mes yeux d’une explication : pourquoi l’Occident a si bien réussi par rapport au reste alors qu’intellectuellement il y a eu mieux, climatiquement il y a mieux, et en terme de ressources naturelles il y a largement mieux ? La réponse donnée : la violence institutionnalisée, peut paraître simple mais permet d’expliquer tellement de choses. Et encore plus aujourd’hui. Les huit mille milliards de dollars dépensés dans les guerres par les USA depuis le 11/09/2001 en sont une parfaite illustration. Plus généralement, comme ce qui est raconté est vraiment différent de d’habitude, on passe d’un point de vue extrêmement favorable à l’Occident à quelque chose de plus réaliste (ou à charge ?); et cela semble déranger logiquement un nombre non négligeable de lecteurs. Probablement que l’auteur a fait des erreurs, probablement qu’il se focalise un peu trop à mettre en avant les travers de l’Occident. Mais pour quiconque a été biberonné aux mêmes fables à trous depuis la naissance et qui a toujours trouvé cela suspect, c’est rafraîchissant et éclairant.

Killjoys (Saison 3) : J’avais oublié à quel point cette série est géniale ! Un délicieux mélange entre SG-1 pour la SF un peu nawak, Battlestar Galactica pour la qualité de l’image, Eureka pour le côté bienveillant, et IASIP pour le côté absurde. Et il me manque un exemple pour la qualité de la bande originale. Top; vivement la suite !

Hullen Soldier: Oh, no, watch out! He has a pepper grinder! What next? You toss our salad?
Turin: I don’t think that means quite what you think it means, ’cause this little baby means, « Kiss your ass goodbye! »
[Killjoys – 3×10]

Live and Let Die : Changement d’acteur pour incarner James, mais il est clairement trop mou le Roger Moore (lol ?). L’intrigue est encore très bordélique même si il y a pas mal de choses intéressantes. Clairement mitigé.

Jimmy O. Yang: Good Deal : Le fait que ça tourne uniquement sur les origines de Jimmy et donc se résume à du stand-up qui représente est le côté négatif du spectacle. En dehors de ça c’est très drôle et c’est plaisant de le voir plus authentique que dans le rôle qui l’a fait connaître.

The Man with the Golden Gun : Toujours un peu de mal avec Roger Moore mais sinon le film en lui même est top. L’intrigue tient la route, les personnages sont intéressants, c’est (vraiment) drôle et tristement vrai puisqu’il est question, en 1974 donc, de l’avenir énergétique du Royaume-Uni face à l’épuisement des réserves de pétrole…

The Spy Who Loved Me : Oui ! L’intrigue, les décors, les personnages, et la relation entre Bond et le Major Anya Amasova; top !

Accused (Saison 1) : Le genre de série dont les anglais ont le secret, ça paraît simple car très réaliste mais ça retourne la tête tant l’intrigue est maîtrisée.

Moonraker : Oh que c’est mauvais ! On prend les mêmes idées que les films précédents mais à la place on va dans l’espace. Incroyable, non ? Visiblement réalisé pour surfer sur une vague de tendance spatiale à l’époque; mais sans aucun talent sur le visuel et les effets spéciaux. Une production beaucoup trop orientée sur l’aspect commercial, avec des placements produits grossiers (7 Up, Marlboro…). Dommage car la scène d’introduction en elle-même est absolument incroyable, surtout pour l’époque.

For Your Eyes Only : Jusqu’à présent on est sur un format d’environ 125mn par film et ici, clairement, ils ont vraiment eu du mal à tenir la longueur. C’est rempli de scènes interminables sans aucun intérêt. Concernant l’histoire, elle est totalement perdue de vue pendant au moins une heure avec des délires qui n’ont rien à voir. Globalement pas terrible. Et puis voir un Roger Moore de 54 ans fricoter avec des jeunes femmes de 23 (Lynn-Holly Johnson) et 24 ans (Carole Bouquet), soit à peine plus vieilles que sa fille de 18 ans à l’époque), c’est clairement malaisant.

Octopussy : Cette fois c’est le contraire de Moonraker, l’intro est mauvaise, mais le reste est plutôt très correct. C’est suffisamment rythmé, ça suit son cours, c’est drôle… Rien d’exceptionnel, simplement correct.

A Young Doctor’s Notebook & Other Stories (Saison 1) : D’un côté, il y a des trucs intéressants, l’ambiance, l’esthétique, l’humour… mais de l’autre il ne se passe quand même pas grand chose et c’est assez compliqué de voir où ils veulent en venir. Cela dit, quatre épisodes de 25mn, ça passe vite.

Plus beau que moi, tu meurs : Regardé suite à une mauvaise recommandation sur Twitter, je… ne comprends simplement pas comment certains peuvent y trouver un quelconque intérêt. C’est parfois amusant et majoritairement affligeant. Symbole d’une autre époque, mais à l’image des comédies françaises qui déboulent à la pelle chaque année aujourd’hui encore.

The Last of the Mohicans : Propre. Le genre de production de qualité typique des années 90. Un vrai plaisir.

Un singe en hiver : D’un côté, la simplicité et l’humanité de l’histoire et des personnages est une réussite. De l’autre, j’ai détesté 90% des interventions de Gabin. Son physique, son jeu et sa diction ne correspondent absolument pas à ses répliques. L’impression de voir un collégien réciter des extraits d’une pièce de théâtre. Son jeu est bon, les répliques excellentes, mais les deux ne s’accordent pas ensemble. Ça sonne horriblement faux.

Master and Commander: The Far Side of the World : Du bien bel ouvrage.

The Imitation Game : Si on met de côté les clichés sur les génies et les autistes, c’est ma foi intéressant et fort bien mis en scène.

Nightcrawler : Propre, net. Les différents thèmes abordés (les médias, l’avidité, le capitalisme, la morale…) le sont avec subtilité, le tout avec une photographie superbe. Difficile de ne pas penser à Drive et sa bande son unique.

The Grand Budapest Hotel : Superbe.

The Shining : Un travail de qualité, sans le moindre doute. Mais ce genre de délire ce n’est vraiment pas ma tasse de thé.

Blade Runner : Esthétiquement et techniquement c’est incroyable, surtout pour l’époque. Probablement ce qui se fait de mieux car sans l’aide d’ordinateurs. Mais l’intrigue n’est quand même pas dingue, que ce soit par l’univers ou simplement ce qu’il se passe. Peut-être parce que depuis on a fait mieux (je pense en particulier à Äkta människor) ? D’autant plus qu’il semblerait que selon la version (originale, director’s cut, final cut…) d’importants changements apparaissent; et même si j’ai vu la dernière, il semblerait que ce que j’en ai compris est en réalité couvert dans la director’s cut… Ce qui m’aura le plus marqué est peut-être le texte d’introduction, qui est non sans rappeler une certaine notion de prélèvement (plutôt que tuer) chère à nos premiers écologistes de France.

Special police squads – BLADE RUNNER UNITS – had orders to shoot to kill […] any trespassing Replicant.
This was not called execution.
It was called retirement.
[Blade Runner Introduction]

Parasite : Totalement conquis, du vrai cinéma de qualité à tous les niveaux. Un petit regret concernant les deux dernières minutes cependant, qui gâchent un peu le tableau.

Limitless : Distrayant !

A Young Doctor’s Notebook & Other Stories (Saison 2) : Une première moitié complètement hilarante, une seconde bien plus sombre.

The Colonel : Oh, you wouldn’t believe what we’ve had to endure. The last two weeks we’ve been to hell and back.
The Feldsher : Well you made it in a remarkably good time!
The Colonel : …
The Feldsher : Oh, right. You didn’t mean the town of Hellenbach in Bavaria?
[A Young Doctor’s Notebook & Other Stories – 2×02]

A View to a Kill : Pas mal. Dommage que le plan machiavélique soit totalement absurde car le reste était plaisant. Et ce vilain interprété par Christopher Walken rappelle horriblement un certain vendeur de voitures électriques et voyages dans l’espace… Mention spéciale à la musique du générique par Duran Duran.

The Living Daylights : Un nouveau Bond, une nouvelle Moneypenny, une Bond Girl au top, une intrigue qui tient la route… Bien, bien, bien.

Licence to Kill : Pas mal mais un peu longuet tout de même…

GoldenEye : Les frissons en retrouvant les lieux et les bruits auxquels j’étais habitué en jouant à GoldenEye 007 sur Nintendo 64. On note rapidement de grosses évolutions sur la trame globale de la série, en particulier avec l’arrivée de Judi Dench en M qui met les pieds dans le plat en qualifiant Bond de vieux croûton machiste, Moneypenny qui parle de harcèlement sexuel… Clairement il est loin le temps de Sean Connery en gros beauf, et c’est tant mieux. Pour autant Brosnan avec ses regards charmeurs stupides, c’est compliqué. Le film en lui même est vraiment pas mal, même si encore une fois, un peu long. C’est dommage de vouloir rester sur les 130 minutes quand visiblement le contenu n’est pas là.

Tomorrow Never Dies : Vraiment pas mal du tout; c’est bien construit, carré, frais et en plus ça tient en 120 minutes, bien ! Et même si ça date de 1997, c’est horriblement d’actualité, surtout en France.

Avatar : J’imagine qu’au moment de sa sortie, quand la 3D faisait son arrivée sur le marché, ça a du être une sacré expérience pour ceux qui l’ont vu dans ces conditions. Mais aujourd’hui, en 2D, c’est vraiment pas terrible. L’histoire est affreusement classique, l’univers est vraiment fade (l’abus de couleurs flashy ne compense pas, au contraire) et c’est finalement beaucoup trop long pour raconter ce qu’on a déjà vu cent fois. Et ça manque un peu de subtilité dans la manière de vouloir faire passer des messages.

Mon oncle d’Amérique : Pas du tout ce à quoi je m’attendais, résultat je n’étais psychologiquement pas prêt à voir ce type de création et suis passé, au bas mot, à côté de 90% de ce qui y est proposé. Malgré tout j’ai pu réaliser son importance. Je vais m’y replonger, bien concentré cette fois, prochainement. C’est une nécessité.

Cheers (Saison 7) : Ça va, ça s’passe.

The World Is Not Enough : L’intrigue est vraiment pas terrible, l’action… passable et les dialogues mauvais voire complètement gênants.

Bond : Always wanted to have Christmas in Turkey.
[…]
Bond : I thought Christmas only comes once a year.
[James Bond, in Turkey, talking to Dr. Christmas Jones – The World Is Not Enough]

Die Another Day : Nous voilà arrivés au 21ème siècle ! Si je l’avais déjà vu, je ne sais plus si c’était au cinéma ou sur plus petit écran. Alors que l’on garde le même acteur, on sent malgré tout un renouveau et des choses qui malheureusement ne changent pas. L’intrigue tient plutôt bien la route (même sur la glace) et tout est bien mieux réalisé que précédemment (sauf quelques effets spéciaux qui pèchent encore un peu).

Casino Royale : Vu à sa sortie au cinéma, je me souviens même avec qui j’y étais allé. A l’époque, il y avait eu des reproches vis à vis du physique de Daniel Craig, bien trop musculeux par rapport à ses prédécesseurs et à l’image passe-partout qu’est censé avoir Bond. Et c’est effectivement assez perturbant, même si à l’image de l’époque des extrêmes. Cela se voit également dans sa façon très particulière de courir. En dehors de ce détail, c’est de loin la meilleure interprétation de 007. Certes il a ce côté séducteur, mais il n’en surjoue pas jusqu’à ressembler à un prédateur sexuel. Il paraît beaucoup plus joyeux et vivant. Le film est très propre, pas de bagarres ridicules ou de cascades mal finies, l’histoire est bien menée, avec de nombreux rebondissements qui ne paraissent pas tirés par les cheveux. Bien bien.

Louie (Saison 1) : Pas mal, pas mal.

Quantum of Solace : Oui ! Moins ça ressemble aux anciens films, plus j’apprécie. Beaucoup moins de délires de gentleman, beaucoup plus d’action réellement physique, c’est oui ! L’intrigue est un peu brouillonne, mais ça passe très bien.

Skyfall : Déjà vu, mais je ne me souvenais pas avoir noté ce caractère intéressant de l’évolution technologique dans l’espionnage, qui est probablement le seul vrai sujet pertinent du film, car à côté l’histoire est complètement absurde. Heureusement que l’image et l’action sauvent les meubles.

Spectre : Que c’est mauvais… L’intrigue est vraiment mauvaise, avec cet espèce de délire de faire le préquel des premiers films, et la faiblesse scénaristique qui est obligée d’utiliser de grosses ficelles pour tenir via le classique : Je ne tue pas directement un ennemi, ne m’assure pas de sa mort alors que j’avais parcouru la planète pour ça et, oh, surprise, il n’était pas mort et réapparait quelques minutes pour tard pour se venger, ça alors ! Et ce qui marchait bien avec Daniel Craig, à savoir les scènes d’action, même là c’est raté car ça a perdu de son élégance, on est dans la surenchère constante façon The Expendables. J’essaie de trouver un point positif mais non, vraiment, rien.

No Time to Die : Au contraire, j’aurai pu mourir cent fois tellement c’est long et mauvais. Interminable, pour la première fois on se retrouve devant un drama plus qu’un film d’action/espionnage et ça sonne faux. Comme sur le chapitre précédent, l’action est décevante. L’histoire est totalement ridicule, dénote complètement de la logique habituelle. L’utilisation à outrance de la technologie de façon absurde… Non, non et non !

Willy Wonka & the Chocolate Factory : Film pour enfants sans aucun doute, c’est moins niais que ce à quoi je m’attendais et il y a quelques notions morales intéressantes qui sont abordées. Dommage que ça reste une énorme pub pour le diabète et l’obésité; et pour les quelques scènes façon comédie musicale qui n’étaient probablement pas nécessaires.

Charlie and the Chocolate Factory : Pour pouvoir comparer plus facilement les deux adaptations, je m’étais dis qu’enchaîner la première et la seconde serait la meilleure façon de procéder. Effectivement, ça fonctionne, et le verdict est sans appel : la version Tim Burton est une énorme déception ! Elle est apparemment plus fidèle au livre mais ça ne suffit pas, au contraire. Les personnages déjà, le Willy Wonka est ici beaucoup trop bizarre, il a plus des airs de méchant qu’autre chose; tandis que les enfants ne sont pas du tout crédibles, tout aussi surjoués que leurs parents; et les Oompa Loompa ont perdu tout leur charme et là encore sont devenus effrayants. Les chansons fonctionnent beaucoup moins bien et de nombreuses scènes, inutiles, en dehors de la chocolaterie viennent rallonger l’ensemble sans raison. Contrairement à la première adaptation qui faisait dans la subtilité, ici la morale est totalement forcément, en insultant presque les mauvais personnages là où leur comportement et leurs actions se suffisaient pour les ridiculiser. Et sur l’ensemble, il y a nettement moins d’humour; les nombreuses subtilités de scènes et de dialogues ont laissé place à quelques répliques grossières. Finalement, cette version est beaucoup trop artificielle, tant par ses personnages, ses décors que par l’utilisation outrancière d’images de synthèse. Alors que la première est authentique ce qui lui procure un charme bien plus important. Je vous ai parlé de ma théorie des stries sur l’armature de la cheminée pour tenter de faire disparaître les câbles ?

Brokeback Mountain : Sans mauvais jeu de mot, je n’ai jamais réussi à rentrer dedans. Les dialogues, les intonations, les mouvements, la narration hachée… Impossible.

Ni juge, ni soumise : Incroyable ! Je suis passé par quasiment toutes les émotions possibles, avec des renversements de situation permanents. Difficile à décrire, même si le sous-titre « It’s not cinema, it’s worse » fait relativement bien le taf. Expérience intéressante après sa visualisation; je suis allé jeter un œil aux critiques et nombre de petits malins ont accusé les réalisateurs de racisme car la majorité (en fait, la totalité) des prévenus (ou un terme dans le genre) sont vraisemblablement issus de l’immigration. Alors que finalement, avoir noté cette particularité commune à ces individus, ça en dit beaucoup sur la personne qui l’a notée. Se prétendre tolérant et bien différencier les individus en fonction de leur origine, n’est-ce pas contradictoire ?

#Playlist

AREA21 – Time Machine : Ça marche plutôt bien. Bien mieux qu’une certaine La Quête sur le même sujet…

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Presque dans les environs

Après l’avoir entendu une fois de trop, je me devais de parler de ce problème rencontré par de plus en plus de personnes et qui consiste à employer un peu près au lieu de à peu près.

Illustration : Mon travail est un peu près terminé.

Évidemment je ne peux m’empêcher de faire le malin en répondant quelque-chose du genre : A côté de la plaque, donc ?.

Surtout en cette période de pandémie, où l’une des consignes pour se protéger et protéger les autres est de garder une distance de sécurité d’au moins un mètre, il faut faire attention, ne pas faire les choses à peu près en étant un peu près les uns des autres.

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Civilisation : une semaine plus tard

Depuis sa sortie, j’ai du écouter chaque piste au moins vingt fois, ce qui m’a permis d’enrichir quelque peu mon analyse initiale. Cependant j’ai décidé de ne pas aller plus loin car ça ne m’apporte pas grand chose. Au contraire.

En effet, au hasard de playlists, je suis tombé sur des morceaux de ses albums précédents et j’ai eu ressenti comme une sorte de dégoût. L’impression que tout ce travail était maintenant gâché, souillé. Que je n’écoute pas/plus Civilisation est une chose, que ça m’empêche d’apprécier des morceaux que j’ai écouté des centaines de fois auparavant, là ça ne va pas. Il ne faudrait pas lui donner raison : Mes ex-fans déçus cherchent le Orelsan du début.

La solution envisagée : tourner la page. Ne plus rien écouter, ne plus rien regarder, ne plus rien lire. Et quand j’en aurai l’envie, retourner vers les albums que j’apprécie tant.

Alors histoire de tourner cette page, je vais essayer de synthétiser brièvement.

Ça ne fait aucun doute qu’à mes yeux cet album est une immense déception. C’est totalement différent de ce que j’appréciais dans son travail et ce nouveau contenu ce n’est clairement pas ma tasse de thé. Je ne me retrouve pas dans ce qu’il raconte, les textes sont très faibles dans la forme et dans le fond c’est ou inintéressant, ou d’une affreuse banalité.

Il semblerait qu’OrelSan ait évolué et souhaite le faire refléter dans sa musique. Très bien. Mais l’absence de prise de position, la maladresse constante et la naïveté générale qui en ressort porte à croire que tout ça est bien trop immature dans son esprit. Il manque clairement de recul sur ce qu’il tente d’exprimer. C’est mignon tout plein mais pour citer un groupe qu’il apprécie : Quand tu allais, on revenait. Qu’il découvre à 39 ans la triste réalité du monde et de la société, ça me fait un peu de la peine. Surtout pour tenir un discours digne d’un lycéen dans une putain d’manif.
Si c’est ça l’album de la maturité, et que ça n’arrive qu’aujourd’hui, c’est vraiment triste. Ça veut dire qu’il a vécu dans une bulle jusqu’à présent et tout ce qu’il racontait jusqu’alors était forcément biaisé.
Surtout, ce qu’il raconte j’en suis parfaitement conscient, je n’ai pas besoin qu’il fasse trois chansons pour tenter de m’ouvrir les yeux. Au contraire, ce que j’appréciais c’est qu’en écoutant sa musique je pouvais un peu m’échapper de toute cette réalité en me retrouvant dans des problématiques bien plus légères et sur lesquelles il était possible de relativiser en blaguant. Là, c’est ni profond, ni subtil, ni sincère, ni drôle, ni… rien. En un seul morceau, Mickey 3D fait tout cela bien mieux avec Respire. Encore une fois, Quand tu allais, on revenait.

Quand dans La Quête il dit Maman est prof’ de maternelle, c’est même la maîtresse d’à côté; je devrai être fou, me dire « Waouh mais c’est exactement moi, j’ai vécu la même chose !« ; alors certes c’était en primaire et pas en maternelle, mais quand même ! Combien de gens peuvent dire j’étais à l’école dans la classe à côté de celle de ma mère ? Et pourtant, non, ça ne prend pas, tout le reste fait que je n’arrive pas à m’y retrouver. Ça sonne faux.

Pour continuer sur IAM, un groupe qu’il apprécie : [Gringe: Haha, bâtard ! D’ailleurs, j’ai jamais trop été fan d’IAM] Orelsan : Putain, alors que, moi, c’était ma came J’rêvais d’ressembler à A.K.H., « Ombre est lumière » : c’était ma Bible; on voit immédiatement la référence dans Shonen et Civilisation quand il répète ombre et lumière, mais on peut en voir d’autres, comme son Regarde dans L’Odeur de l’essence ou encore Tout s’transforme, rien n’se perd qui en plus de Lavoisier, pourrait rappeler un Une étoile s’éteint, une autre la remplace Il en est ainsi pour toute chose, c’est inévitable et je pourrai continuer surement longtemps. Mais quand on regarde les textes de Civilisation et ceux de Ombre est lumière ou L’école du Micro d’Argent, on se rend un peu plus compte du vide absolu du premier.

J’en parlais déjà il y a une semaine, mais j’insiste sur le fait que Skread aurait du sortir ses prods seules ou avec un autre artiste, car comme l’illustre Ganesh2, tu peux dire n’importe quoi dessus, ça passe. Sur Bébéboa ou Ensemble les instru sont folles, un gros goût de Random Access Memories. Quel gâchis.

Sur ce, je vais conclure en disant que c’était mieux avant, en tout cas ce nouvel album ce n’est pas du tout ma came. Pour autant, je vais continuer d’écouter les albums que j’aime dès que j’en aurai retrouvé l’envie et je garde espoir qu’il ressorte un jour un CD qui soit à la hauteur du talent qu’il avait pu démontrer par le passé.