Solastalgie

Le terme solastalgie est un néologisme récent (2003) qui désigne une forme de détresse psychique ou existentielle causée par les changements environnementaux, comme l’exploitation minière ou le changement climatique. On parle aussi d’écoanxiété ou d’angoisse climatique.
[…]
il existe des solutions pour pallier cette angoisse. À l’échelle individuelle, il est possible d’entrer dans une logique zéro déchet, de consommer moins de viande et de poisson, de limiter nos déplacements – notamment en avion –, voire de manger bio pour limiter l’usage des pesticides.
[Solastalgie sur Wikipedia.org]

Alors, avion ou RER ? « Nous proposons aux habitants de la région de rester en Ile-de-France plutôt que de passer le péage de Saint-Arnoult », corrobore Renaud Charles. Ainsi, le tourisme à portée de RER remplace aisément un week-end passé à cavaler, de peur de rater quelque chose, dans une capitale de l’autre bout de l’Europe.
[Les bénéfices du tourisme à portée de RER sur LeMonde.fr]

Temperatures in Qatar – one of the hottest places on Earth – have risen so much that authorities have installed air conditioning in the open air including in streets and outdoor markets.
[…]
Giant coolers have also been installed along pavements and even in outdoor shopping malls so a cool breeze allows life to go on as before.
[…]
Qatar, which is the largest per-capita emitter country of greenhouse gases, according to the World Bank — nearly three times as much as America and almost six times as much as China – uses about 60 percent of its electricity for cooling.
[Qatar now so hot it has started air-conditioning the outdoors sur Independent.co.uk]

Et en bonus, un excellent thread Twitter présentant de nombreux chiffres sur le CO2 en France.

Posté le 18 octobre 2019 par Jacques Danielle

JDMAI #45

Years and Years (Saison 1) : Très partagé. D’un côté c’est la première fois que je vois une oeuvre audiovisuelle aller aussi loin dans l’analyse des dérives de notre civilisation. Avec une justesse qui se vérifie déjà depuis sa diffusion. Les responsables sont bien identifiés (scène incroyable de la grand-mère attablée), le mécanisme de l’érosion progressive de la qualité de vie et des libertés de chacun face à l’inconscience collective, l’accumulation des catastrophes (politiques, climatiques, sanitaires…); tout ou presque y est. Malheureusement certains aspects ne sont pas suffisamment développés pour s’attarder sur du drama trop classique et sans réel intérêt pour le message que semble vouloir faire passer la série. Et surtout, la seconde moitié du dernier épisode vient absolument tout détruire, avec sa conclusion totalement absurde : la technologie va nous sauver. Au secours. Ce qui était un documentaire d’anticipation se transforme en une banale série dramatique avec une morale niaiseuse comme 99% de ce qui est produit. Pourquoi ? Quelle énorme déception. Après 5h30 d’angoisses, nous voilà rassurés dans notre canapé : il suffit de faire le dos rond quelques années puis tout rentrera dans l’ordre. La blague.

Frasier (Saison 9) : Beaucoup de mou mais des derniers épisodes qui fournissent une belle évolution à la série.

Merckx: Half Man, Half Bike – William Fotheringham : Décidé à progressivement développer mes connaissances de l’histoire du cyclisme, il était logique de commencer par celle du plus grand sportif. J’avais déjà tenté de jeter un œil dans des ouvrages sur le cyclisme mais à chaque fois je regrettais de lyrisme employé par les auteurs. Ce que je veux c’est savoir ce qu’il s’est passé, pas ce que l’auteur a ressenti. Et l’avantage de ce livre c’est que c’est ça : des faits, des faits et des faits. Forcément c’est pas très fluide et il faut prendre son temps, mais cela m’aura permis d’en apprendre énormément sur Merckx et de réaliser à quel point ce qu’il a fait est prodigieux et ne pourra jamais être égalé. Savoir ce qu’il s’est passé permet également de prendre du recul sur le cyclisme moderne, car si les vélos et les stratégies ont changé, les spectateurs pas du tout. Un ouvrage d’histoire parfaitement documenté.

The Deuce (Saison 2) : Magnifique. Superbe.

The Boys (Saison 1) : Forcément une série qui critique l’univers des super-héros, ça m’a intrigué. Le résultat est supérieur à mes attentes puisque ça va bien au delà du pitch : c’est drôle, bien écrit avec un univers qui tient la route, bien réalisé, prenant et avec un casting de qualité. Excellente surprise.

Baron Noir (Saison 1) : Une première partie de saison passionnante, avec ce qui semble être une bonne représentation du monde politico-médiatique français. La suite ça part en sucette complet et perd de son intérêt.

GLOW (Saison 3) : Se laisse regarder mais passe beaucoup trop vite, la plupart des intrigues sont jouées en accéléré pour tout faire rentrer dans un épisode ou la saison. Un peu de mal avec ce format très court.

Criminal : France (Saison 1); Criminal : UK (Saison 1); Criminal : Spain (Saison 1); Criminal : Germany (Saison 1) : Voir article complet.

Glitch (Saison 3) : Une saison pour conclure la série. C’est ce qu’on va retenir car c’est nettement en dessous des deux précédentes et au final toutes les pistes qui avaient été ouvertes se referment brutalement, sans grande explications. Dommage. Ça reste tout à fait regardable; surtout si l’on a apprécié le début.

Posté le 1 octobre 2019 par Jacques Danielle

Netflix’s Criminal

Après avoir lancé Criminal : France sans aucune conviction suite à la réception d’un mail de la part de Netflix, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre; et plutôt que d’aller sur le Web pour comprendre, j’ai préféré découvrir par moi même en allant.

Criminal : France est un morceau (1/4) d’une série d’anthologie de douze épisodes que seule Netflix pouvait nous proposer; avec trois épisodes pour la version France, et le même compte pour les versions Allemagne et Espagne et UK.

Le concept : une salle d’interrogatoire, une enquête à huis clos par épisode, une équipe de policiers par pays.

Chaque enquête étant (presque) indépendante, on peut (presque) regarder les épisodes dans l’ordre et le pays que l’on souhaite.

Pour autant, et c’est là le seul vrai reproche que j’ai envie de faire à la série, la volonté de construire une histoire fil rouge pour chacune des équipes fait que ne pas suivre l’ordre des épisodes d’un pays empêche de comprendre quelques micro-références. Mais ce fil rouge n’a aucun intérêt et vient polluer le scénario. C’est dommage, ça aurait parfaitement fonctionné sans. Et on en a clairement rien à faire.

En dehors de ça, l’idée de regrouper quatre nations dans une série est géniale je trouve. Le concept du huis clos et de l’enquête par épisode n’est pas nécessairement inédit, mais est très bien utilisé.

Les histoires, certes inégales, sont intéressantes et parfois surprenantes.

Le casting est lui aussi très inégal, et la ressemblance d’Emma Suárez avec Caroline Proust m’a énormément perturbé.

Ça s’enchaîne facilement et on est surtout curieux de découvrir les équipes des autres pays.

Une bonne surprise, surtout de voir que Netflix ose enfin expérimenter de nouvelles choses, plutôt que de produire des dizaines de séries sans intérêt pour attirer le chaland.

Posté le 29 septembre 2019 par Jacques Danielle

JDMAI #44

Monty Python’s Flying Circus (Saison 1) : Pas la plus ancienne série que j’ai pu voir, mais ça a nettement mieux vieilli que The Prisoner. Le rythme est particulier, certains passages sont purement incompréhensibles, mais c’est majoritairement très bon à absolument génial. Le sketch Agatha Christie est un chef d’œuvre absolu.

Killing Eve (Saison 2) : Un peu moins drôle que la première saison, une fois qu’on est habitué au concept, mais néanmoins très divertissant et avec une belle évolution.

Monty Python’s Flying Circus (Saison 2) : Toujours très drôle, créatif et original. Ma critique fait clairement pitié par rapport au travail impliqué…

La dernière étape – Alfred Azkabade : Passée l’arnaque de la version numérique plus chère que la version poche, et la couverture vraiment moche qui n’a en plus strictement aucun rapport avec le contenu du livre, le texte est une bonne surprise. C’est intriguant, fluide, propre, et surtout on voit que c’est le travail d’un passionné. Je ne peux qu’apprécier.

Posté le 1 septembre 2019 par Jacques Danielle

JDMAI #43

Billions (Saison 4) : Wow. Wow. WOW ! Un superbe travail d’écriture épaulé par une réalisation aux petits oignons. Génial ! C’est magique bordel !

Fawlty Towers (Saison 1) : Bon, ça a vieillit. Forcément. Mais c’est très bon. La montée en tension permanente jusqu’au bouquet final. Top. Le format un peu long (30min au lieu des 20/25 de maintenant) et le jeu un peu lourd de certains acteurs empêche de totalement apprécier cet excellent ouvrage.

Better Things (Saison 3) : Meh. Ça tourne affreusement en rond, toujours les mêmes chamailleries sans intérêt. Pas un seul sourire esquissé.

Fawlty Towers (Saison 2) : Bien meilleure que la première ! Je me demandais comment une série de 2×6 épisodes pouvait être culte, et finalement c’est évident. En dehors du comique de répétition employé sur de nombreux épisodes, les situations sont tellement exceptionnelles qu’il est impossible de les oublier. Statut de série culte totalement validé !

Dark (Saison 2) : Partagé. Suis-je trop bête pour comprendre ou n’y-a-t-il rien à comprendre ? L’impression que les auteurs nous montent un truc extrêmement complexe pour captiver le téléspectateur mais qu’au final ce n’est que du vent. Comme une histoire de crash d’avion sur une île supposée déserte…

Frasier (Saison 8) : Meh.

Posté le 1 août 2019 par Jacques Danielle

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