No hope, bitch

Amenés à définir leur génération, ce sont les mots « sacrifiée » ou « perdue » qui leur viennent le plus souvent à l’esprit. A l’automne 2013, les jeunes de 18 à 34 ans étaient conviés par France Télévisions à répondre à un long questionnaire en ligne sur eux-mêmes et leur génération.
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Seuls 25 % des 18-25 ans ont la conviction que leur vie sera meilleure que celle de leurs parents. Ils sont 45 % à imaginer qu’elle sera pire, 29 % qu’elle sera semblable. Près d’un tiers (33 %) sont persuadés qu’ils ne connaîtront jamais autre chose que la crise. Quant à la vie de leurs propres enfants, 43 % pensent qu’elle sera encore pire que la leur.
[Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre sur LeMonde.fr]

Faire des enfants alors qu’on pense qu’ils auront une vie pire que la sienne ? Drôle de concept.

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Près des trois quarts (70 %) d’entre eux ont le sentiment que la société française ne leur donne pas les moyens de montrer ce dont ils sont capables.
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60 % des répondants ne se croient pas payés […] à la hauteur de leurs qualifications.
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Pour réussir dans la vie, la moitié des répondants pense donc ne pouvoir compter que sur soi-même. « Les jeunes sont individualistes, libéraux, par dépit plus que par essence. » Puisque très majoritairement (77 %), ils estiment également que dans la vie, on ne peut pas s’en sortir sans solidarité.
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« Platon déjà évoquait la décadence de la jeunesse, c’est un discours vieux comme le monde, lié au cycle de l’âge, à la difficulté à concevoir le changement apporté par les jeunes. »
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« T’installer à l’étranger, ça te tente ? » Evidemment oui, cela tente les trois quarts des participants à l’enquête. Inhérente à la jeunesse, cette envie d’aller voir ailleurs est plus que jamais valorisée dans la société.
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Pour un jeune sur deux, les générations précédentes sont responsables de leurs difficultés.
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Les mêmes qui disent « Marre des baby-boomers, on paye pour leur retraite, nous on n’en aura pas » ne veulent surtout pas que la retraite de leurs parents soit amputée
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Près de la moitié (46 %) des répondants n’ont pas du tout confiance dans les femmes et hommes politiques. Certes, ils sont encore plus nombreux à se méfier des institutions religieuses (60 %) Et presque aussi sceptiques à l’égard des médias (40 % de non-confiance) que des politiques.
[Frustrée, la jeunesse française rêve d’en découdre sur LeMonde.fr]

Tout ceci me fait encore une fois penser à une chanson des Fatals Picards : Elle est belle la France.

Posté le 25 février 2014 par Jacques Danielle