Le Grand Stade : first impressions

Hier soir avait lieu le premier match de l’équipe de France de Rugby au Grand Stade de Lille Métropole.

L’occasion pour moi d’y mettre les pieds pour la première fois. Impressions…

Etape 1 : S’y rendre

Solution choisie, le métro. En temps normal, un billet unique coûte 1.40€, soit 2.80€ l’aller-retour. Mais pour les soirs de matchs, et à condition d’avoir une place, il est possible d’acheter un pass à 2.20€; comme indiqué sur le site de la Métropole :

Un Pass Transpole au tarif préférentiel de 2,20 euros les soirs d’événement pour les non abonnés.
[Venir au Grand Stade sur LilleMetropole.fr]

Ou encore sur le site de Transpole :

Le « Pass Grand Stade » permet pour 2.20€ de circuler à volonté sur tout le réseau Transpole 2h avant le match et jusqu’à la fin du service.
[GRAND STADE LILLE MÉTROPOLE sur Transpole.fr]

Mais je n’ai rien trouvé sur le site officiel et encore moins sur le site dédié.

Arrivé devant la borne, il faut vraiment être au courant, car ce n’est absolument pas mis en avant, et le pass est caché dans le menu Tickets Evénements, lui même situé au bas de l’écran.

Une fois dans le métro, bonne nouvelle, les plans ont été mis à jour, les stations clé ont un pictogramme du stade à côté de leur nom, et la station 4 Cantons a été renommée en 4 Cantons Grand Stade. Dur de se tromper.

Sorti du métro, il suffit de suivre la foule. Et heureusement qu’elle est là parce que question signalisation, de nuit, c’est proche du néant.

Une dizaine de minutes de marche plus tard, on arrive devant le stade. C’est joli, ça brille.

Appel mémoire. Où sommes nous placés ? Secteur Est, entrée F. Un bref regard, aucun panneau, encore moins un qui parle de secteur ou d’entrée. Ah, c’est marrant, à travers la structure du stade, il y a des trucs écrits. Si, c’est marqué F même. Parfait. Ça doit être là. Voilà ce que l’on peut apercevoir lorsque l’on est pas collé au stade. Une fois que l’on est devant la porte, c’est bien écrit, mais pour se repérer de loin, on a connu mieux.

L’entrée est constituée d’une double porte et de deux portes simples de chaque côté. Ça a l’air d’avancer plus vite au niveau de la double porte. Mais une petite dame habillée d’un K-Way rouge sort de la foule et nous demande la couleur des places. Rose ? Il faut aller sur les côtés.

Après quelques minutes, le seuil de la porte. Et là, aucun dispositif de sécurité/filtrage, une personne en veste jaune fluo de chaque côté de la porte qui prend le billet, détache le talon et nous souhaite une bonne soirée. Bon à savoir : rentrer avec un faux billet est un jeu d’enfant.

Une fois le billet récupéré, palpation de sécurité assurée par un effectif deux fois plus important que celui qui contrôle le billet. Pourquoi pas.

Ça y est, I’m in.

Etape 2 : Le stade

Voilà, comme le billet l’indiquait, nos places sont situées Secteur Est, entrée F. Pour ne pas prendre aucun risque, nous fonçons tout droit vers la pelouse, avant de rapidement tomber sur un panneau indiquant que nous sommes au niveau de l’entrée E. Ah. Regard à droite, regard à gauche. Là bas, un panneau F. Entrer par la porte F et tomber sur la zone E, pourquoi pas.

Une fois rendus dans la zone F, les rangées sont indiquées au sol, et les places… sur les places. Ça va, c’est plutôt simple, nous voilà assis.

Le match peut commencer.

Ayant toujours le réflexe de repérer les lieux importants lorsque je me rend dans un endroit nouveau, j’avais vainement cherché des panneaux indiquant les toilettes au passage. Rien. Il faudra faire vite à la mi-temps.

40mn plus tard, une pause s’impose. Remontée des gradins pour tomber sur des centaines de personnes qui font la queue aux dizaines de petits snacks en durs. De nouveau, recherche d’un panneau indiquant des toilettes.

Là haut, un minuscule panneau, c’est sûrement par là. Ah. Plus rien. Ok… Parcours du regard. Étrange, il y a un attroupement devant une petite porte bleue. Que des hommes en plus. Et si… Oui, c’est bien ça. Un monsieur est même dessiné sur la porte. Par contre il y a beaucoup de monde, et ça n’avance pas. C’est normal, pendant que certains essaient de rentrer, d’autres n’arrivent pas à sortir. C’est vrai qu’une toute petite porte, ce n’est pas très pratique… Mais c’est match, c’est la fête, alors tout le monde garde le sourire, heureusement.

L’affaire terminée, on peut retourner profiter de la seconde mi-temps.

40 nouvelles minutes plus tard, victoire !

Comme il pleuvait, le toit du stade était fermé, ce qui en plus de protéger des intempéries (il y a quand même quelques fuites…), permet de garder la chaleur. La différence avec l’extérieur était flagrante.

Etape 3 : Rentrer

La sortie se fait rapidement, sans problème. Comme pour la sortie du métro, il suffit de suivre la foule.

Arrivés à la station Cité Scientifique, ça se gate. Une foule importante est déjà là, et l’entrée est régulée. Pas plus d’une vingtaine de personnes qui peut rentrer à chaque fois. Globalement une bonne idée, ça évite de se battre sur les quais, mais ça force à rester dehors plus longtemps.

Pour faire oublier qu’il fait froid, qu’il pleut, et que si on fait la queue uniquement pour prendre le même métro que d’habitude, la queue est organisée comme les files d’attente des parcs d’attraction dont s’était moqué Shrek.

Finalement en se faufilant on arrive rapidement au bout de la file puis dans le métro qui grâce à une bonne régulation est rempli correctement.

Le métro démarre, voilà, soirée match au Grand Stade terminée.

Bilan plutôt mitigé donc. Niveau signalétique, le minimum n’est même pas assuré. Ça commence avec les titres de transport, et ça finit avec les toilettes du stade. Le stade en lui même est correct, même si les fuites après moins de six mois d’ouverture, c’est inquiétant. Mais l’ambiance était bonne, surtout avec le toit fermé, qui amplifie le volume.

Au final, on a gagné, et c’est surtout ça qui compte 🙂

Posté le 18 novembre 2012 par Jacques Danielle