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JDMAI #84

The Quartet Murders – J.R. Ellis : Intrigue bien plus poussée que ce à quoi je m’attendais, vraiment bonne surprise. Le fil rouge est un peu trop focalisé sur l’ancien que les deux plus jeunes, mais sinon ça se tricote pas trop mal comme série.

Strange, thought Oldroyd, how music and theatre have become the new spirituality for many people as the churches decline. But who wouldn’t rather hear a string quartet than a bigoted old ranter going on about hell, damnation and the evils of drink?
[The Quartet Murders – J.R. Ellis]

Ali au pays des merveilles (1975) : La forme est intéressante, avec les montages, superpositions d’images, jeux de musique… Les images de Paris de l’époque sont très parlantes (les #SaccageParis en PLS). Par contre le fond n’est pas dingue. Des propos bruts mais qui ne présentent rien de neuf. Peut-être qu’à l’époque c’est quelque-chose dont peu de gens avaient conscience, mais aujourd’hui c’est différent. Heureusement ?

Atlanta (Saison 3) : Le fait que ce soit totalement décousu, au sein de chaque épisode et de la saison dans son ensemble rend le visionnage compliqué, raison pour laquelle cela m’a pris pas loin de six mois. Mais surtout, chaque épisode est tellement étrange, dans son écriture, son interprétation et sa réalisation qu’il faut vraiment s’accrocher pour ne pas être totalement perdu. Je pense d’ailleurs être passé à côté de 90% de ce qu’il y avait à voir et/ou comprendre. Mais rien que ces 10% sont terriblement efficaces. Finalement très différent des deux premières saisons, cette fois on sent que Donald Glover y est allé franchement et a laissé de côté le divertissement pour se focaliser sur ses idées. Difficile de rendre justice à son travail.

So British Ou Presque – Paul Taylor : J’avais vraiment accroché à son premier spectacle et j’avais continué à suivre son travail via sa chaîne YouTube et son Patreon. Je dois avouer que je reste sur ma faim sur celui-ci. Il y a des choses très drôles, mais globalement c’est un peu bordélique et ça ressemble plus à une compilation d’anecdotes qu’un vrai spectacle construit.

To Kill a Mockingbird – Harper Lee : Voilà un classique américain que j’ai apprécié ! Non seulement pour le style très accessible, mais surtout pour les thématiques abordées d’une manière honnête et crédible. C’était presque parfait à deux détails près : le côté surnaturel qui entoure le personnage de Boo Radley, même si ça peut s’expliquer par le regard porté par des enfants, ça dénote trop du reste, très encré dans la réalité; et également la façon dont la narratrice (qui a entre six et neuf ans au cours de l’histoire) s’exprime comme une adulte manque cruellement de crédibilité. La vision du monde par un enfant est parfaitement rendue et le texte ne sonne pas faux; mais à chaque fois que l’on nous rappelle l’âge de Scout, ça arrive comme un choc puisqu’on est persuadé de lire le récit fait par un adulte.

– “Well, most folks seem to think they’re right and you’re wrong. . . .”
– “They’re certainly entitled to think that, and they’re entitled to full respect for their opinions,” said Atticus, “but before I can live with other folks I’ve got to live with myself. The one thing that doesn’t abide by majority rule is a person’s conscience.”
[To Kill a Mockingbird – Harper Lee]

A Christmas Memory – Truman Capote : Pas forcément très client de ce genre d’histoire, je dirai que c’est suffisamment léger pour passer; uniquement dans le contexte actuel de fêtes de fin d’année.

If only I could, Buddy. It’s bad enough in life to do without something you want; but confound it, what gets my goat is not being able to give somebody something you want them to have.
[A Christmas Memory – Truman Capote]

The Lord of the Rings: The Rings of Power (Saison 1) : A chier. Non, je peux essayer de faire preuve de toute la bonne volonté du monde pour dire du positif de cette série; c’est impossible.
Les deux premiers épisodes semblaient attractifs quoi que lents, mais derrière rien ne progresse réellement. Pire, à partir du sixième épisode c’est l’enterrement complet. Absolument plus rien n’a de sens et les deux derniers épisodes ont été un véritable supplice à regarder.
Il n’y a absolument aucun personnage attachant. Même ceux envers lesquels j’étais resté neutre ont fini par devenir tout aussi insupportables que les autres. Alors que cinq minutes après l’arrivée de Gandalf dans la Comté dans La Communauté de l’Anneau; on a envie de devenirs meilleurs amis avec cette bande et de les rejoindre dans leurs aventures.
Ici ils sont tous atrocement vides, sans personnalité, sans émotions, rien…
Visuellement c’est correct mais tant les costumes que les décors (les bateaux censés transporter 100 hommes et leurs chevaux qui accueillent à peine vingt personnes sur le pont…) manquent de créativité et de précision.
La musique est correcte mais j’attendais bien mieux.
Et finalement l’écriture, une véritable catastrophe. L’histoire n’a aucune constance, ça part dans tous les sens, impossible de s’y intéresser. Et les dialogues sont d’un ridicule. Ça dégueule de clichés et de mièvrerie à chaque réplique. Les personnages n’hésitent pas à se contredire régulièrement, tant dans leurs paroles que leurs actes.
Les rares scènes de combat sont passables.
Les paysages très peu présents.
Au final ça ressemble à un pauvre drama sentimental Disney dans l’univers de Tolkien. Ils ont réussi à faire encore pire que le sequel de Star Wars. Chapeau.
J’avais réussi à ne pas me hyper face aux nombreuses campagnes de promotion et au budget monstre pour éviter une grosse déception. Mais ça n’aura pas suffi. C’est tellement nul bordel !

Little Women – Louisa May Alcott : Je savais que c’était un livre qui ne laissait pas indifférent. Soit on adhère, soit on déteste. Et après avoir lu les cinq premiers chapitres, il est clair que j’appartiens à la seconde catégorie. Raison pour laquelle je me suis arrêté là.
Les personnages sont fades au possible. Pour l’instant il ne s’est rien passé de concret. Mais chaque scène dégueule de mièvrerie et de bons sentiments. Au secours.

The Man Who Died Twice – Richard Osman : Après deux déceptions, ça fait du bien de retomber sur quelque chose de plaisant. Rien qu’au premier paragraphe on est happé. C’est très drôle et suffisamment prenant pour que sans m’en rendre compte, je le lise d’une traite pour occuper ce dernier jour de 2022.

‘Do you think a dog might be good company?’ asks Joyce. ‘I thought I might either get a dog or join Instagram.’
[The Man Who Died Twice – Richard Osman]