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JDMAI #82

It’s Always Sunny in Philadelphia (Saison 14) : Dans la lignée de la saison précédente, ça devient beaucoup plus sérieux dans les sujets abordés tout en conservant l’esprit fou de la série. Très plaisant.

Looking for Alaska – John Green : Partagé. Ça se lit bien, c’est parfois très drôle et c’est en partie intéressant. Mais je n’ai jamais réussi à m’attacher aux personnages tant ils me laissaient indifférent; et le côté prétentieux d’un ouvrage finalement très léger…

You spend your whole life stuck in the labyrinth, thinking about how you’ll escape it one day, and how awesome it will be, and imagining that future keeps you going, but you never do it. You just use the future to escape the present.
[Looking for Alaska – John Green]

Louis C.K.: Sorry (2021) : Avec le titre, j’avais peur qu’il essaie réellement de faire un spectacle dans lequel il cherche à s’excuser. Heureusement ce n’est pas le cas. Certes, il y fait quelques-fois subtilement référence, mais sinon il fait du Louis et c’est tout ce qu’on demandait !

The Thursday Murder Club – Richard Osman : Drôle et passionnant et drôle et passionnant.

Sorry, the ring at the door was a parcel for upstairs and we always sign for each other, so that’s where I’ve been. Sometimes, if I know Joanna is sending me flowers, I pretend not to be in, just so a neighbour picks them up and sees them. Terrible of me, really, but I’m sure people do worse.
[The Thursday Murder Club – Richard Osman]

Louis C.K.: Chewed Up (2008) : Oui ! C’est d’ailleurs intéressant de voir comment il pose ici les fondations de la série qui sortira quelques années plus tard.

Louis C.K.: Hilarious (2010) :
Louis C.K.: Live at the Beacon Theater (2011) :
Louis C.K.: Oh My God (2013) :
Louis C.K.: Live at The Comedy Store (2015) : Revue groupée car c’est difficile de le faire individuellement sans se répéter et l’exercice de les regarder à la suite pour voir l’évolution était pour le moins intéressant.
On distingue clairement un style et un format particulier. Parfois ça sonne creux, mais souvent drôle et de temps en temps c’est du génie.


Sincerely Louis C.K. (2020) : Celui-ci se distingue des autres car il marque un tournant et je n’ai jamais su trop comment me placer en tant que spectateur par rapport à ce qu’il disait. Assez décousu mais plutôt bon.
Pour ceux qui douteraient, j’ai fait l’acquisition du pack de l’ensemble de ses specials sur son site, d’où l’enchaînement de visionnage.

Sneakers (1992) : Probablement très en avance sur son temps vis à vis des idées qui sont véhiculées. Par contre forcément comme ça tourne autour de la technologie ça a très mal vieilli et le côté James Bond est de trop, surtout que ça fait durer inutilement la chose. Mais sinon c’est divertissant.

The Great Gatsby – F. Scott Fitzgerald : Quel ennui ! Ici je pense que l’on est clairement sur une œuvre sans réel intérêt; tant dans le fond que la forme; mais dont sa vision par la société et les gens individuellement en dit plus qu’elle-même. Ainsi, le fait que ce livre soit considéré comme l’un des plus grands de la littérature américaine est très révélateur de… la culture américaine.
Je n’ai même pas surligné un seul passage tant c’est vide.
Pour essayer de comprendre à côté de quoi j’étais passé j’ai lu quelques critiques/analyses et la conclusion à laquelle je suis arrivé c’est que devant le vie absolu qu’est ce livre, les gens se sont automatiquement mis à essayer de donner un sens à chaque chose pour combler le vide. Comment est-il possible d’écrire quelque-chose d’aussi insipide ? Non, c’est qu’il y a un sens caché; au lecteur de l’inventer ! Et à chacun de donner un sens tout à fait personnel à ce vide. Étant souvent l’opposée du sens que donnera une autre personne avec un autre vécu, une autre expérience.
Un peu comme-ci le lecteur se voyait confier une boîte de Lego sans la moindre instruction et devait alors construire de lui-même sa propre histoire.
Pourquoi pas. Mais dans ce cas c’est des simples briques de plastique, c’est pas l’une des plus grandes œuvres de l’histoire.

Black Cat, White Cat (1998) : Pour quelqu’un comme moi qui aime l’ordre; c’était assez compliqué de réussir à rentrer dans ce joyeux bordel qui part dans tous les sens en permanence. Mais on s’y fait et au final, un grand et simple sentiment de bonheur s’installe.
Et c’est toute la force de ce film, réussir à faire passer un sentiment de manière totalement naturelle. Sans les artifices utilisés habituellement et face auxquels on se sent gavés, contraints de ressentir une émotion particulière.
C’est donc ça, l’art ?

High-Rise (2015) : WTAF?! J’ai plutôt bien saisi le premier tiers, même si c’était déjà un peu particulier; mais alors quand ça a commencé à partir en sucette je me suis retrouvé complètement perdu et dans l’impossibilité totale de donner un quelconque sens à ce que je voyais. Comme le titre l’indique indirectement, je pense que non seulement les auteurs étaient sous l’influence de psychotropes relativement puissants quand ils ont réalisé ce film; mais surtout, le spectateur lui-même doit mettre son cerveau dans des conditions particulières pour apprécier les subtilités de la chose.

The Body in the Dales – J.R. Ellis : J’ai conscience que ce n’est pas incroyable tant dans le fond que la forme mais c’est carrément ma came. C’est fluide et suffisamment équilibré pour que ça se déguste tout seul. Bonne nouvelle il existe déjà sept autres tomes dans la série !

I like to create a few of my own acronyms to counter the idiotic ones that come from the morons that spout management speak. At least mine have some practical meaning.
[The Body in the Dales – J.R. Ellis]

The African Desperate (2022) : J’avoue être confus, car j’ai l’impression que ce film est finalement exactement ce qu’il cherche à parodier. Mais peut-être que c’est volontaire ? Honnêtement je n’en sais rien, c’est simplement pas fait pour moi. Heureusement la bande originale est stylée !

Andrew Schulz – INFAMOUS (2022) : Après avoir vu quelques-unes de ses interventions dans d’autres contextes et avoir trouvé ça drôle et relativement différent de ce qu’on peut croiser par ailleurs, j’ai tenté le special. Grosse déception. En dehors de quelques blagues plutôt bien senties, le reste est finalement très convenu et ressemble totalement à ce qu’était le Jamel Comedy Club à ses débuts. Un comble quand on sait que celui-ci était une adaptation du stand-up américain. Il passe énormément de temps à rire de ses propres blagues et alors qu’une partie de son jeu consiste à roast des spectateurs, on sent qu’il a peur des réactions des victimes et est parfois encore plus mal à l’aise qu’elles.

Jules et Jim (1962) : Même si le sujet principal ne m’intéressait pas; la qualité de la production fait que j’ai bien accroché au trois premiers quarts. Mais arrivé dans la dernière partie j’ai complètement décroché tant c’était insupportable et chiant.