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JDMAI #76

Mortimer & Whitehouse: Gone Fishing (Saison 1, Épisode 1) : Je trouvais l’idée intéressante, et ça a un bon potentiel, mais il y a un énorme mood boomers qui me rend l’expérience insupportable. Entendre des vieux raconter leur vie d’excès tout en se plaignant du résultat…

Bored to Death (Saison 3) : Voilà, c’est fini. Je persiste à dire qu’il y avait moyen que ça devienne une série vraiment réussie. Avec de vraies bonnes idées originales. Mais à côté ça part tellement dans tous les sens en restant superficiel que, malheureusement, c’est au mieux divertissant. Au pire, sans grand intérêt.

Where the Crawdads Sing – Delia Owens : Très compliqué de rentrer dans l’histoire avec ses personnages très étranges, son vocabulaire particulier et le dialecte quasi-incompréhensible utilisé dans les dialogues. Il m’aura par exemple fallu arriver au tiers pour être certain de la couleur de peau du personnage principal. Ça peut paraître un détail, mais compte-tenu du contexte historique et géographique, c’est important. Ensuite ça passe bien mieux et c’est prenant. Jusqu’au dernier quart que je n’ai pas pu lâcher, totalement absorbé.
Globalement partagé. Le côté nature est vraiment superbe, on sent la passion de l’auteure. Par contre pour l’histoire, j’ai l’impression qu’il y a trop de bienveillance pour essayer de contrer la violence qui peut apparaître ça et là. Ce qui retire un peu de crédibilité à l’ensemble. Et la chute, magnifiquement amenée, peut laisser un trop bon sentiment au lecteur.

At the bottom of the carton was a note. She unfolded it and looked at the words, written carefully in simple script that a child could read. Kya knew the time of the tides in her heart, could find her way home by the stars, knew every feather of an eagle, but even at fourteen, couldn’t read these words.
[Where the Crawdads Sing – Delia Owens]

Upload (Saison 2) : Rah, que c’est frustrant ! La première saison, de dix épisodes, était déjà trop courte; après plus de deux ans d’attente, la seconde arrive enfin et… elle ne fait que sept épisodes ! Et non seulement ça a à peine repris que ça se termine sur un gros twist, mais en plus il manque clairement un morceau dans l’histoire ! Pourquoi nous faire ça ?!
On retrouve toujours plein d’imperfections mais ça ajoute réellement au charme de la série. D’un côté il y a une attention incroyable aux détails, tant visuels que sonores; et de l’autre des légèretés scénaristiques qui paraissent étonnantes en comparaison. Mais j’adore ! J’adore !
Si je n’ai pas (encore ?) fini The Good Place c’est justement parce que ça semble forcé, trop travaillé, pas suffisamment naturel, alors que là, on voudrait que ça continue indéfiniment…
Par contre ce qui m’étonne c’est qu’une société comme Amazon produise cette série. Car l’un des messages est clairement de montrer comment les entreprises corrompent et utilisent la technologie pour enrichir une infime minorité tout en abusant ouvertement de la majorité de la population.
Soit ils se disent que les gens ne vont pas comprendre (et nombre d’avis laissent à croire cela), soit ils se disent que même s’ils comprennent, ils ne feront rien (et c’est vraisemblablement le cas). Ce qui est la partie la plus sombre de l’affaire.

The Catcher in the Rye – J.D. Salinger : Je ne vais pas me lancer dans une longue analyse de texte, il en existe déjà des centaines, qui s’accordent ou se contredisent, ce n’est pas le propos. J’ai tout simplement adoré chaque minute passée à lire ce livre. Le style, le rythme, le vocabulaire, le fond… Certains le qualifient de life-changing; je n’irai pas jusque là. Je ne pense pas qu’il va m’influencer aujourd’hui, à presque 32 ans, mais surtout je ne pense pas que l’avoir lu adolescent m’aurait influencé. Peut-être que je me trompe ?
C’est toutefois un ouvrage que j’aurai du mal à oublier tant je m’y suis reconnu par moments et que je serai tenté de relire car plus j’y repense, plus je réalise des choses qui m’avaient initialement échappées. A commencer par le titre qui est finalement une évidence.
Seul petit point noir, c’est que Holden est issu de la bourgeoisie et, forcément, ça a tendance à retirer un peu d’authenticité à l’ensemble.

‘Take cars,’ I said. I said it in this very quiet voice. ‘Take most people, they’re crazy about cars. They worry if they get a little scratch on them, and they’re always talking about how many miles they get to a gallon, and if they get a brand-new car already they start thinking about trading it in for one that’s even newer. I don’t even like old cars. I mean they don’t even interest me. I’d rather have a goddam horse. A horse is at least human, for God’s sake. […]‘
[The Catcher in the Rye – J.D. Salinger]

Drown Her Sorrows – Melinda Leigh : Contrairement à l’évolution des personnages récurrents, très (trop) lente, j’ai l’impression que l’intrigue est passée beaucoup (trop) rapidement. A peine le temps de l’installer que c’est déjà fini. Ca se lit toujours très bien, mais j’aurai aimé un peu plus de contenu…

Remember, the games are there whether you like them or not. The only choice you have is to try to beat them or let them win.
[Drown Her Sorrows – Melinda Leigh]

Ted Lasso (Saison 2) : Voir critique complète.

Veep (Saison 6) : Je n’en peux vraiment plus de Selina qui s’aggrave d’épisode en épisode, mais je comprends tout à fait que c’est volontaire, ce qui montre la qualité de la production et surtout que chacune de ses actions, chacune de ses répliques est finement pensée pour atteindre son objectif satirique sachant que derrière des flots de vulgarité, c’est très subtil et parfaitement délicieux.
Pour contrebalancer cela, les auteurs ont eu l’excellente idée de développer les personnages et intrigues secondaires qui, Richard Splett, sont absolument hilarants, nécessitant quasi-systématiquement de mettre en pause l’épisode pour reprendre sa respiration et ne pas manquer la suite.
Un régal !

I am pulling this creature from the jizz lagoon right off the New Hampshire congressional ballot and replacing him with his cousin, Ezra.
Ezra has more raw political talent in the tip of his rosy-head pecker than you have in this mangled abortion coat hanger you should be ashamed to call your body.
The people of New Hampshire are going to be so grateful to me I’m going to be like a disability check wrapped around a pack of no-filter cigarettes.
[Veep – 6×09]

After Life (Saison 3) : Difficile de ne pas être déçu par cette saison tant elle apporte peu à la série. C’est une sorte de conclusion sur six épisodes, où 75% du contenu aurait pu être laissé de côté pour le condenser en un seul épisode.
C’est beaucoup moins drôle, beaucoup moins incisif, beaucoup moins sentimental. Que ce soit dans l’écriture ou même dans la réalisation (avec la réutilisation étonnante de scènes complète d’un autre épisode), ça manque de neuf, d’évolution…
Ça donne l’impression d’avoir été tourné et monté en vitesse à la fin du confinement pour pouvoir tenir un agenda. Dommage.
Malgré tout, ça vient clore correctement la série.

#Playlist

Barry Louis Polisar – All I Want Is You : Tombé par hasard dessus via une playlist orientée sport, et donc dénotant totalement, plutôt que de zapper j’ai écouté jusqu’au bout et depuis c’est presque en boucle ! Elle a été utilisée dans la BO de Juno.