JDMAI #70

The Report : Bien bien bien. Sacré casting au passage !

Dr. No : Une intrigue quand même très simpliste, techniquement moyen et qui a assez mal vieilli.

Cheers (Saison 6) : Enfin débarrassés de Diane, malheureusement sa remplaçante, loin d’être aussi insupportable, n’apporte finalement pas grand chose à la série. Au contraire, la majorité des intrigues qui l’impliquent se révèlent faibles et gênantes. Le reste est plutôt intéressant. Saison très mitigée. En espérant que cela s’explique par la transition de personnages.

The Many Saints of Newark : J’étais complètement passé à côté jusqu’à ce qu’il soit diffusé et l’ai découvert un peu par hasard ce préquel de The Sopranos. Étrangement, le sentiment est assez proche que celui ressenti avec Kaamelott : ça fait très fan service (il est nécessaire d’avoir vu la série avant; non seulement pour ne pas se faire spoiler, mais surtout pour saisir les seuls éléments intéressants) et c’est globalement pas terrible. En tant que film seul, c’est d’ailleurs quasiment mauvais. Pour qui a vu la série, c’est intéressant car on découvre la jeunesse de certains personnages, des éléments qui ont pu construire ce qui a fait la série, en particulier la ressemblance frappante entre la mère de Tony, Livia Soprano (Vera Farmiga) dans le film, et sa femme, Carmela Soprano (Edie Falco) dans la série. Mais tout reste extrêmement superficiel et une grosse partie des deux heures sont consacrées à des éléments vraiment sans intérêt. Reste la scène final, uppercut émotionnel qui ne peut que donner envie de revoir la série.

From Russia with Love : Nettement mieux que Dr. No, tant au niveau de l’intrigue que de la technique et de la réalisation. Encore pas mal de facilités et les scènes d’action c’est quand même très, très compliqué. Globalement ça passe !

Goldfinger : Ça progresse de film en film ! Je me souvenais particulièrement de celui-ci, que ce soit l’intrigue, les personnages, les lieux ou les gadgets. Bien bien bien.

Billions (Saison 5) : Saison coupée en deux pour cause de crise sanitaire mondiale, on distingue bien une différence entre les sept premiers et les cinq derniers épisodes. Ça commençait plutôt très bien puisqu’enfin on s’interrogeait sur la responsabilité sociétale des milliardaires qui n’étaient alors représentés jusqu’alors que comme des sociopathes cupides (en réalité c’est encore plus le cas) et le parallèle était dressé avec le système légal. Arrive alors le dixième épisode, qui introduit de manière assez brutale mais (donc) parfaitement pertinente la question du COVID, avec les personnages qui portent des masques, qui parlent vaccination et quarantaine… et qui en l’espace d’une heure présente de nombreux et marquants changements chez les principaux protagonistes. De loin le meilleur volet de la série. Suivi par le onzième épisode, la suite logique et, pour moi, la conclusion parfaite et logique de la saison. Malheureusement escorté par un douzième épisode catastrophique. Totalement détaché du reste, sans pertinence, sens, affligeant de niaiserie, et qui introduit une sixième saison qui n’était absolument pas nécessaire.
Alors je vais tenter de ne retenir que les onze premiers épisodes et considérer le onzième comme une fin réussie à cette série. Axe, Chuck, au-revoir !

Orelsan: Montre jamais ça à personne (Saison 1) : Voir critique complète.

Thunderball : Le scénario est pas trop mal, même plutôt intéressant. Par contre c’est d’une lenteur, avec des scènes de bagarre interminables, en particulier sous l’eau… Difficile de garder le fil. Et la façon dont les gadgets est gérée c’est quand même particulier et assez grossier. L’impression que les péripéties sont écrites pour pouvoir les y placer, plutôt que l’inverse.

Crisis in Six Scenes (Saison 1, Épisode 1) : Alors en fait non. Ça ressemble à un Curb Your Enthusiasm prétentieux, absolument pas drôle et avec la subtilité d’un Char Leclerc. Ce mood de boomer permanent alors que c’est censé se passer en 1960… Non.

Show Me a Hero (Intégrale) : J’avais suffisamment bien fait mes devoirs pour savoir que c’était inspiré d’une histoire vraie, donc quand je vois les nombreuses critiques positives qui parlent de ce caractère de la série, je me demande s’ils ne se sont pas fait bernés par cela. La révélation finale leur faisant oublier tout le reste. Car sincèrement, c’est vraiment pas génial. C’est globalement grossier, quasiment aucune subtilité, tout est exagéré pour bien faire comprendre au spectateur ce qu’il doit comprendre. On essaye de nous attendrir vis à vis de personnages qui ne méritent pas tant. On perd du temps sur certaines situations et histoires sans réel intérêt. Et, surtout, le titre. Je ne vois pas à quel moment un individu qui retourne sa veste et fait quelque chose de moralement positif dans le seul but de remporter une élection fait de lui un héro. Encore plus quand ce même individu se retrouve à vouloir tirer avantage de ce simple fait d’arme à de nombreuses reprises en le rappelant explicitement à ses interlocuteurs. Et qu’il en vient ensuite à trahir tout le monde, là encore par pur égoïsme. Non. Le seul héro que je vois dans cette histoire c’est Mary Dorman, qui pleine de préjugés et de haine, a su ouvrir les yeux face, se remettre en question, s’intéresser aux autres et découvrir la réalité que son mode de vie lui cachait. A cette période et encore plus aujourd’hui, dans un monde plus polarisé que jamais, savoir se remettre en question, c’est peut-être ça de l’héroïsme ? Et c’était le message caché de la série ? Ou alors c’est vraiment raté et le héro était censé être Nick Wasicsko ? Dans le doute, je retiendrai que c’était une belle grosse perte de temps.

You Only Live Twice : L’intrigue est intéressante mais tout le reste est… compliqué. Les scènes qui s’enchaînent sans réelle cohérence, les combats interminables, le nombre impressionnant de faux raccords et, surtout, James Bond. C’était déjà évident dans les précédents films mais là on est montés d’un cran dans la beaufitude. Absolument tout dans son comportement est puant, le sommet est son déguisement ridicule en japonais quand il se met une perruque façon Tchang dans Tintin au Tibet et des fausses paupières pour se brider les yeux. Nope.

ReGenesis (Saison 1, Épisode 1) : Déjà ça a extrêmement mal vieilli. Ça pue le début des années 2000, on se croirait dans un épisode Caméra Café. Ensuite, le côté scientifique cringe, je ne peux plus. Le délire façon Numb3rs avec le génie qui fait ses schémas au tableau transparent. Non. Enfin, l’intrigue. Regarder ça en 2021, ça sonne creux. Bref. Non.

Ready Player One : Incité à le regarder par l’actualité récente, la déception est grande. Je m’attendais à un gros travail de réflexion sur la technologie et son impact sur la société. Mais ce n’est pas du tout ça, c’est simplement un drama horriblement niais d’action SF qui fait du fan service jusqu’à la nausée. C’est rempli de références culturelles s’étendant des Monty Python à des choses beaucoup plus récentes, sans aucun autre intérêt que de s’attirer la sympathie du spectateur pour lui faire oublier l’absence totale d’intérêt de l’histoire totalement cliché, vue et revue. Les retours positifs ne s’y trompent pas puisqu’ils se réfèrent quasi-systématiquement à ce trait du film. Le casting est raté, avec un héro geek cliché joué par un Tye Sheridan qui passe clairement plus de temps dans une salle de sport que devant un écran. Lui rajouter une paire de lunettes ridicule n’arrange rien à son absence de crédibilité. Le côté réflexion est tellement subtil que j’en viens à me demander si ce n’est pas moi qui me suis imaginé des choses qui n’étaient pas du tout dans l’intention des auteurs. Que ce soit l’équipe de nerds qui travaillent pour le méchant, participant en cela à la destruction de l’OASIS qu’ils aiment tant (mais heureusement à la fin ils soutiennent le héro car c’est une belle histoire hihi) ou l’exploitation des pauvres IRL pour en tirer un profit virtuel (comme les Gold Farmers qui existent déjà, mais en bien plus vicieux et généralisé). A côté, il faut reconnaître que techniquement c’est très propre même si encore une fois je trouve que ça manque cruellement d’imagination. Au départ on nous explique que dans l’OASIS tout est possible, chacun est libre de créer tout ce qu’il souhaite; et finalement tout est très terre à terre : il faut mettre du carburant dans sa voiture pour se déplacer, il y a des embouteillages, il faut des clés pour ouvrir des serrures… Non mais sérieusement ? Quel est l’intérêt de pouvoir tout faire et de choisir de faire une simulation à peine moins chiante du réel ? Enfin, pour revenir à l’actualité, j’ai aucun mal à croire que « MZ » s’imagine être James Halliday, le gentil créateur de l’OASIS, alors que c’est Nolan Sorrento, l’immense connard prêt à tout détruire pour son profit personnel.
Ah, si, le seul élément que j’ai réellement apprécié c’est T.J. Miller qui prêt sa voix à personnage qui ressemble étrangement à Erlich Bachman. Référence volontaire ou non ? Dans tous les cas, j’ai bien ri !

Whitechapel (Saison 1) : Un peu brouillon parfois, à trop vouloir créer une backstory aux personnages, mais ça passe bien autrement. Et ce ne sont que trois épisodes. Dommage pour l’énorme indice donné dans le second épisode qui en révèle trop.

On Her Majesty’s Secret Service : Sans aucun doute le meilleur de la série depuis le départ. Le changement d’acteur qui offre un personnage bien plus plaisant. Le scénario, l’action… tout semble plus réel. Et finalement la vie de Bond également. Agréablement surpris. Dommage que Connery fasse son retour ensuite ?

#Playlist

Monty Norman – James Bond Theme : A force d’enchaîner les films, j’ai réalisé à quel point cette musique est incroyable. Le passage à la guitare, puis les cuivres. Il y a de nombreux theme célèbres, mais probablement aucun qui apporte ce genre de frissons. En tout cas personnellement, cela fait remonter une quantité importante de souvenirs, que ce soit des soirées de vacances devant la télé, des parties de GoldenEye 007 ou encore tout simplement jouer ce morceau à la clarinette dans un orchestre (oui, pas que de bons souvenirs)…