JDMAI #60

Vikings (Saison 4) : J’avais décidé d’attendre la fin de la série pour déguster les trois dernières saisons d’une traite. Finalement ce ne sera pas nécessaire car je vais m’arrêter là.
Jusqu’à présent je trouvais que Vikings avait une identité, une esthétique, une vision, une ambiance, un esprit, des personnages… c’était une vraie série unique, vraiment plaisante et de qualité.
Si je devais résumer cette quatrième saison, je dirai que j’ai eu l’impression de regarder une émission de télé-réalité sur une famille de cas sociaux. Avec le père alcoolique/toxicomane, le premier fils qui part dans la droite lignée, puis ses frères encore plus ravagés, hideux/handicapés, tout le monde se met à avoir des comportements sans aucune logique, a s’exprimer comme des attardés, à s’insulter sans raison…
Même dans Trailer Park Boys ils ne vont pas aussi loin. Et en plus c’est drôle.
Là c’est inintéressant, déstructuré, absurde… Bref c’est nul.

Room 2806: The Accusation (Saison 1) : Pas hyper convaincu. En seulement quatre épisodes de 50 minutes, c’est nécessairement très peu creusé. Surtout, à l’époque, je me nourrissais encore énormément de l’actualité alors j’étais très au courant de l’affaire. Résultat je n’ai globalement rien appris de nouveau. La série a l’avantage de rester neutre, en laissant la parole aux femmes relatant leurs expériences malencontreuses (…) avec DSK et aux avocats et amis de ce dernier. Et de ce côté, si le discours des avocats américain est tout à fait à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre, celui de son avocat français et de ses amis français est tout simplement abject. A part une place en Enfer, je ne sais pas ce qu’ils espèrent gagner en tenant des propos d’une telle indécence.
A l’inverse, côté NYPD j’ai été particulièrement étonné de l’incroyable humanité dont font preuve Paul Browne et Michael Osgood qui ne se focalisent que sur la victime et la recherche de la justice.

A Perfect Crime (Saison 1) : Exactement le même format que le docu/série précédent et pourtant j’ai bien plus apprécié. Peut-être car cela s’intéresse à une période plus lointaine que je ne connaissais pour ainsi dire pas du tout ? Peut-être parce que c’est bien mieux documenté ? Peut-être parce que c’est bien mieux scénarisé ? Quoi qu’il en soit c’est passé incroyablement rapidement. Très bien.

Murder Mountain (Saison 1) : D’après le titre, je m’attendais à une mauvaise télé-réalité sur des cas-sociaux sur-armés comme on peut en voir en permanence sur la TNT. J’ai donc été très agréable surpris. Certes il y a son lot d’histoires abracadabrantes impliquant des simples d’esprit ayant la gâchette facile. Dont en partie celle qui sert de fil rouge. Mais autour de ça, la série creuse des sujets bien plus vastes comme l’histoire de cette région avec les hippies venus s’y installer en marge de la société, puis les conséquences désastreuses de la politique autoritaire de Nixon et sa War on Drugs et enfin la révolution attendue suite à la récente légalisation de la culture du cannabis. Tout en s’intéressant aux personnes qui y vivent. Au final une histoire très pertinente dont des dizaines de leçons, comme de balles, peuvent être tirées.

The Ripper (Saison 1) : On dépasse encore un niveau en terme de documentation, c’est tout simplement impressionnant la quantité d’éléments d’époque qu’ils ont réussi à réunir dans ces quatre épisodes. Narration et montage au cordeau; très bon. Et pour une histoire dont je ne connaissais rien, c’était passionnant.

Posté le 1 janvier 2021 par Jacques Danielle