JDMAI #57

Young Wallander (Saison 1) : Ça se veut être un préquel de la série de romans éponymes de Henning Mankell. Mais, surement pour des raisons économiques, l’intrigue se déroule aujourd’hui, c’est à dire en même temps que la série qui est censée avoir lieu vingt-cinq ans plus tard. Ça pourrait ne pas être un problème si une grosse partie de l’intrigue, la montée de l’extrême droite face à l’immigration, ne tient pas la route par rapport à un Kurt Wallander qui aurait la cinquantaine en même temps. Bref. Ensuite le personnage principal, auquel l’acteur tente de donner un air, en le faisant murmurer plus que parle est insupportable. Le fait que tout le monde parle anglais mais que les écrits visibles soient en suédois n’est pas cohérent. On assiste surtout à un beau ramassis de clichés, dans une intrigue intéressante mais trop proprette, avec une fin qui n’en est absolument pas une sans pour autant ouvrir une seconde saison. Et surtout, surtout, ça ressemble essentiellement à un spot de pub pour des voitures. Je sais que c’est un sujet sensible chez moi mais là près d’un plan sur deux se passe dans ou autour d’une ou plusieurs automobiles. Très souvent raison. Je serai particulièrement étonné de découvrir que la série n’a pas été financée en grande partie par des constructeurs comme Volvo, Audi ou Mercedes.

Flowers (Saison 1, Épisodes 1/2/3/4) : Très, très, très particulier. Trop pour moi. Il y a un vrai travail d’écriture et les acteurs font un taff incroyable, mais il y a trop d’absurdité autour des quelques situations auxquelles j’accroche que je préfère arrêter là. Ce n’est pas pour moi. Ou pas en ce moment.

Jordskott (Saison 1, Épisode 1) : Je croyais que c’était une simple série d’enquête mais en fait non, il y a du fantastique. Non merci.

Briarpatch (Saison 1) : Exactement ce à quoi je m’attendais en lançant la série, presque trop académique dans le style. Un casting de qualité, des personnages très riches avec des relations et des intrigues imprévisibles. Propre.

Stateless (Saison 1) : En lisant le synopsis et en voyant le casting je ne m’attendais absolument pas à ça. Comme dirait Stupeflip : Ça t’agrippe ça t’attrape et ça fait pas d’sentiments. Ils arrivent à aborder tellement de sujets en six épisodes, avec une telle réussite que ça en est bluffant. Le travail d’introspection que l’on fait au cours de chaque épisode les rend réellement épuisants. Avant d’être achevé par le dernier. Une incroyable réussite qui malheureusement, de part une partie de son sujet (l’immigration), risque d’être vue pour autre chose que ce qu’elle est. C’est en tout cas l’interprétation que j’en fais.

The Spy (Saison 1) : Histoire totalement inconnue pour moi à la base, elle est évidemment fascinante. La performance de Sacha Baron Cohen est bluffante. L’ambiance est plus que prenante. Très réussi. En plus c’est une série française ! Même si tout le monde parle anglais (et parfois français) au lieu de parler hébreu ou arabe, que le casting est en majorité israélien et anglo-saxon, avec au moins un français, c’est bien une série française. Évidemment puisque l’histoire est racontée du point de vu israélien, certains ne peuvent s’empêcher d’y voir de la propagande sioniste. Ce n’est pas mon ressenti. Oui, l’histoire est très certainement biaisée pour donner le beau rôle aux israéliens; mais c’est le principe quand c’est toi qui raconte l’histoire. On n’entend personne se plaindre de propagande pro-US quand ils nous déversent des tonnes et des tonnes de productions les montrant comme les héros, même, et surtout, lorsqu’ils ne sont que les bourreaux. A ce propos, c’était un plaisir de retrouver, même brièvement, Noah « Stan Beeman » Emmerich et ses tics faciaux.

Big Little Lies (Saison 1, Épisode 1) : Peut-être que c’est réellement intéressant avec une vraie construction derrière, mais voir des millionnaires se chamailler tels des enfants sur des problèmes qu’ils se créent de toute pièce pour remplir leurs existences aussi vides que leurs immenses demeures; non, je ne peux pas. Et c’est chiant à crever en plus.

Criminal : UK (Saison 2) : Probablement un cran encore au dessus de la première saison car si le premier et le quatrième épisode sont classiques dans le sens où ils se limitent à une enquête avec rebondissements sur le coupable, les deux épisodes intermédiaires vont beaucoup plus loin en s’interrogeant sur la justice et ses conséquences sur la vie des personnes que son processus embarque. Toujours ce huis-clos simple et cosy. Très bien.

Monty Python’s Flying Circus (Saison 4) : Je crois que Netflix m’a trollé car je pensais regarder la troisième saison mais visiblement c’était la quatrième et dernière. Pour autant, c’était bien.

Posté le 1 octobre 2020 par Jacques Danielle