JDMAI #4

Trapped (Saison 1) : Titre totalement incorrect. Pour les personnages déjà. Passée la première moitié du second épisode, plus aucune impression de confinement. L’histoire se passerait en plein Los Angeles, ce serait pareil. Et pour le spectateur que je suis, c’est pire. N’ayant pu trouver un RIP VOSTFR, j’ai dû me contenter des enregistrements de France 2 en VF que j’avais. Et c’est catastrophique. Ayant déjà vu certains acteurs en VO, et connaissant la voix française de personnages sur d’autres acteurs, c’était très compliqué. Au delà de ça, j’ai trouvé l’histoire sans réel intérêt. L’idée de départ était très bonne mais elle est terriblement exploitée. L’impression que les scénaristes ont voulu plaire à tout le monde et éviter de partir trop dans l’exotisme. Mais quand je regarde une série islandaise je veux être complètement perdu; et pas l’impression de voir une énième série européenne n’ayant pas les ambitions de ses moyens

Rizzoli & Isles (Saison 5) : Là où Bones a fini par m’user avec ses héros poissards, Rizzoli & Isles reste pour le moment un cop-show familial heureux. Et c’est tout ce que j’en attends; alors j’ai pu apprécier cette saison pleinement.

Happy Valley (Saison 1) : En voyant l’affiche, je m’attendais à un sale téléfilm digne d’un soir de semaine sur France 3. Mais les commentaires expliquant le contraire m’ont poussé à regarder; et quelle surprise. Pas de fioritures, pas de détails alambiqués pour appuyer le propos. Non, on est presque dans le simple documentaire avec toute la puissance que cela apporte. Des personnages et des images brutes. Vraiment bon. Et excellent choix de musique de générique avec Trouble Town de Jake Bugg.

Peaky Blinders (Saison 2) : Très bon. D’un côté on a l’excellente reproduction historique du niveau de Boardwalk Empire, et de l’autre une dose de dynamisme apportée par une délicieuse BO résolument moderne avec une majorité d’artistes actuels.

Homeland (Saison 5) : Le retour de Carrie Bauer Mathison et Saul le barbu. Avec le temps, Homeland est vraiment devenue la remplaçante de 24. Plus posée du fait de l’absence de retranscription en temps réel, et un peu moins rocambolesque; ça n’en reste pas moins la même rengaine : un nouveau complot mondial à résoudre en tuant les méchants, souvent russes, souvent arabes. Rien d’exceptionnel donc, mais c’est très bien réalisé et les personnages sont attachants. Alors j’aime !

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Wolf Hall (Intégrale) : En 2015, j’avais découvert les Tudors et Henri VIII avec The Tudors, série de 38 épisodes et je m’étais passionné pour cette période de l’histoire de l’Europe Occidentale. Ici, la mini-série de 6 épisodes se focalise sur une période de temps beaucoup plus courte et surtout sur le personnage de Thomas Cromwell. Si elle s’avère très bien réalisée et intéressante, je dois reconnaître qu’elle m’a surtout permis de réaliser une nouvelle fois à quel point The Tudors est exceptionnelle !

Better Call Saul (Saison 2) : Rien à dire. Le plaisir de Breaking Bad qui continue. Vivement l’année prochaine.

The Walking Dead (Saison 6) : Partagé. J’ai eu du mal à me mettre dedans car mes souvenirs de Falling Skies étaient plus frais que ceux de la dernière saison; et certaines intrigues sont vraiment très similaires. Sans compter que les scénaristes de TWD aiment mélanger les flashback, flashforward et ça avec les aventures des personnages se déroulant en même temps mais racontées à des périodes différentes. Une fois dedans, on reprend plaisir à suivre Rick et his people. Le sommet de la saison est atteint lors de l’épisode 9 qui est purement jouissif. Malheureusement la suite est clairement sur le déclin avec toujours la même chose : trahison, prises d’otages, situations inextricables, décisions radicales… Et la fin n’est vraiment pas terrible, surtout avec le twist ending forcé.

Downton Abbey (Saison 1) : Comme Lady Mary, je ne sais si je dois dire oui ou non. La saison est passée à vitesse éclair et j’avais à chaque fois envie de connaître la suite. Les intrigues sont multiples mais légères et parfois amusantes. Par contre c’est extrêmement académique avec chaque personnage ayant un rôle bien défini (le gentil, le méchant, le méchant avec un cœur…) et suivant sa ligne sans dévier. Exactement comme le rôle qu’ils jouent dans la société d’alors. Ce qui laisse supposer que c’est une volonté des scénaristes et rend leur travail encore meilleur; mais c’est agaçant ! Dans le doute, je vais poursuivre sur la seconde saison, on ne sait jamais…