JDMAI #14

White Collar (Saison 3) : Je vais la mettre dans plaisir coupable. Ça m’évitera de devoir expliquer que c’est totalement mauvais mais que je regarde quand même, pour les trois saisons à venir.

Doctor Foster (Saison 1) : Les trois premiers épisodes sont exceptionnels, d’une justesse tout à fait inédite à mes yeux. Je n’avais jamais vu un personnage éprouver des émotions aussi intenses. Les deux derniers chapitres sont trop américains et viennent tout gâcher. Dommage. Ça reste globalement très supérieur à la moyenne et surtout, contrairement à ce que son titre laisse entendre, cela n’a strictement rien d’une série médicale.

Solitary : Soit c’est un mauvais documentaire, soit Oz est une série vraiment exceptionnelle. J’aurais tendance à partir sur la seconde option. En faisant témoigner les prisonniers et les surveillants, cela permet d’obtenir un point de vue global de la situation. Chacun y trouvera ce qu’il veut. Personnellement je n’ai rien appris de nouveau par rapport à ce qu’exposait Oz. Si ce n’est une chose via le témoignage d’un des prisonniers qui semble reconnaître la réussite du côté punitif :

Chaque jour se répète, toujours exactement le même.
Dans cette cellule, tout seul, c’est comme-ci on n’était pas en prison, c’est comme-ci on était ailleurs.
On est en dehors de la vie. C’est tout.
[Michael in Solitary: Inside Red Onion State Prison]

Santa Clarita Diet (Saison 1) : Fan absolu de Thimothy Raylan Givens Olyphant, le voir dans une comédie un peu simplette me laissait perplexe. Les premières minutes confirment mes craintes. C’est horriblement nul. Mais par respect pour l’acteur je continue, et finalement j’accroche totalement et enchaîne les épisodes d’une traite. C’est du pur divertissement, aucun intérêt sinon.

Undercover (Saison 1) : Voir critique complète.

Archer (Saison 5) : Toujours bien.

Rick & Morty (Saison 1) : En voyant les illustrations, je m’attendais à quelque chose qui ressemblerait à Futurama. N’ayant jamais compris l’intérêt des gens pour cette série, comme pour The Simpsons ou American Dad, il m’a fallu plusieurs mois avant de me décider à essayer. Et en réalité ça n’a strictement rien à voir. Avec un humour parfois léger, parfois très creusé, les auteurs abordent de vrais sujets de fond. Top !

Rectify (Saison 3 & Saison 4) : Là où les deux premières saisons ne m’avaient pas réellement convaincu, je ne peux reconnaître que le caractère exceptionnel des deux dernières. On sait à quoi l’on assiste : un drame familial très intense porté par une réalisation ??? et une photographie magnifique. On est à deux doigts de la perfection. Seule ombre au tableau le personnage de Tawney Talbot qui m’insupporte au plus haut point et dont je n’ai pas trouvé l’utilité dans ces deux chapitres.

Shadow Of Truth (Intégrale) : Wow ! L’équivalent israélien de Making a Murderer. D’un côté plus amateur, mais de l’autre beaucoup plus puissante émotionnellement. Non seulement l’histoire racontée est beaucoup plus lourde, mais en plus le choix narratif qui pousse à remettre en cause tout ce en quoi on croyait suite à l’épisode précédent rend complètement fou. Vraiment très perturbant et donc réussi.

Rita (Saison 1) : Ça commence en comédie absolument hilarante et ça se transforme en drame familial plutôt léger. Le résultat n’est pas fou. Mais ça change. La touche danoise.

Loin de chez nous (Saison 1) : Loin d’être décidé. Mélange entre du drama au gros potentiel et de la comédie française ridicule. Budget limité oblige, tournée très certainement dans une carrière d’Île-de-France sur fond vert, le résultat est pauvre et les scènes d’extérieur vraiment tristes. Ça c’est pour la partie désertique. A côté on a aussi des scènes dans les bois qui ont été probablement tournées dans la Forêt de Rambouillet avec sa végétation qui ne trompe pas. J’aurai certainement réussi à faire abstraction de ces détails si le scénario était plus habilement ficelé. On est donc très loin d’un Generation Kill français. Cela étant dit, 10 épisodes de 25 minutes ça passe très vite. Et parce que cette série est une prise de risque et reste bien meilleure que le lisier qui s’écoule habituellement des boîtes de production françaises, elle mérite d’être vue.

Brooklyn Nine-Nine (Saison 1, Saison 2 et Saison 3) : J’avais peur du gros nanard bien gras. Les recommandations auront eu raison. Cette série est exactement ce qu’elle prétend être : un divertissement comique sans prise de tête. C’est drôle, on s’attache aux personnages et comme c’est bien écrit, on se prend vraiment au jeu.

Tickled : What. The. Fuck. Totalement abracadabrantesque; et l’histoire ne fait que commencer !

Freaks and Geeks (Intégrale) : Critique complète à venir…

Posté le 1 mars 2017 par Jacques Danielle