Citius, Altius, Fortius

La devise olympique est la devise des Jeux olympiques modernes, composée des trois mots latins « Citius, Altius, Fortius » qui signifient « plus vite, plus haut, plus fort ».
[Devise olympique sur Wikipedia.org]

L’exemple emblématique de ces ultra-trails annulées en raison de la pandémie de coronavirus est celui de l’UTMB, l’ultra-trail du Mont-Blanc qui n’aura pas lieu à la fin du mois d’août à Chamonix. Mais cette période compliquée a aussi permis à certains de réfléchir à l’avenir de ce genre de compétitions. C’est le cas du Jurassien Xavier Thévenard qui veut maintenant mettre en pratique son engagement écologique : il ne veut plus prendre l’avion pour aller courir à l’autre bout de la planète.
[Demain, il arrête de prendre l’avion : l’engagement du champion d’ultra-trail Xavier Thévenard sur FranceInter.fr]

Décision courageuse et très appréciable de la part de cet athlète qui n’hésite pas à mettre ses convictions avant sa carrière.

Il faut dire que vivre en accord avec soit même doit être plus simple que de subir en permanence une forte dissonance cognitive lorsque l’on pratique un sport en pleine nature tout en participant activement à sa destruction par son propre mode de vie.

Après avoir lu l’article de France Inter, je suis tombé sur cet autre intitulé Le sport de haut niveau est-il un non sens écologique ? sur le site inconnu jusqu’alors (attention à la valeur du propos) « BonPote.com ».

Et là je suis clairement dubitatif.

Déjà parce que le sport n’a pas vocation à être respectueux de l’environnement.
Certes il semble logique de se préoccuper de l’impact sur l’environnement que la pratique de certains sports peuvent avoir lorsque celle-ci a lieu en pleine nature. La détruire reviendrait alors à mettre en péril ce sport.
Mais quand on voit que les sports les plus populaires se pratiquent en immense majorité dans des lieux artificiels, on se doute que le judoka n’a pas vocation à se pourvoir en défenseur des ours polaires.
J’entends souvent les critiques vis à vis du Tour de France, pendant lequel l’ensemble du convoi incluant l’organisation, la sécurité, les médias, les sponsors, et enfin les équipes, représente un total d’engins motorisés plus important que le nombre de coureurs cyclistes au départ. Et je suis le premier à m’en désoler lorsque j’assiste à ce spectacle sur le bord des routes. Pour autant, ce n’est pas parce que la bicyclette est vue comme un moyen de transport individuel plus vertueux que l’automobile (ou l’hélicoptère) que la pratique du cyclisme sportif professionnel doit être eco-friendly.

Ensuite parce qu’il ne faut pas se tromper sur la nature du sportif de haut-niveau qui n’est autre qu’un simple acteur de divertissement. Parler de devoir d’exemplarité vis à vis de la société est une erreur. Le sportif professionnel tire ses revenus de ses sponsors/partenaires. Il n’a donc d’autre devoir qu’envers ceux-ci. Ce n’est pas un élu qui doit rendre des comptes à ses administrés et qui touche un salaire provenant des finances publiques. Si à titre personnel un sportif est un connard et diffuse des idées de merde à ses fans, c’est son problème et celui de ses sponsors. Si ses fans décident de suivre ses idées de merde, c’est leur problème. Libre à chacun de continuer à admirer ou non un sportif s’il s’avère qu’il ne partage absolument pas ses idées. Ce n’est pas à la société d’imposer à chaque individu ce qu’il doit penser en fonction de son statut dans celle-ci.

Enfin parce que l’activité d’un sport de haut niveau n’est pas que son activité. Quand un sportif traverse la planète en avion pour participer à une compétition, son impact environnemental n’est pas propre à l’individu mais partagé avec les spectateurs puisque c’est pour eux que le déplacement a été réalisé. Et c’est là toute la différence avec le monde amateur, et raison par laquelle c’est plutôt de se côté qu’il faudrait se pencher.
Quand un cycliste amateur charge son vélo dans la soute d’un avion pour aller rouler seul dans un pays lointain, de la même manière qu’il règle seul le coût du billet, le coût environnemental de ce déplacement est propre au cycliste puisque son activité ne sera partagée avec personne (à la limite avec ses pauvres amis qui devront subir la soirée diapositives de rigueur).
A l’inverse, quand une équipe cycliste européenne se rend en Australie pour courir devant des milliers de spectateurs, le coût est partagé entre toutes les personnes qui prennent part ou assistent à l’évènement.

En admettant malgré tout que cela soit vrai, que les sportifs professionnels aient un devoir d’exemplarité écologique à titre individuel, dans ce cas, quelles seraient les solutions ? Se limiter aux compétitions locales ? Quid de l’universalité du sport dans ce cas ? Remplacer les rencontres physiques par des compétitions dans un monde virtuel ? Oui mais l’impact du numérique sur l’environnement alors ?

Il ne fait aucun doute que le sport peut être un excellent vecteur pour changer de paradigme vis à vis de notre impact environnemental individuel. Pour autant je ne pense pas qu’il faille mettre tout cela sur le dos des sportifs professionnels qui ne représentent en rien la réalité du sport tel que pratiqué par la majorité et appartiennent à un monde totalement différent. Mais que cela n’empêche pas ces derniers à prendre des initiatives individuelles en accord avec eux-même, comme l’a fait Xavier Thévenard.

JDMAI #53

Better Things (Saison 4, Épisode 1) : Je me souvenais avoir été déçu par la troisième saison sans savoir exactement pourquoi. J’aurai du vérifier. Envie d’exploser ma télé après dix minutes. Insupportable. Sauf un passage rigolo.

Little America (Saison 1) : Partagé. D’un côté on a de belles histoires réconfortantes bien racontées sur un format court de 25 minutes. De l’autre, cette accumulation de bonheur donne presque la nausée car on sait parfaitement que la réalité ce n’est pas ça. Surtout en cette période où la bêtise humaine sous toutes ses formes a pris le pouvoir. A regarder de manière très espacée pour se remonter le moral, oui, ça doit marcher.

Better Call Saul (Saison 5) : Excellent.

Mr. Robot (Saison 4) : C’est dommage car c’est très bien écrit et réalisé, mais quelques détails (double personnalité…) font que c’est le bordel et très dur à suivre, résultat je ne suis pas suffisamment attentif pour tout bien saisir et je manque beaucoup de choses… Malgré cela, les quelques morceaux que j’arrive à m’approprier sont excellents.

Devs (Saison 1) : Le premier épisode, le pilote, est un pur chef d’œuvre. Un régal absolu du début à la fin. Rempli de promesses incroyables. J’ai même hésité à le revoir avant de poursuivre. Malheureusement tout s’écroule ensuite. Non seulement la suite est nettement moins travaillée à tel point qu’on a l’impression de suivre une autre série, mais en plus tout est très banal, déjà vu et revu, avec le fil conducteur qui n’est qu’un mélange entre Fringe et l’épisode (L’Episode !) San Junipero de Black Mirror. Et c’est tellement prétentieux que ça en est affreusement agaçant. Énorme déception.

SEAL Team (Saison 1, Épisodes 1/2/3/4) : J’attendais d’une telle série de la castagne de qualité comme Strike Back (que je n’ai pas terminée, il est temps de corriger le tir…) ou du patriotisme et de la morale à deux sous comme Six. Mais SEAL Team ne propose rien de cela. Niveau action c’est digne d’une banale série policière tandis que la morale se veut trop poussée et intelligente pour être crédible. Un horrible mélange des genres qui doit très certainement plaire à certains mais qui n’a aucun intérêt à mes yeux.

Strike Back (Saison 6) : Voilà ! Ça c’est du divertissement ! Des personnages intéressants avec des relations plaisantes, de la baston de qualité, pas de drama inutile, une histoire qui permet de faire vivre le truc, de l’humour… On laisse le cerveau sur la table baisse et on apprécie le spectacle. De façon assez surprenante, cette saison est peut-être la série la plus féministe que j’aie pu voir. Très loin des comédies bien-pensantes qui dégueulent de niaiseries individualistes fruits de l’esprit malade de quelques écervelées attachiantes.

Lodge 49 (Saison 1) : Malgré un pitch improbable, l’ensemble est plutôt intéressant. Si l’on fait abstraction de Dud, loser pathétique cliché, on découvre au fur et à mesure des épisodes toute une galerie de personnages perdus plus ou moins drôles et attachants. Ça part un peu dans tous les sens, le dernier épisode est problématique mais sinon ça se tient. Annulée après deux saisons, je vais attendre que la suite soit disponible sur Amazon Prime.

The Wire (Saison 1) : Normalement je ne regarde pas une série déjà vue. Mais j’ai eu envie de replonger dans The Wire. J’avais presque tout oublié. Également à quel point c’est un pur régal. Avec quelques années de recul de plus sur la vie je découvre beaucoup de choses qui m’avaient échappées au premier visionnage et l’écrite n’en apparaît que plus juste. Du génie.

Space Force (Saison 1) : Partagé comme rarement. Parfois très drôle (le passage du chimpstronaut c’est du pur génie made in Steve Carell), souvent gênant, globalement à peine distrayant. La partie comique est finalement décevante. La satire de la politique américaine est plus qu’évidente et ne fait malheureusement pas dans la subtilité. Je ne suis pas particulièrement ce qu’il se passe outre-atlantique pourtant quand est arrivée la congresswoman bavarde et dynamique aux traits hispaniques, j’ai immédiatement reconnu Alexandria Ocasio-Cortez. Mais ils se sont sentis obligés de bien expliquer la blague en appelant le personnage Anabela Ysidro-Campos. Embarrassant. Malgré cela j’ai enchaîné les dix épisodes car la partie drama avec les relations entre les personnages est plutôt bonne. Cocasse pour une comédie.