RClone, client CLI pour Amazon Cloud Drive

Après la déception les déceptions Hubic (j’y reviendrai), j’étais toujours à la recherche d’un service de stockage qui prenait beaucoup d’espace pour pas trop cher, afin de pouvoir stocker un peu tout et n’importe quoi, sans trop réfléchir.

Lors du lancement d’Amazon Cloud Drive aux USA au printemps 2015, j’avais essayé mais l’écosystème applicatif était inexistant et je redonnais sa chance à Hubic. Puis en septembre dernier, le service est devenu disponible officiellement (!) en France. Nouvel essai : adopté.

ACD n’est ni plus ni moins que ce qu’il promet : un service de stockage illimité de données. On peut y accéder via une interface web sobre, fonctionnelle et proposant les fonctions de bases que l’on peut attendre. Ils proposent aussi un client de synchronisation pour ordinateur et des applications mobiles. Je n’ai pas testé ces derniers, n’en ayant pas le besoin. Mais d’après ce que j’ai pu en voir, le niveau de ces outils reste relativement basique. A titre personnel ça ne me pose aucun problème, bien au contraire. Qu’ils se focalisent sur du stockage fiable et peu coûteux, plutôt que des logiciels clients de haute volée est une bonne chose. Il existe déjà Dropbox pour le software de qualité en échange d’un stockage beaucoup plus cher.

Mon besoin étant principalement d’envoyer des fichiers depuis des serveurs vers ACD, je me suis mis à la recherche d’un outil qui proposerait ça et suis rapidement tombé sur RClone qui fonctionne à merveille et sait communiquer avec d’autres services équivalents :

Google Drive
Amazon S3
Openstack Swift / Rackspace cloud files / Memset Memstore
Dropbox
Google Cloud Storage
Amazon Drive
Microsoft One Drive
Hubic
Backblaze B2
Yandex Disk

Si à l’usage c’est très simple, la mise en place peut s’avérer un peu ardue.

Voici la procédure à suivre pour installer et configurer RClone sur une machine Linux pour Amazon Cloud Drive.

Téléchargement et copie des binaires :

curl -O http://downloads.rclone.org/rclone-current-linux-amd64.zip
unzip rclone-current-linux-amd64.zip
cd rclone-*-linux-amd64
sudo cp rclone /usr/sbin/
sudo chown root:root /usr/sbin/rclone
sudo chmod 755 /usr/sbin/rclone

Ajout de la documentation (facultatif) :

sudo mkdir -p /usr/local/share/man/man1
sudo cp rclone.1 /usr/local/share/man/man1/
sudo mandb

A cette étape RClone est installé et disponible. Confirmer avec :

rclone -V

Il faut ensuite lui ajouter les configurations pour qu’il puisse se connecter aux différents services. Et c’est là que ça peut devenir sportif sur une machine sans interface graphique.

Le plus simple est alors de télécharger RClone sur sa machine principale. La suite sous Windows (Seven) donc.

Après avoir récupéré l’archive, l’extraire, maintenir appuyé la touche MAJ, faire un clic droit sur le dossier extrait et choisir Ouvrir une fenêtre de commandes ici.

Dans l’invite de commandes, lancer le menu de configuration :

rclone.exe config

Puis suivre les étapes :

> n Pour une nouvelle configuration
name> Le nom souhaité
Storage> 1 Amazon Cloud Drive
client_id> Laisser vide
client_secret> Laisser vide
Auto config ? y/n> y Pour le processus automatique beaucoup plus simple

Un message s’affiche alors indiquant qu’une fenêtre va s’ouvrir dans le navigateur. Ce qui devrait effectivement arriver.

Une fois l’onglet Amazon ouvert, se connecter et approuver RClone.

Si tout se passe bien un message de succès s’affiche, et dans l’invite de commande le token récupéré est affiché.

y/e/d> y Pour valider

La configuration créée devrait apparaître dans les Current remotes. Quitter la configuration :

e/n/d/s/q> q

Confirmer le bon fonctionnement de la configuration en listant le contenu distant :

rclone.exe lsd nom_config:

Attention à bien mettre les deux points à la fin !

Si la commande s’exécute avec succès, c’est parfait. Sinon, il va falloir essayer de trouver ce qui coince…

En considérant que tout s’est bien passé, continuons.

Pour mémoriser la configuration, RClone a créé un fichier qu’il faut ouvrir :

C:\Users\login_windows\.rclone.conf

Son contenu est de la forme :

[NOM_CONFIG]
type = amazon cloud drive
client_id =
client_secret =
token = {…}

Retourner sur le serveur sur lequel on souhaite mettre en place RClone, et créer un fichier de configuration dans le répertoire de l’utilisateur courant :

touch ~/.rclone.conf

L’ouvrir avec un éditeur de texte (nano, vi…), y coller le contenu du fichier présent sur la machine principale et enregister.

Vérifier que la configuration est bien reconnue :

rclone lsd nom_config:

Voilà, c’est prêt !

La suite dépend du besoin, mais le fonctionnement de RClone est on ne peut plus simple :

rclone COMMANDE CONFIG_SRC:PATH_SRC CONFIG_DEST:PATH_DEST

Les deux points permettent de séparer la configuration du path. D’où leur importance précédemment.
Si la configuration correspond au système local, il n’est pas nécessaire de la préciser et donc de mettre les deux points.
Un path vide correspond à la racine.

Exemple pour copier un fichier local vers la configuration distante :

rclone copy /path/vers/mon/fichier.ext NOM_CONFIG:/path/distant

Le reste des commandes est disponible sur la doc.

Power Man

Je n’ai jamais eu le moindre intérêt pour tout ce qui était super-héros.

J’ai déjà vu quelques films (voir ma critique de The Avengers), lus quelques comics, mais sans trop comprendre leur intérêt et surtout sans vouloir y revenir.

Les personnes en costumes avec des grands pouvoirs [qui] impliquent de grandes responsabilités, je trouve cela grotesque. Le genre a ses codes, et tout ce que j’ai pu en voir s’y rattachait beaucoup trop. Comme les histoires de princesses qui commencent par “Il était une fois…” et se terminent par “Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”. Originalité zéro. Tu prends une recette, tu changes uniquement le colorant et/ou l’arôme, et tu peux créer une combinaison infinie de plats. Super.
Je n’avais donc aucune raison de regarder Luke Cage, après tout j’avais logiquement fait impasse sur Daredevil et Jessica Jones, les deux autres Marvel de Netflix. Mais quand j’ai eu la notification sur l’application, j’ai reconnu le visage de Mike Colter, que j’avais vu à de nombreuses reprises dans The Good Wife, et ça m’a suffit pour lancer la bande annonce.

Première surprise : ça n’a pas l’air ridicule, ça n’a pas l’air d’être un truc de bourrin, et l’histoire semble intéressante. Au lieu d’un frêle caucasien dans une combinaison moulante rouge et bleue, un noir costaud dans un hoodie.

Ne connaissant pas le personnage, je fais quelques petites recherches pour découvrir que son nom de super-héros est Power Man et qu’il porte un costume ridicule. Les producteurs ont visiblement décidé de prendre leurs distances avec le genre. C’est une bonne nouvelle !

power_man_and_iron_fist_50th_issue_cover

Quelques semaines plus tard Netflix met à disposition l’ensemble de la saison. Je me lance et n’en décrocherai pas avant la fin.

C’est vraiment supérieur à mes attentes. Les scènes de super-héros sont rares (de zéro à deux par épisode) mais bien ridicules avec des effets spéciaux low-cost. Celles-ci et quelques légèretés scénaristiques constituent les seuls point négatifs de la série.
Le reste est vraiment réussi. Une histoire qui tient la route, digne d’intérêt et qui se laisse suivre. Des personnages intéressants et crédibles. Une image très travaillée et esthétique. Et surtout une bande son géniale.

Souhaitant rester sur cette bonne impression, je ne vais pas prendre le risque de me lancer dans les autres séries Marvel de Netflix, même si elles sont interconnectées.

Vivement la suite !

Always Forward, Never Backward.

BEV, BEV, passe

Régulièrement, et de plus en plus fréquemment, je croisais dans la rue ces aménagements qui consistent à placer des bandes avec des bosses sur les trottoirs, de chaque côté des passages piétons :

bande_eveil_vigilance_trottoir

Simple d’esprit que je suis, je n’avais jamais cherché la raison de leur existence; croyant simplement qu’elles avaient vocation à éviter de glisser puisque généralement le trottoir est en pente là où elles sont installées. J’avais toutefois pu constater à maintes reprises leur inefficacité absolue à remplir cette fonction.

Il-y-a quelques jours, alors que j’étais arrêté à un feu, je prêtais l’oreille à l’échange qui se déroulait à quelques mètres de là, entre un petit garçon et un homme âgé qui était vraisemblablement son grand-père. L’enfant, plus curieux que moi lui demanda à quoi servaient les petites bosses qu’il avait sous les pieds. La réponse de son papy fut une révélation pour moi :

C’est pour les aveugles, pour qu’ils sachent qu’ils arrivent au bord de la route.

Je n’en entendis pas plus, le feu étant passé au vert entre-temps, j’avais repris mon chemin.

Arrivé au travail, ma première action fut de me renseigner plus en détails sur le sujet, et je fis donc connaissance avec les bandes d’éveil de vigilance ou surfaces podotactiles.

Une belle preuve que le vélo est bon aussi pour la santé mentale; je n’aurais pu profiter de cette discussion si j’avais été enfermé dans une cage en métal.

Expliquez-moi cette merde

che_guevara_drinks_add

Les mots me manquent.

Si une suite présidentielle est déjà réservée en Enfer pour tous ceux qui sont à l’origine de cette ignominie ou qui en tirent des revenus; je souhaite à tous ceux ayant perdu toute dignité au point de dépenser leur argent pour acheter ce liquide démoniaque, de s’étouffer en le buvant et de s’éteindre dans d’atroces souffrances.

che_guevara_drinks_about

i_don_t_want_to_live_on_this_planet_anymore