Islay LIMPET

Très intéressé depuis de nombreuses années par les solutions mises en place pour produire de l’énergie renouvelable, j’étais jusqu’à la diffusion de l’épisode de X:enius de ce matin*, passé totalement à côté de la centrale houlomotrice LIMPET à Islay.

Le principe est ingénieux puisqu’on peut dire qu’il combine celui d’une éolienne (aérogénérateur; conversion de l’énergie cinétique d’un déplacement d’air en énergie électrique) à celui d’une centrale houlomotrice (houlogénérateur; conversion de l’énergie cinétique d’un déplacement d’air en énergie électrique).

Ainsi, la centrale attrape une vague dans un espace réduit et clos, ce qui a pour double effet :
– de repousser l’air contenu dans le conduit vers l’extérieur lorsque la vague entre dans la centrale; air qui est alors canalisé pour actionner un aérogénérateur
– d’aspirer de l’air extérieur dans le conduit lors la vague ressort de la centrale; air qui est également canalisé pour actionner l’aérogénérateur

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Source
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Une vidéo plus détaillée est disponible à cette adresse.

Le principal problème que je vois avec cette technique, c’est que la centrale, tout en béton gris, ressemble à un horrible bunker sur la rive :

DCF 1.0
Source.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que son nom, LIMPET pour Land Installed Marine Power Energy Transmitter, fait référence aux Patelles (Limpet en anglais), ces horribles gastéropodes communément appelés chapeaux chinois, que l’on n’arrive pas à détacher de leur rocher.

Une autre centrale, composée cette fois de seize turbines, a également été inaugurée en Juillet 2011 à Mutriku en Espagne.

* Disponible pendant une semaine, sous le nom de Les océans nous fourniront-ils l’énergie de demain ?.

Peter « The Artist » Sagan

Certaines personnes ont fait la connaissance du coureur Peter Sagan en Mars dernier lors de ce que nombreuses personnes ont qualifié de dérapage, sur le Tour des Flandres.

RadioShack team rider Cancellara smiles as he is kissed on the podium of the 97th Ronde van Vlaanderen Classic cycling race in Oudenaarde

 

Mais Sagan, en plus d’être un incroyable sprinteur, s’est découvert un nouveau talent pour redorer son image : clown.

Tout commence en Juin dernier, lorsque quelques jours avant le départ du Tour 2013, un certain Peter Sagan poste une vidéo du coureur entrain de ranger son vélo sur la galerie de toit d’un break, le tout sans poser le pied au sol.

Et puis, lors de la 15ème étape du Tour de France, le 14 Juillet, au pied du Mont Ventoux, sachant que cette ascension n’était absolument pas un objectif pour lui, il offre, en direct, aux millions de téléspectateurs devant leur écran, une roue arrière, ou un wheeling, à une main. Faire cela en direct, en plein milieux d’une étape, c’est beaucoup plus osé qu’un pauvre pince fesses !

Son dernier show a eu lieu à Denver, pendant le Tour du Colorado (USA Pro Cycling Challenge en VO) où cette fois il est allé jusqu’à faire du trial sur son très fragile vélo de course.

La question est donc maintenant de savoir quel sera son prochain exploit technique, et si il finira ou non par tomber ? 🙂

Passion calculs

Fin Juillet, suite à la réception de ma régularisation (défavorable) annuelle de la part d’EDF, je décidais d’en savoir un peu plus sur ma consommation d’électricité, et passais commande d’une prise wattmètre.

Après quelques mesures, il était temps de leur donner un sens.

Première victime, la machine à laver. Ainsi, je me posais la questions suivante : est-il plus intéressant, financièrement, d’avoir une machine à laver personnelle ou de se rendre dans une laverie ?

Commençons par les valeurs brutes.

Machine à laver

– Coût de la machine avec extension de garantie à 5 ans : 686€
– Consommation en eau d’un cycle « coton quotidien » : 43L
– Consommation en électricité d’un cycle « coton quotidien » : 0.28kWh
– Surface au sol occupée par la machine : 0.3m²
– Coût de location mensuelle du mètre carré : 12.32€
– Nombre de cycles par semaine : 1.25 (un cycle par semaine, et un supplémentaire toutes les 4 semaines en moyenne)

Laverie

– Coût d’un cycle de 6Kg : 3€ (tarif relevé ce midi)

Maintenant, les calculs.

La machine ayant une garantie de 5 ans, l’amortissement est donc calculé sur cette période. En une année, il y a 52 semaines, ce qui nous fait un total de 1.25*52=65 machines par an. Le coût en amortissement d’un cycle de machine est donc de (686/5)/65=2.11€.

Amortissement : 2.11€

L’abonnement à Eaux du Nord de mon appartement est au nom et géré par ma propriétaire. Cela passe dans mes charges. Je n’ai donc pas de chiffres précis et me base, faut de mieux, sur le prix fourni par le site prixdeleau.fr, soit 3.57€ le mètre cube. Le coût en eau d’un cycle est donc de 3.57*0.042=0.15€.

Eau : 0.15€

L’abonnement EDF de 3kW me donne accès au Tarif Bleu, et d’après ariase.com, je paie le kWh 0.12€. Le coût en électricité d’un cycle est donc de 0.12*0.28=0.03€.

Electricité : 0.03€

Enfin, et pour être le plus complet possible, je souhaite prendre en compte le coût qu’engendre l’occupation d’espace de la machine à laver dans l’appartement dans le loyer que je paie chaque mois. Chaque mois, je dépense donc 12.32*0.3=3.7€ pour entreposer la machine, et je fais (52/12)*1.25=5.42 cycles. Le coût en loyer d’un cycle est donc de 3.7/5.42=0.68€.

Loyer : 0.68€

Coût total d’un cycle avec une machine à laver personnelle : 2.11+0.15+0.03+0.68=2.97€

Coût d’un cycle dans une laverie : 3€

Les chiffres parlent d’eux même, il n’est pas nécessaire de conclure. Avoir une machine à laver me coûte donc moins cher au cycle que d’aller dans une laverie. Sans compter que je n’ai pris en compte que l’aspect financier.

Si je prends en compte le fait que la laverie la plus proche de chez moi est à 420m de la porte de mon immeuble, que le temps passé à la laverie est du temps globalement perdu (je ne peux pas faire la cuisine, le ménage, ou pratiquer un loisir pendant que je m’y trouve), alors il est évident, à mes yeux, que la machine à laver remporte le duel haut la main.

Certains me reprocheront certainement de ne pas prendre en compte l’immobilisation d’argent que représente l’achat de la machine. Mais je suis loin d’être passionné par les investissements, et encore moins un expert. Voici quand même le calcul.

65 cycles par an, sur 5 années, cela nous fait un total de 325 machines. En laverie, le coût global est donc de 3*325=975€.

En admettant que, plutôt que d’acheter une machine à laver, je place l’argent sur un Livret A, dont le taux de rémunération actuel est de 1.25%, cela me rapporterait sur 5 ans environ 44€ (en laissant les intérêts sur le compte).

Si je soustrait donc les intérêts du coût global, nous arrivons à 975-44=931€.

Ainsi, avec les intérêts acquis, le coût d’un cycle en laverie est finalement de 931/325=2.86€.

Financièrement, la laverie deviendrait donc plus intéressante. Mais comme je n’ai pas du tout le profil investisseur, et que les désavantages d’aller en laverie ont un poids énorme en ce qui me concerne; la machine est donc la grande gagnante.

Maintenant, il reste à trouver mon prochain sujet. Des idées ?

App Flooding

Some of you may have noticed that a few developers have been exploiting the free submission of apps to BlackBerry World and using it as a promotional tool. @gpheheise pointed out to me that the worst offender by far is S4BB. As of this article BlackBerry World is reporting that S4BB has over 47,000+ Apps in BlackBerry World.

[…]

Either way having 47,000 apps definitely skews any BlackBerry World statistics. I am sure other App Stores have tons of spam and fart apps but I was not aware that BlackBerry World was similarly afflicted by a single developer. This just goes to show that BlackBerry should be focusing on the quality apps instead of the quantity of apps.

What do you think? How should BlackBerry handle this sort of BlackBerry World app flooding? Are they doing the right thing by letting them in and letting users decide if they should buy or ignore them?
[ONE App Developer Responsible for 47,000+ Apps in BlackBerry World? sur BerryReview.com]

D’après certaines sources, il y aurait moins de 200k applications sur le store BlackBerry. Plus d’un quart serait donc le fait de S4BB Limited.

Fait intéressant concernant cette société, elle est basée à Hong-Kong, et malgré une productivité hors normes, elle ne possède pas ses propres bureaux :

You can contact us by mail:

S4BB Limited
1104 Crawford House
70 Queen’s Road Central
Central
Hong Kong
[About S4BB Limited sur S4BB.com]

Une rapide recherche nous apprend qu’à cette adresse on ne trouve que des bureaux virtuels, et que S4BB Limited a pour voisins virtuels un importateur de vins italiens, un importateur de vins canadiens, une société d’aide au développement d’autres sociétés, un facilitateur d’échange de droits d’émission de carbone

Calcio Fiorentino

Le calcio florentin (appelé calcio in costume, calcio in livrea ou calcio storico fiorentino en italien) est un sport florentin de la Renaissance

[…]

De nos jours, il existe un grand tournoi annuel, le Torneo dei Quattro Quartieri, composé de trois grands matches (deux éliminatoires et la finale) se déroulant au mois de juin lors de la fête du saint patron de la ville. S’affrontent 54 joueurs en costume médiéval sur la piazza Santa Croce, recouverte de sable, devant quelque 100 000 spectateurs.

[…]

Les matches durent cinquante minutes et se disputent sur un terrain rectangulaire sablonneux. Une ligne blanche divise le terrain en deux moitiés identiques, des cages placées aux deux extrémités, comme dans le football.

Ce sport est un mélange de football, de rugby et de lutte. Deux équipes de vingt-sept joueurs s’affrontent en tentant de mettre le ballon rond dans les filets adverses. Peu importe la manière dont laquelle la balle atterrit dans les cages, presque tous les coups sont permis. Les seules interdictions sont pratiquement les « 2 contre 1 » et les attaques par derrière.
[…]
Le match commence avec le lancement du ballon sur la ligne centrale de la part du pallaio. Dès ce moment, les joueurs des deux équipes essayeront de prendre possession de la balle et de l’envoyer dans le but de l’équipe adverse, marquant ainsi une caccia (but). Il est important de bien viser le tir, parce que si le ballon rebondit sur un poteau ou vole au-dessus ou d’un côté, un demi-point est donné à l’équipe adverse. À chaque but, les équipes changent de côté de terrain. Le vainqueur sera l’équipe qui aura marqué le plus de buts à la fin des 50 minutes du jeu.

Le prix des vainqueurs est un veau blanc de race Chianina, donné au son des hymnes de victoire joués par des musiciens.
[Calcio florentin sur WikiPedia.org]

Découverte du jour grâce au 360°-GEO diffusé sur Arte*.

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Évidemment, un article plus complet est présent sur la version italienne.

Une rediffusion de la finale 2013, qui opposait les Bianchi aux Azzurri, est disponible sur YouTube.

Amusant de voir que certains le considèrent comme l’ancêtre du football moderne, quand on sait que les joueurs de football italiens sont considérés comme les plus grands simulateurs.

Photo.

* Disponible uniquement pendant 7 jours (le concept d’Arte+7), sous le nom Florence, le foot dans le sang.