Google+, Facebook des vieux?

… et des geeks hardcore?

Voilà, ça doit faire un mois que Google+ est disponible pour certains (tout le monde, tant qu’on sait être patient), et des centaines de milliers d’articles on été écrits partout sur l’Internet, par des geeks, des « journalistes high-techs », et plein d’autre charlatans de ce genre.

Certains disent que c’est génial, d’autres disent que c’est ridicule, d’autres encore ne savent pas quoi penser. En tout cas, cela fait beaucoup (trop) parler.

Si le but plus ou moins avoué par Google est clairement de contrer Facebook, il n’y a, à l’heure actuelle, que peu de chances pour que G+ fasse tomber Facebook.

La seule différence concrète pour l’instant est le principe des « cercles » qui ne permet que de partager plus finement ses publications. Pour le reste, à savoir regrouper ses amis en fonction de certains critères, il y avait déjà les listes sur Facebook.

Mais d’un autre côté, G+ ne propose pas pour le moment (il semblerait que des négociations avec des éditeurs soient en cours) ce qui est une des forces de Facebook : les jeux sociaux. Et Apple peut témoigner; pour attirer la masse, il n’y a rien de mieux que les jeux.

Ainsi, la majorité des personnes ayant véritablement switché de Facebook à G+, sont des « vieux »; des personnes qui voient dans G+ une réelle alternative à Facebook grâce à son interface plus épurée, le sérieux de Google, une entreprise avec de vraies fondations, et surtout, l’absence (temporaire ?) des jeunes qui viennent afficher toutes leurs prouesses à la vue de tous.

Ah, et il y a aussi les geeks « early adopters » de Facebook qui l’ont quitté quand il a commencé à devenir la vitrine des « hipsters » et qui sont sur G+ car c’est une bêta privée et que c’est nouveau, mais qui ne tarderont pas à partir si « le peuple » l’adopte.

Au final, la vraie chance pour que G+ soit adopté, est que « le geek » est devenu à la mode, ce qui permet plus ou moins aux « journalistes high-techs » de faire la pluie et le beau temps dans le monde de la « hype », et de la même façon que les boutons « like » ont fait leur apparition partout sur l’ensemble du Web, les « +1 » ne devraient pas tarder à venir pourrir la Toile, et ainsi attirer les « wanabee-geeks » à rejoindre G+, attirant avec eux l’ensemble du cheptel du célèbre Panurge.

En attendant, je trouve toujours les réseaux sociaux sans le moindre intérêt, et j’expliquerai certainement rapidement pourquoi ici bas.