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JDMAI #78

Right Behind Her – Melinda Leigh : Grosse impression de facilité côté scénario. Des scènes complètes qui sont quasi-identiques à celles des tomes précédents. Mais bon, ça se lit tellement vite après tout…

She knew better than anyone that just because someone was family, that didn’t mean they weren’t toxic.
[Right Behind Her – Melinda Leigh]

We Own This City (Saison 1) : Énorme déception ! David Simon de retour à Baltimore, j’y croyais. Je voyais beaucoup de retours très positifs, j’y croyais. Mais rapidement on comprend que ça ne va pas le faire. Résumé grossièrement, c’est un mélange entre The Shield sans l’énergie qui faisait tout son intérêt, et The Wire sans la subtilité, la profondeur et l’exhaustivité qui faisaient tout son intérêt.
La réalisation et la narration rendent l’expérience très compliquée à comprendre, avec des sauts réguliers dans le temps très mal mis en œuvre, parfois avec une date clairement affichée, parfois via un bref passage par un supposé logiciel de saisie de temps en accéléré, certes une date apparaît mais c’est tellement mal fait et rapide que ça ne marche pas. Qui a eu cette terrible idée ?!
C’est vraiment beaucoup trop haché pour être fluide.
Une partie des personnages n’est absolument pas crédible, et comme ils sont interprétés par des acteurs de talent déjà croisés par ailleurs, là aussi ça vient certainement de la réalisation.
La série n’est même pas à la hauteur de son titre. Si dans The Wire la ville était un acteur à part entière et qu’elle était bien couverte en totalité, ici il n’est question que d’armes et de drogue. Alors à moins de considérer que Baltimore ce résume à ces deux activités, sinon ça ne tient pas.
En se focalisant majoritairement sur la police, forcément ça manque d’éléments pour bien cerner le problème et ça pourrait sembler être à charge contre les forces de l’ordre, ce que ça n’est pas. C’est uniquement à propos d’un groupe de policiers corrompus. Considérer que la série est anti-flics ce serait admettre que tous les policiers sont corrompus et font un usage systématiquement excessif de la violence. You do you.
Même la façon dont c’est filmé, dont c’est mis en musique, ça ne marche pas.
Dommage.
Heureusement ce ne sont que 6h épisodes d’une heure et qu’il n’est pas prévue de suite.

Ricky Gervais: SuperNature : Le spectacle dans son ensemble n’est pas particulièrement génial. C’est du Gervais et c’est drôle. Mais ce qui importe c’est la façon dont il arrive à mettre les mots sur l’état de la société, son impact sur l’humour et rappeler ce qu’est, à la base, l’humour. C’est tellement simple et pourtant nécessaire.

The Twyford Code – Janice Hallett : Déjà je dois dire que j’ai adoré l’idée du format. La transcription speech-to-text de 200 notes audio prises sur un iPhone, qui permet non seulement de masquer une partie cruciale de l’intrigue comme on le découvre à la fin, mais surtout qui ajoute énormément d’humour grâce aux erreurs d’interprétation du logiciel de reconnaissance audio, bien mal aidé par le vocabulaire et l’accent particulier du principal protagoniste. Ainsi iOS devient eye oh S ou UCL devient you see Elle. Résultat parfois c’est assez compliqué à comprendre, surtout que l’ensemble est volontairement très incohérent, mais tout fait partie de l’intrigue et du caractère particulier du livre.
Le dernier chapitre offre finalement des explications sur tout ce qu’il vient de se passer et c’est la grande révélation !
L’ensemble est vraiment très bien, sur le fond tout comme déjà indiqué, la forme.
Seule petite déception, la conclusion ouverte. Je n’aime vraiment pas ce genre de pratique, même si je comprends tout à fait son attrait pour les auteurs, puisqu’en une seule ligne on peut complètement retourner l’histoire et la tête des lecteurs.

A lot of talk inside about feelings. How feelings are like visitors with something to give you. If they knock on your door: answer. Let em in. Accept the gift. Say cheers, mate. Otherwise, they said, the feeling will go away and you won’t get the gift. I disagree. If a feeling knocks and no one answers, it’ll get p[EXPLICIT]d off. It’ll kick the door in, chuck the gift at you and smash your best ornaments so you don’t disrespect it again. You’ll be clearing up a lot more mess than you had to start with. So it’s good, Maxine, to cry if you want. Remember that.
[The Twyford Code – Janice Hallett]

Station Eleven (Saison 1, Épisodes 1/2/3/4) : Le premier épisode était extrêmement prometteur. Une ambiance particulière, des personnages étonnants, pas mal d’humour, un suspense croissant… Mais la suite n’est qu’un agrégat de névroses d’artistes dans un contexte d’apocalypse sanitaire qui paraît peu crédible depuis 2020 qui se déroule avec une lenteur insoutenable. Le seul point positif, c’est que cette fois ils ont enfin eu la bonne idée d’abandonner leurs voitures… ou presque, puisqu’elles sont tractées par des chevaux, en l’absence de carburant fossile. Mais les électriques continuent, elles, de circuler sans problème, 20 ans après l’effondrement…

To the monsters we’re the monsters
[Station Eleven]

Surrogates : L’idée de départ est intéressante mais ça s’arrête là. C’est totalement bâclé, très désagréable visuellement… Heureusement ça ne dure que 90 minutes. Et puis sérieusement, les gens vivent à travers un robot qu’ils contrôlent à distance mais ils continuent à utiliser des voitures pour déplacer leurs robots et des téléphones mobiles pour communiquer ?!

A History of Violence : Techniquement c’est plutôt très propre, l’image, le son, le casting… Mais l’histoire en soit n’est pas folichonne et ça semble bâclé. Surtout que cette ambiance à la Fargo laissait présager énormément !

Kids : Je vois l’idée, je reconnais le réalisme cru de la chose, mais je sais pas, ça manque quand même de fond, non ?! Peut-être une question de génération et/ou de période à laquelle j’ai regardé chacune des créations, mais j’avais bien plus adhéré à Skins qui était moins gratuit.

Coup de tête : Un film qui sent fort une France que je suis ravi de ne pas avoir connu, car si elle a produit de nombreuses œuvres majeures, c’est surtout là que s’est joué notre avenir, pour le pire. Mais en dehors de ça, c’est une comédie simple et bien rythmée, superbement mise en musique par Pierre Bachelet.

Jeff Ross Roasts Criminals: Live at Brazos County Jail : Le roast c’est rigolo quand c’est à petites doses, dans un contexte plus large. Là, en faire un special de 50 minutes, c’est vite chiant. Surtout quand c’est prétendument à vocation humaniste alors qu’en dehors de 2/3 punchlines bien fades (dire que la nourriture en prison est mauvaise, c’est pour le moins audacieux) il n’y a rien de très engagé.

Les valseuses : Pour avoir entendu de très nombreuses répliques, et pour avoir identifié un semblant de profil type de fan du film; je n’avais pas de grands espoirs, mais j’espérais au moins rigoler. C’est loupé.
Pour le classer en tant que comédie, il faut avoir un humour qui tourne autour du trou de balle, avoir un faible pour le softporn et apprécier les répliques de beaufs, vulgaires et aussi vides que le cinquième verre que vient de descendre leur auteur.
Sinon c’est simplement un drame où chaque personnage, principal, secondaire ou de passage, est plus malheureux que le précédent, et bien décidé à s’en prendre aux autres pour tenter, via un nivèlement par le bas, de donner un sens à sa vie.

1984 – Georges Orwell : De plus en plus de personnes prétendant que l’on vit actuellement dans une société telle que décrite dans le livre, je me suis dit qu’il était temps de le lire. Évidemment, ce n’est pas le cas. Certes, il est possible de dresser des parallèles, de constater des similitudes, mais fond n’y est pas. Et c’est d’ailleurs ce que je reproche à l’ouvrage; d’avoir voulu trop aller dans l’intellectuel et le romantisme, au point de perdre toute crédibilité. Les deux premières parties, celles auxquelles la majorité des personnes se réfèrent, sont concrètes et réalistes. Mais la dernière partie, qui révèle finalement le fondement de l’histoire, elle, est mise de côté car bien plus complexe et, finalement, irréaliste. Ce serait donner trop de crédit à l’espèce humaine.
Malgré tout c’est intéressant à lire, même si son message peut être interprété de manières totalement différentes puisque, comme l’indique l’auteur : the best books […] are those that tell you what you know already.

And even when they became discontented, as they sometimes did, their discontent led nowhere, because, being without general ideas, they could only focus it on petty specific grievances. The larger evils invariably escaped their notice.
[1984 – Georges Orwell]

L’amour, l’après-midi : Voilà un film qui me parle ! Pas nécessairement concernant le sujet central, mais plutôt vis à vis de l’existence générale de son personnage principal. Beaucoup de mal avec le jeu des acteurs cependant. Ça sonne faux. Mais la technique arrive à cacher un peu ce défaut.

The King : C’est long, c’est chiant, c’est pas très beau… Ah oui c’est du Netflix !

The Copenhagen Trilogy: Childhood / Youth / Dependency – Tove Ditlevsen : Totalement happé par la simplicité et l’authenticité du récit. Les deux premières parties sont malgré tout joyeuses, drôles et plaisantes à lire. La dernière est un gros tournant tragique. Non seulement parce que le traducteur n’est pas le même (j’ai beaucoup de mal avec le style employé pour cette partie) mais surtout parce que le récit est… pesant. Il semblerait que ça ne soit que partiellement auto-biographique (ou partiellement fictionnalisé), mais c’est le genre de lecture qui marque réellement.

Otherwise my father has written a lot of my papers and gotten good grades from Miss Mathiassen. It didn’t misfire until he wrote an essay on America and ended it like this: ‘America has been called the land of freedom. Earlier it meant freedom to be yourself, to work, and to own land. Now it practically means freedom to starve to death if you don’t have money to buy food.’ ‘What in the world,’ said my classroom teacher, ‘do you mean by that nonsense?’
[The Copenhagen Trilogy: Childhood / Youth / Dependency – Tove Ditlevsen]

#Playlist

Les P’tits Yeux – Chanson pour Renaud : Une vraie belle chanson hommage à Renaud (et ses chants). Belle, bien rythmée, sincère et pleine d’heureuse références. Sans chercher à copier. Les paroles sont disponibles sur Genius.

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JDMAI #77

The Silkworm – Robert Galbraith : Un peu bordélique. Comme j’avais déjà été confronté à l’intrigue via l’adaptation télé, que j’avais l’impression de connaître la solution sans exactement avoir tous les détails, ça m’a pas mal gâché la chose. Dommage. Malgré tout, rien que pour la relation entre Cormoran et Robin, je continue !

Strike had always marvelled at the strange sanctity conferred upon celebrities by the public, even while the newspapers denigrated, hunted or hounded them. No matter how many famous people were convicted of rape or murder, still the belief persisted, almost pagan in its intensity: not him. It couldn’t be him. He’s famous.
[The Silkworm – Robert Galbraith]

The Secret Life of Walter Mitty – James Thurber : Je suis probablement passé complètement à côté de la chose car si je vois l’intérêt de la chose, je ne comprends pas ce qui peut le rendre culte. C’est à la fois trop court pour un livre correctement développé et trop long pour ce qui aurait eu beaucoup plus d’impact dans une chanson à mes yeux. M’enfin.

Ozark (Saison 4) : Voilà, c’est fini. Sans larmes, mais dans la bonne humeur. Honnêtement impressionné par la qualité du travail qu’ils ont réussi à maintenir jusqu’au bout. Quand on sait ce qu’il advient des séries Netflix depuis quelques années, et d’où ça partait, j’étais vraiment inquiet.
De nombreux sujets sont abordés (dont la nécessité de rejoindre #TheWarOnCars) mais si je dois n’en retenir qu’un sur cette série, c’est à quel point les auteurs ont réussi à mettre en scène de nombreux personnages féminins forts de manière totalement naturelle. A tel point que ce n’est qu’en faisant le bilan et en analysant le casting que j’ai réalisé qu’en fait, les vrais personnages principaux sont des femmes.
A la tête de cette galerie de personnages, il y a évidemment Ruth Langmore interprétée magistralement par Julia Garner. Du début à la fin c’était parfait.

Ruth Langmore : God’s a motherfucker. Isn’t he? Built me smart enough to know how fucked up my life is. But not quite smart enough to haul my ass out of it.
[Ozark – 4×04]

The Midnight Library – Matt Haig : Je trouve l’idée très intéressante et plutôt bien développée; avec une écriture bien rythmée et un humour léger. Par contre la dernière partie, qui transforme l’ouvrage en guide de prévention du suicide avec des phrases à rallonge à la limite du cringe, ça gâche tout, clairement. On avait compris l’objectif dès le départ, je ne comprends pas ce besoin de tout expliciter comme ça. Dommage.

Like I still want to die. I have wanted to die for quite a while. I have carefully calculated that the pain of me living as the bloody disaster that is myself is greater than the pain anyone else will feel if I were to die. In fact, I’m sure it would be a relief. I’m not useful to anyone. I was bad at work. I have disappointed everyone. I am a waste of a carbon footprint, to be honest.
[The Midnight Library – Matt Haig]

Hotel du Lac – Anita Brookner : Pas convaincu. Assez lent à se mettre en place, une fois dedans c’est prenant, étonnamment drôle; mais pour une raison toujours inconnue on part sur un flashback qui dure des plombes sans rien apporter de concret avant du finir sur quelque chose de tellement prévisible qu’il est difficile de ne pas être déçu devant le manque d’imagination.

‘And what is the most potent myth of all? […] The tortoise and the hare,’ she pronounced. ‘[…] The tortoise wins every time. This is a lie, of course,’ she said, […] ‘In real life, of course, it is the hare who wins. Every time. Look around you. And in any case it is my contention that Aesop was writing for the tortoise market. Axiomatically,’ she cried, her voice rising with enthusiasm. ‘Hares have no time to read. They are too busy winning the game. The propaganda goes all the other way, but only because it is the tortoise who is in need of consolation.‘
[Hotel du Lac – Anita Brookner]

Parlement (Saison 2) : Beaucoup trop drôle et réaliste ! C’est impressionnant la façon dont ils arrivent à aborder des sujets importants (et graves) avec légèreté et subtilité. Une superbe réussite. Toujours disponible en libre accès chez France TV.

King Kong Théorie – Virginie Despentes : Pas convaincu. D’un côté, beaucoup d’idées et réflexions intéressantes, basées sur des expériences concrètes et avec un style plaisant. De l’autre, tout un tas d’affirmations farfelues sorties de nulle part, appuyées par rien et dans un style intello barbant.
Quand elle affirme que toutes les prostituées ne sont pas des victimes, qu’elles ne sont pas toutes contraintes de pratiquer cette activité, je n’ai aucun mal à la croire. Son expérience est là pour appuyer son propos et, la diversité, c’est le propre du vivant ! Mais quand plus tard elle dit que « les hommes […] ce dont ils ont vraiment envie, c’est de baiser les uns avec les autres. Les hommes aiment les hommes« ; elle tient ça d’où exactement ? Comment elle démontre cette uniformité ? Elle ne fait même pas l’effort d’une petite anecdote pour tenter d’illustrer le propos, non. C’est tout, catégorique. C’est comme ça. Étrange…
Plus généralement, sa posture fait que quiconque émet un avis, positif ou négatif, sur ses écrits a automatiquement perdu et vient démontrer ses affirmations. Puisque l’on est soit un larbin utile du système, soit un rouage actif et coupable. Pile je gagne, face tu perds !
Finalement, force est de reconnaître que c’est réussi car difficile de rester indifférent face à cet essai. Well done!

Échanger un service sexuel contre de l’argent, même dans de bonnes conditions, même de son plein gré, est une atteinte à la dignité de la femme. Preuve en est : si elles avaient le choix, les prostituées ne le feraient pas. Tu parles d’une rhétorique… comme si l’épileuse de chez Yves Rocher étalait de la cire ou perçait des points noirs par pure vocation esthétique. La plupart des gens qui travaillent s’en passeraient s’ils le pouvaient, quelle blague !
[King Kong Théorie – Virginie Despentes]

Louie (Saison 4) : On a clairement quitté la comédie; d’ailleurs on ne voit quasiment plus d’extraits de stand-up. A la place il construit d’excellentes histoires humaines et ça prend. Vraiment. Et à y regarder de plus près je trouve que c’est également la série qui met le mieux en image la vie dans une grande ville. D’habitude la ville est un simple décors alors qu’ici c’est vraiment un personnage à part entière et c’est plaisant à voir.

Les Kassos (Saison 6) : De manière évidente, ils ont été contraints de réduire la voilure sur le contenu trash et ça se ressent. Ils compensent, je trouve, en creusant beaucoup plus dans la créativité des textes; moins percutants mais plus réfléchis. Ça me plaît. A côté, par manque de références, je suis passé à côté de certaines scènes.

Career of Evil – Robert Galbraith : Comme le précédent, c’est assez bordélique et l’intrigue n’est pas si intéressante que cela. Ça aurait pu être plié sans problème en moitié moins de pages. Le véritable intérêt de la série c’est vraiment la relation entre Cormoran et Robin. Et l’auteure l’a parfaitement compris étant donné le contenu du tout dernier paragraphe. Vite, la suite !

She had the look of a Bruegel peasant, with her rounded cheeks, prominent chin and wide nose. Eyebrows as thick and bushy as tiger moth caterpillars overhung her puffy eyes.
[Career of Evil – Robert Galbraith]

Woke: A Guide to Social Justice – Titania McGrath : Certains passages sont particulièrement drôles et bien trouvés. D’autres sont terrifiants de réalisme. D’autres encore amènent une réflexion intéressante. Enfin, certains sonnent creux, gratuits, réchauffés et donnent le sentiment d’être du pur fan-service à destination des anti-woke, exactement à l’image des écrits que le titre est censé parodier. Un livre entier, si court soit-il, était peut-être trop ambitieux.

Let’s be very clear about this. Any form of segregation of the sexes, in sports, in schools, in toilet facilities – anywhere at all – is a reprehensible form of gender apartheid. Except when it comes to mosques, in which case it’s empowering.
[Woke: A Guide to Social Justice – Titania McGrath]

Cop Land : En dehors de l’ambiance 90’s, c’est pas terrible terrible. L’intrigue est vraiment très simpliste.

Cast Away : Une pub de 2h30 pour un transporteur et un fabriquant d’équipement sportif ? Ou alors je suis passé à côté de quelque-chose ?

Arizona Dream : Le genre de délire artistique auquel j’arrive à adhérer. Superbe. Et je me rends compte aujourd’hui que j’ai été bercé dans mon enfance par l’écoute de l’OST.

The Travelling Cat Chronicles – Hiro Arikawa : A la lecture du résumé et de quelques avis, je craignais que ça ne tourne trop autour du pathos et du kawaii. Ce n’est pas le cas. La première partie est surtout très drôle. Le dernier tiers, beaucoup moins, évidemment. Mais c’est écrit de manière subtile, presque avec pudeur. On n’a pas l’impression d’être contraint à la tristesse. Au final c’est une très belle histoire de relations humaines mais aussi, et surtout, du lien fort qui peut exister entre un humain et un animal de compagnie; et les conséquences que cela peut avoir sur la vie d’autres humains et animaux.

Feeling the weight of a cat’s paws pressing into your shoulders in the middle of the night – not much beats that.
[The Travelling Cat Chronicles – Hiro Arikawa]

#Playlist

Seth Gueko – Mange tes morts : Un bon son de barlou bien débile avec un refrain délicieux.

The Interrupters – She Got Arrested : La première fois que j’ai entendu ce morceau j’étais persuadé d’entendre un morceau enregistré par un groupe anglais il y a au moins trente ans. Quelle ne fut pas ma surprise en apprenant qu’il date des années 2010 et provient d’un groupe californien. Je mets celui-ci car c’est le premier que j’ai entendu mais tous les autres sont au moins aussi biens. Je ne décroche plus. Cette reprise de Bad Guy !!!

Casiopea – Midnight Rendezvous : Même chose que pour The Interrupters, premier morceau découvert du groupe mais tout ce qu’il ont fait est absolument fou ! Et cette fois, ça sent les années 80 et ça tombe bien car ça vient (approximativement) de cette époque.

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JDMAI #76

Mortimer & Whitehouse: Gone Fishing (Saison 1, Épisode 1) : Je trouvais l’idée intéressante, et ça a un bon potentiel, mais il y a un énorme mood boomers qui me rend l’expérience insupportable. Entendre des vieux raconter leur vie d’excès tout en se plaignant du résultat…

Bored to Death (Saison 3) : Voilà, c’est fini. Je persiste à dire qu’il y avait moyen que ça devienne une série vraiment réussie. Avec de vraies bonnes idées originales. Mais à côté ça part tellement dans tous les sens en restant superficiel que, malheureusement, c’est au mieux divertissant. Au pire, sans grand intérêt.

Where the Crawdads Sing – Delia Owens : Très compliqué de rentrer dans l’histoire avec ses personnages très étranges, son vocabulaire particulier et le dialecte quasi-incompréhensible utilisé dans les dialogues. Il m’aura par exemple fallu arriver au tiers pour être certain de la couleur de peau du personnage principal. Ça peut paraître un détail, mais compte-tenu du contexte historique et géographique, c’est important. Ensuite ça passe bien mieux et c’est prenant. Jusqu’au dernier quart que je n’ai pas pu lâcher, totalement absorbé.
Globalement partagé. Le côté nature est vraiment superbe, on sent la passion de l’auteure. Par contre pour l’histoire, j’ai l’impression qu’il y a trop de bienveillance pour essayer de contrer la violence qui peut apparaître ça et là. Ce qui retire un peu de crédibilité à l’ensemble. Et la chute, magnifiquement amenée, peut laisser un trop bon sentiment au lecteur.

At the bottom of the carton was a note. She unfolded it and looked at the words, written carefully in simple script that a child could read. Kya knew the time of the tides in her heart, could find her way home by the stars, knew every feather of an eagle, but even at fourteen, couldn’t read these words.
[Where the Crawdads Sing – Delia Owens]

Upload (Saison 2) : Rah, que c’est frustrant ! La première saison, de dix épisodes, était déjà trop courte; après plus de deux ans d’attente, la seconde arrive enfin et… elle ne fait que sept épisodes ! Et non seulement ça a à peine repris que ça se termine sur un gros twist, mais en plus il manque clairement un morceau dans l’histoire ! Pourquoi nous faire ça ?!
On retrouve toujours plein d’imperfections mais ça ajoute réellement au charme de la série. D’un côté il y a une attention incroyable aux détails, tant visuels que sonores; et de l’autre des légèretés scénaristiques qui paraissent étonnantes en comparaison. Mais j’adore ! J’adore !
Si je n’ai pas (encore ?) fini The Good Place c’est justement parce que ça semble forcé, trop travaillé, pas suffisamment naturel, alors que là, on voudrait que ça continue indéfiniment…
Par contre ce qui m’étonne c’est qu’une société comme Amazon produise cette série. Car l’un des messages est clairement de montrer comment les entreprises corrompent et utilisent la technologie pour enrichir une infime minorité tout en abusant ouvertement de la majorité de la population.
Soit ils se disent que les gens ne vont pas comprendre (et nombre d’avis laissent à croire cela), soit ils se disent que même s’ils comprennent, ils ne feront rien (et c’est vraisemblablement le cas). Ce qui est la partie la plus sombre de l’affaire.

The Catcher in the Rye – J.D. Salinger : Je ne vais pas me lancer dans une longue analyse de texte, il en existe déjà des centaines, qui s’accordent ou se contredisent, ce n’est pas le propos. J’ai tout simplement adoré chaque minute passée à lire ce livre. Le style, le rythme, le vocabulaire, le fond… Certains le qualifient de life-changing; je n’irai pas jusque là. Je ne pense pas qu’il va m’influencer aujourd’hui, à presque 32 ans, mais surtout je ne pense pas que l’avoir lu adolescent m’aurait influencé. Peut-être que je me trompe ?
C’est toutefois un ouvrage que j’aurai du mal à oublier tant je m’y suis reconnu par moments et que je serai tenté de relire car plus j’y repense, plus je réalise des choses qui m’avaient initialement échappées. A commencer par le titre qui est finalement une évidence.
Seul petit point noir, c’est que Holden est issu de la bourgeoisie et, forcément, ça a tendance à retirer un peu d’authenticité à l’ensemble.

‘Take cars,’ I said. I said it in this very quiet voice. ‘Take most people, they’re crazy about cars. They worry if they get a little scratch on them, and they’re always talking about how many miles they get to a gallon, and if they get a brand-new car already they start thinking about trading it in for one that’s even newer. I don’t even like old cars. I mean they don’t even interest me. I’d rather have a goddam horse. A horse is at least human, for God’s sake. […]‘
[The Catcher in the Rye – J.D. Salinger]

Drown Her Sorrows – Melinda Leigh : Contrairement à l’évolution des personnages récurrents, très (trop) lente, j’ai l’impression que l’intrigue est passée beaucoup (trop) rapidement. A peine le temps de l’installer que c’est déjà fini. Ca se lit toujours très bien, mais j’aurai aimé un peu plus de contenu…

Remember, the games are there whether you like them or not. The only choice you have is to try to beat them or let them win.
[Drown Her Sorrows – Melinda Leigh]

Ted Lasso (Saison 2) : Voir critique complète.

Veep (Saison 6) : Je n’en peux vraiment plus de Selina qui s’aggrave d’épisode en épisode, mais je comprends tout à fait que c’est volontaire, ce qui montre la qualité de la production et surtout que chacune de ses actions, chacune de ses répliques est finement pensée pour atteindre son objectif satirique sachant que derrière des flots de vulgarité, c’est très subtil et parfaitement délicieux.
Pour contrebalancer cela, les auteurs ont eu l’excellente idée de développer les personnages et intrigues secondaires qui, Richard Splett, sont absolument hilarants, nécessitant quasi-systématiquement de mettre en pause l’épisode pour reprendre sa respiration et ne pas manquer la suite.
Un régal !

I am pulling this creature from the jizz lagoon right off the New Hampshire congressional ballot and replacing him with his cousin, Ezra.
Ezra has more raw political talent in the tip of his rosy-head pecker than you have in this mangled abortion coat hanger you should be ashamed to call your body.
The people of New Hampshire are going to be so grateful to me I’m going to be like a disability check wrapped around a pack of no-filter cigarettes.
[Veep – 6×09]

After Life (Saison 3) : Difficile de ne pas être déçu par cette saison tant elle apporte peu à la série. C’est une sorte de conclusion sur six épisodes, où 75% du contenu aurait pu être laissé de côté pour le condenser en un seul épisode.
C’est beaucoup moins drôle, beaucoup moins incisif, beaucoup moins sentimental. Que ce soit dans l’écriture ou même dans la réalisation (avec la réutilisation étonnante de scènes complète d’un autre épisode), ça manque de neuf, d’évolution…
Ça donne l’impression d’avoir été tourné et monté en vitesse à la fin du confinement pour pouvoir tenir un agenda. Dommage.
Malgré tout, ça vient clore correctement la série.

#Playlist

Barry Louis Polisar – All I Want Is You : Tombé par hasard dessus via une playlist orientée sport, et donc dénotant totalement, plutôt que de zapper j’ai écouté jusqu’au bout et depuis c’est presque en boucle ! Elle a été utilisée dans la BO de Juno.

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Ted Lassé

Je viens de terminer de regarder la deuxième saison de Ted Lasso et, comme le laisse supposer le titre de l’article, je n’irai pas plus loin.

Déjà parce que la partie foot est totalement laissée de côté. Il pourrait être question de n’importe quel autre sport collectif, ou même d’une banale entreprise de revente de papier, ça serait pareil. Et forcément, en abandonnant ses racines, on se perd.
C’est un détail que je n’avais pas remarqué initialement mais la majorité des acteurs qui interprètent des joueurs de foot n’ont absolument pas le physique adapté. Que ce soit leur capitaine en surpoids ou leurs défenseurs avec des jambes de marathoniens, c’est risible. Ça se voit également dans les trop rares scènes où ils jouent : ça respire l’amateurisme alors qu’ils sont censés être des joueurs professionnels de haut niveau. Seul Dani Rojas paraît crédible.

Ensuite parce que tout est fait pour jouer sur les sentiments du spectateur, dans l’unique but de le faire s’attacher à la série, quitte à n’avoir absolument aucune crédibilité. Que ce soit quand les joueurs décident de s’opposer à leur sponsor principal pour des raisons morales (même Harry Potter c’est plus crédible) ou encore quand un journaliste révèle sa source sans même que cela ne lui soit demandé, dans l’unique but de faciliter l’intrigue…
Chaque épisode chercher à tirer des larmes, en usant d’énormes ficelles, et ça marche. Ce qui est agaçant. Surtout que c’est vraiment sans aucun intérêt. Il n’y aucun message réel. Et l’humour a quasiment disparu. Ou alors n’est présent que sous des formes grotesques.
De (trop) nombreux sujets de société sont abordés au mieux de façon assez maladroite, au pire d’une manière complètement absurde.
Ici il n’est même plus question de bienveillance mais carrément de bisounoursance. Certes ils glissent quelques obstacles ça et là, mais globalement c’est navrant de niaiserie.

Enfin parce qu’à la manière des acteurs mal sélectionnés/préparés, de nombreuses incohérences viennent démontrer le manque de sérieux de la production. Dont un en particulier qui m’a forcément (trop) parlé.

Attention, gros spoilers à suivre.

Dans le premier épisode, un nouveau personnage fait son apparition et on peut apercevoir en arrière plan de son bureau qu’elle s’est rendue sur place avec un Brompton Raw Lacquer et une selle Brooks marron :

Dans le second épisode, elle est même vue roulant sur le vélo, équipée d’un casque gris argenté. On a même droit à un gros plan sur le Brompton et son casque :

Sur le gros plan on peut voir que le vélo ne possède pas de shifters (il n’a donc qu’une seule vitesse, suffisamment rare pour être noté) et que les rails de la selle sont en cuivre/couleur cuivre.

Plus de vélo ensuite jusqu’au huitième épisode où là, c’est la catastrophe !

Ainsi on la voit monter à vélo, puis enfiler des AirPods Pro (merci le placement produit Apple dans une série Apple).

Déjà là je ne suis pas hyper emballé car, tout comme la loi de nombreux pays, je suis contre le port d’écouteurs à vélo; j’y vois une distraction ainsi que réduction de l’ouïe qui est primordiale pour rester en vie dans la circulation.
Mais surtout, quelques secondes plus tard, on la voit engueuler un piéton car son chien (tenu en laisse) est en travers de son chemin alors qu’elle se déplace sur ce qui semble être un espace partagé sur lequel les piétons ont bien évidemment la priorité. Merci l’image de merde donnée aux cyclistes.
Et le pompon arrive quelques secondes plus tard où elle se fait tout simplement percuter par un automobiliste. Ce qui, sous-texte, ne serait pas arrivé si elle était plus attentive, ne portait pas d’écouteurs et était resté concentrée sur la circulation au lieu de fredonner l’air du morceau qui passait dans ses oreilles. Et le vélo c’est dangereux puisque c’est le seul accident de transport rencontré dans la série, alors que l’on voit régulièrement des gens se déplacer en voiture. Hinhin.

Ah, et bien sur, tout ceci se passe sur un vélo, pliant certes, mais qui n’a strictement rien à voir avec le Brompton du début. Où est-il passé ?

Ont-ils changé de vélo, pour ce qui semble être un modèle entré de gamme tout simple, car ils avaient besoin de le détruire pour la scène suivant l’accident ? Question de budget ?

En tout cas le casque, lui, est toujours le même et semble hors d’usage. Mais honnêtement, qui repartirait de l’hôpital avec son casque cassé ?

Finalement, Ted décide de lui offrir un nouveau vélo en remplacement et, sur le seul plan qui le laisse apparaître, on peut voir qu’il s’agit du cintre d’un Brompton sans shifters. Intéressant.

Il faudra alors attendre le onzième épisode pour revoir le personnage à vélo. Avec un nouveau casque, rouge cette fois, absolument inadapté à la tête de l’actrice. Puis quelques secondes plus tard, apercevoir Ted portant un Brompton Raw Lacquer avec une selle Brooks marron et des rails en cuivre/couleur cuivre.
C’est à dire exactement le même que dans les deux premiers épisodes.
Magique !

J’imagine que le Brompton est un placement de produit, ce qui explique le gros plan du second épisode. Par contre c’est un énorme raté narratif, de l’avoir faite rouler avec au début, de lui avoir fait changer de monture pour l’accident, puis d’avoir réintroduit le même Brompton ensuite en remplacement. Ils ont géré le casque (enfin presque) mais pour le vélo c’est ridicule.
Et le fait qu’ils aient en plus donné une terrible image des personnes se déplaçant à vélo, ne fait que renforcer mon agacement face à cette gestion désastreuse de l’objet dans la série.

A côté il y a tout de même quelques répliques particulièrement bien senties mais trop rares pour compenser tout le reste.

Dommage. Il y avait un certain potentiel.

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JDMAI #75

Bored to Death (Saison 2) : Il y a plein de trucs vraiment cool dans la série, mais à côté il manque un petit quelque-chose pour la rendre géniale et je n’arrive pas à l’identifier…

Runaway – Alice Munro : Huit histoires très déséquilibrées, certaines vraiment géniales, d’autres… incompréhensibles ?!

Juliet didn’t know what it could be called. An attitude, indifferent but uncompromising, like a cat’s.
[Runaway – Alice Munro]

Cross Her Heart – Melinda Leigh : L’intrigue n’est pas des plus incroyables mais l’écriture est tellement fluide qu’il est difficile de ne pas se laisser emporter. Et je me retiens d’enchaîner directement sur la suite !

“I woke up at five this morning. Do you know what I did?”
“No.”
“Nothing, and it was beautiful.”
[Cross Her Heart – Melinda Leigh]

Killing Eve (Saison 3) : Les personnages sont toujours aussi géniaux, avec un jeu impeccable et une bande son aux petits oignons. Par contre l’écriture est catastrophique, ça n’a ni queue ni tête, ça ne tient pas la route et pour l’aspect comique on tombe clairement dans la facilité. L’impression de voir un gâchis de talents.

Men Without Women – Haruki Murakami : A l’image de Runaway, il y a des choses très bien, et d’autres absolument incompréhensibles. Et il y a évidemment le chef d’œuvre final éponyme.

“Mr. Kino, you’re not the type who would willingly do something wrong. I know that very well. But there are times in this world when it’s not enough just not to do the wrong thing. Some people use that blank space as a kind of loophole. Do you understand what I’m saying?”
[Men Without Women – Haruki Murakami]

See Her Die – Melinda Leigh : Toujours facile à lire et bien prenant.

Instead of resisting, Matt gave up and let Brody have his head. He’d learned early on that he was holding the dumb end of the leash. The dog knew what he was doing.
[See Her Die – Melinda Leigh]

Le Portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde : J’ai décidé de le lire en français car je me suis dit que je n’avais pas le niveau requis pour de l’anglais poétique du 19ème siècle. C’était peut-être une erreur. Non seulement parce que de manière générale je trouve que les dialogues manquent de fluidité, mais aussi parce qu’en prenant une version gratuite de l’ebook, je n’ai pu que constater de très nombreuses fautes qui viennent clairement gâcher le plaisir.
En admettant avoir réussi à avoir saisi l’essentiel malgré cela, je dirai que je suis mitigé. D’un côté je comprends (partiellement) le message et certains passages sont un régal. De l’autre, la narration particulière, des dialogues vraiment irréalistes et des chapitres entiers (oui, toi, le XII !) sans le moindre intérêt (même s’ils ont un sens dans l’histoire en soit) font que… Je ne sais pas. Il manque clairement quelque chose pour un « wahou ! ».
Peut-être faut-il tenter la lecture en version originale ? Peut-être… ?

Mon cher enfant, ceux qui n’aiment qu’une fois dans leur vie sont les véritables futiles. Ce qu’ils appellent leur loyauté et leur fidélité, je l’appelle ou le sommeil de l’habitude ou leur défaut d’imagination. La fidélité est à la vie sentimentale ce que la stabilité est à la vie intellectuelle, simplement un aveu d’impuissance.
[Le Portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde]

Strike Back (Saison 7) : C’est devenu son propre cliché. Avant c’était complètement débile mais c’était assumé et c’était pour ça que c’était plaisant. Là, ils essaient d’être sérieux tout en essayant de garder un côté léger. Et ça ne marche pas. Surtout que narrativement ça rappelle 24, avec l’intrigue interminable, des méchants qui changent tous les deux épisodes, à la fin on ne se souvient même plus d’où ça partait et visiblement les auteurs non plus. Nope…

The Cuckoo’s Calling – Robert Galbraith : Je n’ai pas tout compris car si je me souvenais avoir vu le début de l’adaptation en série TV, je pensais n’avoir vu que celle correspondant au premier livre, alors que vraisemblablement il s’agissait de trois saisons pour autant de livres. Quoi qu’il en soit, si je me souvenais de l’intrigue initiale et des deux personnages principaux (ce qui explique que contrairement à nombre de personnes, je n’ai pas imaginé Strike comme un Hagrid boiteux) j’avais totalement oublié sa résolution.
J’ai donc pu profiter totalement de l’histoire.
Certes, c’est relativement long et écrit avec un style particulier, dans lequel on trouve beaucoup de vocabulaire soutenu ce qui a tendance à retarder la progression du non-anglophone que je suis (merci Kindle et son dictionnaire) mais en même temps ça ne part pas dans des délires littéraires incompréhensibles et épuisants. On sent le travail de style, la recherche pour créer un univers et des personnages, qu’il est nécessaire de décrire en détail pour pouvoir se les représenter correctement et entrer pleinement dedans.
Résultat, ce n’est pas le genre de livre que je peux lire pendant des heures, mais pour autant j’apprécie et prévois clairement de poursuivre mon bout de chemin avec Cormoran et Robin.

From Charlotte he had learned that the kind of money he had never known could coexist with unhappiness and savagery. Her family, for all their gracious manners, their suavity and flair, their erudition and occasional flamboyance, was even madder and stranger than his own. That had been a powerful link between them, when first he and Charlotte had come together.
[The Cuckoo’s Calling – Robert Galbraith]