Maîtres des briques

N’ayant pas pris la peine de brancher le décodeur TV fourni avec mon nouvel équipement Orange reçu en 2018, techniquement je suis un de ces je ne regarde pas la télé. Pour autant j’ai un compte Molotov, surtout pour suivre des évènements sportifs.
Tout ça pour dire que ce qui y est diffusé m’est totalement étranger et les rares fois où je zappe, je constate que je ne manque rien.
Jusqu’au mercredi 23 décembre.

Là où j’ai passé mes vacances de fin d’année il est de coutume de passer quelques soirées devant la télé. Et c’est ainsi que nous sommes tombés par hasard sur le tout nouveau programme de la chaîne M6 : Lego MASTERS.

Le concept suit un peu la même logique que les émissions vues et revues de cuisine comme Top Chef, Le Meilleur Pâtissier… Des anonymes viennent participer à une compétition où ils doivent réaliser des épreuves selon des thèmes imposés avant d’être jugés par un jury d’experts qui décide chaque semaine qui part, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un.
Mais cette fois, point de blanquette de veau ou de macarons, mais des constructions à base de Lego.

Des adultes qui jouent aux Lego à la télé ? Ça peut sembler très étonnant au premier abord. Et puis on se retrouve deux heures plus tard, complètement passionné par le déroulé de l’émission.

De la constitution des binômes à la réalisation, en passant par le contenu des épreuves et la qualité du plateau de tournage, tout est maîtrisé pour que le téléspectateur se prenne au jeu et ça marche. A tel point que je n’ai pu résister à regarder la seconde partie, bien que rentré chez moi entre temps. Et pour cause, le contenu était encore supérieur à celui du 23/12 !

Initialement c’est une série lancée en 2017 au Royaume-Uni, avant d’être abandonnée. Puis relancée début 2020 aux États-Unis avant d’autres pays.
Vraisemblablement certaines épreuves sont reproduites d’une nation à l’autre, ce qui explique selon moi que certains participants français semblaient tout à fait préparés, en particulier sur l’épreuve du pont.

D’une manière générale, tout ce qu’ils arrivent à produire dépasse de loin ce que le joueur moyen est capable de faire, peu importe la quantité et la diversité de pièces à sa disposition. Il faut dire que le temps qui leur est accordé n’est pas négligeable non plus. Avec respectivement quinze et onze heures, pour les deux premières épreuves.

Le seul point noir à mes yeux, en dehors des coupures pub aux moments cruciaux évidemment, vient des PNJ :

  • Le présentateur, Eric Antoine, « magicien-humoriste », qui en fait des tonnes et des tonnes. Ce qui n’apporte strictement rien et s’avère très rapidement agaçant.
  • Le juré « technique », Georg, « LEGO Certified Professional », qui se montre trop sévère vis à vis des candidats, oubliant que quand il travaille il a beaucoup plus d’outils et de temps à sa disposition. Et vraisemblablement il se retrouve régulièrement dépassé par certaines réalisations techniques et a du mal à masquer sa jalousie.
  • Le juré « artistique », Paulina, « plastic artist », qui est complètement dépassée. Elle qui ne réalise que des œuvres en deux dimensions s’avère extrêmement sévère sur des productions en trois dimensions ou impliquant du mouvement.

J’imagine qu’il est moins aisé de trouver des experts Lego que de grands cuisiniers reconnus, mais là ça donne vraiment l’impression d’une imposture. Il aurait mieux valu prendre un panel de jurés anonymes pour décider du sort des candidats. Au moins il n’y aurait pas eu cette espèce de jalousie constante. Et en plus les deux ont autant de charisme qu’une figurine Lego sans tête.

En dehors de cela c’est vraiment génial. Ça se regarde sur M6 le mardi soir à partir de 21h, ou en replay ici.

Flou alcoolique

Ce mercredi, en regardant la finale de l’Europa League entre l’Olympique de Marseille et l’Atlético de Madrid, j’ai été étonné de voir, dans le stade, une pub pour la bière Amstel.

Enfin, une pub…

La marque n’apparaît pas totalement, seules la forme et les couleurs du logo sont visibles. Mais même pour quelqu’un qui ne consomme pas, c’est flagrant.

Croyant que la diffusion de publicités pour l’alcool était interdite en France, je me suis fendu d’une petite recherche.

J’ai d’abord eu confirmation que la bière Amstel, marque appartenant à Heineken (d’ailleurs sponsor principal jusqu’en 2014 de la Heineken Cup, coupe d’Europe de rugby à XV), était un partenaire officiel de la compétition :

UEFA announced an agreement with the Heineken Company that will see the Amstel brand become an Official Partner of the UEFA Europa League for the 2015-18 period.

UEFA today announced an agreement with the Heineken Company that will see the Amstel brand become an Official Partner of the UEFA Europa League for the 2015–18 period. [It] commences in the 2015/16 season, and runs through to the 2018 UEFA Europa League final.
[Amstel to become Official Partner of UEFA Europa League sur UEFA.com]

Mais pour ce qui est de l’interdiction ou non de diffuser de la publicité pour de l’alcool, aucune information précise.

La dernière édition en date (2012) du règlement de l’UEFA concernant l’équipement indique ceci :

Article 32
Restrictions en matière de publicité
32.01 Toute publicité en faveur du tabac ou des alcools forts ainsi que tout slogan de nature politique, religieuse, raciste ou contraire aux bonnes mœurs et à l’éthique sont interdits.
[Règlement de l’UEFA concernant l’équipement – Édition 2012 sur UEFA.com]

En précisant ceci à propos de l’alcool fort :

Alcool fort
L’UEFA considère comme un alcool fort toute boisson contenant plus de 15% d’alcool (voir alinéa 32.01). S’agissant de cette définition, la législation nationale s’applique également.
[Règlement de l’UEFA concernant l’équipement – Édition 2012 sur UEFA.com]

Avec ses 5%, la Amstel Lager n’est donc pas un alcool fort aux yeux de l’UEFA.

En France, nous avons la Loi Évin qui supposée est plus sévère. Que disent les autorités ?

La seule source d’information un peu spécifique au sujet que j’ai trouvée, c’est une publication faite à l’occasion de l’Euro 2016.

Elle rappelle d’abord que la bière appartient au même groupe d’alcool que certains titrant moins de 18° d’alcool (en léger désaccord avec l’UEFA) :

Les boissons sont, en vue de la réglementation de leur fabrication, de leur mise en vente et de leur consommation, réparties en quatre groupes :
[…]
• 2° – 3° boissons fermentées non distillées et vins doux naturels : vin, bière, cidre, poiré, hydromel, auxquelles sont joints les vins doux naturels, ainsi que les crèmes de cassis et les jus de fruits ou de légumes fermentés comportant de 1,2 à 3° d’alcool, vins de liqueur, apéritifs à base de vin et liqueurs de fraises, framboises, cassis ou cerises, ne titrant pas plus de 18° d’alcool pur
[Alcool & Tabac – Point sur la réglementation sur sports.gouv.fr]

Ensuite on apprend que la publicité pour l’alcool est en fait autorisée :

La publicité en faveur des boissons alcooliques
A. Les principes généraux
La loi n° 91-32 du 10 janvier 1991 modifiée relative à la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme, dite « loi Évin » (notamment les articles L. 3323-2 à L. 3323-4 du Code de la santé publique), encadre la publicité pour les boissons alcooliques, mais ne l’interdit pas. Contrairement au tabac, la publicité pour les alcools en général est donc autorisée.
Il est néanmoins apporté des limitations à ce principe :
• en termes de supports autorisés (notamment sous forme d’affiches et d’enseignes –article L. 3323-2)
• en termes de contenu, qui doit être avant tout informatif
• par ailleurs, un message sanitaire précisant que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé doit être apposé sur les publicités en faveur des boissons alcooliques.
L’article L. 3323-3 du CSP prévoit également que toute propagande ou publicité en faveur d’un organisme, d’un service, d’une activité, d’un produit ou d’un article autre qu’une boisson alcoolique qui, par son graphisme, sa présentation, l’utilisation d’une dénomination, d’une marque, d’un emblème publicitaire ou de tout autre signe distinctif, rappelle une boisson alcoolique, doit être considérée comme une propagande ou une publicité indirecte pour cette boisson.
[Alcool & Tabac – Point sur la réglementation sur sports.gouv.fr]

Chouette, le cas présent est abordé. Un signe distinctif qui rappelle une boisson alcoolique, c’est pile ce qui apparait à l’image. C’est donc une pub !

En dessous, le document précise une partie du contenu de l’article L.3323-2 :

La publicité en faveur des boissons alcooliques n’est autorisée que :
[…]
• sous forme d’affiches, d’enseignes et d’objets à l’intérieur des lieux de vente à caractère spécialisé (NB : cela n’inclut pas les buvettes sportives) ;
[Alcool & Tabac – Point sur la réglementation sur sports.gouv.fr]

Peu de chances qu’un stade soit considéré comme un [lieu] de vente à caractère spécialisé. Cette publicité n’était donc pas autorisée ?

Plus loin, des précisions sont apportées concernant la retranscription télévisée de l’évènement sportif. La finale ayant eu lieu à Lyon :

Manifestations se déroulant en France
La présence de panneaux publicitaires en faveur de boissons alcoolisées dans des lieux affectés aux manifestations sportives exige une attention particulière concernant l’éventuelle retransmission de ces manifestations. Les retransmissions effectuées par les diffuseurs doivent être conformes aux principes de bonne foi et de santé publique.
[Alcool & Tabac – Point sur la réglementation sur sports.gouv.fr]

Et entre un club français, l’Olympique de Marseille, et un club espagnol, il existe un paragraphe dédié à ce cas de figure :

Manifestations binationales
Les manifestations binationales, qui opposent deux équipes ou deux sportifs dont un(e) est français(e), visent spécifiquement le public français. Lorsque la législation du pays d’accueil de l’épreuve autorise la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur les lieux de compétition, il appartient à l’ensemble des parties soumises à la loi française qui contractent avec le détenteur des droits de retransmission de mettre en œuvre les moyens disponibles, s’il en existe, pour prévenir l’apparition à l’antenne de publicités pour les boissons alcoolisées.
C’est ainsi, notamment, que :
• le diffuseur français doit, au moment où il acquiert les droits de retransmission, informer ses partenaires étrangers de la législation française et des présents principes
• le diffuseur français doit s’enquérir, selon ses possibilités matérielles, préalablement à la diffusion de la manifestation, auprès du détenteur des droits de retransmission, des publicités qui figureront sur le lieu de la manifestation
• s’il en a la possibilité contractuelle et pour autant que la nature de la compétition et la configuration des lieux s’y prêtent, le diffuseur français peut recourir à ses propres moyens techniques afin d’éviter une mise en évidence télévisée indue des panneaux publicitaires en faveur des boissons alcoolisées.
Si, malgré ses efforts et sa bonne foi, le diffuseur ou toute autre partie soumise à la loi française échoue dans ses négociations, il en informe le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), qui ne s’opposera pas à la retransmission de l’épreuve.
[Alcool & Tabac – Point sur la réglementation sur sports.gouv.fr]

En tant que sponsor principal, peu de chances qu’Amstel accepte que l’UEFA supprime les publicités à la demande des diffuseurs français qu’étaient M6 et BeInSports.

Mais heureusement pour eux, cette finale n’est en fait pas considérée comme une manifestation binationale puisque :

Relèvent de la catégorie des épreuves binationales, sauf exception due à la notoriété particulière d’une des deux équipes ou d’un des deux sportifs impliqués :
• les matchs amicaux ;
• les matchs qualificatifs pour les phases finales
• les matchs précédant les seizièmes de finales de la coupe dite de l’UEFA de football.
[Alcool & Tabac – Point sur la réglementation sur sports.gouv.fr]

Résultat, c’est le paragraphe sur les manifestations multinationales qui s’appliquent et là c’est open bar :

Manifestations multinationales
Les manifestations multinationales, dont les images ont vocation à être diffusées dans un grand nombre de pays, ne peuvent pas être considérées comme visant principalement le public français et peuvent par conséquent être librement retransmises par les chaînes de télévision françaises quand bien même des publicités en faveur de boissons alcoolisées viendraient à apparaître à l’écran. Les diffuseurs français, lorsqu’ils diffusent des images dont ils ne maîtrisent pas les conditions de prise de vue, ne sauraient être suspectés de complaisance à l’égard des publicités litigieuses.
[Alcool & Tabac – Point sur la réglementation sur sports.gouv.fr]

A lire ces différents textes, aucun problème avec le fait que la publicité soit visible à la télé. Seul le fait qu’elle apparaisse dans le stade semble être problématique. Mais bon, qui s’en soucie ?

Source capture.

Patrick Mongol et Bernard Faible d’Esprit

Dimanche avait lieu la 40ème édition du Marathon de Paris, ou plutôt Schneider Electric Marathon de Paris 2016.

Comme chaque année l’évènement est retransmis en direct sur France Télévision.

Cette année, aux commentaires, Patrick Montel journaliste sportif est accompagné de Bernard Faure consultant, ancien champion de France de marathon.

Le départ est donné par Anne Hidalgo et là, c’est le drame.

Un coureur blanc prend rapidement la tête de la course avec un rythme bien supérieur au peloton des hommes noirs. Instantanément, M. Montel parle d’un « petit plaisantin« . Quelques secondes plus tard, le consultant Bernard Faure réagit « ça va un moment […] parce-que ça pollue […] parce qu’il faut rester à sa place et aujourd’hui, devant, la place c’est celle des kényans […] non, il-y-a des images à ne pas faire » et son comparse de lui répondre « c’est le mot respect, faut avoir le respect de ces garçons » puis de qualifier l’échappé de « fantaisiste« .

On pourrait qualifier de plaisantin un individu qui achète son billet pour un match de foot et va courir sur le terrain pour amuser ses copains. Avec le billet qu’il a acheté, sa place est dans les tribunes. Le terrain étant réservé aux joueurs et arbitres.

En cyclisme, si un petit du peloton décide de partir en échappée, personne ne s’en offusquera, au pire cela provoquera quelques sourires.

Mais pour M. Montel et M. Faure, une personne qui se qualifie dans le SAS Préférentiel en réalisant un marathon de 2h39 et qui décide de prendre la tête de la course dès le départ, c’est un plaisantin qui n’est pas à sa place et qui manque de respect aux élites. Rien que ça.

Plus tard dans la journée, le fantaisiste a réagit sur Facebook :

En réponse aux commentateurs (Messieurs Montel & Faure).
Dimanche dernier, j’ai eu le plaisir de parcourir 600 mètres en tête du marathon de Paris 2016. Moi l’amateur, le « fantaisiste » qui a couru près de 14 000 km ces 5 dernières années, enchainé jusqu’à 7 séances par semaine, sur piste, asphalte, lors de cross, trail, courses sur route, je me suis dit « et si t’allais taper la balle avec Federer, taper la lulu à Buffon, faire un round avec Mohammed Ali ». Bon ok le round avec Mohammed n’aurait peut-être pas duré 600m ! Par contre, dimanche j’ai tenu tête à Korir, Koech, Kiprotich et consort ! Ok ok que 600m, mais bon c’était un jour sans, je tenterai à nouveau la qualif pour Rio dans quelques semaines!
Messieurs Montel et Faure, quelle déception d’entendre vos commentaires. Je suis tombé de haut. Mais s’il ne s’agissait que de déception, je ne serais pas en train d’écrire ce message. Vos propos sont condescendants, irrespectueux, conservateurs et racistes.
Tout d’abord, je tiens à vous signaler que le « plaisantin pas connecté avec son corps », court le marathon en 2h39, temps qui m’a permis d’avoir un dossard préférentiel justement et de commencer à « ma place ». Pas d’entourloupe, aucune, sur la ligne j’avais mon dossard et mes jambes comme tout le monde et comme tout le monde j’ai commencé à courir. Vous savez, ce qui est beau dans ce sport, c’est justement que des amateurs, passionnés comme moi, puissent jouer le match… Je pensais que cette idée vous plaisait mais force est de constater que bousculer un ordre établi vous fait peur. Tiens donc un ordre établi ? Monsieur Faure, je suis sincèrement désolé d’avoir « pollué » ce début de course. Excusez moi d’avoir voulu vivre un moment intense, presque un rêve, en tout droit, avec mes jambes et mon dossard ! Excusez-moi de ne pas avoir « été à ma place », d’avoir fait de l’ombre « aux kenyans ». Je l’ai bien vu, les 600 mètres où j’étais devant les a perturbés. Ils tremblaient, ils s’en souviendront du fantaisiste du marathon de paris 2016 ! Pas à ma place? Hum…j’aimerais bien que vous développiez ce point s’il vous plait. A quelle vitesse j’aurais dû courir ? Mon prochain 10km je devrais partir à quelle allure ? Vous pourriez me dire mes futurs chronos svp ? et sinon qui a le droit de courir vite ? quelles sont les conditions ? s’agit-il de montrer son passeport pour mener une course? C’est ma couleur de peau qui n’allait pas ?
Aussi pourriez-vous faire le lien avec l’arrivée de Berlin dont vous parlez ? Non parce que là je cherche encore… Pour rappel, lors de l’ arrivée du marathon de Berlin 2013, un petit plaisantin (je trouve le terme sympa) avait coupé la ligne d’arrivée devant Kipsang. Le rapport avec mon départ ?
Mais je crois que la cerise sur le gâteau c’est lorsque vous dites qu’« il y a des images à ne pas faire » et que je « manque de respect ». Alors là…J’ai dû réécouter plusieurs fois pour le croire. Mes oreilles saignent encore ! Donc on reprend. Il y a un coureur amateur, français, en tête du marathon de Paris et il ne faut surtout pas montrer cela ! Ho hé ! ho hé ! Je ne suis pas un islamiste de Daesh en train de découper une tête ! Je courais juste, en tête du marathon, en ayant respecté toutes les règles. Je vivais, intensément ! De mon plein droit, j’ai pris le départ, et j’ai couru. J’ai le plus grand respect pour ces coureurs. Je sais ce qu’ils endurent pour arriver à ce niveau.
Voilà, j’ai trouvé votre intervention irrespectueuse envers moi mais également vis-à-vis des 57 000 amateurs et de tous ceux qui ne sont pas kenyans et qui n’ont pas le droit d’être devant. Vous avez condamné un acte sportif, un rêve. Chacun à sa place. Ne changeons rien, surtout. Ne tentons pas et ne rêvons pas.
Merci les gars.
[Alexis Valtat sur Facebook.com]

Réponse très intelligente et réfléchie, on aurait pu croire que M. Montel allait au mieux s’excuser lâchement, au pire se taire. Mais c’était sans compter sur la résistance du personnage qui ayant plus ou moins atteint l’âge de la retraite, continue de répandre sa bile sur l’antenne du service public avec la même ferveur année après année, JO après JO.

Et donc, il a décidé de sortir son clavier et de réagir de son côté sur Facebook.

Pour le coup, n’étant ni journaliste ni consultant en connerie humaine, je vais m’abstenir de tout commentaire.

C’est par contre avec plaisir que je vais rappeler quelques-uns des exploits télévisuels de Patrick Montel, que ce soit lors de JO de Sotchi où il fait part de son amour pour le surf des neiges ou lors des championnats d’Europe d’athlétisme 2014 où son expertise lui permet de prévoir avec brio l’arrivée du 4x400m féminin.

Concernant Bernard Faure, je me dis que c’est à cause de passer son temps avec le premier qu’il est devenu comme ça. Car Stéphane Diagana commence lui aussi à mal tourner. Et question consultants, on voit clairement la différence entre quelqu’un qui s’encroute sur France Télévision, et ceux sur l’Équipe 21 qui ne partagent que leur expertise et l’amour de leur sport avec le téléspectateur.

Solo la vittoria è bella

victoire_tibaut_pinot_tour_de_france_2015_alpe_huez

Seule étape du Tour 2015 que j’aurai pu voir et probablement la plus intéressante avec l’attaque de Quintana et la méforme de Froome qui a ajouté du suspens à la victoire de Tibaut Pinot, consolation de ce Tour raté pour celui qui était attendu sur le podium final et qui ne devrait même pas finir dans le Top 10.

Le titre fait référence au tatouage qui arbore sur le biceps droit.