Concours de machines

Quand tu participes de façon industrielle à des concours sur Twitter (100 par jour en moyenne pendant 3 mois donc), tu commences à réaliser deux ou trois trucs sur le sujet. Tu vois émerger des patterns, et tu en viens à t’intéresser aux comptes qui organisent ces concours. Et pour bien comprendre pourquoi je commence à penser qu’il se passe un truc vraiment bizarre, il faut analyser ces comptes et la façon dont ils fonctionnent.
[CONCOURS, LIARDS ET ACNÉ : QUAND LE HASARD RÈGLE VOS COMPTES sur Klakinoumi.com]

Article superbement documenté et passionnant.

Puberté musicale

My younger brother, Noah, and I were recently arguing, again, about music.
[…]
So I decided to do something about it the only way I know how: I analyzed data.
[…]
In particular, I wanted to see to what extent the year we were born influences the music we listen to, the extent to which different generations are bound to disagree on music.
[…]
For this project, the music streaming service Spotify gave me data on how frequently every song is listened to by men and women of each particular age.
[…]
It turns out that […] songs that came out decades earlier are now, on average, most popular among men who were 14 when they were first released. The most important period for men in forming their adult tastes were the ages 13 to 16.

What about women? On average, their favorite songs came out when they were 13. The most important period for women were the ages 11 to 14.
[The Songs That Bind sur NYTimes.com]

Amusant car si je me base sur mon ressenti, mon morceau préféré est sorti en 2003, l’année de mes 13 ans. Ça fonctionne.

Par contre si je me base sur mes statistiques Spotify; le morceau qui arrive, et de loin, en tête, est sorti en 1997, lorsque je n’avais que 7 ans, soit la moitié du peak influence.

Note de service 2017-11-03

En 2016, j’avais échoué à passer le blog en full HTTPS.

Après avoir réussi très facilement cette migration sur un autre WordPress, j’ai réessayé et cinq minutes plus tard, tout semblait fonctionner.

A partir d’aujourd’hui, Elauhel est accessible en totalité en HTTPS et une redirection a été mise en place pour forcer les visiteurs sur le HTTPS.

C’était tout.

Installer Windows 7 sur un NUC

… ou autre ordinateur avec uniquement des ports USB 3.

Ayant voulu passer à Windows 7 sur mon NUC6I3SYH, j’ai rapidement été confronté à un problème majeur : il n’y a pas les drivers USB 3 dans les fichiers d’installation de l’ISO Windows 7. Et installer un OS sans clavier ni souris, c’est compliqué.

Bien entendu le Web regorge de cas similaires et de potentielles solutions, mais comme il m’a fallu m’y prendre à plusieurs fois pour y arriver, je vais résumer ici la marche à suivre qui m’a permis de réussir.

Je me suis en totalité basé sur ce qui se trouve sur cette page. Malheureusement l’article en lui même ne se suffit pas, il m’a fallu le complément de ce commentaire.

Comme l’indique l’auteur, Intel a créé un outil qui est supposé mettre les drivers dans l’image d’installation. Mais j’ai essayé, sans succès. J’arrivais à avoir l’USB pendant l’installation, mais une fois que je devais configurer la machine avec l’écran où il demande le nom d’utilisateur et le nom de la machine, plus rien. Retour à la case départ.

Pré-requis :
– Un ordinateur sous Windows qui fonctionne (si si !)
– Une clé USB d’au moins 4Gb
– L’ISO du Windows que l’on souhaite installer

1- Télécharger et installer Windows USB/DVD Download Tool. Habituellement je prépare mes USB d’installation avec LiLi USB, mais dans le cas présent la procédure n’a pas fonctionné avec.

2- Brancher la clé USB et la formater.

3- Créer la clé d’installation avec USB/DVD Download Tool sur la clé fraîchement formatée.

4- Pendant ce temps, télécharger les drivers USB 3 pour le NUC.

5- Créer un répertoire wim directement sur le disque C:. Au sein de ce répertoire, créer deux sous-répertoires mount et usb3.
Remarque : Le nom et l’emplacement du répertoire n’ont pas d’importance. Il faudra juste veiller à respecter les noms et paths choisis par la suite.

6- Extraire le contenu de l’archive des drivers USB 3 et copier le contenu du répertoire Drivers dans C:/wim/usb3. Les répertoires HCSwitch et Win7 ainsi copiés contiennent chacun deux sous-répertoires : x64 et x86.  Si le Windows à installer est un 32 Bits, supprimer les sous-répertoires x64. Si c’est un 64 Bits, supprimer les sous-répertoires x86.

7- Lorsque la clé d’installation a été réalisée, copier les fichiers boot.wim et install.wim qui se trouvent dans le répertoire sources de la clé USB, et les placer directement dans le C:/wim.

8- Ouvrir une invite de commande en administrateur. Puis se placer dans le répertoire wim.

cd c:\wim

9- En fonction de la version de Windows 7 à installer, repérer son numéro d’index dans la liste ci-dessous :

Windows 7 Édition Familiale Basique -> 1
Windows 7 Édition Familiale Premium  -> 2
Windows 7 Professionnel -> 3
Windows 7 Édition Intégrale -> 4

Dans mon cas c’est la version Pro que j’ai installée. Donc pour la suite j’utiliserais l’index 3 qui lui correspond.

10- Monter l’image install.wim avec la commande suivante :

dism /mount-wim /wimfile:+install.wim+ /index:3 /mountdir:+mount+

Attention : Suite à des soucis de mise en page, dans toutes les commandes listées ci-dessous, il faut remplacer le + par un guillemet (touche 3). /wimfile:+install.wim+ devient donc /wimfile: »install.wim ».

Monte le fichier install.wim avec l’index 3 dans le répertoire mount.

11- Pendant que le montage se fait (il est important d’attendre la confirmation), aller dans le répertoire C:/wim/usb3 et pour chaque fichier contenu dans les sous-répertoires HCSwitch/xYY et Win7/xYY procéder ainsi :
Clic-droit > Propriétés -> En bas à droite cliquer sur Débloquer -> Puis Appliquer -> Ok.

C’est l’information manquante de l’article initial et qui est apportée par le commentaire. Comme le fichier provient d’un autre ordinateur, Windows le bloque par défaut et cela empêche de le placer dans l’image d’installation.

12- Lorsque le montage de l’image est terminé, on peut ajouter les drivers.

dism /image:+mount+ /add-driver /driver:+usb3+ /recurse

Ajoute dans l’image présente dans mount, de manière récursive (en prenant les sous-répertoires), les drivers présents dans le répertoire usb3.

Trois drivers devraient s’installer.

13- Une fois cette opération terminée, on enregistre les modifications dans l’image avant de la démonter.

dism /unmount-wim /mountdir:+mount+ /commit

Démonte l’image montée dans le répertoire mount tout en enregistrant les modifications effectuées.

14- On fait de même chose pour l’image de démarrage. Attention : ici il faut laisser l’index à 1.

dism /mount-wim /wimfile:+boot.wim+ /index:1 /mountdir:+mount+

15- Ajouter les drivers.

dism /image:+mount+ /add-driver /driver:+usb3+ /recurse

16- Enregistrer et démonter l’image.

dism /unmount-wim /mountdir:+mount+ /commit

17- Faire la même chose pour l’index 2 de boot.wim.

dism /mount-wim /wimfile:+boot.wim+ /index:2 /mountdir:+mount+
dism /image:+mount+ /add-driver /driver:+usb3+ /recurse
dism /unmount-wim /mountdir:+mount+ /commit

18- Quand tout est terminé, supprimer les fichiers boot.wim et install.wim présents dans le répertoire sources de la clé USB, puis placer dans ce même répertoire les fichiers boot.wim et install.wim que l’on vient de modifier et qui se trouvent dans C:/wim.

19- Comme Windows ne contient pas non plus les drivers des cartes réseau du NUC, en profiter pour les télécharger et les placer dans un sous-répertoire NUC créé sur la clé USB. Une fois l’OS installé, il n’y aura plus qu’à installer ceux-ci à partir de la clé.

20- Il est temps d’éjecter en toute sécurité la clé USB et de procéder à l’installation de Windows 7 sur le NUC. Si nécessaire, au boot, appuyer sur F10 pour choisir de démarrer sur la clé USB.

En théorie ça devrait fonctionner.

En théorie.

Source.

RClone, client CLI pour Amazon Cloud Drive

Après la déception les déceptions Hubic (j’y reviendrai), j’étais toujours à la recherche d’un service de stockage qui prenait beaucoup d’espace pour pas trop cher, afin de pouvoir stocker un peu tout et n’importe quoi, sans trop réfléchir.

Lors du lancement d’Amazon Cloud Drive aux USA au printemps 2015, j’avais essayé mais l’écosystème applicatif était inexistant et je redonnais sa chance à Hubic. Puis en septembre dernier, le service est devenu disponible officiellement (!) en France. Nouvel essai : adopté.

ACD n’est ni plus ni moins que ce qu’il promet : un service de stockage illimité de données. On peut y accéder via une interface web sobre, fonctionnelle et proposant les fonctions de bases que l’on peut attendre. Ils proposent aussi un client de synchronisation pour ordinateur et des applications mobiles. Je n’ai pas testé ces derniers, n’en ayant pas le besoin. Mais d’après ce que j’ai pu en voir, le niveau de ces outils reste relativement basique. A titre personnel ça ne me pose aucun problème, bien au contraire. Qu’ils se focalisent sur du stockage fiable et peu coûteux, plutôt que des logiciels clients de haute volée est une bonne chose. Il existe déjà Dropbox pour le software de qualité en échange d’un stockage beaucoup plus cher.

Mon besoin étant principalement d’envoyer des fichiers depuis des serveurs vers ACD, je me suis mis à la recherche d’un outil qui proposerait ça et suis rapidement tombé sur RClone qui fonctionne à merveille et sait communiquer avec d’autres services équivalents :

Google Drive
Amazon S3
Openstack Swift / Rackspace cloud files / Memset Memstore
Dropbox
Google Cloud Storage
Amazon Drive
Microsoft One Drive
Hubic
Backblaze B2
Yandex Disk

Si à l’usage c’est très simple, la mise en place peut s’avérer un peu ardue.

Voici la procédure à suivre pour installer et configurer RClone sur une machine Linux pour Amazon Cloud Drive.

Téléchargement et copie des binaires :

curl -O http://downloads.rclone.org/rclone-current-linux-amd64.zip
unzip rclone-current-linux-amd64.zip
cd rclone-*-linux-amd64
sudo cp rclone /usr/sbin/
sudo chown root:root /usr/sbin/rclone
sudo chmod 755 /usr/sbin/rclone

Ajout de la documentation (facultatif) :

sudo mkdir -p /usr/local/share/man/man1
sudo cp rclone.1 /usr/local/share/man/man1/
sudo mandb

A cette étape RClone est installé et disponible. Confirmer avec :

rclone -V

Il faut ensuite lui ajouter les configurations pour qu’il puisse se connecter aux différents services. Et c’est là que ça peut devenir sportif sur une machine sans interface graphique.

Le plus simple est alors de télécharger RClone sur sa machine principale. La suite sous Windows (Seven) donc.

Après avoir récupéré l’archive, l’extraire, maintenir appuyé la touche MAJ, faire un clic droit sur le dossier extrait et choisir Ouvrir une fenêtre de commandes ici.

Dans l’invite de commandes, lancer le menu de configuration :

rclone.exe config

Puis suivre les étapes :

> n Pour une nouvelle configuration
name> Le nom souhaité
Storage> 1 Amazon Cloud Drive
client_id> Laisser vide
client_secret> Laisser vide
Auto config ? y/n> y Pour le processus automatique beaucoup plus simple

Un message s’affiche alors indiquant qu’une fenêtre va s’ouvrir dans le navigateur. Ce qui devrait effectivement arriver.

Une fois l’onglet Amazon ouvert, se connecter et approuver RClone.

Si tout se passe bien un message de succès s’affiche, et dans l’invite de commande le token récupéré est affiché.

y/e/d> y Pour valider

La configuration créée devrait apparaître dans les Current remotes. Quitter la configuration :

e/n/d/s/q> q

Confirmer le bon fonctionnement de la configuration en listant le contenu distant :

rclone.exe lsd nom_config:

Attention à bien mettre les deux points à la fin !

Si la commande s’exécute avec succès, c’est parfait. Sinon, il va falloir essayer de trouver ce qui coince…

En considérant que tout s’est bien passé, continuons.

Pour mémoriser la configuration, RClone a créé un fichier qu’il faut ouvrir :

C:\Users\login_windows\.rclone.conf

Son contenu est de la forme :

[NOM_CONFIG]
type = amazon cloud drive
client_id =
client_secret =
token = {…}

Retourner sur le serveur sur lequel on souhaite mettre en place RClone, et créer un fichier de configuration dans le répertoire de l’utilisateur courant :

touch ~/.rclone.conf

L’ouvrir avec un éditeur de texte (nano, vi…), y coller le contenu du fichier présent sur la machine principale et enregister.

Vérifier que la configuration est bien reconnue :

rclone lsd nom_config:

Voilà, c’est prêt !

La suite dépend du besoin, mais le fonctionnement de RClone est on ne peut plus simple :

rclone COMMANDE CONFIG_SRC:PATH_SRC CONFIG_DEST:PATH_DEST

Les deux points permettent de séparer la configuration du path. D’où leur importance précédemment.
Si la configuration correspond au système local, il n’est pas nécessaire de la préciser et donc de mettre les deux points.
Un path vide correspond à la racine.

Exemple pour copier un fichier local vers la configuration distante :

rclone copy /path/vers/mon/fichier.ext NOM_CONFIG:/path/distant

Le reste des commandes est disponible sur la doc.