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BBC #3 : Le déodorant solide

Avec le printemps qui avance et l’été qui s’approche, le mercure grimpe et les besoins de régulation de la température corporelle augmentent.

Résultat, la période semble propice à parler des odeurs corporelles et de comment, en partie, les prévenir.

Historiquement j’ai testé quasiment tous les formats : en stick, en spray, à bille, anti-transpirant, efficacité 24-48-72h, spécial peaux sensibles, spécial odeur des enfers…

Évidemment, adolescent, j’étais pile dans la cible des campagnes de pub Axe ou alors je me tournais vers les produits censés mettre en avant ma virilité.

Une fois adulte, je réalisais l’ampleur de ma bêtise et me tournais vers des produits plus neutres et supposés moins agressifs; pour la peau comme pour les narines.

Pendant quelques années, je restais fidèle à un produit en particulier, sous forme de spray. Jusqu’à ce qu’au détour d’un grand nettoyage dans les coins les plus inaccessible de mon logement, je constatais que la poussière avait pris l’odeur du dit déodorant. Signe que, peut-être, ce n’était pas si neutre que prévu.

Je me mettais alors à tester différents produits vendus en magasin bio, sans jamais trouver celui qui me convenait. Que ce soit par son efficacité, son odeur, son format ou, aussi, son prix.
Je veux bien faire des efforts mais devoir souscrire un crédit à la consommation pour pouvoir acheter du déodorant, ça me semble quelque peu abusif.

Jusqu’à ce qu’au détour d’un article lu sur le web, je tombe sur le produit qui allait révolutionner (oui !) mon quotidien.

Avant d’aller plus loin, je dois préciser une chose. Pour quiconque souhaite réellement progresser dans la façon dont il gère ses odeurs corporelles, la première chose à faire est de se séparer des poils qui ont posé leur valises sous ses aisselles.
Oui. Rasage ou épilation; peu importe.
Mais c’est physique.
Les poils augmentent la température et donc la quantité de transpiration. Ils augmentent également l’espace sur lequel les bactéries à l’origine des odeurs peuvent se multiplier. Et ils compliquent enfin l’application du déodorant, transformant une surface lisse et facile d’accès en véritable capharnaüm.
Impossible donc de traiter efficacement les odeurs corporelles sans commencer par faire table aisselle rase.
Désolé, toi le mâle alpha, qui voit dans ta pilosité une preuve de ta supériorité vis à vis des femelles qui rêvent que tu les fécondes.
Désolé, toi la féministe des hashtags, qui voit dans ta pilosité une preuve de ton indépendance vis à vis du patriarcat des magasines pour greluches.
Libre à toi de faire ce que tu veux, mais ce qui suit ne te sera d’aucun intérêt si tu décides de ne pas suivre ce premier principe.
Et inutile de venir expliquer que les poils c’est naturel, qu’il ne faut surtout pas y toucher, blablabla. La sueur c’est naturel, sentir le chacal c’est naturel. Alors be my guest. Vis ta vie jusqu’au bout et transforme ta salle de bain en chambre de culture de champignons. Bisou.

Donc, ce déodorant magique, c’est quoi ?

C’est le dédorant solide de chez Pachamamaï. Plus précisément le Fresh Up en ce qui me concerne.

L’application est particulière et nécessite un peu de pratique pour réussir, mais ensuite ça se fait machinalement sans se poser de question : humidifier l’aisselle propre, humidifier le galet, le frotter délicatement sur l’aisselle humide pour appliquer une légère couche. Stocker le galet à l’air libre pour qu’il sèche.
Le plus important est de trouver la bonne quantité d’eau à mettre sur l’aisselle pour l’humidifier : pas trop pour éviter que ça coule et pour que cela sèche rapidement après application; pas trop peu sans quoi le galet risque d’accrocher et ne pas appliquer une couche de matière uniforme.

L’odeur est boisée (je crois que c’est ce qu’on dit) et légère : concrètement il faut mettre le nez dans l’aisselle pour la sentir, et cela dure la journée. Ça ne laisse pas une trainée odorante sur son passage comme d’autres produits bien connus.

C’est efficace pour contenir une transpiration modérée typique d’une journée de travail dans un climat raisonnable. Évidemment les jours de canicule ou d’activité physique intense, il faudra s’attendre à ressentir des gouttes de sueur couler le long du torse.
Et niveau odeur, quelle que soit la situation, cela me convient. Le soir venu, c’est toujours l’odeur du déodorant que je peux sentir, et non les émanations des bactéries ou de mon organe axillaire.
Je ne peux pas dire si les gens qui me côtoient constatent la même chose (absence de désagrément) car cela reste étonnamment un sujet sensible; mais je n’ai jamais eu de plaintes. Ce qui ne veut rien dire.

Le tarif peut sembler élevé par rapport à un produit conventionnel vendu le tiers ou la moitié du prix. Mais c’est sans compter sur sa durée de vie.
En usage quotidien (avant la crise sanitaire de 2020; j’avoue que pour faire des visio en télétravail, je ne mets pas de déodorant) un galet me tenait approximativement neuf mois. Oui, neuf mois !
A moins que ça ait radicalement changé, mais il me semble qu’un stick standard durait, au mieux, deux mois.
La question elle est vite répondue.

Le pack métal (aluminium) est là par où il faut commencer car la boîte permet de faire sécher, conserver et transporter le galet en toute sécurité. Mais par la suite, il suffit d’acheter des recharges, c’est à dire des galets simples contenus dans une minuscule boîte en carton et voilà. Pas de tube ou bille en plastique, pas de spray en aluminium qui termine à la poubelle. Que ce soit en terme de volume ou de masse, le gain est significatif par rapport à un déodorant conventionnel, et les gains ne font que s’accumuler mois après mois, année après année.

Évidemment, d’autres marques proposent également des déodorants solides sur le même principe. J’en ai testé certains, sans y trouver la même satisfaction qu’avec le Fresh Up de Pachamamaï. Raison pour laquelle j’en parle ici. Libre à vous, bien entendu, de faire vos recherches.

Pourquoi c’est bobo ?

C’est une vision diamétralement opposée aux produits vendus en grande surface; que ce soit par ses ingrédients naturels ou son packaging le plus minimaliste possible.

Pas de promesse incroyable d’efficacité sur plusieurs jours, pas de parfum étouffant. Un produit simplement efficace.

Labellisé Cosmébio.